Big Star.

BIOGRAPHIE.

 

BIG STAR/Memphis (Tennessee – USA)

 

Big star intro

 

Actif entre 1971 et fin 1974, entre 1993 et 2010,depuis 2017.

Labels:Ardent/Stax,Rykodisc.

Genre:rock,pop,power pop.

Page Facebook:www.facebook.com/BigStar

 

Précurseur de la power pop.

Dans les années 70, rares sont les personnes sur la planète qui ont entendu parler de Big Star. Ce privilège est alors réservé aux presses de rock, aux magasins de disques, au milieu de l'industrie du disque, voire à certains endroits branchés de la ville de Memphis dont le groupe est originaire.

Qui plus est, trois ans après son début d'activité (1971), Big Star, soumis à des tensions en interne, mal distribué, mal vendu et suscitant un engouement moindre auprès du public, a déjà jeté l'éponge.

Big star chiltonAlex Chilton.

Big star chris bellChris Bell.

Big star andy hummelAndy Hummel.

Big star stephensJody Stephens.

Big star bell chilton hummel stephensUne formation influente.

Big star lp 1# 1 Record.

Big star jody stepehnsJody Stephens à la tête de Big Star's Third aujourd'hui.

Malgré son existence furtive, le groupe tennesséen n'en a pas moins été un des précurseurs de la power pop et sa tierce vinylique initiale, incontournable à ce jour, demeure une référence du genre.

Inspirée par les acteurs de la british invasion aussi disparates que sont les Beatles, les Who, les Kinks ou les Stones, influencée par les harmonies des Byrds et des Beach Boys, imprégnée de l'esprit pop et de l'ambiance propre à Memphis, sa musique aura une incidence primordiale sur les artistes indie et de rock alternatif des 80's et 90's (REM, The Replacements, The Posies, Evan Dando).

Une formation influente.

Reformé en 1993 et actif jusqu'à la perte successive de ses membres fondateurs, Alex Chilton et Andy Hummel en 2010, le groupe se produit toujours aujourd'hui grâce à Jody Stephens, seul rescapé de la première heure et qui, à la tête de Big Star's Third (avec Mike Mills, Chris Stamey), continue, en hommage à ses potes disparus (Chris Bell est mort en 1978), à faire briller le nom d'une entité musicale pour beaucoup inconnue au bataillon, mais considérée, après coup, comme très influente...

Les Beatles et la british invasion comme modèles.

C'est à Memphis que cette surprenante formation prend racine. Et en 1971. On doit cet avènement à Alex Chilton, Jody Stephens, Andy Hummel et Chris Bell.

Chilton, très apprécié de ses confrères du milieu musical même si sa notoriété a rarement dépassé celle des deux groupes qui l'ont révélé (Big Star et The Box Tops), a ses premiers contacts avec la guitare alors qu'il est ado.

Celui-ci grandit dans un environnement propice à son épanouissement dans la musique, son paternel, Sidney Chilton étant musicien de jazz.

Il fait ses débuts de chanteur au sein de Ronnie And The Devilles qui deviendra The Box Tops, avec lesquels il signe son premier enregistrement et premier succès international : The Letter, repris à Wayne Carson, fait N°1 aux States et au Canada et top 10 dans plusieurs autres pays du globe. Chilton a alors 16 ans.

Influencé par les Beatles dont il joue, adolescent, les chansons, il est également adepte des Kinks, des Stones et des Animals. De la british invasion pour généraliser. Chilton n'est toutefois pas indifférent à la scène R & B que couve le label local Stax.

Chris Bell, également originaire de Memphis, a les mêmes goûts musicaux et une formation de guitariste calquée sur celle de son camarade.

Passé par des combos garage (The Jynx) et psyché (Christmas Future), il voue également un culte aux Who et aux Yardbirds et a un penchant avéré pour l'écriture.

Avec Chilton, ils sont les principaux pourvoyeurs d'originaux des premiers LP de Big Star. Jody Stephens, batteur, et Andy Hummel, bassiste, partagent les mêmes valeurs musicales que leurs potes mais ne s'impliquent que plus tard dans le songwriting.

La naissance de Big Star.

Big Star est fondé sur les cendres de Icewater et de Rock City (groupe de studio de Chris Bell avec Jody Stephens, Thomas Eubanks et Terry Manning).

Chilton et Bell se connaissent pour fréquenter les mêmes endroits, les studios Ardent notamment.

Leur rencontre dans ce cadre scelle leur projet de rapprochement. A l'origine, le chanteur dont le mandat avec The Box Tops est terminé et qui vient de refuser une offre de Blood Sweat & Tears, propose au guitariste de fonder une collaboration du type Simon & Garfunkel.

Ce à quoi ce dernier objecte en proposant à Chilton d'intégrer son groupe, Icewater, au chant. Hummel et Stephens complètent la mouture d'alors (1969/70) qui devient Big Star, quelques mois plus tard.

Le changement de nom s'opère alors que la nouvelle entité fréquente régulièrement une épicerie située dans la périphérie des studios où ils ont leurs habitudes.

L'enseigne alimentaire Big Star Markets et son logo (une étoile à 5 branches) suggèrent à Bell et Chilton l'identité de ce combo ambitieux et repartant de zéro.

# 1 Record, un des disques de l'année 72.

A nouveau départ, nouvelles chansons. Le groupe sort de sa besace un lot de titres inédits : Bell y va de Feel, My Life Is Right, Try Again, précédemment enregistrées avec Rock City, tandis que Chilton sort de sa manche The Ballad Of El Goodo, In The Street, Thirteen et Watch The Sunrise.

Ces originaux vont alimenter le premier LP de Big Star, le dénommé # 1 Record (août 1972), fait pour Ardent Records. Seul The India Song échappe au duo du songwriting, Andy Hummel en étant l'auteur.

John Fry, fondateur d'Ardent à Memphis, produit l'album mais l'impact technique de Bell, cerveau du mixage, est ici très fort.

# 1 Record suscite les commentaires élogieux des presses spécialisées, sans toutefois avoir des retombées dans les bacs, la faute à une distribution mal assurée par Stax Records. Ce qui est alors un des disques de l'année 72 se vend à moins de 10.000 pièces. Frustrant et désastreux !

Radio City, une étape dans l'histoire de la power pop.

Ce fâcheux contretemps génère de graves tensions en interne, les membres du groupe en venant parfois aux mains.

C'en est assez pour Bell qui, en proie à des problèmes de dépression et de dépendance à l'héroïne, quitte Big Star (novembre 72), lequel, sans son génie de la technique et son songwriter éclairé, doit se réinventer après un bref break (fin 1972).

En dépit de problèmes, Big Star repart alors sous forme de trio (Chilton, Stephens et Hummel) et travaille à un nouvel album, Radio City (février 1974), sur lequel Bell avait contribué avant son départ (O My Soul et Back Of A Car).

Ce dernier n'est pas crédité officiellement sur cet opus que la critique encense une nouvelle fois mais que Stax et Columbia (qui a hérité de la gestion du catalogue) plombent à nouveau sur le plan commercial.

Le disque est aujourd'hui reconnu comme étant une étape incontournable dans l'histoire de la power pop.

Radio City n'est pas encore sorti que Hummel choisit à son tour de quitter la formation pour reprendre ses études et une vie plus assagie. John Lightman saute dans la brèche, mais Big Star se sépare une seconde fois.

Après les revers commerciaux de # 1 Record et de Radio City, le 3ème volet discographique du groupe s'apparente plus à un album personnel de Chilton qu'à un disque de Big Star.

Big star jody stephens portrait

« Le premier LP n'a pas été un succès commercial, loin s'en faut. Chris n'était pas heureux, pas plus qu'Alex. Pour ma part, j'étais déjà très content d'être là. J'avais en quelque sorte atteint mon objectif, à savoir faire de la musique. J'étais fier d'être parmi eux et de créer avec eux. Ne pas avoir de succès commercial n'était pas primordial pour moi. » (Jody Stephens)

 

La fin de Big Star...

Enregistré à l'automne 74, Third/Sister Lovers est finalement publié le 18 mars 1978 (PVC), sans marquer véritablement les esprits à sa sortie. Ce n'est que bien plus tard qu'il retrouvera une certaine crédibilité comme tout le catalogue de Big Star.

L'année de la publication du troisième opus crédité à Big Star, Chris Bell se tue au volant de sa voiture de sport en rentrant d'une répétition en studio (27décembre 1978). Il avait 27 ans. Comme Brian Jones, Jimi Hendrix, Janis Joplin, Jim Morrison... Ses obsèques sont célébrées le lendemain, jour des 28 ans de son pote Alex Chilton, resté à la tête du groupe jusqu'à la fin de 1974, date de sa cessation d'activité.

...la perte de Chilton et Hummel...

Le groupe se reconstitue en 1993 autour de Chilton et Stephens. Jon Auer et Kenneth Stringfellow (The Posies) sont de cette renaissance de Big Star qui, jusqu'en 2010, tourne en Europe et au Japon, après avoir signé un nouvel opus (In Space – 2005). Il a alors le malheur de perdre son chanteur charismatique, victime d'une crise cardiaque (17 mars 2010).

...Big Star's Third à la relance.

Un concert rend hommage à l'artiste trois jours plus tard (20 mars au Texas) qui voit Andy Hummel se joindre à tous les amis du groupe. Trois mois plus tard, il décède à son tour, terrassé par un cancer (19 juillet 2010).

Jody Stephens, seul survivant du Big Star de 71, pérennise depuis l'histoire de ce combo exceptionnel, hélas passé à côté du pompon. Le batteur a toutefois la décence et le respect de le faire sous Big Star's Third, ne voulant pas s'arroger des lauriers qui reviennent au collectif avant tout (RAZOR©2020).

BIOGRAPHIE 70'S.

LP Studio 1 - 1972

 

Big star lp 1

 

BIG STAR

# RECORD 1 – 1972  5/5

 

Publié en juin 1972.

Produit par John Fry.

Durée:39:02.

Label:Ardent Records.

Genre:power-pop,pop-rock,rock.

 

Séminal !

 

Difficile de faire un choix dans la tierce discographique exceptionnelle que Big Star a laissée au rock. Tant # Record 1, fait avec le quatuor d'origine (Chilton, Bell, Stephens et Hummel), que Radio City, sans Bell parti, désabusé par l'insuccès du LP précédent ou que Third/Sister Lovers, alors que le line-up d'origine ne se résume plus qu 'à Chilton et Stephens (Hummel a quitté le groupe), sont des incontournables du catalogue. Les trois ont leur raison de figurer dans une discothèque rock 60's/70's digne de ce nom.

L'album qui ouvre le catalogue de ce groupe de Memphis devenu culte avec le temps, consiste en une époustouflante collection de titres dont Chris Bell et Alex Chilton sont les pourvoyeurs principaux et talentueux auteurs. Ce binôme de l'écriture est passé à côté du pompon de son temps, la faute à une promotion mal assurée par le label.

Avec le recul, on peut aujourd'hui juger de la complémentarité mais surtout de l'efficacité et de la pertinence de leur songwriting respectif. Disque assez éclectique, il se positionne à la 438ème place de la liste Rolling Stone des 500 meilleurs albums de tous les temps.

Parmi les chansons remarquables de ce lot magnifique, une prédilection toute particulière pour The Ballad Of El Goodo, Thirteen, My Life Is Right, Give Me Another Chance, Try Again, Watch The Sunrise... Album séminal (RAZOR©).

 

1. Feel.

2. The Ballad Of El Goodo.

3. In The Street.

4. Thirteen.

5. Don't Lie To Me.

6. The India Song.

7. When My Back's Beside Me.

8. My Life Is Right.

9. Give me Another Chance.

10. Try Again.

11. Watch The Sunrise.

12. ST 100/6.

 

Chris Bell:chant,guitare.

Alex Chilton:chant,guitare.

Andy Hummel:basse.

Jody Stephens:batterie.

Terry Manning:piano électrique.

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