The Association.

BIOGRAPHIE.

 

THE ASSOCIATION/Los Angeles (Californie)

 

The association 3

 

Actif entre 1965 et 1978,depuis 1979.

Labels:Jubilee Records,Valiant Records,Warner Bros,Columbia,Mums Records,RCA,Elektra.

Genre:sunshine pop,pop,californian pop.

Site officiel:www.theassociationwebsite.com

 

Le haut du panier de la sunshine pop.

Avec The Association, on tient l'un des groupes pop les plus aboutis de la seconde moitié des 60's. Dans les chiffres, ce sont des millions de ventes de disques dont certains se parent d'or et de platine, 7 nominations aux Grammy Awards (1967 et 1968), une au Golden Globe (1970).

Dans les faits, The Association est resté célèbre dans l'histoire de la musique pour avoir ouvert le festival pop de Monterey 1967. Formation brillante et très sous-estimée du moment, The Association est alors la réponse sunshine pop à la tendance acid rock de l'époque.

Along Comes Mary (N°7 en 1966), Cherish (N°1 en septembre 1966), Pandora's Golden Heebie Jeebies (N° 35 en Novembre 1966), No Fair At All (N°51 début 967), Windy (N°1 en juillet 1967), Never My Love (N°2 en octobre 1967), Everything That Touches You, Time For Livin', Six Man Band, respectivement classés 10, 39 et 47 durant l'année 1968, permettent pendant deux ans au groupe d'occuper le haut du panier de la scène californienne.

The association 1Un groupe très abouti...

The association cherish 66 tres radiodiffuse...révélé par le succès de Cherish (1966)...

The association monterey 67 affiche...popularisé par Monterey 1967...

The association monterey 67...qu'il a le privilège d'ouvrir.

The association alexander ramos guigere yesterAlexander, Ramos, Guigere et Yester, noyau fondateur...

The association 2014...d'un groupe toujours actif aujourd'hui.

Inscrite au Hall Of Fame.

Au fur et à mesure de l'avancée vers la décennie suivante, The Association voit sa popularité décliner et ses passages sur les radios se raréfier. N'ayant pas de véritable personnalité en son sein, la formation se délite suite à la mort de son bassiste début août 1973.

Elle renaîtra de ses cendres au courant des 80's sans jamais retrouver la popularité qui fut la sienne deux décennies plus tôt. Celle-ci est fort justement récompensée au début du troisième millénaire (septembre 2003) par l'intronisation de The Association au Hall Of Fame (Vocal Group). Juste retour des choses...

The Men et le Troubadour comme terreau.

Le groupe trouve sa source en 1964 quand, dans une hootnanie au Troubadour, le Kansan Terry Kirkman, fraîchement débarqué à Los Angeles pour étudier la musique, rencontre le guitariste Gary Jules Alexander. Ce contact entre les deux hommes débouche sur la constitution d'un big-band folk-rock, The Men, constitué de 13 membres talentueux, tous de sexe masculin.

Suite à un écrémage justifié par des divergences artistiques et des problèmes d'egos, The Men explose. 6 d'entre eux sont écartés qui décident de poursuivre l'aventure ensemble sous une autre identité : Terry Kirkman (chant, flûte, percussions), Jules Alexander (guitare et chant), Ted Bluechel (chant, batterie, guitare rythmique), Brian Cole (chant, basse), Bob Page (chant, guitare et banjo) et Russ Giguere (chant, guitare rythmique) forment The Association (1965), dont le nom réfère au but commun recherché par ce rapprochement.

Un remarquable groupe vocal.

Pendant 6 mois, le combo, fort de 2 ténors (Alexander et Giguere), 2 basses (Cole et Yester) et 2 barytons (Kirkman et Bluechel), répète 8 heures par jour et ce, tous les jours, jusqu'à obtenir le son recherché, basé sur des harmonies vocales à plusieurs parties.

Jubilee Records les signe et publie un premier titre, Babe I'm Gonna Leave You que Joan Baez a chanté en 1962 et que popularisera led Zeppelin en 1969. La version des californiens n'imprimant pas, Valiant Records prend le relais de Jubilee et sort One Too Many Mornings, emprunté à Dylan (1964/The Times They Are A-Changin'). Sans réussite.

Très radio-compatible.

C'est Along Comes Mary, un titre de l'énigmatique Tandyn Almer, un proche du Troubadour et de Brian Wilson, qui va faire décoller la carrière du groupe. Au printemps de l'année 1966, les radios pop innondent les ondes avec ce qui est le premier succès de l'Association (7ème au Billboard 100) que Jim Yester intègre au chant, en remplacement de Bob Page (mai 1965).

Cette réussite précipite l'enregistrement d'un premier LP, And Then... Along Comes The Association (juillet 1966/Valiant Records), album considéré comme le plus populaire du groupe et pour cause : il pointe au 5ème rang du Billboard et, outre Along Comes Mary, compte un autre grand succès des californiens, Cherish (sortie en août 1966 et N°1 en septembre), une des chansons les plus diffusées sur les ondes en 1966. Ce disque demeure encore aujourd'hui une pierre angulaire de la sunshine pop.

Renaissance, deuxième opus (novembre 1966), est encore enregistré pour le label Valiant Records, mais celui-ci, fin 66, est racheté par Warner Bros, qui au début de l'année 1967, réédite Renaissance et l'album précédent.

L'honneur d'ouvrir Monterey 67.

Renaissance n'a pas la même aura que son prédécesseur, ses titres les plus bancables pointant aux 35 et 51emes places, à savoir Pandora's Golden Heebie Jeebies et No Fair At All.

En juin 1967 sort Insight Out, premier véritable album pour Warner. N°8 du Billboard, il est une autre réussite du groupe grâce à la présence de deux nouveaux titres majeurs de l'Association, Windy et Never My Love, respectivement 1 et 2 des charts US, durant la deuxième moitié de l'année du Summer Of Love.

Pour ce disque, la formation angeline subit ses premiers changements de personnel : le co-fondateur Jules Alexander quitte ses partenaires, au motif d'un pèlerinage spirituel en Inde, et est remplacé par Larry Ramos, guitariste, banjoïste et chanteur venu des New Christy Minstrels.

Ce dernier est du line-up qui pointe au festival pop de Monterey qu'il a la lourde responsabilité d'ouvrir le 16 juin 1967 avec Along Comes Mary.

Désintérêt progressif.

1966 et 1967 constituent en quelque sorte l'apogée artistique et commerciale du groupe. Plus jamais après 1967, il ne retrouve le niveau de popularité qui fut alors le sien jusque là.

Si Birthday (mars 1968), avec sa pochette très psyché, reste un très agréable quatrième LP, il ne touche pas sa cible comme ont pu le faire les travaux précédents.

Certes, Everything That Touches You fait encore un top 10 et Time For Livin un top 40 tandis que l'album Birthday se classe à une honorable 23ème place du Billboard, mais le public ne suit pas, qui est déjà passé à autre chose.

Warner a bien l'idée de publier un Greatest Hits, fin 68, pour relancer la mécanique et la démarche est payante puisque la collection se place en 4ème place des charts et s'accompagne d'une très gros succès dans les bacs (plus de 2000 pièces vendues pour les seuls Etats-Unis).

Hélas, juste derrière, la bande-son de Goodbye Columbus (mars 1969) n'imprime pas et The Association commence à piquer du nez malgré le retour d'Alexander (début 1969).

The association jim yester

« Monterey ? Nous sommes passés les premiers. Les lumières et les caméras pour le film ont été installées, alors que nous montions sur scène. Ils nous ont présentés, nous avons joué notre morceau et, après, nous sommes restés scotchés, tout le temps du festival, au premier rang à regarder les artistes. C'était génial ! » (Jim Yester)

Passé de mode pour l'intelligentsia rock.

L'éponyme The Association, cinquième levée du catalogue (août 1969) tente bien de faire démentir la réalité. Le disque est bien accueilli par la critique, mais avoir la presse dans la poche n'est pas gage de réussite commerciale.

D'autant que les marqueurs pour garantir le succès dans les charts font ici défaut. Le Live enregistré à Salt Lake City (The Association Live/août 70), en faisant 79 dans les charts, aurait pu corriger la trajectoire déclinante. Il n'en est rien. Passé de mode, disait-on du côté de l'intelligentsia rock.

Russ Giguere profite du désintérêt naissant du public pour le groupe afin d'entamer une carrière solo (1971). Richard Thompson le remplace, sans changer toutefois la donne. Ce que démontrent le décevant Stop Your Motor (juillet 1971) et son suivant, le fantomatique Waterbeds in Trinidad (avril 1972) faits pour CBS.

La mort par overdose, le 2 août 1973, de Brian Cole précipite la désagrégation du noyau originel de l'Association. Ted Bluechel, Jim Yester et Larry Ramos (décédé en avril 2014) ont bien tenté de pérenniser le nom mais se sont parfois fourvoyés dans des moutures éloignées de l'esprit initial du groupe (plus d'une trentaine de membres l'ont rejoint au fil des décennies). L'Association est toujours active aujourd'hui autour de Jim Yester et Jules Alexander (RAZOR©).

DISCOGRAPHIE 60'S.

LP Studio 3 - 1967

 

The association insight out

 

THE ASSOCIATION

INSIGHT OUT – 1967  4/5

 

Publié en juin 1967.

Produit par Bones Howe.

Durée:32:05.

Label:Warner Bros.

Genre:pop,pop baroque,sunshine pop,pop psychédélique.

 

Pouce vers le haut.

 

Onze ! Rendez-vous compte. A son origine, The Association, plus de 80 millions de disques vendus d’après le comptable, 6 disques d’or et 2 de platine selon le service Communication, recense 11 membres. De quoi constituer une équipe de foot mais, sans les remplaçants ou, à un pion près, le nombre requis pour prendre part au repas d’au-revoir - et non pas d’adieu puisqu’il résurrecte (verbe de mon lexique personnel) trois jours plus tard - du saint Boss. Onze ! Plus de deux Beach Boys mis en enfilade et record des Compagnons de la Chanson battu.

Entre cartons rouges, changements de club et arrêts de la compét’, les californiens reviennent à une équipe réduite à six unités, ce qui avouez-le, libère quelques chaises dans le studio et permet de récupérer quelques m2 supplémentaires de place sur scène.

Leur truc à eux, c’est les oua-oua, les wou-Wou, Choubidou bidou. Ces troubadours de Los Angeles pratiquent de la sunshine music. C’est très tendance pop baignée de soleil, pour clientèle façon minois zébron-Ray Ban sur le front-muscles sculptés aux stéroïdes sous Marcel moulant, tu vois, et ça plaît aux gonzesses genre « Non mais j’hallucine. Mais Allo quoi ! », qui n’a jamais pété de sa vie, tu vois.

Tu chantes I love You A Little Bit à ce type de bimbos abonnées au Bubblegum ou aux Anges de la Téléréalité, elle te répond, forte de ses notions d’anglais apprises dans la case du G.O du Club Med et en regardant ta braguette : Now ? Vous situez ?

Bon, j’vais pas vous la faire longue ; en 67, ils ont viré du cul nos bellâtres hâlés. Ils se laissent pousser l’organe reproducteur, histoire de faire plus mâles et de jouer dans la cour des troisièmes, détournent à leur profit quelques petits joints pour se mettre au goût du jour et pouvoir revendiquer quelques écarts psychédéliques, et optent pour une direction plus folk-rock, sans toutefois se départir de ce qui faisait leur force, les harmonies vocales.

Cette mutation se concrétise aussitôt par une participation au festival de Monterey 67 et en qualité d’ouvreur de cet événement donnant le top départ du Summer Of Love. Cet honneur suprême est significatif du crédit qui leur est alors porté.

Ainsi avance Insight Out, publié deux mois après Monterey et troisième jet de ces ménestrels réorganisés autour de Larry Ramos, mais toujours formatés pour accompagner de belles journées sous le soleil.

Leur pop/folk nimbée de succulentes harmonies occupe toujours le terrain mais, intègre par touches successives, des penchants pour le rock garage et le psychédélisme. De quoi encore avoir des raisons de courir à poil dans les champs de fleurs, zigounette au frais.

Vendeur tu es, vendeur tu restes, dirait Jean-Claude Convenant à son Jason. Même son de cloche ici. Difficile pour The Association de se défaire de son étiquette commerciale.

Ils tapent Windy à Ruthann Friedman qui cherche à percer et qui rame comme une malade, et le couvrent d’or (N°1). Idem pour Never My Love des frères Addrisi (Don et Dick), d’illustres inconnus. Ils se servent et en font un top 2 en deux temps trois mouvements.

L’un comme l’autre figurent sur cet album, d’où le succès rencontré par Insight Out. Avec deux singles aussi blindés dans les poches (et qui sont très bons) et un passé nunuche à peine sec à wouwouter, à ouaouater et à tchacapoumer sur les radios FM, comment voulez-vous ne pas être considérés comme territoire pour teen-agers romantiques ?

C’est la raison pour laquelle il faut pousser plus loin l’investigation à leur propos et se donner un tantinet soit peu la peine de passer un moment en leur compagnie.

Il y a de belles choses qui sortent complètement du cadre précédemment passé à ma moulinette et notamment le fabuleux Requiem For The Masses final avec ses beaux chœurs de nef, qui traduit bien l’évolution de ces gus vers des substances illicites.

Le chemin pour y parvenir passe d’abord par de belles ballades comme On A Quiet Night, We Love Us, de la belle chanson d’amour en mode moyen avec petite gâterie de flûte, comme When Love Comes To Me, par un Happiness Is à te filer ta dose de bonheur pour la journée, par du rock à la sauce 1900 façon ragtime, à l’image de Wasn’t It A Bit Like Now, par du pop psych sitarisé (encore un terme qui m’est propre) sans queue ni tête, qui illustre une prise de quelque chose pour en venir à bout (Wantin’ Ain’t Gettin’).

Au final, on en oublierait presque qui ils étaient deux ans en arrière. Insight Out est un très bel album vers lequel je reviens souvent, mais vous n’êtes pas obligés de me croire (RAZOR©).

 

Face1.

1. Wasn't It a Bit Like Now (Parallel '23).
2. On a Quiet Night.
3. We Love Us.
4. When Love Comes to Me.
5. Windy.
6. Reputation.

 

Face 2.

1. Never My Love.
2. Happiness Is.
3. Sometime.
4. Wantin' Ain't Gettin'.
5. Requiem for the Masses.

 

Larry Ramos:guitare,harmonica,saxophone,chant.
Jim Yester:guitare,claviers,saxophone,chant.
Mike Deasy Sr:guitare.
Russ Giguere:guitare,chant.
Larry Knechtel:basse.
Terry Kirkman:batterie,chant,cor.
Ted Bluechel:batterie,chant.
Brian Cole:basse,clarinette,chant.
Mike Henderson:saxophone.

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