The Peppermint Rainbow.

BIOGRAPHIE.

 

THE PEPPERMINT RAINBOW

 

Peppermintrainbow intro

 

Actif entre 1967 et 1970.

Label:Decca Records.

Genre:pop baroque,pop psychédélique,sunshine pop.

 

Au bon endroit, au bon moment.

On peut résumer l'histoire de The Peppermint Rainbow à une phrase : le bon endroit, au bon moment. Explications...

Alors qu'il évolue encore sous l'identité trompeuse des New York Times, la formation en question se retrouve, un soir de 1967 ou 1968, à chanter dans un bar du quartier de Georgetown (Washington), situé en face du club où passent en vedette les Mugwumps.

Les Mugwumps, c'est la mouture qui, pour moitié, va donner les Mamas & Papas (Cass Elliot et Denny Doherty) et, pour l'autre, The Lovin' Spoonful (Zal Yanosky et John Sebastian).

Cette nuit là, sa prestation terminée, Cass Elliot, native de Baltimore comme les New York Times, vient assister au spectacle organisé de l'autre côté du boulevard. Elle est impressionnée par ce qu'elle entend et propose de rejoindre le quintet sur scène, histoire de chanter quelques titres avec lui.

Peppermint rainbow 1Au bon endroit, au bon moment.

Peppermint rainbow ny promo 300x251L'histoire aura-t-elle retenu son nom ?

Peppermint rainbow lpUn LP unique en 1969.

Peppermint rainbow bonnieBonnie Lamdin, une des voix féminines.

La main de Mama.

Au terme de ce set improvisé, Mama Cass promet d'aider le groupe à booster sa carrière, en lui permettant, notamment, de décrocher un contrat auprès d'un label qui puisse le prendre en main et le faire évoluer.

Dans les jours qui suivent, Decca Records prend contact avec la formation de Baltimore, l'invite sur New York pour une audition, la présente au producteur-maison Paul Leka et, quelques semaines plus tard, Jack Wiedenman, le PDG d'alors, la signe (1968) et en profite pour lui changer son nom. Les New York Times deviennent The Peppermint Rainbow. On peut appeler ça la chance du débutant...

L'histoire a-t-elle retenu son nom ?

Évoluant dans une filière sunshine pop comme les Mamas, The 5th Dimension, 1910 Fruitgum Company, Ohio Express, Spanky And Our Gang, Gary Puckett And The Union Gap, le seul bémol que l'on puisse objecter à ce groupe vocal est d'avoir percé un peu trop tard et d'avoir loupé le rendez-vous de Woodstock.

S'il avait pointé durant l'été psychédélique, très friand de ce type de profils, il ne fait aucun doute que ceux qui ont publié un des plus beaux disques de sunshine pop (Will You Be Staying After Sunday) auraient gagné encore en popularité. Au lieu de cela, il n'aura été qu'un énième groupe (talentueux) à passer aussi soudainement de la gloire à l'oubli avant même que le public ait appris à retenir son nom.

Direction sunshine pop.

L'histoire de cette formation commence en 1967, lorsque, au milieu des 60's, le bassiste Skip Harris et le guitariste Doug Lewis, passés par les Mustangs, se rapprochent du batteur Tony Corey pour fonder un groupe.

A la recherche de voix féminines, le trio recrute les sœurs Lamdin, Patricia et Bonnie, s'offrant ainsi la possibilité d'élargir leur champ vocal. Leur manager de l'époque les nomme alors The New York Times, sans qu'aucun des acteurs n'ait un quelconque lien avec Big Apple. Le nom sonne bien, il est dans l'air du temps et ça suffit à leur bonheur.

Tous sont originaires de Baltimore et se produisent essentiellement à Washington DC ou dans sa périphérie ; autour d'un répertoire plutôt soul et pop. Ce qu'ils interprètent alors n'a rien de pop bubblegum. Cette orientation vient quand, après l'épisode Cass Elliot, le partenariat avec Decca éveille au producteur Paul Leka le parti à tirer du mélange de ces voix masculines et féminines.

Il a en tête les Mamas, mais ceux-ci sont déjà presque considérés comme des has-been à l'époque (en juin 68, ils splittent) où il s'occupe de ses nouveaux protégés. La pop psychédélique ou sunshine pop , c'est déjà de l'histoire ancienne et c'est pourtant dans cette direction qu'il dirige le Peppermint Rainbow.

Quelques singles et un LP.

Le quintet réalise d'abord deux singles, Pink Lemonade/Walking In Different Circles et Will You Be Staying After Sunday/And I'll Be There, tous deux publiés en 1968.

Si le premier single n'imprime pas dans le public, son suivant entre dans le top 40 (N°32 au Billboard en mai 69 et N°21 au Cash Box), où il passe 14 semaines et s'écoule à plus d'un million d'exemplaires.

Disque d'or, il précipite le passage du groupe à la TV (The Generation Gap où il interprète le clip de la chanson en play-back), son retour en studio pour, cette fois, réaliser un album en soutien de ce titre gagnant.

Un troisième single, Do Not Wake Me Up In The Morning Michael/Rosemary (mai 69) est mis sur le marché. Il passe 9 semaines dans les charts et fait 54 (21 dans le Billboard Easy Listening) durant l'été.

Deux autres singles sont encore publiés cette même année 1969 : You're The Sound Of Love/Jamais (septembre) et Don't Love Me Unless It's Forever/Good Morning Means Goodbye (décembre), autrement dit après leur unique LP et juste avant leur séparation (1970).

Peppermint rainbow bonnie lamdin phipps

« Notre époque était différente. La musique a beaucoup changé de nos jours, mais je reçois toujours des chèques de redevance chaque trimestre. Je suis fière de constater que, plus de cinquante ans après, on joue toujours nos chansons. » (Bonnie Lamdin Phipps)

 

Un album agréable.

L'album en question, Will You Be Staying After Sunday (avril 1969), dont on ne peut sous-estimer la qualité, n'accroche pas le Top 100 (N°106).

Il arrive hélas bien trop tard, à un moment où les hippies remisent au clou leurs dernières utopies, où la musique passe de pop-rock psychédélique à folk-rock, country-rock, où les radios, dans le sillage de Woodstock, en pincent désormais pour les Hendrix, Joplin, Santana, Creedence, Led Zeppelin... Bien évidemment, cette sortie tardive pénalise l'aspect commercial des choses. Reste l'artistique...

Ce LP, Leka y prend toute sa part, puisque, outre le fait de le produire, il met son studio du Connecticut à disposition pour l'enregistrer et alimente le lot des 11 chansons de 4 signés de sa main (And I'll Be There, Run Like The Devil, Green Tambourine qui fit le succès de The Lemon Pipers en 1968 (N°1), et Rosemary). Pour la petite histoire, Leka est également l'auteur du tube Na Na Hey Hey Goodbye de Steam (1969).

Alfred Al Kasha, membre du Brill Building new yorkais (un collectif d'auteurs-compositeurs derrière lequel on retrouve les chansons américaines les plus populaires), est l'autre contributeur généreux du disque : il signe ici les titres majeurs du groupe, Will You Be Staying After Sunday pour lequel Spanky And Our Gang était pressenti, Pink Lemonade et Don't Wake Me Up In The Morning, Michael.

Mélodieux, doux, proprement exécuté, bien que pas très original, commercial, Will You Be Staying After Sunday sonne bien du début à la fin, les pistes chantées par les sœurs Lamdin (Walking In Different Circles, Don't Wake Me Up In The Morning, Michael) se montrant plus efficaces et très agréables.

Concerts, festivals et TV (The Tonight Show, The Joey Bishop Show, American Banstand, Della Reese Show...) s'enchaînent avant que le groupe ne disparaisse un jour de 1970, victime de la rapacité d'un manager qui ne lui versait plus son dû depuis un moment (RAZOR©2020).

DISCOGRAPHIE 60'S.

LP Studio unique - 1969

 

Peppermint rainbow lp

 

THE PEPPERMINT RAINBOW

WILL YOU BE STAYING AFTER SUNDAY – 1969  3,5/5

 

Publié en avril 1969.

Produit par Paul Leka.

Durée:29:11.

Label:Decca Records.

Genre:pop baroque,pop,sunshine pop,bubblegum pop.

 

Avec l'aval de Mama.

 

Will You Be Staying After Sunday (avril 1969) est l'unique témoignage discographique de Peppermint Rainbow qui, alors qu'il évolue sous l'identité trompeuse des New York Times, est découvert et soutenu par la Cass Elliot des Mugwumps, avant de devenir la star des Mamas & Papas.

Mama Cass n'est pas insensible à ce quintet qui se situe dans la même filière pop édulcorée, sunshine pop que ses Mamas et qui boxe dans la même catégorie que ses concurrents directs, The 5th Dimension, 1910 Fruitgum Company, Ohio Express, Spanky And Our Gang, Gary Puckett And The Union Gap...

C'est Mama Cass qui met la formation vocale de Baltimore, dont elle est originaire, entre les mains du label Decca Records. Paul Leka, connu pour être l'auteur du tube Na Na Hey Hey Kiss Him de Steam (1969), en est le producteur mais également ici, un des contributeurs à l'écriture...

Leka y prend toute sa part, puisque, outre le fait de le produire, il met son studio du Connecticut à disposition pour l'enregistrer et alimente le lot des 11 chansons avec 4 signées de sa main (And I'll Be There, Run Like The Devil, Green Tambourine qui fit le succès de The Lemon Pipers en 1968 (N°1), et Rosemary).

Alfred Al Kasha, membre du Brill Building new yorkais (un collectif d'auteurs-compositeurs derrière lequel on retrouve les chansons américaines les plus populaires), est l'autre généreux dotateur du disque : il signe ici les titres majeurs du groupe, Will You Be Staying After Sunday pour lequel Spanky And Our Gang était pressenti, Pink Lemonade et Don't Wake Me Up In The Morning, Michael.

Commercial, mélodieux, doux, proprement exécuté bien que pas très original, Will You Be Staying After Sunday sonne bien du début à la fin, les pistes chantées par les sœurs Lamdin (Walking In Different Circles, Don't Wake Me Up In The Morning, Michael) se montrant particulièrement efficaces et très agréables.

On ne peut sous-estimer la qualité de ce disque, mais il n'accroche pas pour autant le Top 100 (N°106), tombant dans les bacs bien trop tard, à un moment où les hippies remisent au clou leurs dernières utopies, où la musique passe de pop-rock psychédélique à folk-rock, country-rock, où les radios, dans le sillage de Woodstock, en pincent désormais pour les Hendrix, Joplin, Santana, Creedence...

S'il avait pointé durant l'été psychédélique, très friand de ce type de profils, il ne fait aucun doute que ceux qui ont publié un des plus beaux disques de sunshine pop (Will You Be Staying After Sunday) auraient gagné encore en popularité.

Au lieu de cela, The Peppermint Rainbow n'aura été qu'un énième groupe (talentueux) à passer aussi soudainement de la gloire à l'oubli avant même que le public ait appris à retenir son nom. Pour les amateurs de pop bubblegum (RAZOR©).

 

1. Will You Be Staying After Sunday.

2. Pink Lemonade.

3. And I'll Be There.

4. Run Like The Devil.

5. Jamais.

6. Don't Wake Me Up In The Morning.

7. Walking In Different Circles.

8. Sierra (Chasin' My Dream).

9. Green Tambourine.

10. Rosemary.

11. I Found Out I Was A Woman.

 

Bonnie Lamdin:chant.

Patty Lamdin:chant.

Doug Lewis:guitare.

Anton Corey:percussion.

Skip Harris:basse.

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