Al Kooper

BIOGRAPHIE.

 

AL KOOPER/Brooklyn (New York)

 

Al kooper

 

Né Alan Peter Kuperschmidt, dit Al Kooper.

Né le 5 février 1944 à New York.

Auteur-compositeur,interprète,producteur.

Années actives:1958 à 2014.

Label:ABC Records.

Genre:blues,rock,R&B,pop-rock.

Site officiel:www.alkooper.com

 

Le Forrest Gump du rock.

Originaire de Brooklyn (New York), celui que l’on désigne souvent sous le nom de Zelig, mais déclaré à l’état-civil new yorkais sous celui d’Alan Peter Kuperschmidt, Al Kooper, est un auteur-compositeur-interprète ricain qui a pour lui d’être considéré aujourd’hui comme un claviériste légendaire, un guitariste talentueux, un compositeur génial et un producteur très avisé.

Al kooper 1

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Sa carrière, menée tambour battant et chargée comme mon haleine un lendemain de cuite, débutée à 14 ans comme guitariste, lui vaut aussi d’être affublé du sobriquet de Forrest Gump du rock. Et pour cause : Al Kooper a réalisé tant de choses en 50 ans, là où d’autres auraient eu besoin de mille vies pour le faire.

Like A Rolling Stone, Blues Project, Blood Sweat & Tears…

Ainsi, alors qu’il est parti dans l’idée d’assurer les parties de guitare de Like A Rolling Stone de Bob Dylan (1965), il prend place derrière l’orgue Hammond ; sa performance et son implication amènent le Zim à l’associer fortement au succès engendré, aux commentaires suscités et à admettre qu’il n’est pas étranger au caractère mythique du titre en question et de l’album qui l’abrite, Highway 61 Revisited (1965).

D’ailleurs Dylan le reconduit sur Blonde On Blonde (1966) et plus tard, en qualité de producteur pour New Morning (1970).

Entre ses soutiens au barde, Al Kooper prend part au développement des Blues Project (1964/67), puis, après Blonde On Blonde, fonde un projet qui lui tient à cœur et qui consiste à introduire les sonorités du jazz dans le rock. Sur cette idée naît Blood Sweat & Tears (1967), un des premiers, sinon le premier groupe, à faire briller les cuivres dans le rock. Sa collaboration dans BST ne dure que l’espace d’un LP, sorti début 1968,  Child Is Father To The Man, endroit d’un délicieux mélange de rock, de blues, de jazz et d’influences psychédéliques, dans le sillage duquel vont poindre les Chicago Transit Authority ou les Steely Dan, un peu plus tard.

Super Session, le graal.

Dès 1968, il engage une carrière solo, sans s’éloigner pour autant de son implication parallèle comme musicien de sessions, emploi pour lequel il est toujours très recherché par ses confrères. De session, il en est justement question dans le titre du projet pour Columbia Records (1968) le liant à son pote des années Dylan, Mike Bloomfield (il figure aussi sur Highway 61 Revisited), qui vient tout juste de quitter Electric Flag.

Avec ce dernier, il est même question de Super Session. L’objectif est blues et travaillé autour de l’idée du jam, du bœuf, comme ça se pratique dans le jazz. Les impros de Bloomfield, le guitariste dont on parle alors, sont toutes indiquées pour donner une dimension supplémentaire à cette entreprise. Un studio est réservé sur Los Angeles, les sessions débutent, les premiers enregistrements tombent dans la boite, tout concorde à faire de cet instant discographique une grande réussite.

Al kooper 2

« Pour moi, pas un moment ou un événement derrière lequel j’ai pu être ne supplante l’autre. Je suis fier de ce que j’ai fait mais aussi incrédule. Je ne peux pas croire que j’ai pu faire toutes ces choses en une seule vie. Force est de croire que derrière, il y a une part de chance et Dieu. » (Al Kooper)

Seulement voilà, le lendemain, point de Bloomfield qui, en proie à de sérieux problèmes psychologiques pour lesquelles les prises de drogue ne sont pas étrangères, renonce à continuer. Stephen Stills, alors en rupture de Buffalo Springfield, saute dans la brèche et permet à Kooper de boucler, avec des reprises, le vinyle de l’époque, touché par la grâce malgré ce contretemps. Intervenant également en qualité de producteur, Al Kooper peut se targuer d’avoir réalisé un album équilibré, délicat et d’avoir fait franchir au blues un pas de géant.

Derrière Lynyrd Skynyrd et les Zombies.

Comme producteur justement, on doit au new yorkais, alors installé à Atlanta, d’avoir produit les deux premiers LP de Lynyrd Skynyrd, et au regard de leur succès, d’avoir largement contribué à lancer leur carrière sur son propre label, The Sounds Of The South. Parmi les nombreuses lignes qui auréolent son C.V, rappelons qu’il participe à l’éclosion des Zombies et œuvre à la réalisation du mythique Odessey & Oracle.

Un tel expert se retrouve bien évidemment à jouer sur, à conseiller, à arranger ou à produire les travaux des plus grands du rock : Cream, Hendrix, les Stones, B.B. King, Taj Mahal, Joe Cocker, Bloomfield, Stephen Stills…

White Chocolate pour durer au sommet.

Pas facile à suivre dans la mesure où il touche à tout et depuis tout le temps, son talent lui aura permis de se poser un peu partout où la musique avait besoin de ses compétences, faisant de lui le Forrest Gump inépuisable du rock dont il a hérité de ses pairs.

White Chocolate (2008) est le dernier de ses faits d’armes personnels et peut être le meilleur de tout ce qu’il a fait en cinquante ans. Comme quoi, se disperser ne semble pas lui poser le moindre problème, il est hyper doué, point barre (RAZOR©).

DISCOGRAPHIE SOLO 60'S/70'S.

LP Studio 6 - 1973

 

Al kooper naked songs 1973

 

AL KOOPER

NAKED SONGS – 1973  4,5/5

 

Publié en janvier 1973.

Produit par Al Kooper.

Durée:37:10.

Label:Columbia.

Genre:rock,R&B,blues,pop-rock.

 

Pro jusqu’au bout des ongles.

 

Encore heureux que Naked Songs (en écoute intégrale ici) ait été conçu dans le cadre d’un accord contractuel auquel Al Kooper ne pouvait se soustraire, sans quoi, sans la contrainte, il aurait pu être encore mieux. Mieux, ça veut dire toucher le graal.

On connaît la teneur, généralement médiocre, pour ne pas dire merdique, de ce genre de disques sacrifiés sur l’autel du business. Malgré une épée de Damoclès au dessus de lui, Al Kooper montre qu’il est un artiste qui a trop le respect de son public, pro jusqu’au bout des ongles et qui s’accorde à peaufiner chaque travail dans lequel il est impliqué. C’est pourquoi j’ai, de tout temps, eu énormément de considération pour cet artiste et pour son œuvre.

Naked Songs est un des excellents albums que l’auteur-compositeur-interprète de Brooklyn compte à son catalogue. Sorti en 1973, c’est son sixième en termes de studio et donc, celui qui scelle la fin du partenariat avec Columbia Records. Compte tenu de la marge de manœuvre plutôt réduite dans ce cadre imposé par la convention commerciale, le travail livré ne manque pas d’arguments.

Panachage de gospel, de R & B, de soul, de blues, de rock, de pop et de country, Naked Songs s’affiche rapidement comme une page importante du catalogue d’Al, un tournant même, puisque dans la foulée, l’homme qui a découvert Lynyrd Skynyrd et introduit les Zombies aux States, l’artiste qui pointe dans le top ten des plus grands disques du rock avec Super Session (avec Mike Bloomfield et Stephen Stills en 68), l’organiste qui immortalise le Like A Rolling Stone de Bob Dylan, le fondateur de Blood Sweat & Tears et des Blues Project, s’accorde une pause discographique de trois ans.

(Be Yourself) Be Real, As The Years Go Passing By emergent du lot, mais la pop façon Big Band du nom de Jolie, le country-blues Blind Baby, Sam Stone, Peacock Lady, Touch The Herm of This Garment ont également du bon grain à moudre. Il est des artistes qui auraient bien aimé accoucher d’un tel disque dans leur carrière. C’est au compteur d’Al Kooper qu’il est inscrit, et il n’y a rien d’étonnant, ce mec est un très grand (RAZOR©).

  

1. (Be Yourself) Be Real.

2. As The Years Are Passing By.

3. Jolie.

4. Blind Baby.

5. Been And Gone.

6. Sam Stone.

7. Peacock Lady.

8. Touch The Hem Of His Grament.

9. Where Were You When I Needed You.

10. Unrequited.

 

Al Kooper:piano,orgue,guitares,synthétiseur ARP,clavecin,basse.

John Paul Fetta:basse électrique sur 1/2/4/5/9.

Junior Hanley:batterie sur 1/2/4/5/9.

Charlie Brown:guitare sur 2/4.

Paul Goddard:basse sur 3/6.

Barry Bailey:guitare sur 3/6.

J.R. Cobb:guitare sur 3/6.

Robert Nix:batterie sur 3/6.

Richard Green:violon sur 4.

Dean Daughtrey:piano sur 6.

Stuart Scharf:guitare sur 7.

Maruga:percussions sur 7.

Jim Wisner:arrangement cordes sur 7/9/10.

Linda November,Maeretha Stewart,Tasha Thomas,Patti Austin:choeurs.

Eileen Gilbert,Albertine Harris,Mike Gately,Robert John:choeurs.

DISCOGRAPHIE AVEC MICHAEL BLOOMFIELD.

LP Studio - Jam Session - 1968

 

Bloomfield kooper stills super session

 

BLOOMFIELD, KOOPER, STILLS

SUPER SESSION  5/5

 

Publié en 1968.

Produit par Al Kooper.

Durée:50:19.

Label:Columbia.

Genre:blues,blues-rock.

 

A faire sien, les yeux fermés.

 

Il aura fallu un jam de 9 heures, en 1968, pour que naisse Super Session (en écoute intégrale ici), cet album extraordinaire qui reprend, pour l’essentiel de son répertoire, des grands classiques blues et pop-rock ! Dois-je vous présenter les lascars qui œuvrent sur Super Session ? Dans l’ordre, Mike Bloomfield, un musicien multi-instrumentiste hyper doué, un des meilleurs guitaristes de tous les temps, mais, hélas, héroïnomane invétéré, dont le talent s’est révélé sur Highway 61 Revisited de Dylan, puis aux côtés de Paul Butterfield, avant de voler de ses propres ailes dans Electric Flag qu’il fonde en 1967. Ensuite, Al Kooper, qui fondera le fameux Blood Sweat and Tears et enfin, le fameux Stephen Stills du CSNY, de Manassas et de…Véronique Sanson.

Un magnifique disque !  Albert’s Shuffle (composé par Bloomfield comme His Holy Modal Majesty et Really), blues torride, plante le décor avec une Gibson aux sonorités étonnantes merveilleusement maîtrisée par Bloomfield, relayée par le clavier de Kooper et soutenue par une basse efficace tenue par Harvey Brooks et agrémenté de petits solis de cuivres. C’est pur et beau comme du cristal.

Et ça continue dans la même teneur avec Stop, le deuxième morceau, un blues shuffle, un des titres phares de l’album, puis avec Really, blues plus lent à la B.B. King. Et il y a ce phénoménal Season Of The Witch (sur l’autre face du vinyle) joué par un Stills des grands jours pendant plus d’une dizaine de minutes. Ce morceau vaut son pesant d’or certes, mais toutes les compositions sont promptes à vous faire craquer pour ce disque bénéficiant de belles et inspirées improvisations.

Mike Bloomfield, tout en fluidité, assure alors une magnifique face A avant de se rétracter alors que le projet initial tournait essentiellement autour de lui. Partant de cette défection subite, Stills, dans un autre registre, plus psychédélique, joue les pompiers de service et permet de boucler l’album.

Le concept de l’album que l’on doit à Al Kooper (producteur chez Columbia en 1968) était de réunir des musicos de talent pour une jam session. Le but était de s’enfermer en studio (ce qu’ils ont fait durant 9 heures pour enregistrer cinq titres), de laisser le talent s’exprimer et de transmettre de l’émotion. Malgré les déboires qui ont perturbé son initiateur, Al Kooper, ce dernier n’en parvient pas moins à réaliser un album des plus équilibrés. L’exploit n’est pas peu mince et annonce ses futures réussites à la prod.

Super Session est un album superbe et une réunion au sommet historique mais il est avant tout celui d’un homme : Mike Bloomfield, de la race de ceux qu’on appelle guitar-hero. A posséder (RAZOR©).

 

1. Albert's Shuffle.

2. Stop.

3. Man's Temptation.

4. His Holy Modal Majesty.

5. Really.

6. It Takes A Lot To Laugh, It Takes A Train To Cry.

7. Season Of The Witch.

8. You Don't Love Me.

9. Harvey's Tune.

 

Mike Bloomfield:guitare électrique de 1 à 5.

Stephen Stills:guitare électrique de 6 à 9.

Al Kooper:piano,orgue,chant,guitare 12 cordes et électrique.

Barry Goldberg:piano électrique.

Harvey Brooks:basse.

Eddie Hoh:batterie.

LP Live - 1969

 

Kooper bloomfield live adventures 1969

 

MIKE BLOOMFIELD/AL KOOPER

LIVE ADVENTURES OF MIKE BLOOMFIELD & AL KOOPER – 1969  5/5

 

Publié en 1969.

Enregistré au Fillmore West San Francisco, du 26 au 28 septembre 1968.

Produit par Al Kooper.

Durée:85:19.

Label:Columbia.

Genre:blues.

 

L’autre fleuron de Bloomfield.

 

Live Adventures Of Mike Bloomfield & Al Kooper (en écoute intégrale ici) est un vrai régal. Il est de la race des disques qui ne se font plus. Double album live sorti en 1969, alors que l’extraordinaire Super Session, pourtant grand succès commercial et critique, en était encore à soulever des interrogations sur l’aptitude de Bloomfield à évoluer à haut niveau, suite au lapin posé à Kooper en plein milieu de son enregistrement, Live Adventures Of, un an après, réunit à nouveau les deux protagonistes, Kooper n’étant visiblement pas rancunier du mauvais tour joué par le guitariste star du moment.

Captées au Fillmore West de San Francisco, les performances des 26, 27 et 28 septembre 1968 sont audacieuses, car reprendre le répertoire d’autrui n’est jamais l’assurance de bien le restituer ; elles sont inégales aussi, voire même parfois approximatives au niveau du chant que Bloomfield prend pour la première fois à son compte, par endroits abusivement étirées ou retouchées (overdubées). Le répertoire visité en jam imrpovisée s’appuie sur du Paul Simon, du Ray Charles, du Band, du Traffic, du Albert King, du Booker T & The Mg, du Crudup…

Pris dans son ensemble, la qualité est là et son très bon niveau fait de ce live un témoignage cru du blues-rock tel que pratiqué à cette époque, dans des conditions un peu artisanales (défaillance d’un microphone sur Dear Mr Fantasy).

Avec Prokop à la batterie et John Kahn à la basse, l’album bénéficie de la présence ponctuelle de Carlos Santana qui signe là une de ses premières apparitions (Sonny Boy Williamson), et d’Elvin Bishop. Même s’il est un peu daté, il n’en demeure pas moins une page historique de la carrière très courte de Mike Bloomfield. Avec Super Session, il est évident que ce sont les deux fleurons de Bloomfield qu’il faut posséder à tout prix (RAZOR©).

 

Face 1.

1. Opening Speech.

2. The 59th Street Bridge Song (Feelin' Groovy).

3.  Wonder Who.

4. Her Holy Modal Highness.

 

Face 2.

1. The Weight.

2. Mary Ann.

3. Together 'Til The End Of Time.

4. That's All Right.

5. Green Onions.

 

Face 3.

1. Opening Speech.

2. Sonny Boy Williamson.

3. No More Lonely Nights.

 

Face 4.

1. Dear Mr. Fantasy.

2. Don't Throw Your Love On Me So Strong.

3. Finale – Refugee.

 

Mike Bloomfield:chant,guitare.

Al Kooper:chant,claviers.

John Kahn:basse.

Skip Prokop:batterie.

LP Live - 2003

 

Kooper bloomfield the lost tapes

 

AL KOOPER /MIKE BLOOMFIELD

THE LOST CONCERT TAPES – 2003  3,5/5

 

Publié en 2003.

Enregistré au Fillmore East New York le 13 décembre 1968.

Durée:59:57.

Label:Legacy.

Genre:blues,blues-rock.

 

Mouais…

 

Le meilleur moyen de ne pas oublier qu’il fut un guitariste de blues exceptionnel et une des seules valeurs américaines à opposer à Eric Clapton, la référence du moment, alors que cela fait plus de trente ans qu’il est décédé (1981), c’est de continuer à exhumer des enregistrements, en veux-tu, en voilà.

Al Kooper est le garant de l’héritage de Michael Bloomfield et son Mike, il est hors de question que les mémoires l’oublient, tout comme il est inconcevable que les jeunes ne sachent pas ou peu la virtuosité de ce musicien monstrueux. Il a tellement pris son pied à le pratiquer son Bloomfield, sur scène ou en studio, que s’il peut lui rendre la monnaie de la pièce et le mettre sous les feux de l’actualité trois décennies plus tard, Kooper ne s’en prive pas.

C’est en préparant son Rare & Well Done, en 1999, que des bandes égarées sont récupérées qui donnent naissance à  cet album de 2003, The Lost Concert Tapes (en écoute intégrale ici) lequel ravive un concert au Fillmore East new yorkais, les 13 et 14 décembre 1968. Autrement dit, en plein dans la période lumineuse de la carrière de Michael, entre 1965 et 1968.

Dix titres et un invité surprise en constituent l’essence. En effet, Bloomfield s’est récemment pris de sympathie pour l’albinos texan Johnny Winter et l’invite pour une pige sur une chanson de B.B King, It’s My Own Fault. Le choc entre les deux guitaristes est un des faits marquants de cet album dont on retiendra aussi l’excellent Together Till The End Of Time, la couverture réussie de Sonny Boy Williamson, One Way Out, Please Tell Me A Partner et le Season Of The Witch de Donovan, aux arrangements différents.

Si Bloomfield ne faillit pas à sa réputation, le bât blesse au niveau d’une section rythmique un peu légère. Le batteur John Creci notamment, qui devait passer par là et qui n’avait rien à faire ce jour là… Mouais… je veux bien, mais pour moi ce disque est un tantinet décevant et  il faut aller chercher ailleurs pour vraiment s’enflammer sur un live avec Bloomfield. Pourtant il n’y est pour rien (RAZOR©)

 

1. MB's Introduction.

2. One Way Out.

3. MB's Inroduction Of Johnny Winter.

4. It's My Own Fault.

5. 59th Street Bridge Song-Feelin'Groovy.

6. Please Tell Me Partner.

7. That's All Right Mama.

8. Together Till The End Of Time.

9. Don't Throw Your Love On Me So Strong.

10. Season Of The Witch.

 

Mike Bloomfield:chant,guitare.

Al Kooper:chant,claviers.

Paul Harris:piano.

Jerry Jemott:basse.

John Creci:batterie.

Johnny Winter:guitare sur 4.

COMPILATION.

COMPILATION (1964/2001) - 2001

 

Al kooper rare well done 2001

 

AL KOOPER

RARE + WELL DONE : THE GREATEST & MOST OBSCURE RECORDINGS 1964/2001 – 2001  5/5

 

Publié en 2001.

Produit par Al Kooper.

Durée:154:44.

Label:Columbia.

Genre:rock,blues,pop-rock,blues-rock,rock psychédélique.

 

Rare et bien foutue.

 

Alan Peter Kuperschmidt, pour les services de l'Etat Civil new yorkais, est né en février 1944. Jusque là, vous vous en foutez royalement et je ferais la même chose à votre place. Quand vous saurez, toutefois, qu'à la scène, cet auteur-compositeur et interprète américain, guitariste émérite et précoce, claviériste reconnu, multi-instrumentiste avisé et recherché, producteur doué, fondateur des Blues Project et de Blood Sweat & Tears, dénicheur de talents (aide au démarrage de Lynyrd Skynyrd, promotion des Zombies sur le sol U.S) se fait appeler Al Kooper, vos visages s'illumineront aussitôt.

Autre corde à son arc, et non des moindres, le Môssieur est l'inoubliable organiste du légendaire Like A Rolling Stone de Bob Dylan. Sa prestation du jour convainc tellement le barde le plus populaire du moment, que le gars de Brooklyn assure une présence remarquée sur Highway 61 Revisited du Zim, considéré comme un extraordinaire monument discographique du rock.

Musicien de studio très actif, Al Kooper participe parallèlement aux projets des plus grandes stars du rock : Hendrix, Clapton, Rolling Stones, Cream, Who, B.B King...

Pour son propre compte, Al Kooper a signé quelques titres devenus incontournables comme Short Shorts ou The Diamond Ring, accouché de LP grandioses tels Super Session, avec Bloomfield (et Stills). Pour tous les bons et loyaux services que cet artiste a rendus au rock depuis une cinquantaine d'années (il a débuté à 14 ans), il méritait bien que ce dernier lui renvoie l'ascenseur.

Une compilation en deux volumes de 2001 propose de retracer ce parcours faramineux : Rare And Well Done (en écoute intégrale ici). Rare comme 19 titres rarissimes ou inédits, Well Done comme une sélection de ses 14 pièces les plus représentatives. Toutes les pistes ont été remastérisées et Al a suivi lui-même la production.

Les fans de cet acteur essentiel de la scène musicale rock complèteront immanquablement une collection qui a valeur d'héritage. Al Kooper est de la race de ses créateurs débordant d'imagination, fourmillant d'idées nouvelles, audacieux et qui transforment un disque en une œuvre d'art. Qui plus est dans la discrétion la plus totale.

Le rock contemporain a rarement la reconnaissance du ventre pour ces acteurs influents. Cette double compilation (2001) me donne l'occasion de rétablir une certaine justice et je ne vais pas m'en priver d'autant plus que c'est une réussite (RAZOR©).

 

Disque 1.

 

1. I Can't Quit Her (Home demo 20).

2. Somethin’ Going On (Demo).

3. Autumn Song (2001)

4. I Can't Stand The Rain.

5. Baby Please Don't Go (Live).

6. I Let Love Slip Through My Fingers.

7. The Earthquake Of Your Love.

8. Bulgarya.

9. Nuthin' I Woudn't Do (For A Woman Like You).

10. New York’s  My Home (The Street Song).

11. Making Plans For Nigel.

12. I Believe To My Soul.

13. Went To See The Gypsy.

14. Rachmaninoffs Birthday.

15. Hey Jude (Rehearsal Tape)

16. Living In My Own Religion.

17. The Big Chase.

18. They Just Don't Make ‘Em Like That Anymore.

19. A Drive Through The Old Neighborhood.

 

Disque 2.

 

20. I Can’t Keep From Cryin’ Sometimes.

21. I Love You More Than You’ll Ever Know

22. This Diamond Ring.

23. Albert’s Shuffle.

24. Bury My Body.

25. Season Of The Witch.

26. New York City (You’re A Woman).

27. I Can’t Quit Her (live).

28. I Stand Alone.

29. Flute Thing.

30. You Never Know Who Your Friends Are.

31. I Got A Woman.

32. Brand New Day.

33. Love Theme.

 

Tom Bahler:choeurs.  

Madeline Bell:choeurs.

Fred Bliffert:choeurs.

Michael Bloomfield:guitare.

The Blossom:choeurs.

Roy Blumenfeld:batterie.

Ron Bogdon:basse.

Randy Brecker:cuivres.

Etta Britt:choeurs.

Harvey Brooks:basse.

Kenny Buttrey:batterie.

Ralph Casale:guitare.

Lou Christie:chœurs.

Vinnie Colaiuta:batterie.

Bobby Colomby:batterie.

Rita Coolidge:choeurs.

Tom Cosgrove:guitare.

John Cowan:choeurs.

Charlie Daniels:guitare.

Ray DeSio:cuivres.

Jerry Douglas:lap steel guitare.

Belton Evans:batterie.

Joe Farrell:cuvres,saxophone ténor.

John Paul Fetta:basse.

Jim Fielder:basse.

Venetta Fields:choeurs.

Anton Fig:batterie.

Herbie Flowers:basse.

Paul Franklin:pedal steel.

John Gardner:batterie.

Michael Gately:choeurs.

Eileen Gilbert:choeurs.

Bernie Glow:trompette.

Barry Goldberg:piano.

Paul Griffin:claviers.

Dick Halligan:cuivres.

Hilda Harris;choeurs.

Fast Eddie Hoh:batterie.

Paul Humphries:batterie.

Robert John:choeurs.

Kirk "Jelly Roll" Johnson:harmonica.

Danny Kalb:guitare.

Steve Katz:guitare.

Wells Kelly:batterie.

Jerry Kennedy:guitare.

Clydie King:choeurs.

Ed King:slide guitare.

Jimmy Knepper:cuivres.

Al Kooper:basse,flûte,guitare,claviers,Mellotron,orgue,piano,synthés, chant.

Andy Kulberg:bass,flûte.

Will Lee:basse.

Claudia Lennear:choeurs.

Fred Lipsius:cuivres.

Bill Lloyd:choeurs.

Roy Markowitz:batterie.

Rick Marotta:batterie.

Sherryl Marshall:choeurs.

John Lloyd Miller:basse.

Melba Moore:choeurs.

Gene Morford:choeurs.

Dorothy Morrison:choeurs.

Wayne Moss:guitare.

Shuggie Otis :guitare.

Roger Pope:batterie.

Seldon Powell:cuivres.

Caleb Quaye:guitare.

Albertine Robinson:choeurs.

Al Rogers:batterie.

Ernie Royal:trompette.

Katherine Russell:choeurs.

Barry St. John:choeurs.

Buddy Salzman:batterie.

Sol Schlinger:cuivres.

Walter E. Sear:synthétiseur.

Valerie Simpson:choeurs.

Marvin Stamm:cuivres.

Maretha Stewart:choeurs.

Stephen Stills:guitare.

Jeff Stout:trompette.

Liza Strike:choeurs.

Neil Stubenhaus:basse.

Tony Studd:cuivres.

Jimmy Vivino:guitare,orgue.

Oren Waters:choeurs.

Donna Weiss:choeurs.

Jerry Weiss:cuivres.

Bobby West:basse.

Stu Woods:basse.

Tubby Zeigler:batterie.

DISCOGRAPHIE SOUS BLUES PROJECT.

LP Studio Blues Project 1  - 1966

 

Blues project projections

 

BLUES PROJECT

PROJECTIONS – 1966  4/5

 

Publié en novembre 1966.

Produit par Tom Wilson,Marcus James.

Durée:49:24.

Label:Verve,Folkways.

Genre:blues-rock,rock psychédélique,folk psychédélique,jazz.

 

Blues Project, le visionnaire.

 

Blues Project a pour lui d’avoir été un des premiers pratiquants de rock psychédélique et Projections est son deuxième jet, venant après un premier engagement essentiellement blues et axé sur des reprises.

Doté d’un côté expérimental et éclectique, souligné par des accents de R&B, de jazz, de folk,  il en est, le point de départ. Globalement, peu connu du public, Blues Project est pourtant une concentration d’orfèvres de la musique, puisqu’il réunit autour d’Al Kooper, le claviériste inoubliable du géant Highway 61 Revisited (Dylan), Danny Kalb à la guitare et au chant, Steve Katz, également guitariste et chanteur, mais harmoniciste de surcroît, Andy Kulberg (basse et flûte) et Roy Blumenfeld aux fûts. Il y a pire comme pédigrée, croyez m’en.

Cette brochette de talents oriente incontestablement la musique du Blues Project, formé en 1965 et séparé deux ans plus tard, né sur l’échiquier trépidant de Greenwich Village.

Preuve en est avec Projections, un vrai travail d’équipe, considéré comme le passage obligé d’un public qui veut en découdre avec la discographie de ces juifs new-yorkais novateurs et à l’influence avérée sur la musique des années 60.

Cet album est leur grand fait d’armes, sorti fin 1966. C’est surtout vers lui que les regards se détourneront pour jauger du rôle de visionnaire et de précurseur de ces artistes dans le mariage du blues électrique, du folk-rock, du jazz et du psychédélisme.

Projections est, pour l’essentiel, articulé autour d’excellents originaux dont le plus représentatif, pour étayer mes propos précédents, est la piste blues Two Trains Running, étirée à plus de 11 minutes. Elle montre bien les facultés expérimentales et l’aisance à improviser du quintet.

Flute Thing, signée Al Kooper, met Kulberg sur le devant de la scène. Confinée dans un espace plus jazz, cet instrumental expérimental est une magnifique petite délicatesse dont je ne vois pas pour quel motif on se passerait de son écoute.

L’emprunt à Chuck Berry (You Can’t Catch Me) et le I Can’t Keep From Crying de Willie Johnson, arrangé par Kooper, voire Caress Me Baby, sont également des moments très révélateurs du potentiel promis à ce groupe hélas éphémère.

Pour la petite histoire, Kooper et Katz seront du lancement de Blood Sweat & Tears, tandis que Blumenfeld et Kulberg formeront Seatrain. Danny Kalb, quant à lui, demeure près de cinquante ans plus tard, une référence incontournable et influente de la guitare.

Si 48 ans après sa sortie, Projections souffle plus que jamais aujourd’hui le chaud et le froid et alterne, sans contestation possible, l’excellence et le moins bon, chose que nos esprits embrumés du moment avaient tendance à masquer, il n’en demeure pas moins un disque très important du rock psychédélique et Blues Project une formation essentielle de ce même genre. Il faut lui laisser au moins ça (RAZOR©).  

 

1. I Can't Keep From Crying.

2. Steve's Song.

3. You Can't Catch Me.

4. Two Trains Running.

5. Wake Me, Shake Me.

6. Cheryl's Going Home.

7. Flute Thing.

8. Caress Me Baby.

9. Fly Away.

 

Danny Kalb:guiatre,chant.

Al Kooper:claviers,chant.

Steve Katz:guitare,harmonica,chant.

Andy Kulberg:basse,flûte.

Roy Blumenfeld:batterie.

DISCOGRAPHIE SOUS BLOOD SWEAT & TEARS.

LP Blood Sweat & Tears Studio 1 - 1968

 

Bst child is father

 

BLOOD SWEAT & TEARS

CHILD IS FATHER TO THE MAN – 1968  5/5

 

Publié le 21 février 1968.

Produit par John Simon.

Durée:49:18.

Label:Columbia.

Genre:pop-rock,jazz-rock,rock psychédélique,pop psychédélique.

 

Un des meilleurs de la fin des sixties.

 

Avec Al Kooper, l’organiste du célèbre Like A Rolling Stone de Dylan,  en guise de cerveau et de catalyseur, claviériste virtuose doublé d’un chanteur très compétent, ce Child Is Father To The Man (en écoute intégrale ici), publié au tout début de l’année 1968 chez Columbia, permet à Blood Sweat & Tears de faire une entrée très remarquée sur la scène rock.

Ce groupe de New-York est constitué du bassiste Jim Felder, ex Buffalo Springfield, de Steve Katz à la guitare, du batteur Bobby Colomby et de Fred Lipsius, Randy Brecker, Jerry Weiss, Dick Halligan qui se partagent les cuivres.

Sa particularité est, chose alors rare dans le rock ambiant, de fusionner, avec la fraîcheur propre aux sixties, avec beaucoup d’audace, d’intelligence et de diversité, le rock, le blues, le classique, le jazz dont Kooper est client, étant un adepte du trompettiste Maynard Ferguson, alias le Fox, ainsi que des influences psychédéliques.

Ce style big band rock contemporain, initié par Blood Sweat & Tears et pour lequel Al Kooper, déjà précurseur du genre sous Blues Project, se montre chef d’orchestre avisé, ouvre la porte à Chicago Transit Authority un des maillons forts du créneau, et à des artistes comme Steely Dan qui va s’engouffrer dans cette direction quelques années plus tard.

Vu comme un des meilleurs enregistrements de la fin des années 60, cet album est une petite merveille. Malgré des cuivres qui ne sont pas toujours les bienvenus dans le milieu rock, malgré les réticences qu’il engendre dès lors que l’on évoque le terme de jazz-rock, la fusion qui sied à Child Is Father To The Man est bien accueillie dans les foyers. Pour moi, il ne faut pas chercher plus loin le chef d’œuvre de Kooper.

Ce disque propose des plages de premier ordre, celles dues à Kooper en personne comme I Can’t Quit Her, House In The Country, Something Going On, My Days Are Numbered, l’exceptionnel I Love You More Than You’ll Know et la surprenante pièce classique qu’il chante si merveilleusement, The Modern Adventures Of Plato, Diogene And Freud.

Le reste consiste en des reprises, finement arrangées et valorisées à l’image de Morning Glory de Tim Buckley, de Without Her d’Harry Nilsson, de Just One Smile de Randy Newman.

Original et brillant, mélodique, accrocheur, monstrueux de dynamisme,ce disque est une petite pépite, doté qu’il est d’un son avant-gardiste unique. Je vous invite à le faire vôtre, d’autant que c’est le seul qui réunit Kooper et les huit autres acteurs de Blood Sweat & Tears.

Kooper quitte Blood Sweat & Tears à la suite de ce disque, laissant la voie libre à la période Clayton-Thomas, moins intéressante exception faite du LP suivant qui bénéficie pour beaucoup des retombées de Child Is Father To The Man. Ce dernier est incontestablement à part et, sans aucune discussion, le meilleur produit de la discographie de Blood Sweat & Tears et par voie de conséquence de son initiateur et meneur Al Kooper (RAZOR©).

 

1. Overture.

2. I Love You More Than You'll Ever Know.

3. Morning Glory.

4. My Days Are Numbered.

5. Without Her.

6. Just One Smile.

7. I Can't Quit Her.

8. Meagan's Gypsy Eyes.

9. Somethin' Goin' On.

10. House in the Country.

11. The Modern Adventures of Plato, Diogenes and Freud.

12. So Much Love/Underture.

 

Randy Brecker:trompette,cor.

Bobby Colomby :batterie,percussions,chœurs.

Jim Fielder:basse.

Dick Halligan:trombone.

Steve Katz:guitare,flûte,chant.

Al Kooper :orgue,piano,ondioline,chant.

Fred Lipsius:piano,saxophone alto.

Jerry Weiss:trompette,cor,choeurs.

Anahid Ajemian,Paul Gershman,Manny Green,Julie Held,Harry Katzman, Leo Kruczek,Harry Lookofsky,Gene Orloff:violon.

Fred Catero:effets sonores.

Harold Coletta:viola.

Al Gorgoni:orgue,guitare,choeurs.

Doug James:shaker.

Charles McCracken,Alan Schulman:cello.

Melba Moorman,Valerie Simpson:choeurs.

John Simon:orgue,piano,cloche.

The Manny Vardi Strings:cordes.

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