Al Stewart.

BIOGRAPHIE.

 

AL STEWART/Glasgow (Ecosse)

 

Alstewart3

 

Né Alastair Ian Stewart, le 5 septembre 1945 à Glasgow (Ecosse).

Actif depuis 1966.

Label:CBS,RCA,EMI.

Genre:rock,pop-rock,folk-rock,rock psychédélique,soft rock.

Site internet:www.alstewart.com

 

L'effet Year Of The Cat.

L'écossais Al Stewart a eu une activité importante dans le cadre du british folk revival des 60's/70's. Depuis 5 décennies, il s'est complu, dans un style qui lui est propre, à écrire des chansons folk-rock et à les chanter, mais celle qui est restée ancrée dans la mémoire collective a pour nom Year Of The Cat. Ce hit, dans la lignée de ses nombreux titres aux histoires délicieusement tissées autour de personnages ou d'événements, a tout déclenché.

L'album soft rock du même nom, en septembre 1976, puis Time Passages en 1978, se parent plusieurs fois de platine et font de lui une star internationale. Aujourd'hui, fort d'une vingtaine de LP, cet artiste marqué par les Beatles et influencé par Bob Dylan et Donovan, a gagné sa place au Panthéon du songwriting moderne.

Toujours actif et diffusé sur les radios en 2016, il se produit encore régulièrement sur toutes les scènes du monde, surtout en Europe et aux Etats-Unis où il est particulièrement populaire. Bien reçu par la critique durant sa carrière, l'humble Al Stewart est un personnage incontournable dans la musique britannique. Il a toujours son noyau de fidèles.

Alstewart 1Artiste incontournable de la musique anglaise.

Alstewart 21966, un troubadour est né.

Alstewart the year of the catLe fleuron de la trilogie du milieu des 70's.

Alstewart uncorkedUncorked, son dernier LP (2009).

De Glasgow à Soho.

Né en 1945 à Glasgow mais parti très jeune de la capitale écossaise pour l'Angleterre, Al Stewart passe sa jeunesse dans le Dorset, à Wimborne, pas connue pour être une ville d'une intense activité musicale.

Sa mère le met à la musique en lui achetant un ukulélé mais attend de lui qu'il déclare une vraie passion pour les cordes avant de lui acheter une guitare. Il l'obtient pour ses 13 ans, Al Stewart montrant un vif intérêt pour la gratte sèche.

Très rapidement, inspiré par Lonnie Donegan, il écrit sa première chanson, puis fait ses débuts sur scène, vers 1963/64, aux côtés de Tony Blackburn, futur DJ sur la BBC, dont il est guitariste. A 19 ans, ce dingue des Beatles avant de l'être autant de Dylan, déménage sur Londres.

Sa décision est prise, il est plus déterminé que jamais à faire carrière dans la musique. Il achète alors sa première guitare à celui qui sera guitariste de Police, Andy Summers, et se lance sur le circuit des clubs folk de la capitale.

Dès 1965, il devient l'artiste maison du Folk Cellar, dans les caves du très populaire Bunjies Coffee House et se produit régulièrement au club de folk de Soho, Les Cousins. Il partage alors les scènes avec Van Morrison, Bert Jansch, Cat Stevens, Roy Harper, Ralp McTell, Jackson C. Frank, Davey Graham, John Martyn et Paul Simon avec lequel il partage aussi un appartement.

Un troubadour est né.

La qualité de son travail attire l'attention de Decca Records qui lui permet d'enregistrer un single. Le charmant flower-power folk The Elf, sorti en 1966, annonce une nouvelle vague de chanteurs-compositeurs, laquelle va tenter de de botter le cul à la folk traditionnelle.

On est sur la voie du troubadour à venir, celui qui va donner le jour aux succulentes historiettes que l'on connaît et que les radios continuent à diffuser régulièrement aujourd'hui. Jimmy Page tient la guitare sur ce titre dont la face B, Turn Into Earth (Yardbirds), produite par Mike Leander, est un des joyaux de pop psychédélique anglaise.

Son opus initial tombe en octobre 1967 et est enregistré pour CBS Records. Prometteur et belle vitrine pour son songwriting, Bed-Sitter Images, appelé aussi The First Album, véhicule déjà le type de chansons qu'on lui connaîtra plus tard. Surproduit et excessivement orchestré, ce disque qui aurait gagné à être plus simple, passe finalement à côté de la plaque en dépit d'un très beau travail d'écriture.

Qu'importe, Bed-Sitter Images apporte une crédibilité nouvelle à Al Stewart ; il ne va jamais s'en départir malgré le manque de réussite de la première partie de sa discographie studio, dont on retiendra aussi le suivant Love Chronicles (septembre 1969).

Placé mais rarement gagnant.

D'une qualité très largement sous-estimée, Love Chronicles, meilleur LP de l'année pour le Melody Maker, est le plus généralement cité pour sa chanson-titre épique polémique de 18 minutes. Sa popularité naissante lui vaut le droit de participer au festival de Glastonbury 70 et de travailler avec Yoko Ono.

Par après et jusqu'en 1973 et Past Present and Futures (1974), le catalogue est jalonné de disques inégaux (Zero The Flies/1970, le transitoire Orange/1972), mais sans grosses fausses notes pour autant. Simplement, ils ne marchent pas dans le commerce et leur auteur traverse une mauvaise passe personnelle liée à une déception amoureuse. Al Stewart frise alors la correctionnelle avec le label, lequel parle de rompre son contrat.

Dur, d'autant que l'on ne peut reprocher quoi que ce soit à un artiste suivant une progression lente mais régulière. Stewart est encore en apprentissage et, finalement, les menaces de Columbia tombent à l'eau. Il est pourtant à deux doigts de rebondir dans le Matthew Southern Comfort.

Alstewart portrait

« Pour me démarquer dans ce milieu, il m'a fallu donner le meilleur de ce que j'avais, même si ce meilleur n'est pas particulièrement valorisant. Pour moi, dans la musique, il faut faire preuve d'originalité quelle qu'en soit la forme. Je suis heureux de constater que mes enregistrements ne sonnent pas comme ceux des autres. En cela, j'en suis fier. Du meilleur comme du moins bon. » (Al Stewart)

 

Une trilogie qui décroche le pompon.

Le cinquième volume Past Present and Futures est le premier à entrer au Billboard 200 ; il fait 133. Pour l'occasion, Al Stewart prend une direction artistique différente de celle adoptée jusque là ; il n'en déviera plus de toute sa carrière.

Ce choix appelle les disques à succès que sont Modern Times (1975), le multi-platine Year Of The Cat (1976) et Time Passages (1978). Cette trilogie fait basculer le Al Stewart faiseur de hits du côté des grandes stars internationales.

Succéder à une telle tierce vinylique tient de la gageure. 24 Carrots relève ce défi et ouvre les années 80 de la meilleure manière qui soit. Album plus rock, il continue à bénéficier d'arrangements magnifiques.

Derrière, Al Stewart se montre beaucoup moins inspiré et surtout moins prolifique (un LP hybride et deux albums studio seulement dans les 80's). Sa popularité décline, mais il continue malgré tout à faire le tour du monde et à enregistrer. Son compteur discographique approche la vingtaine d'opus. Dernier en date : l'acoustique Uncorked, en live avec Dave Nachmanoff (2009), est une énième petite gâterie de sa part (RAZOR©).

DISCOGRAPHIE 60'S/70'S.

LP Studio 1 - 1967

 

Al stewart bed siter images 67

 

AL STEWART

BED-SITTER IMAGES – 1967  3/5

 

Publié en octobre 1967.

Produit par Roy Guest.

Durée:41:28.

Label:CBS.

Genre:folk,pop-rock.

 

Il faut un début à tout.

 

Après avoir quitté l'école à 16 ans, déménagé à Londres et fait l'acquisition d'une guitare, Al Stewart commence, dès 1965, à sillonner les clubs folk de la capitale (Les Cousins, le Folk Cellar), alors essentiellement concentrés sur Soho, avec pour répertoire principal certaines chansons du catalogue de Dylan, l'artiste grâce auquel il met le pied à l'étrier de l'écriture. C'est l'époque où, avant de se coltiner le circuit folklorique des collèges anglais et d'ouvrir pour des groupes acoustiques huppés comme Pentangle ou le Fairport Convention, il partage la scène londonienne avec les Van Morrison, Bert Jansch, Cat Stevens, Ralph McTell, Sandy Denny, Davey Graham, John Martyn et le new yorkais Paul Simon, son co-loc' du moment.

En 1966, celui qui veut être un nouveau Beatles ou Keith Richards avant d'être mis sous l'influence de la musique du Zim contestataire, signe un premier single, The Elf (Decca). Il précède l'album ouvrant son compteur discographique de quelques mois. Ce disque, c'est Bed-Sitter Images, appelé aussi The First LP ou the First Album qui paraît, non pas chez Decca, mais chez CBS, le label prestigieux de l'époque.

Troubadour dans l'esprit, Al Stewart cible principalement l'échiquier étudiant. C'est là qu'il a la meilleure écoute, que ce chanteur-songwriter-guitariste dont la voix se situe dans une tessiture proche de celle de Donovan, est le mieux accueilli et a le plus d'adeptes.

Bed-Sitter Images (en écoute intégrale ici) est alors une véritable vitrine pour le songwriter qu'il a décidé d'être. Pas encore pour le musicien dont la musique richement orchestrée devient sa marque de fabrique au milieu des 70's. Pour l'heure, il plante ses premières banderilles autobiographiques autour d'une ambiance pop-rock dépouillée. C'est toutefois suffisant pour attirer l'attention sur son travail et contribuer à façonner son image d'artiste indépendant, au style qui lui est propre.

Et c'est parfois convaincant ici, car le lot qu'il propose, tissé autour de ses expériences personnelles, recèle quelques belles pièces : la chanson-titre, A Long Way Down From Stephanie, l'instrumental Denise At 16. Revers de la médaille, trop de titres plus neutres viennent parasiter l'impression initiale. Pas indispensable, sauf pour l'aspect historique qu'il revêt (RAZOR©).

 

1. Bedsitter Images.

2. Swiss Cottage Manoeuvres.

3. The Carmichaels.

4. Scandinavian Girl.

5. Pretty Golden Hair.

6. Denise at 16.

7. Samuel, Oh How You've Changed.

8. Cleave to Me.

9. A Long Way Down From Stephanie.

10. Ivich.

11. Beleeka Doodle Day.

 

Al Stewart:guitare,chant.

LP Studio 7 - 1976

 

Alstewart the year of the cat

 

AL STEWART

YEAR OF THE CAT – 1976  5/5

 

Publié en juillet 1976.

Produit par Alan Parsons.

Durée:38:55.

Label:RCA.

Genre:rock,pop-rock.

 

Félin…pour l’autre.

 

Jusqu’à ce qu’il ne prenne son envol international avec Year Of The Cat (en écoute intégrale ici) en 1976, l’écossais Al Stewart n’est guère connu du grand public. Sa carrière est pourtant déjà chichement dotée : démarrée en 1967 petitement par Bed-Sitter Images, elle se poursuit plus honnêtement avec Love Chronicles (1969), Zero She Flies (1970), se complète d’un convaincant Orange (1972), avant une petite rechute en 1974 (Past Present And Future), que la trilogie Modern Times (1975), The Year Of The Cat et Time Passages (1978) fait rapidement oublier.

C’est bien dans cette deuxième moitié des années 70 qu’Al Stewart a laissé une empreinte de son talent. Ces trois disques appartiennent à l’ère dite Alan Parsons, moment de la carrière d’Al au cours de laquelle ce fameux producteur se retrouve aux manettes.

Cette tierce vinylique recèle le meilleur d’un artiste alors au sommet d’une gloire qu’il n’a jamais cherché, se contentant surtout de faire la musique qu’il aime, discrètement, loin des projecteurs, sans message à colporter, sans chercher à peaufiner son image.

Ce type de mecs qui n’en ont que faire du qu’en dira-t-on, ça emmerde l’establishment. Al Stewart met un peu plus de temps que les autres à éclore, mais n’en dévie pas pour autant de sa ligne de conduite. Aujourd’hui encore et depuis son époque dorée, il continue son petit bonhomme de chemin loin du tumulte.

Year Of The Cat et son suivant se font pour RCA et rentrent dans le top 10 aux States. Ils sont très représentatifs du haut niveau qu’est capable d’atteindre cet auteur-compositeur interprète méconnu. Mais, en aucun cas, il ne faut écarter Modern Times, album qui débute le parfait équilibre alors trouvé par Al Stewart.

The Year Of The Cat ? Que voulez-vous y trouver d’autre que l’épanouissement d’un artiste ? C’est son graal, l’expression de la musique qu’il aime, du son qu’il aime, l’aboutissement d’un ensemble de choses que Stewart cherche depuis longtemps.

Le mélange de pop-rock raffiné de l’écossais, lyriquement brodé autour de petites histoires imagées qu’il affectionne et dans lesquelles il trouve sa juste mesure, tutoie la perfection. L’ensemble se « goulute » avidement.

Rien ne manque, rien n’est superflu, tout est subtilement dosé et comme le line-up, recruté parmi les seigneurs de studio par Alan Parsons himself, apporte une indéniable plus-value ; l’élégant et précieux Year Of The Cat reste le plus populaire des travaux d’Al Stewart.

Doté de neuf titres aussi succulents les uns que les autres, il s’affirme alors comme l’un des grands albums de cette année 1976. Sublimes mélodies, musique délicate, arrangements sophistiqués, production riche, oscillant entre folk prog et pop-rock... l'écossais, transcendé comme jamais, nous pond ici sa meilleure œuvre (avec les deux autres pan de la trilogie). Bien sûr qu’on prendra, on est félin pour l’autre ou pas ? (RAZOR©)

 

1. Lord Grenville.
2. On the Border.
3. Midas Shadow.
4. Sand in Your Shoes.
5. If it Doesn't Come Naturally, Leave It.
6. Flying Sorcery.
7. Broadway Hotel.
8. One Stage Before.
9. Year of the Cat.

 

Al Stewart:chant,guitare,claviers.

Peter White:guitare,claviers.

Tim Renwick:guitare.

Andrew Powell:arrangements cordes.

Bobby Bruce:violon.

Marion Driscoll:percussions.

Stuart Elliott:batterie,percussions.

George Ford:basse.

Phil Kenzie:saxophone alto.

David Pack,Tony Rivers,Jon Perry:choeurs.

Graham Smith :harmonica.

Peter Wood,Don Lobster:claviers.

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