Andrew Gold.

BIOGRAPHIE.

 

ANDREW GOLD/Burbank (Californie)

 

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Né Andrew Maurice Gold, dit Andrew Gold.

Né le 2 août 1951 à Burbank (Californie), décédé le 3 juin 2011 à Los Angeles (Californie).

Années actives:1965 à 2011.

Label:Asylum.

Genre:pop,pop-rock,soft rock.

Site officiel:andrewgold.com

La première voix humaine entendue sur Mars.

Quelle belle mort pour un artiste que celle d’Andrew Gold, mort durant son sommeil en 2011, même si on aura la pudeur de regretter la précocité de la disparition qui le concerne : 59 ans, fusse pour un artiste, ce n’est quand même pas un âge pour passer l’arme à gauche…

Andrew Gold a eu l’honneur d’être la première voix humaine à être entendue sur Mars ; interprète de Final frontier, thème de la sitcom Mad About You (1996), Gold était le réveil matin de la sonde spatiale Pathfinder en mission sur cette planète.  

Andrew Maurice Gold, natif de Burbank en Californie, était chanteur, musicien, songwriter et arrangeur. Plus tard, il enfile même le costume de producteur pour autrui ; ses compétences techniques en studio ont, rappelons-le, contribué à propulser Linda Ronstadt sur le devant de la scène et lui ont permis de s’investir, à leur demande, aux côtés de stars confirmées comme Eagles, John Lennon, Brian Wilson, Carly Simon, James Taylor, J.D Souther, Cher, Paul McCartney, Jackson Browne ou, plus récemment Céline Dion.

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Lonely Boy en fer de lance.

Pluri-instrumentiste (guitare, basse, claviers, percussions, harmonica, synthés, saxos, flûte, ukulélé, accordéon, batterie), le californien a intégré le Top 10 U.S et fait 11 au Royaume-Uni avec Lonely Boy (1977) constituant sa véritable heure de gloire; il a également, par ailleurs, connu le succès avec Thank You For Being A Friend et Never Let Her Slip Away en 1978.

Né d’une mère chanteuse, Marni Nixon et d’un père Ernest Gold, compositeur, auteur de la musique du film Exodus d’Otto Preminger (1960), il est inéluctable qu’une carrière musicale lui ouvre dès lors les bras.

Cet enfant de la balle, épanoui dans un environnement musical et encouragé par ses parents, se lance dans l’écriture de chansons alors qu’il n’est encore qu’un ado pubère.

Pierre angulaire de la carrière de Linda Ronstadt.

Musicien et compositeur polyvalent, artiste de session très doué et prisé, il a énormément influé sur Linda Ronstadt, dont il est la pierre angulaire de la réussite artistique des albums Heart Like A Wheel (1974), Prisoner In Disguise (1975) et Hasten Down The Wind (1976). Arrangeur et contributeur essentiel, il fait profiter ces enregistrements de toute son expérience de touche-à-tout instrumental.

La rencontre entre Gold et Ronstadt remonte au milieu des années 60 quand cette dernière, à la tête des Stone Poneys, trio folk-rock, se produit dans l’école secondaire de North Hollywood que fréquente alors Gold. Kenny Edwards, guitariste, y évolue également (le troisième étant Bobby Kimmel).

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« Les années 60 et 70 ont été les plus notables pour le chanteur-compositeur-interprète que j’ai été. Aujourd’hui, au troisième millénaire, les choses ont bien changé au niveau de l’enregistrement et des arrangements qui priment sur la chanson. Mais ça ne me dérange pas, c’est une nouvelle étape à laquelle il faut souscrire. Je ne veux pas être comme mes grands parents et radoter de notre temps, c’était mieux. » (Andrew Gold)

Bryndle avec Klara Bonoff.

 A l’arrêt des Stone Poneys, en 1967, Edwards prend contact avec Gold et lui propose d’intégrer Bryndle avec Karla Bonoff et Wendy Waldman. Le groupe de Los Angeles cède vite au découragement au regard du peu de succès qu’il rencontre. Si le quatuor se reforme ponctuellement au début des 90’s, les membres ont tous bifurqué vers une carrière solo, certains comme Edwards et Gold rejoignant Linda Ronstadt pour les épisodes discographiques évoqués précédemment.

Tout en maintenant son engagement auprès de la chanteuse country-rock jusqu’en 1977 (puis dans les années 80 et 90), Gold entame une carrière individuelle au milieu des 70’s, ponctuée de quatre LP pour la même décennie : un éponyme (1975), What’s Wrong With This Picture (1976), All This And Heaven Too (1978) et Whirlwind (1979).

Andrew gold lp 1975

Une belle carrière.

Si le LP d’ouverture du catalogue d'Andrew Gold est constellé de chansons intelligentes et confirme tout le talent de l’artiste démontré sur les travaux réalisés dans le cadre de son implication auprès de Linda Ronstadt, son suivant, manque cruellement d’inspiration et constitue une vraie déception.

Heureusement, derrière ce contretemps, All This And Heaven Too, top 5 des classements britanniques 1978, porté par Thank You For Being A Friend (N°25 des hits) redore le blason de Gold qui durcit le son pour le dernier disque des seventies, mais sans en récolter vraiment les fruits. Après une pige avec 10 CC au début des 80's, Gold poursuit sa carrière chez Wax avec le guitariste de 10 CC, Graham Gouldman.

L’aventure Wax prend fin en 1989 tandis que Bryndle est réactivé avec les membres d’origine ; un LP éponyme en découle.

La suite de son parcours voit Andrew Gold se disperser dans des projets disparates comme Halloween Howls (1996) pour enfants, comme son pastiche des 60’s (Greetings From Planet Love sous le nom des Fraternal Order Of The All), sa compil’ d’inédits (Leftlovers/1998), comme le controversé Intermission (2002) ou l’album de reprises Copy Cat (2008), dernier testament discographique avant son décès le 3 juin 2011 à Los Angeles (RAZOR©).

DISCOGRAPHIE 70'S.

LP Studio 1 - 1975

 

Andrew gold lp 1975

 

ANDREW GOLD

ANDREW GOLD – 1975 4/5

 

Publié en 1975.

Produit par Chuck Plotkin.

Durée:34:38.

Label:Asylum Records.

Genre:pop-rock,west coast,soft rock.

 

Soigné mais sans surprises.

 

La critique, les fans et ses pairs du milieu sont unanimes : Andrew Gold avait un talent musical fou, un sens de la mélodie exceptionnel, une voix experte, la passion de son métier chevillée au corps, la pertinence et l’habileté  du songwriter, la sensibilité, l’inventivité, la précision et la méticulosité du producteur et de l’arrangeur. Andrew Gold était un artiste solo accompli et instinctif, doublé d’un professionnel très prisé du mitan pour son apport technique, ses visions affinées de la musique et une pluridisciplinarité instrumentale de premier ordre.

De Linda Ronstadt qu’il a contribué à populariser dans la période 1974/77 aux Beatles pris individuellement (sauf George Harrison), en passant par Carly Simon, Art Garfunkel, Ray Orbison, Jackson Browne, Don Henley, le Nitty Gritty Dirt Band ou encore James Taylor (j’en passe et des meilleurs), l’autodidacte Gold a fait montre de si fabuleuses dispositions dans la pratique de son art, qu’il fait dire à Peter Usher, producteur et ami de longue date que le talent de Gold en était presqu’effrayant et que tout ce qu’il a écrit était empreint d’élégance, même si son œuvre n’a pas connu la réussite qu’elle méritait.

Son œuvre débute avec l’album éponyme Andrew Gold (en écoute intégrale ici), sorti en 1975, pour lequel, juste retour des choses, il bénéficie du soutien vocal de Linda Ronstadt, mais également de l’apport instrumental de Kenny Edwards (lead guitare et chœurs), de Dan Dugmore (pedal steel), de Peter Bernstein (basse), de Bobby Keyes et Trevor Lawrence (cuivres), de Mike Botts, Gene Garfin et David Kemper (batterie).

Ce premier jet pour Asylum, outre le fait d’être dans l’esprit californien du moment, est surtout un album s’appuyant sur une excellente collection d’originaux west coast, soignée comme on l’aime et impulsée par un jeune homme d’alors 24 ans.

Produit par Charles Plotkin et arrangé par David Campbell, cet excellent lot de chansons de type power pop, aromatisé d’une touche de country, bien dans le moule du milieu des 70’s et de l’endroit, est tiré par le convaincant Endless Flight, évoquant une phobie de prendre l’avion suite à la pire turbulence qu’il ait eu à subir au cours d’un vol sur une tournée avec Linda Ronstadt. L’album regorge de belles chansons comme Endless Flight ou Heartaches In Heartaches et Love Hurts, notamment, où apparaît Linda Ronstadt.

Si le répertoire est soigné, il ne présente pas pour autant de grosses surprises ; l’écoute est agréable autour de mélodies qui n’auraient pas dépareillées dans le catalogue de son pote McCartney. Gold y joue quasiment de tous les instruments. Bon travail (RAZOR©).

 

1. That's Why I Love You. .

2. Heartaches in Heartaches.

3. Love Hurts.

4. A Note from You.

5. Resting in Your Arms.

6. I'm a Gambler.

7. Endless Flight.

8. Hang My Picture Straight.

9. Ten Years Behind Me.

10. I'm Coming Home.

 

Andrew Gold:chant,choeurs,guitares,basse,piano,orgue, batterie,percussions.

Linda Ronstadt:choeurs.

Kenny Edwards:lead guitare,chœurs.

Dan Dugmore:pedal steel.

Peter Bernstein:basse.

Bobby Keyes,Trevor Lawrence:cuivres.

Mike Botts,Gene Garfin, David Kemper:batterie.

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