Art Garfunkel.

BIOGRAPHIE.

 

ART GARFUNKEL/New York (U.S.A)

 

Garfunkel 1

 

Né Arthur Ira Garfunkel,le 5 novembre 1941 à Forest Hills (New York).

Actif depuis 1956.

Labels:Columbia,Manhattan,ATCO.

Genre:folk,pop,rock,pop-rock,folk-rock.

Site officiel:artgarfunkel.com

 

De l'ado du Queens...

A l'amorce du milieu des 50's, à la Forest Hills High School, deux gamins de la même classe se découvrent des atomes crochus, dont la musique et le chant, le rock'n'roll et les Everly Brothers. Ces points communs les rapprochent et installent les bases d'une solide amitié, malgré les divisions qui animent leur relation actuelle.

Art Ira chante depuis son plus jeune âge. Son père lui ayant offert un petit magnétophone, il passe la majeure partie de son temps à enregistrer sa voix, à la réécouter pour en déceler les imperfections et apprend, jour après jour, à la peaufiner. Pendant des mois, il chante et se corrige. Il chante à tue-tête dans les couloirs de l'école.

A l'occasion d'une fête scolaire clôturant sa sixième année (12 ans) et tandis qu'il joue dans une représentation d'Alice au Pays des Merveilles, Art Ira termine le spectacle par une vibrante interprétation de Too Young de Nat King Cole. Son jeune ami tombe sous le charme de la voix de ce jeune homme doué, toujours entouré de filles.

Paul Frederic Simon vit à quelques pâtés de maison. Il est également juif et originaire du Queens ; il aime aussi le chant et est aussi déjanté que son pote. De quoi les rapprocher définitivement et d'aligner leurs destinées.

au statut de star planétaire.

Le couple commence à chanter ensemble deux ans plus tard, sous les pseudos de Tom Graph (Art) et Jerry Landis (Simon), craignant que leurs patronymes ne sonnent trop juifs et ne soient un frein à leur réussite.

Tom & Jerry va alors s'avérer comme le début d'une magnifique aventure menant au duo folk-rock le plus réussi des 60's et certainement encore le plus populaire de tous les temps, malgré sa rupture, il y a 48 ans : Simon & Garfunkel.

Entre eux, si c'est depuis devenu un peu « je t'aime, moi non plus », quand ils se retrouvent, ils prennent toujours autant de plaisir à chanter ensemble. Aujourd'hui, si les boucles dorées ont laissé place à un crâne dégarni et des tempes grisonnantes, la voix de ténor d'Art a conservé le même grain, la même douceur, la même solidité.

Pourtant en 2009, tout faillit s'arrêter, quand des problèmes de santé altèrent son organe vocal. Il lui faudra 4 ans de chirurgie et de cicatrisation pour recouvrer son précieux outil de travail et refaire de Bridge Over Troubled Water le titre-phare des concerts qu'il donne encore aux quatre coins de la planète...

Garfunkel 2Petit fils d'immigrés roumains, Art Garfunkel...

Garfunkel 3...chante dès son plus jeune âge...

Garfunkel tom et jerryDes débuts sous Tom & Jerry...

Garfunkel et simon...la consécration sous Simon & Garfunkel...

Garfunkel bridge...grâce à Bridge Over Troubled Water (70)...

Garfunkel simon central park 81...et au concert mythique de 81 à Central Park.

Garfunkel central park 2...devant 500.000 personnes.

Garfunkel angel clareAngel Clare, son premier LP solo (73)...

Garfunkel some enchanted dernier lp 2007...son dernier album en 2007.

Tom & Jerry.

Fils de Rose Pearlman et de Jacob Jack Garfunkel, représentant de commerce, Arthur Ira, né le 5 novembre 1941 à Forest Hills, est le cadet d'une fratrie de trois garçons, dont Jules est l'aîné et Jerôme, le benjamin.

Petit fils d'immigrés roumains (les Garfunkel), Art est très tôt mis en contact avec le chant, comme on a pu en juger précédemment grâce au cadeau de son père.

Atteint d'une infection pulmonaire alors qu'il s'installe dans l'adolescence (1955), il est dans l'incapacité de faire du basket comme beaucoup de jeunes de son âge. Il aime ce sport mais, peinant à courir sans s'essoufler, il consacre son temps au chant et au théâtre jusqu'à sa rencontre avec Paul Simon.

Dès 1956 et Tom & Jerry, Art et Paul se concentrent sur l'écriture de leurs premières chansons. Les copains d'école ont 16 ans quand ils font leurs débuts en studio pour l'enregistrement (Sanders Recording Studios) de leur premier titre, Hey Schoolgirl (face B, Dancin' Wild, pour le label Big Records de Sidney Prosen), placé dans le moule de ce que font alors les Everly Brothers. Leurs harmonies vocales annoncent déjà le duo folk-rock à venir.

L'expérience du Brill Building.

La chanson, écoulée en 1957, à environ 150.000 pièces, obtient un succès d'estime en se positionnant au 49ème rang des charts. Un contrat est signé avec Big records et quelques singles suivront : That's My Story/Don't Say Goobye (1958) et Our Song (1958).

Cette notoriété naissante ouvre au duo les portes du Brill Building, centre musical au nord de Times Square, très actif dans les secteurs de l'édition et du songwriting et alors vivier de multiples auteurs-compositeurs de renom (Jerry Leiber et Mike Stoller, Doc Pomus et Mort Shuman, Burt Bacharach et Hal David, Gerry Goffin et Carole King...). Art et Paul ont 16/17 ans.

Leur carrière en duo marquant le pas, chacun reprend sa liberté (1960) et décide de poursuivre ses études dans des établissements différents. Le Queens College pour Paul Simon, l'Université de Columbia à Manhattan pour Art Garfunkel où il étudie l'histoire de l'art puis les maths, spécialité pour laquelle il obtient une maîtrise.

Artie Garr, Kane & Garr...

Artistiquement, Garfunkel rebondit sous les traits d'Artie Garr, auteur de deux 45 tours, Dream Alone/Beat Love, en 1959 (Warwick records) et Private World/Forgive Me (Octavia/1961).

Ce dernier retrouve Paul, dès 1962, pour un tandem plus orienté folk, appelé d'abord Kane & Garr et qui fait les beaux jours du Folk City Gerde de Greenwich, avec ses chansons Sparrow, He Was My Brother et The Sound Of Silence, avant d'être renommé Simon & Garfunkel que Columbia signe et que Tom Wilson va produire (fin 1963). Pour ce label majeur, Paul Simon et Art Garfunkel font le choix de ne plus se cacher et d'évoluer sous le nom qui va les rendre mondialement célèbres.

...puis Simon & Garfunkel.

C'est ainsi qu'est publié, en octobre 1964, Wednesday Morning 3 A.M, premier LP à pointer au catalogue du duo. Dans un premier temps, l'album est un échec commercial (3000 copies vendues) ; il bénéficiera d'une meilleure attention en 1966, après que Simon et Garfunkel aient signé entre temps quelques tubes radiophoniques (30ème du Billboard).

Les raisons de ce flop sont toutes trouvées : le nom de Simon & Garfunkel passe mal ; l'avenir immédiat étant obstrué, le duo se sépare et Paul Simon, à la fin de 1964, s'en va goûter à la scène folk britannique, celle des Bert Jansch, Johnny Renbourn, Sandy Denny, tandis que Garfunkel reprend ses études dans l'architecture...

La bonne inspiration de Tom Wilson.

De l'autre côté de l'Atlantique, le producteur Tom Wilson, à l'insu des artistes, procède au remixage de The Sound Of Silence, en électrifiant la version acoustique d'origine.

Celle-ci, 157ème chanson de tous les temps (classement Rolling Stone) et fleuron du deuxième LP Sounds Of Silence (janvier 1966), se place rapidement en tête des charts US, amenant Paul Simon à faire le chemin inverse et à revenir dans le Queens où le couple, désormais célèbre, retrouve des raisons d'espérer... sous leurs vrais noms.

Le tandem dans lequel Simon compose et Garfunkel fournit les arrangements vocaux et les harmonies, enchaîne alors les albums (fin 1966, Parsley, Sage, Rosemary And Thyme, puis la B.O du film The Graduate en 1967, Bookends en avril 1968) et les succès (Homeward Bound/1966, Scarborough Fair/1968, Mrs Robinson/1968, The Boxer/1969, Bridge Over Troubled Water, Cecilia, El Condor Pasa, The 59th Street Bridge Song (Feelin' Groovy) en 1970, America/1972).

Un des plus grands disques de l'histoire de la musique.

Si Simon et Garfunkel sont devenus la voix de toute une génération, en coulisses, les relations entre les deux artistes commencent à se tendre. Garfunkel a de plus en plus de mal à supporter son copain d'enfance alors que ce dernier reproche au premier d'avoir jeté les bases de leur rupture (imminente) en acceptant de faire du cinéma (Catch-22 de Mike Nichols, déjà réalisateur du précédent The Graduate).

Garfunkel serait donc coupable de s'être trop éloigné du groupe et d'avoir ralenti les projets en cours. Le phénoménal Bridge Over Troubled Water, sorti fin 1969, début 1970, est donc le 5ème et dernier disque studio du duo.

Et quel disque ! 6 Grammy Awards dont celui du meilleur LP de l'année, de la meilleure chanson de l'année, 5 millions de copies vendues chez l'Oncle Sam, 13 dans le monde entier, en tête du Billboard 10 semaines de rang, resté 8 ans dans les charts britanniques, 48ème du classement Rolling Stone... l'un des plus grands disques de l'histoire de la pop.

Le délicat Angel Clare pour débuter en solo.

Bien que Simon et Garfunkel ont l'intention de poursuivre ensemble après s'être octroyés une petite pause, la rupture professionnelle entre les deux est amorcée et Garfunkel comme Simon, restés proches toutefois, rebondissent sur une carrière solo.

Celle de Garfunkel débute par Angel Clare (septembre 1973/CBS), sorti près de 3 ans après la fin de Simon & Garfunkel. Tout le monde s'accorde alors à dire que Garfunkel sans Simon, va vite rentrer dans le rang. Faux ! Cet album (N°5 au Billboard) alimenté par de très belles ballades finement et judicieusement orchestrées est porté par une voix si harmonieuse, si délicate et tellement charmeuse, qu'elle rend tout joli. All I Know (Jimmy Webb) et Travelling Boy (Paul Williams) ont ici le statut particulier d'oeuvre d'art. 

Breakaway (octobre 1975/CBS) est également une belle réussite et les chiffres parlent d'eux-mêmes : N°9 aux Etats-Unis, 3 titres classés dans le top 40 (Billboard), à savoir I Only Have Eyes For You (18), Break Away (39) et My Little Town (avec Paul Simon) qui fait 9, et une première place dans les hits britanniques (I Only Have Eyes For You). David Crosby, Graham Nash, Stephen Bishop, Nicky Hopkins, Larry Knechtel, Jim Gordon, Russ Kunkel et une brochette des meilleurs musiciens de sessions du moment contribuent à son très bon deuxième opus personnel.

Du grand Art...

Son suivant, Watermark (octobre 1977/CBS), est encore une oeuvre majeure de l'artiste. Du grand Art. Il porte la patte de Jimmy Webb, celui-là même qui avait signé le précédent All I Now, quatre ans plus tôt, et resté le plus grand single de Garfunkel.

Jimmy Lane Webb signe ici 10 des 12 chansons de l'album, un lot dont la majorité des titres date de la fin des 60's, quand l'écriture de l'auteur-compositeur oklahoman était à son apogée (Glen Campbell, Linda Ronstadt, The Fifth Dimension, Michael Fenstein), quand il transformait sa musique inventive et ses paroles pertinentes en or.

Préparé en un peu plus d'un an, le résultat est à la hauteur des espoirs qu'il suscite alors. Sauf pour le label qui, alors que Crying In My Sleep, poussé en single, n'a pas le succès escompté dans les charts, décide de retirer l'album des bacs et de le remettre sur le marché 3 mois plus tard avec une reprise de (What A) Wonderful World de Sam Cooke, soutenue aux harmonies vocales par Paul Simon et James Taylor. Le titre rajouté se place au 17ème rang du Billboard 100 et fait N° 1 dans le classement Adult Contemporary (qui recense tout ce qui a trait au easy listening et au soft rock des 60's/70's).

Garfunkel portrait

« La vie d’un chanteur est un peu hors du temps. Quand c’est le moment de chanter, nous rejoignons un endroit dans notre tête qui n’a aucun rapport avec l’âge, avec le temps. » (Art Garfunkel)

1979 : entre bonheur et tristesse.

La suite discographique d'Art Garfunkel s'appelle Fate For Breakfast (mars 1979/CBS). Son 4ème opus solo est le premier à ne pas accrocher le top 40 du Billboard. Si la version américaine de Fate For Breakfast ne génère aucun single, son pendant européen connaît une toute autre destinée grâce au triste Bright Eyes (qui ne figure pas sur l'original US), lequel s'installe pendant 6 semaines en tête des charts britanniques, devenant du même coup le single le plus vendu (plus d'un million d'exemplaires) de l'année 1979 en Grande-Bretagne.

Cette même année est dramatique pour son auteur qui a la douleur de perdre l'amour de sa vie, Laurie Bird qui se suicide alors que celui-ci est en tournée en Europe. Cette perte affectera beaucoup Art qui ne s'en remettra jamais.

Bright Eyes, évqué précédemment, figure sur l'album suivant de Garfunkel, dédié à laurie, Scissors Cut (août 1981/CBS). Succès critique, mais bide commercial, par ce disque, Garfunkel ouvre le compteur de ses années 80.

Les exceptionnelles retrouvailles de Central Park.

De cette décennie, on retiendra surtout les retrouvailles du duo Simon & Garfunkel, le 19 septembre 1981, sur la scène de Central Park à New York, pour un concert mythique en plein air auquel prennent part 500.000 personnes.

Cette réunion donne lieu à l'un des plus grands concerts folk de l'histoire de la musique et à un double album live légendaire (The Concert In Central Park/février 1982 - Geffen Records). Les ventes explosent, l'album fait disque de diamant en France ; il se pare d'or et de platine un peu partout dans le monde.

Ce spectacle est le fait majeur de ses eighties consacrées, dans leur première partie, à tourner aux Etats-Unis avec Paul (1982/83), puis au au cinéma et à la TV, à décompresser en visitant, sac sur le dos et New Balance aux pieds, les Etats-Unis (sa fameuse Walk Across America), le Japon, Tahiti, les îles polynésiennes.

Durant cette décennie, il rencontre sa future épouse, Kathryn Kim Cermack (1985) qu'il épouse 3 ans plus tard, mais perd son père Jacob, à l'automne 1986, de quoi lui faire traverser une phase personnelle assez délicate.

Une carrière en pointillés.

Pendant 7 ans, il se met en marge de la scène musicale, sa discographie étant complétée par deux compilations, en 1984 (The Art Garfunkel Album) et en 1988 (Garfunkel), par un album de Noël (The Animals' Christmas/1985), par un décevant Lefty (1988).

Le catalogue studio de l'artiste s'est depuis enrichi de 3 nouveaux LP, à savoir Songs From A Parent To A Child (1997/CBS), Everything Waits To be Noticed (avec Maia Sharp et Buddy Mondlock pour Blue Note-Manhattan/2002) et Some Enchanted Evening (Atco/2007), ainsi que d'un live (Across America/1997) et d'une grosse poignée de compils.

Côté duo, il retrouve son fidèle acolyte en juin 2009 pour une tournée en Océanie et en Asie, avant d'être affecté, en 2010, par de graves problèmes de cordes vocales qui le mettent sur le carreau plusieurs années. Il effectue son retour en 2016 dans une longue tournée partagée entre USA et Europe.

Il passe par la France en février 2017, et par Paris, auquel il est resté très attaché depuis que lui et Paul chantaient The Sound Of Silence dans les rues du Boulevard Saint-Michel. C'était dans la première partie des 60's et personne, depuis, n'a oublié ce grand escogriffe hirsute dont la voix de ténor a marqué la musique pour l'éternité (RAZOR©).

DISCOGRAPHIE 60'S SIMON & GARFUNKEL.

LP Studio 2 - 1966

 

Simon garfunkel sounds of silence

 

SIMON & GARFUNKEL

SOUNDS OF SILENCE – 1966  3,5/5

 

Publié en janvier 1966.

Produit par Tom Wilson.

Durée:29:09.

Label:Columbia.

Genre:folk-rock.

 

L’ABC du marketing façon Wilson.

 

L'album The Sounds Of Silence (en écoute intégrale ici) est sympa, c’est vrai. Mais de là à figurer dans le Gotha du folk, non. Faut pas pousser mémère dans les orties…Cet album a été fait dans la hâte et dans le but de sortir absolument quelque chose pour tirer tous les bénéfices du succès de la chanson titre, qui, elle, est une merveille, et que Tom Wilson, producteur chez Columbia a repérée dans le catalogue des deux artistes, publié un an plus tôt.

Partant de là, il y a beaucoup de remplissage. C’est une sorte de ramassis de titres compilés pour l’occasion, plus qu’un album digne de ce nom. Le premier album solo de Paul Simon a été ponctionné pour alimenter Sounds Of Silence.

Cette ponction a été arrangée précipitamment et interprétée par Simon (guitare acoustique) et Garfunkel (chant) accompagnés de deux musiciens de studio réunis dans l’urgence (Glenn Campbell, guitare et Hal Blaine, batterie), qui se sont contentés de rester à leur place, laissant les harmonies vocales du duo s’exprimer.

On se contentera donc de Sounds Of Silence, A Most Peculiar Man, April Come She Will, de I Am A Rock, de Blessed, d’Anji l’instrumental, voire de Kathy’s Song. Ce qui est déjà bien.

Cet album est très court (inférieur à 30 minutes) reste néanmoins agréable à écouter pour sa tendresse, sa mélancolie et la nostalgie qu’il suscite. Tom Wilson a eu le nez creux, c’est le moins que l’on puisse dire, tant Sounds Of Silence est devenu une chanson culte. Encore une belle page du rock à raconter à nos petits-enfants (RAZOR©).

 

1. The Sounds Of Silence.

2. Leaves That Are Green.

3. Blessed.

4. Kathy’s Song.

5. Somewhere They Can’t Find Me.

6. Anji.

7. Richard Cory.

8. A Most Peculiar Man.

9. April Come She Will.

10. We’ve Got A Groovy Thing Goin’.

11. I Am A Rock.

 

Paul Simon:guitare,chant.

Art Garfunkel:chant.

Glenn Campbell:guitare.

Hal Blaine:batterie.

 

LP Studio 3 - 1966

 

Simon garfunkel parsley sage rosemary thyme

 

SIMON & GARFUNKEL

PARSLEY, SAGE, ROSEMARY AND THYME – 1966  5/5

 

Publié le 10 octobre 1966.

Produit par Bob Johnston.

Durée:29:14.

Label:Columbia.

Genre:folk-rock,folk psychédélique.

 

Un florilège unique.

 

Parsley, Sage, Rosemary And Thyme (en écoute intégrale ici) est un monument du folk-rock ; je ne compte plus le nombre de fois où je l’ai écouté. Je le connais de long en large. C’est un chef d’œuvre.

Sorti en octobre 1966, après Sounds Of Silence paru, en ce qui le concerne, en début de cette même année, il est, avec Bookends (1968) et Bridge Over Troubled Water (1970) ce qui se fait de mieux dans le catalogue du duo américain.

Le couple de chanteurs le plus médiatique et le plus talentueux du folk-rock du moment s’affirme enfin dans cet album, les travaux précédents étant plus prétexte à réglages et expérimentations. Dans l’effervescence de leur popularité, malgré les innombrables sollicitations, nantis d’un statut de stars qui les autorise désormais à cibler leurs objectifs comme ils l’entendent et à leur rythme, Paul Simon et Art Garfunkel vont trouver l’espace nécessaire pour accorder une attention toute particulière à leur LP numéro 3 et que Bob Johnston, l’homme derrière les mythiques opus de Bob Dylan (Highway 61 Revisited et Blonde On Blonde) produit.

Album sans le moindre accroc, très affiné sur le plan sonore et instrumental, aux orchestrations précises, à l’écriture mieux maitrisée et aux harmonies vocales exceptionnelles, aux mélodies romantiques, Parsley, Sage, Rosemary And Thyme (en français, Persil, Sauge, Romarin et Thym) est un florilège des meilleures fragrances de ces artistes américains.

Soumise à l’expertise du nez avisé qu’est Paul Simon, la vieille chanson médiévale Scarborough Fair, retrouve présentement de magnifiques arômes et s’avère depuis comme une des plus belles œuvres chantées des anciens Tom & Jerry (nom du premier groupe qui les a vu démarrer) et du folk des sixties.

The 59th Street Bridge Song ( Feelin’ Groovy) est le second jus unique que l’on peut trouver dans le répertoire de Parsley, Sage, Rosemary And Thyme. Devenu un classique, ce titre de Paul Simon est d’une beauté phénoménale. Homeward Bound a également ce statut de classique, décrochant d’indiscutables galons en se positionnant au cinquième rang des charts U.S et en neuvième place au Royaume-Uni.

Le nostalgique Cloudy, The Dangling Conversation, le sublime For Emily Whenever I May Find Her et un grandiose et profond 7 O’Clock News/Silent Night (chant de Noël), juxtaposé avec un bulletin radiophonique aux annonces allant crescendo dans la noirceur, contribuent, chacun à son niveau, à équilibrer ce disque à propos duquel, finalement, le seul reproche que l’on puisse faire, c’est qu’il est trop court.

Ce qui est regrettable pour un tel concentré de beautés aussi extatiques, mais bon, faut faire avec… (RAZOR©).

 

1. Scarborough Fair/Canticle.

2. Patterns.

3. Cloudy.

4. Homeward Bound.

5. The Big Bright Green Pleasure Machine.

6. The 59th Street Bridge Song.

7. The Dangling Conversation.

8.  Flowers Never Bend with the Rainfall.

9. A Simple Desultory Philippic.

10. For Emily, Whenever I May Find Her.

11. A Poem on the Underground Wall.

12.  7 O'Clock News/Silent Night.

 

Paul Simon:chant,guitare.

Art Garfunkel:chant,piano.

Joe South:guitare.

Carol Kaye:basse sur 1 et 4.

Eugene Wright:basse sur 6.

Joe Morello:batterie sur 6.

John Meszar:clavecin sur 1.

 

LP Studio 5 - 1970

 

Simon garfunkel bridge over troubled water

 

SIMON & GARFUNKEL

BRIDGE OVER TROUBLED WATER – 1969  5/5

 

Publié le 26 janvier 1970.

Produit par Roy Halee,Paul Simon,Art Garfunkel.

Durée:36:29.

Label:Columbia.

Genre:folk rock.

 

Monstrueux !

 

Bridge Over Troubled Water (en écoute intégrale ici), du duo américain Paul Simon et Art Garfunkel, sorti en 1970, annonce la fin d’une époque, celles des années 60 et des idéaux qui l’accompagnent. L’album fut une véritable machine à succès internationaux.

En effet, plusieurs titres ont atteint les sommets planétaires : El Condor Pasa, Cecilia, The Boxer et surtout l’inénarrable Bridge Over Troubled Water. Tous sont des  petites merveilles de mélodies, chantées par de deux voix très complémentaires.

Le public, en mal de leader depuis que les Beatles s’essoufflent, voient l’arrivée du tandem américain d’un bon œil et applaudit des deux mains. Ce n’est donc pas un hasard si, dès sa sortie, l’album de Simon & Garfunkel (dernier disque du duo avant une surprenante séparation et des retrouvailles en 1981 à Central Park) s’est installé en tête des charts et que ses ventes ont été estimées à plus de 2 millions en  un mois !

Paul Simon est au top de son art en qualité d’auteur-compositeur, tandis qu’Art Garfunkel l’est pour ce qui est de sa maîtrise de la vocalise : Bridge Over Troubled Water (une des plus grandes interprétations de l’histoire de la musique), El Condor Pasa (une poésie adaptée par Simon d’un morceau de musique du groupe péruvien Los Incas), Cecilia, un air gai et drôle sur des textes osés, Keep the Customer Satisfied (un déchaînement de paroles et de musique façon Tamla Motown), So Long Frank Lloyd Wright, ballade chantée par Art Garfunkel et rappelant ses études d’architecte, The Boxer, une autobiographie de Simon, Baby Driver, encore un peu plus délirant, une autre ballade et d’autres harmonies vocales (The Only Living Boy In New York), Why Don’t You Write Me, Bye Bye Love, un titre des Everly Brothers et interprété live, et Song For The Asking pour finir font de ce disque le chef d’œuvre du duo.

11 chansons pour une merveille à écouter et à ré-écouter sans fin, 35 minutes durant. Comment peut-on pondre un opus de cette qualité quand un couple bat autant de l’aile qu’Art et Paul à cette époque ? C’était leur cinquième et dernier album et il figure en bonne place (51) au Panthéon de la musique vue par Rolling Stones Magazine. Plus que nécessaire pour ne pas mourir idiot. Monstrueux (RAZOR©).

 

1. Bridge Over Trouble Water.

2. El Condor Pasa.

3. Cecilia.

4. Keep The Customer Satisfied.

5. So Long, Frank Lloyd Wright.

6. The Boxer.

7. Baby Driver.

8. The Only Living Boy In New-York.

9. Why Don’t You Write Me.

10. Bye Bye Love.

11. Song For The Asking.

 

Paul Simon:guitare,chant.

Art Garfunkel:chant.

Los Incas:instruments péruviens.

Joe Osborn:basse.

Larry Knechtel:piano.

Fred Carter Jr.:guitare.

Hal Blaine:batterie.

Pete Drake:pedal steel guitare,dobro.

Jimmy Haskell,Ernie Freeman:cordes.

DISCOGRAPHIE SOLO 70'S.

LP Studio 1 - 1973

 

Garfunkel angel clare 1

 

ART GARFUNKEL

ANGEL CLARE – 1973  5/5


 

Publié en septembre 1973.

Produit par Art Garfunkel,Roy Halee.

Durée:38:36.

Label:CBS.

Genre:soft rock,pop-rock.

 

Du grand Art.

 

Garfunkel, l’indissociable accolyte de Paul Simon dont il vient pourtant de se séparer, pour entamer, parallèlement à son engagement dans le cinéma (Catch 22, Carnal Knowledge…), une carrière musicale en solitaire, sort son meilleur LP en 1973 : Angel Clare.

Difficile de vivre dans l’ombre de Bridge Over Troubled Water… Les fans du duo mythique de la fin des années 60 pensent que, sans Simon, lassé des tournées et animé d’autres desseins musicaux, Art va rentrer dans le rang rapidement, même si la voix haute et douce du tandem à succès, inestimable don du ciel, est un bel argument pour convaincre les sceptiques et s’assurer des lendemains lucratifs.

Dès 1972, Art, qui a beaucoup arpenté le Vieux Continent pour étudier la musique classique, s’attelle à un projet de premier album solo, pour lequel il sollicite quelques références comme Randy Newman, Van Morrison et déjà et surtout, Jimmy Webb.

Perfectionniste en diable, Art passe beaucoup de temps à peaufiner et à boucler ce fameux Angel Clare, mémorable, luxuriant et certainement un des disques les plus puissants de cette année et du début des années septante.

Double réussite critique et commerciale, Angel Clare est si bien ficelé que plus personne ne doute de son aptitude à faire sans Paulo. Voix, instrumentation, arrangements, chansons… tout est beau, charmant, sensible et fleure bon le romantisme.

Dans ce contexte enchanteur pour lequel Jerry Garcia, Milt Holland, Larry Carlton, Michael Omartian, J.J. Cale, Jim Gordon, Jules Broussard, Carl Radle, Larry Knechtel (celui qui pianote sur Bridge Over Troubled Water) et même l’ami Paulo ont contribué discrètement, on fait silence et on ouvre encore plus grand ses sens. Trop beau. Le paradis sur terre (RAZOR©).

 

Face 1.

1. Travelling Boy.

2. Down In The Willow Garden.

3. I Shall Sing.

4. Old Man.

5. Feuilles-Oh/Do Space Men Pass Dead Souls On Their Way To The Moon ?

 

Face 2.

6. All I Know.

7. Mary Was An Only Child.

8. Woyaya.

9. Barbara Allen.

10. Another Lullaby.

 

Art Garfunkel:chant.

J.J. Cale,Larry Carlton,Fred Carter Jr,Louie Shelton,Dean Parks:guitare.

Jerry Garcia:guitare sur 2.

Paul Simon:guitare,chant sur 2.

Jules Broussard:saxophone sur 3.

Peter Matz,Ernie Freeman,Jimmie Haskell:cordes.

Jim Gordon,Hal Blaine:batterie.

Stuart Canin:violon.

Mark Friedman:recorder.

Milt Holland:percussions.

Larry Knechtel,Michael Omartian:claviers.

Jorge Milchberg:percussion, charango sur 7.

Dorothy Morrison,Sally Stevens,Jackie Ward Singers:choeurs.

Joe Osborn,Carl Radle:basse.

Jack Schroer:saxophone.

St Mary's Choir:choeurs sur 8.

Tommy Tedesco:bouzouki,mandoline.

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