Billy Joel.

BIOGRAPHIE.

BILLY JOEL/New York (État de New York – USA)

 

Billy joel intro

 

Né William Martin Joel, le 9 mai 1949 à New York.

Actif de 1964 à aujourd'hui.

Labels:Columbia,Family Productions,Famous Music,Sony Classical.

Genre:pop-rock,jazz,rhythm & blues,doo-wop.

Site officiel:www.billyjoel.com

Plus de 150 millions de disques et le reste...

Billy Joel n'y va pas avec le dos de la cuillère quand il évoque le succès qu'il rencontre toujours dans le cœur du public. Il n'a besoin de personne pour expliquer sa longévité et sa réussite et avance une théorie, un peu présomptueuse, sortie de sa bouche, mais pas fausse si on refait le film de son parcours, théorie selon laquelle il ne se trouve finalement pas si nul que ça, plutôt compétent, sait écrire, jouer, chanter juste et ce, même s'il n'aime pas sa voix.

C'est sa manière à lui de rendre la monnaie de la pièce à des critiques rock qui, de tout temps, n'ont jamais été tendres avec lui. Pour n'en citer qu'un, Ron Rosenbaum a, un jour, taxé l'auteur de Honesty de pire chanteur pop de tous les temps...

Billy joel 2 lost souls Billy Joel au sein de Lost Souls...

Billy joel the hassles...puis des Hassles.

Billy joel attilaPlus surprenant, le duo metal Attila...

Billy joel 1...avant de voler de ses propres ailes...

Billy joel the stranger lp...et de marquer les esprits (The Stranger)...

Billy joel honesty my lifeHonesty, un hit planétaire...

Billy joel walk of fame... pour une consécration internationale.

Même s'il a conscience que certaines de ses chansons n'atteignent pas des sommets d'écriture, il écrit et dit des choses simples, qui sont certainement les vrais arguments pour fidéliser son panel de fans.

Billy Joel peut néanmoins bomber le torse, pointer le doigt en direction du tableau d'affichage et avancer à ses détracteurs qu'il a vendu plus de 150 millions de disques.

Mais l'artiste a également figuré 22 fois dans le top 40, nominé 23 fois aux Grammy Awards depuis 1972 et levé 5 fois le trophée, intronisé au Panthéon des songwriters 1992, au Rock & Roll Hall Of Fame en 1999...

Billy Joel a même son étoile sur le Walk Of Fame d'Hollywood. Le new-yorkais est, qu'on le veuille ou pas, populaire, et un des artistes les plus aimés au monde. Un tel palmarès mérite respect.

A 14 ans sur le pont.

Petit-fils de Karl Amson Joel, marchand et fabricant juif-allemand dans le textile, fils d'Helmut Julius (Howard), pianiste accompli et de Rosalind (Nyman) Joel, Billy est né William Martin et dans le quartier italo-américain du Bronx, mais il grandit à Hicksville, banlieue de la classe moyenne de Long Island.

William Martin a 3 ans quand il commence l'apprentissage de la musique, poussé en cela par un paternel obsédé par la musique et par ailleurs très bon pianiste. Jugé talentueux, sa mère le met entre les mains d'un professeur de piano qui lui enseigne également la danse.

Étudier la musique et le piano suscite les moqueries et les provocations de ses camarades. Adolescent, il se met à fréquenter les salles de boxe pour pouvoir forger son corps et se défendre.

Il prend part au circuit amateur des Golden Gloves sur lequel il figure honorablement en gagnant quelques combats. Mais sa décision est déjà prise : il sera musicien. Il se donne corps et âme pour le piano et sacrifie ses études desquelles il ressortira sans diplôme.

Alors qu'il est toujours scolarisé, il occupe le soir un emploi dans un piano-bar pour venir en aide à sa mère, ses parents ayant divorcé et son père ayant déménagé en Autriche.

Nous sommes à l'époque où les Beatles pointent le bout de leur nez. Il est sur ses 14 ans quand il les voit dans le cadre du Ed Sullivan Show. C'est à ce moment précis qu'il envisage de faire du rock son métier.

Des Echoes à Attila.

Moins de deux semaines après avoir vu cette émission, il se retrouve au sein des Echoes (1964), groupe de Long Island, dont le répertoire est axé sur les reprises des groupes de la british invasion.

Les Echoes évoluent en Billy Joe And The Hydros, avant de devenir The Lost Souls, puis Lost Souls (1965). Billy Joel joue du piano, chante et compose déjà ses propres chansons.

Les Lost Souls deviennent une véritable attraction sur New York, y remportent quelques Battles Of Bands  régionales, se produisent à la célèbre New York World's Fair et décrochent une audition, puis un contrat chez Mercury Records qui, en contrepartie, exige de changer le nom de Lost Souls, déjà pris par des britanniques, en The Commandos.

Moins d'un an plus tard, après avoir enregistré deux singles insignifiants, le label les lâche. Les Lost Souls retrouvent alors leur identité. En 1965, Billy commence également à travailler en studio

Sur le circuit de Long Island, le Lost Souls croise souvent la route des Hassles. Les formations s'apprécient, au point de projeter n'en faire qu'une seule.

Ce sont les Hassles qui survivront à cette idée de réunification ; ils perdent quelques éléments d'un côté, mais récupèrent en retour le bassiste Howie Blauvelt (futur Ram Jam) et le claviériste Billy Joel (1967).

Cette nouvelle mouture des Hassles publient deux LP, un éponyme en 1967 et Hour Of The Wolf en 1969, qui ne touchent pas leur cible. Découragé, le groupe se dissout (1969).

Billy Joel et Jon Small forment alors le duo de heavy metal Attila, constitué d'un orgue et d'une batterie, les basses étant assurées par Billy depuis son clavier.

Un seul album témoigne de ce partenariat, l'éponyme Attila (juillet 1970) que d'aucuns dans la presse musicale qualifient de pire disque de rock de toute l'histoire de la musique.

Attila se sépare en 71 au motif que Billy fréquente d'un peu trop près la copine de Small. Pour l'anecdote, Billy en profite pour partir avec elle, non sans avoir mangé au passage un coup de poing de son ancien partenaire.

Des débuts en solo plombés.

Après un court séjour en milieu psychiatrique pour avoir fait une tentative de suicide (il a absorbé du vernis pour meuble), Billy se remobilise et décide que son avenir passera désormais par l'écriture pour les autres et pour son propre compte.

Il signe avec un label angelin, Artie Ripp's Family Productions, et s'installe à Los Angeles pour se consacrer à la réalisation de son premier opus : Cold Spring Harbor (novembre 1971).

Comble de malchance, celui-ci est édité avec une erreur dans le mastering (il sera remixé et corrigé en 1983, sans l'accord de son auteur), les chansons défilant un peu trop rapidement et provoquant la déformation de la voix de Billy.

La facture est lourde pour l'artiste qui, hélas, a un peu trop vite cédé ses droits de publication, d'auteur et ses redevances à son producteur et manager, et ce, pour une durée de 15 ans.

Captain Jack et Piano Man pour se refaire la cerise.

Mais la chance va enfin sourire à Billy Joel avec le titre anti-drogue Captain Jack que Billy Joel interprète lors d'un concert au Sigma Sound Studios de Philadelphie, retransmis sur la radio FM WMMR (15 avril 1972).

Le standard explose et la prestation éveille l'attention de quelques labels. Atlantic est tout prêt d'enlever la mise, mais c'est finalement CBS, par la voie de Clive Davis et après des tractations avec Ripp Productions, qui signe le musicien (printemps 1973). Il y restera toujours.

Fin 1973, Billy Joel sort son premier LP pour Columbia Records. Piano Man va permettre au new-yorkais de franchir un cap prépondérant dans sa carrière. Piano Man touche des audiences planétaires et fait de son auteur une pop star internationale.

L'album pointe au 27ème rang du Billboard au printemps 1974, tandis que la chanson-titre culmine à la 25ème place des charts. Une tournée de promotion précède la publication, à la fin de la même année 74 (11 octobre), de son deuxième LP pour CBS et de son 3ème personnel.

Billy joel portrait

" J'ai toujours considéré Phil Ramone comme le type le plus talentueux de mon groupe. Une grande partie de ma musique a été façonnée par lui et réalisée par lui. Il était mon ami et mon plus grand mentor. " (Billy Joel)

Premiers accrocs puis The Stranger.

Streetlife Serenade, pourtant excellent, ne jouit pas de la même réception que son prédécesseur, mais fait un bon score au Billboard (N°35 début 75). Billy Joel, constamment sur les routes, a peu de temps à consacrer à l'écriture (d'où les deux instrumentaux) et une pression terrible du label pour accoucher d'un album rapidement.

Il réalise donc un disque transitoire et irrégulier qui marque les premiers accrochages entre Joel et la critique, entre Joel et l'industrie du disque (The Entertainer est une satire du milieu de la musique).

Le fait de revenir dans sa ville natale et de s'éloigner de la décadence hollywoodienne redonne du baume au cœur de l'artiste. Il s'en inspire pour construire son quatrième album studio, Turnstiles (mai 1976), quasi parfait et qui assoit un peu plus sa notoriété internationale.

En 35 minutes, Billy Joel, au sommet de son art, entre dans le cercle fermé des grands songwriters. Bien que crucial dans sa carrière, Turnstiles n'imprime pas dans les charts où on le retrouve à une décevante 126ème place. Qu'importe, Turnstiles prépare les grands best-sellers à venir. C'est déjà ça.

Premier LP qu'il produit lui-même, Turnstiles réunit aussi des musiciens choisis par ses soins : Liberty DeVitto (batteur), Doug Stegmeyer (bassiste), Richie Cannata (saxophoniste) qui resteront fidèles très longtemps.

Premier de la liste des LP à succès de Billy Joel, The Stranger sort en septembre 1977. Il fait un tabac dans les bacs et fait énormément pour l'aura planétaire de l'artiste.

N° 2 du Billboard quelques semaines après sa parution (février 78), il brille par son lot de chansons jugé bien meilleur par la critique et ressenti comme tel par les fans pour lesquels il demeure ce que l'artiste a fait de mieux.

Certaines d'entre elles, comme Just The Way You Are (N°3), chanson de l'année et disque de l'année 79, Movin' Out (N°40), Only The Good Die Young (N°24) et She's Always A Woman (N°17) squattent les charts avec bonheur.

Pluie de récompenses.

The Stranger abrite quelques-uns des plus beaux titres de Billy Joel. Il est un disque majeur du catalogue et historiquement très important pour Billy et Phil Ramone, producteur de la période dorée de Joel (le Pape de la pop est derrière les 7 LP de la période dit faste, entre The Stranger et The Bridge, publié en 1986).

Suit 52nd Street (12 octobre 1978), vendu à plus de 2 millions d'exemplaires dans le mois suivant sa sortie, huit semaines en tête du Billboard 200, Grammy de l'album de l'année 80 et de la meilleure performance vocale pop. Il fait aussi bien et prolonge le succès entretenu par l'album précédent.

Cerise sur le gâteau, les singles My Life (N°3), Big Shot (N°14) et Honesty (N°24) contribuent à installer le pianiste sur le devant de la scène, malgré les réactions mitigées de la presse rock dont certains critiques tirent aveuglément à boulets rouges sur lui.

Glass Houses (mars 80) est le 7ème pli du catalogue. N° 1 du Billboard, 7 millions de copies écoulées, il permet à Billy Joel de décrocher le Grammy de la meilleure performance vocale pop masculine.

Respect.

Solide concentré de pop-rock conçu pour résister aux vagues punk et new wave, Glass Houses marque la tentative de Billy Joel de se détacher de son image de soft rocker en durcissant et en accélérant certains titres.

Il le fait toutefois du bout des doigts et de manière inégale (entre la face 1 et la 2), ce qui lui vaut encore les quolibets des professionnels. You May Be Right (7), It's Still Rock 'N' Roll To Me (1), Don't Ask Me Why (19), Sometimes A Fantasy (36) s'invitent une fois de plus dans les charts.

Durant les années 80 et jusqu'à ce qu'il ne ralentisse ses enregistrements en studio après Rivers Of Dreams (1993), le succès professionnel de Piano Man ne s'est jamais démenti. Il s'accorde une pause en 1996 pour assurer des conférences sur des campus et donner une importance plus marquée à la musique classique.

Pas de quoi pour autant mettre à mal son succès auprès de son fidèle public puisqu'à l'amorce du nouveau millénaire, Billy Joel a déjà vendu plus de 100 millions de disques. Dans la foulée, il est intronisé au Rock And Roll Hall Of Fame par son idole Ray Charles. Tout ça sans s'être véritablement mis les critiques dans la poche... Respect (RAZOR©2019).

DISCOGRAPHIE 70'S.

LP Studio 5 - 1977

 

Billy joel the stranger lp

 

BILLY JOEL

THE STRANGER – 1977  4,5/5

Publié le 27 septembre 1977.

Produit par Phil Ramone.

Durée:42:13.

Label:CBS.

Genre:pop-rock.

Fait l'unanimité.

Même s'il est un album encore artisanal et inégal, Piano man, en 1973, a mis l'artiste sur les bons rails. Les promesses suscitées par ce premier album pour Columbia ne portent pas leurs fruits et l'album qui suit, Streetlife Serenade (1974) freine un peu l'élan de Billy Joel.

Il reprend toutefois le cours favorable des événements en publiant un savoureux et éclectique Turnstiles en 1976. La raison de cette reprise en main tient vraisemblablement en son déménagement de Los Angeles où il avait tendance à s'embourgeoiser, pour New York, sa ville. Celle où il est né et à fait toutes ses armes.

Ces changements de vie, de producteur et de style préparent aux excellentes œuvres à venir, à savoir The Stranger (1977), 52nd Street (1978) et, deux ans après à Glass Houses.

The Stranger, cinquième levée discographique, est un des plus grands succès commerciaux de Joel mais également un disque cohérent et abouti artistiquement parlant. En ce sens, la présence aux manettes de Phil Ramone, le producteur historique de Billy Joel, donne un autre sens au travail de Joel qui, ici, est articulé autour d'une écriture bien meilleure que tout ce qui précède. Les critiques ont vu cette transformation d'un bon œil. L'exploit n'est pas peu mince quand on sait qu'entre Billy Joel et la presse musicale, ça n'a jamais été l'amour fou.

La patte de Ramone, revenu à plus de simplicité dans les arrangements, allié à l'écriture de Joel, donne le sentiment d'un album-concept. Qui plus est, le new-yorkais insiste pour que son groupe, nouvellement créé, soit également de la partie. Il ne fera pas sans cette énergie collective. Ramone comprend ce qu'il lui reste à faire pour tirer profit de tous ces éléments.

Sa récente collaboration avec Paul Simon s'étant traduite par un succès, il surfe sur cette vague porteuse pour amener aussi Joel au sommet. Le succès de The Stranger est aussi le sien. Cela amènera le duo à reproduire avec infiniment de réussite leur partenariat jusqu'en 1986 et l'album The Bridge.

Bien accueilli par les critiques, il l'est aussi dans les bacs puisque The Stranger (2 grammy awards) passe six semaines au deuxième rang des charts et génère 4 singles d'envergure internationale : Just The Way You Are (N°3), Movin' Out (Anthony's Song) et She's Always A Woman ', toutes deux N°17 ainsi que Only The Good Die Young (N°24). Tous ces arguments sont de The Stranger un incontournable du catalogue de Billy Joel (RAZOR©).

 

1. Movin' Out (Anthony's Song).

2. The Stranger.

3. Just The Way You Are.

4. Scenes From An Italian Restaurant.

5. Vienna.

6. Only The Good Die Young.

7. She's Always, A Woman.

8. Get It Right The First Time.

9. Everybody Has A Dream/The Stranger (Reprise).

 

Billy Joel:chant,piano acoustique,claviers,synthétiseurs.

Hiram Bullock:guitare électrique.

Doug Stegmeyer:basse.

Liberty DeVitto:batterie.

Steve Kahn:guitare 6 cordes,guitare 12 cordes,guitare rythmique acoustique.

Richie Cannata:orgue,saxophone ténor,saxophone soprano,clarinette,flûte,tuba.

Dominic Cortese:accordéon sur 4/5.

Richard Tee:orgue sur 9.

Hugh McCracken:guitare acoustique sur 3/7/4/8/9.

Steve Burgh:guitare acoustique sur 3/7,guitare électrique sur 4.

Ralph McDonald:percussion sur 2/3/8/9.

Phil Woods:saxophone alto sur 3.

Patti Austin,Lani Groves,Gwen Guthrie,Phoebe Snow:choeurs.

Patrick Williams:orchestration.

1 vote. Moyenne 5.00 sur 5.