Carole King.

BIOGRAPHIE.

 

CAROLE KING/Manhattan (New York)

 

Carole king

Carole King (Photo Rolling Stone.com).

 

Années actives:1958 à aujourd'hui.

Labels:Rockingale/Ode/Epic/CBS/Priority/EMI.

Genre:pop,pop-rock,soft rock,folk rock,blue eyed soul,easy listening.

Site officiel:caroleking.com

 

Un demi siècle de succès.

Avec plus de 400 de ses chansons reprises par plus de 1000 artistes, la native de Brooklyn, Carole Klein, alias Carole King est certainement un des 2/3 exemples les plus probants de la réussite féminine dans l’histoire de la musique pop-rock. A 72 ans, l’auteur de Tapestry, son chef d’œuvre de 1971 resté 302 semaines dans le Billboard 200, dont 15 semaines de rang à la première place, affiche une carrière exceptionnelle de plus d’un demi siècle.

Carole king 3

Carole king 2Reprise par plus d'un millier d'artistes.

Gerry, indissociable de Carole.

Malheureusement, 2014 est, pour elle, une année noire dans la mesure où Carole vient, en juin dernier, de subir la perte de celui qui fut son mari entre 1959 et 1967 et son incontournable parolier responsable de bon nombre de succès populaires du vingtième siècle, à savoir Gerry Goffin.

Il était indissociable de la carrière de Carole King. On retiendra de leur collaboration unique les compositions à succès comme Take Good Care Of My Baby (Bobby Vee/1961), The Loco-Motion, monumental hit de 1962 repris à son compte par Kylie Minogue dans les années 80, One Fine Day (The Chiffons/1963), Pleasant Valley Sunday pour les Monkees (1967), Up On The Roof (The Drifters/1962), Chains dont les Beatles ont fait une couverture très appréciée en 1963, (You Make Me Feel) A Natural Woman qu’Aretha Franklin a porté jusqu’à la huitième place des hits en 1967, He Hit Me (and It Felt Like  A Kiss) enregistré par The Crystals en 1962 ou Will You Love Me Tomorrow, le premier tube des Shirelles (1961).

Femme et artiste respectée.

Carole King a donc été très active dans les années 60, très populaire dans les années 70 ; elle est aujourd’hui une femme et artiste respectées par ses congénères du milieu et ses proches. Passée d’abord par The City, groupe dans lequel elle côtoie le grand Danny Kortchmar, la pianiste Carole King privilégie toutefois un parcours solo qui débute avec Writer (1970) chez Ode Records alors nouvellement distribué par CBS.

Elle y installe son propre style et réalise une remarquable entame de carrière que Tapestry (1971) confirme au-delà de toutes les prévisions. Tapestry figure au vingt et unième rang des meilleurs disques de tous les temps dans la catégorie femmes du rock.

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"Gerry avait la capacité d'entrer dans la tête d'une femme et de dire les choses qu'une femme pensait."(Carole King)

100.000 personnes dans Central Park.

Mise sur une voie royale, elle enchaîne les bons albums et des titres qui achèvent de la populariser auprès du public et de ses pairs lesquels reprennent bon nombre de ses titres. Pour preuve, Carole King attire  100.000 personnes dans Central Park pour un concert gratuit en 1973. Dans la foulée de Tapestry et pour le compte des années 70, elle signe 10 autres LP : Music (1971), Rhymes And Seasons (1972), Fantasy (1973), Wrap Around Joy et Jazzman en 1974, Really Rosie (1975), Thoroughbred (1976), Simple Things (1977), Welcome Home (1978), dans lequel elle rend hommage à son troisième mari, Rick Evers, décédé d’une overdose, et Touch The Sky en 1979.

Break, militantisme et Grammy Awards.

La dame de Manhattan s’accorde un break en 1983 pour se consacrer au militantisme écolo.  City Streets (1989) marque son retour discographique. En 2011, elle réalise son dix-septième album studio, A Holiday Carole, son premier depuis Love Makes The World de 2001. Au début de cette année, Carole King a été nommée aux Grammy Awards 2014 après l’avoir déjà été en 1971 poursa chanson You’ve Got A Friend portée au pinacle par son pote de toujours, James Taylor. 43 ans séparent les deux événements, signe que Carole King est toujours aussi présente dans le cœur des fans de pop-rock (RAZOR©).

DISCOGRAPHIE 70'S.

LP Studio 1 - 1970

 

Caroleking writer1970 front

 

CAROLE KING

WRITER – 1970  4/5

 

Publié en mai 1970.

Produit par John Fischbach.

Durée:44 11.

Label:Ode/Epic.

 

King fait le grand saut.

 

Le rock a parfois tendance à faire preuve de machisme, passant souvent sous silence que les femmes aussi ont eu leur mot à dire dans l’édification de son histoire. Janis Joplin, Patti Smith, Emmylou Harris, Joan Baez, Joni Mitchell (pardon pour toutes les autres)… le rock foisonne d’exemples de femmes ayant laissé une empreinte indélébile à la musique qui nous réunit.

Et Carole King, née Klein, ça vous parle ? Aussi talentueuse pianiste que chanteuse, auteur et compositeur prolifique et douée, Carole King, extraordinaire hitmaker, signe pour les autres des titres à succès. Les Monkees, les Drifters, les Cookies, les Crystals, James Taylor et, nec plus ultra, Aretha Franklin ont tous et toutes brillé sous sa plume.

Ses réussites commerciales n’ont toutefois jamais porté atteinte, ni été un frein, à la qualité artistique de l’ensemble de sa carrière. Entre mars et avril 1970, c’est pour son propre compte qu’elle met toute son énergie, son feeling et son intelligence dans un premier album.

Writer, délaissé à sa publication, ne fait pas grand bruit jusqu’à ce que la publication du majestueux Tapestry (1971) ne braque les feux de l’actualité sur lui et que l’on s’intéresse enfin à son travail, elle qui compose déjà depuis presque 10 ans.

Writer lui permet, dans un premier temps,  d’explorer et d’expérimenter pour établir ce qui sera son futur style.  Artistiquement considérée, King se cherche encore à ce moment de faire le grand saut pour sa pomme.

Writer, soft rock, est un excellent début pour le compositeur qu’elle est. Il  ne révolutionne pas le genre, ni n’est particulièrement novateur. Il est seulement sincère et profond s’appuyant sur les choses les plus simples que la vie peut apporter. Chaque banderille plantée par la belle Carole touche et captive. Son toucher de piano caressant vient en soutien d’une voix délicieuse qui s’exprimera mieux encore sur Tapestry, pour le résultat que l’on sait.

Je ne me permettrais, en aucun cas, de désolidariser un titre de cette excellente première prestation en solo. Tout se sirote en prenant tout son temps. Et cela, au nom du respect que l’on vous doit, Madame King. Vous avez votre place réservée dans les loges VIP du rock, Madame (RAZOR©).

 

1. Spaceship Races.

2. No Easy Way Down.

3. Child of Mine.

4. Goin' Back.

5. To Love.

6. What Have You Got to Lose.

7. Eventually.

8. Raspberry Jam.

9. Can't You Be Real.

10. I Can't Hear You No More.

11. Sweet Sweetheart.

12. Up on the Roof.

 

Carole King:piano,chant,arrangements.

Ralph Schuckett:orgue.

John Fischbach:synthétiseur Moog.

James Taylor:guitare acoustique,choeurs.

Daniel Kortchmar:guitare acoustique,guitare électrique,congas.

Charles Larkey:basse.

Joel O'Brien:batterie,percussions,effets.

Abigale Haness,Delores Hall:choeurs.

LP Studio 2 - 1971

 

Carolekingtapestry

 

CAROLE KING

TAPESTRY - 1971  5/5

 

Publié le 10 février 1971.

Produit par Lou Adler.

Durée:44:31.

Label:Ode.

 

Carole tisse sa toile.

 

Assise près d’une fenêtre, à contre-jour, la lumière extérieure nimbant son  doux visage, vêtu d’un chandail et portant jeans, pieds nus, son chat attiré par l’objectif, à ses côtés, ses mains enserrant une tapisserie, Carole King incarne la sérénité, la douceur de vivre. L’image est chaleureuse. On entre dans son journal intime.

Le deuxième flacon de Carole King, Tapestry (écouter l'album ici), publié en 1971, annonce un jus  d’une infinie beauté, d’un exquis  raffinement, d’une sincère émotion. Parfum intemporel, il se révèle dans le sillage d’une femme exceptionnelle qui enfile les notes, par amour de la musique, comme elle enfile les perles dans Tapestry, douze compositions irrésistibles.

L’ivresse de son jus enivrant fait chavirer les foules et affole les tabloïds : Tapestry, pendant six ans, demeure au sommet de la gloire et écoule des millions d’exemplaires sur le marché planétaire.

La Dame est une muse pour la profession : Carly Simon, James Taylor, Jackson Browne, Joni Mitchell, les Beatles ont tous succombé à son charme musical. Elle est recommandée en hauts lieux pour ses aptitudes à faire une pop fraîche, colorée, à l’accent folk et aux notes Rhythm & Blues.

La Dame distille de l’émotion, de la joie, de la tristesse, de la douleur, de l’espérance, du renoncement…  Sa voix ensorcèle, son jeu de piano envoûte, ses mélodies captivent. Elle tisse sa toile comme sa tapisserie : fil après fil, doucement, paisiblement, sans générer d’impatience.

La Dame de Brooklyn n’a rien à envier aux sommités du genre, elle est leur égale, dans la simplicité, dans le succès. Parmi le lot des productions de 1971, Carole King place au sommet de la pyramide ce qui constitue le chef d’œuvre de sa vie artistique, une réussite discographique et expressive qui influencera une palanquée d’artistes, et non des moindres, et la positionnera, pour l’éternité, parmi les très respectables auteurs-compositeurs de ce temps d’alors.

Produit dans un souci de préserver cette chaleur et cette sincérité, de ne pas dénaturer les originaux, Tapestry s’écoule dans un inoubliable et délicieux goutte-à-goutte. Près de quatre décennies après sa création, le lumineux Tapestry trône toujours en bonne place sur l’étagère, au rayon des nectars. Carole King a eu du nez (RAZOR©).

 

1. I Feel the Earth Move.

2. So Far Away.

3. It's Too Late.

4. Home Again.

5. Beautiful.

6. Way Over Yonder.

7. You've Got a Friend.

8. Where You Lead.

9. Will You Love Me Tomorrow?.

10. Smackwater Jack.

11. Tapestry.

12. (You Make Me Feel Like) A Natural Woman.

 

Carole King:piano,claviers,chant,choeurs.

Curtis Amy:flûte,saxophones.

Steve Barzyk:batterie.

David Campbell:cello,viola.

Merry Clayton,Joni Mitchell,Julia Tillman:choeurs.

Terry King:cello,saxophone ténor.

Danny "Kootch" Kortchmar:guitare acoustique,conga,guitare électrique,chant.

Russ Kunkel,Joel O’Brien:batterie.

Charles Larkey:basse électrique.

Ralph Schuckett:piano électrique.

Barry Socher:violon,viola, saxophone ténor.

Perry Steinberg:basse,violon,saxophone tenor.

The Mitchell-Taylor Boy and Girl Choir (Joni Mitchell and James Taylor):choeurs.

James Taylor:guitare acoustique.

LP Studio 3 - 1971

 

Carolekingmusic

 

CAROLE KING

MUSIC – 1971  4/5

 

Publié en décembre 1971.

Produit par Lou Adler.

Durée:40 :00.

Label:Ode/A&M Records.

 

A trop longtemps fait tapisserie.

 

Etre sorti dans la foulée de l’extraordinaire Tapestry, n’aura finalement pas beaucoup rendu service à Music, le troisième LP de Carole King (1971). Quelque peu étouffé par le succès de son prédécesseur prestigieux, Music est publié quelques petits mois après, alors que Tapestry caracole dans les charts et truste les lauriers (1971). Cela n’empêche en rien Music de s’écouler à quatre millions d’exemplaires à sa parution.  

Particulièrement prolifique, Carole King repart sur les mêmes bases que Tapestry, dont il est finalement très voisin, en termes de niveau musical et lyrique. Tapestry a toutefois ce petit plus qui rendent les œuvres intemporelles et vous propulsent à l’avant-garde du rock pour l’éternité.

Dans Music, les originaux de la belle new-yorkaise sont, une fois encore, bien traités et émouvants, la musique est chaude, la voix envoûtante, les mélodies sont fortes, son piano est toujours aussi agréable et précis sous ses doigts.

Carole King y est inspirée et en forme. Some Kind Of Wonderful (bel apport de James Taylor et de sa guitare), l’appel à la paix Brother Brother, un délicat Surely, It’s Going To Take Some Time, Sweet seasons, Song Of Long Ago sont de bien belles pièces que Tapestry n’aurait pas reniées. Le contenu a donc de la valeur. N’est pas certifié or et platine qui veut.

Eclipsé par son illustre aîné, Music a trop longtemps souffert d’avoir été oublié, d’avoir fait…  tapisserie dans le catalogue de King.  L’heure est venue d’en finir une fois pour toutes avec ces injustices et de lui accorder une grande attention (RAZOR©).

 

1. Brother, Brother.

2. It's Going to Take Some Time.

3. Sweet Seasons.

4. Some Kind of Wonderful.

5. Surely.

6. Carry Your Load.

7. Music.

8. Song of Long Ago.

9. Brighter.

10. Growing Away from Me.

11. Too Much Rain.

12. Back to California.

 

Carole King:piano,piano électrique,céleste,chant.

Ralph Schuckett:orgue,piano électrique,céleste.

Danny "Kootch" Kortchmar:guitare acoustique,guitare électrique,choeurs.

James Taylor:guitare acoustique,choeurs.

Charles Larkey:guitare électrique,guitare acoustique,basse.

Joel O'Brien,Russ Kunkel:batterie.

Bobbye Hall:congas,bongos,tambourin.

Teresa Calderon:congas.

Curtis Amy:saxophone ténor,flûte électrique.

Oscar Brashear:cor.

William Green,William Collette,Ernest Watts,Plas Johnson,Mike Altschuld:instrument à vent,flûte,saxophone.

Abigale Haness,Merry Clayton:choeurs.

LP Studio 4 - 1972

 

Carolekingrhymereasons

 

CAROLE KING

RHYMES & REASONS - 1972  3,5/5

 

Publié en octobre 1972.

Produit par Lou Adler.

Durée:35:42.

Label:Ode/A&M.

 

Séduisant mais pas grandiose.

 

Simple, mélodique, séduisant, mais sans réelle surprise, voilà en quoi se résume le quatrième album de Carole King en deux ans, Rhymes & Seasons (1972). La songwriter new-yorkaise est un peu moins inspirée. On le serait à moins vu son rythme infernal et la fertilité de ses récents travaux.

Si ces nouvelles compositions, coécrites avec Toni Stern, ne lui ouvrent pas les portes du succès, l’album n’en demeure pas moins un opus très respectable, largement au-dessus de la moyenne.

Come Down Easy, Been To Canaan, Feeling Sad Tonight, Bitter With The Sweet, The First Day In August ont ce petit supplément d’âme, et se démarquent du lot. L’écriture n’est peut-être pas à son meilleur niveau ici, la voix si.

Rhymes & Reasons conserve suffisamment d’arguments en sa faveur que je n’ai pas la moindre envie de vous envoyer faire un tour ailleurs. Des artistes auraient pleuré pour pondre un truc comme ça et des artistes en sont encore à tourner en rond dans leur bureau pour faire aussi bien. Et quand ça fait du bien, ça se consomme sans se poser trop de questions. Surtout un soir de blues. Mais bon, faut le savoir, ce disque est en deçà de ce que nous a proposé jusque maintenant Carole King. (RAZOR©)

 

1. Come Down Easy.

2. My My She Cries.

3. Peace in the Valley.

4. Feeling Sad Tonight.

5. The First Day in August.

6. Bitter with the Sweet.

7. Goodbye Don't Mean I'm Gone.

8. Stand Behind Me.

9. Gotta Get Through Another Day.

10. I Think I Can Hear You.

11. Ferguson Road.

12. Been to Canaan.

 

Carole King:chant,piano,clavinet.

Charles Larkey:basse.

Harvey Mason:batterie,vibraphone.

Bobbye Hall:tambourin,shaker,cloches,bongo.

DanyKortchmar,David T. Walker:guitare électrique.

Red Rhodes:steel guitare.

Harry "Sweets" Edison,Robert "Bobby" Bryant:cor,trompette.

George Bohanon:trombone.

Ernie Watts:flûte.

David Campbell,Carole S. Mukogawa:alto.

Terry King,Nathaniel Rosen:cello.

Barry Socher,Eliot Chapo,Marcy E. Dicterow,Gorden H. Marron,Sheldon Sanov,Polly Sweeney:violon.

LP Studio 5 - 1973

 

Carole king fantasy 2

 

CAROLE KING

FANTASY - 1973  4,5/5

 

Publié en 1973.

Produit par Lou Adler.

Durée :40:33.

Label:Ode/A&M.

 

Belle prise de risques.

 

On peut légitimement ressortir la boite à superlatifs pour ce disque de 1973 que King a écrit, mais seule pour l’occasion. Sorte d’album concept, il délaisse l’introspection propre à Tapestry, toujours dans les charts au moment où sort Fantasy, en 1973, pour visiter un univers musical différent, mais plus gai, marqué par les cuivres, les cordes, un côté latino et un style funky.

Plus osé, plus expérimental, c’est l’imaginaire qui prime dans Fantasy. Carole King a assez prouvé à la corporation et au public qu’elle peut se permettre, à ce stade de sa carrière, de sortir des sentiers battus. Osons la vulgarité, même devant une grande dame : cette femme a des couilles d’expérimenter, de se lancer dans un projet, qui ne peut que lui revenir en pleine figure, si elle se rate.

Certes, elle ne réussit pas tout ce qu’elle entreprend dans ce Fantasy, mais une bonne partie de son répertoire de 13 titres fait la nique aux sempiternels détracteurs, parce que ça marche. Pas systématiquement et pas tout, mais ça marche.

Sur le plan des prises de risque abouties, You’ve Been Around Too Long, That’s How Things Go Down, Being At War With Each Other, le latino Corrazon, Believe In Humanity, Haywood, You Light Up My Life et l’ambitieux Welfare Symphony sont des pistes novatrices et gagnantes. C’est ce que je retiens de ce disque superbe qui, à mon sens, est une autre œuvre majeure de cette artiste (RAZOR©).

 

1. Fantasy Beginning.

2. You've Been Around Too Long.

3. Being at War With Each Other.

4. Directions.

5. That's How Things Go Down.

6. Weekdays.

7. Haywood.

8. A Quiet Place to Live.

9. Welfare Symphony.

10. You Light Up My Life.

11. Corazón.

12. Believe in Humanity.

13. Fantasy End.

 

Carole King:guitare,piano,chant.

Danny Kortchmar:guitare,choeurs.

David T. Walker:guitare.

Charles Larkey,Susan Ranney:basse.

Harvey Mason, Sr:batterie.

Bobbye Hall:percussions.

Eddie Kendricks:choeurs.

Tom Scott,Curtis Amy,Ernie Watts,Mike Altschul:saxophone

Chuck Findley,Ollie Mitchell,Al Aarons:trompette.

Charles Loper,GeorgeBohannon,Richard Hyde:trombone.

Ken Yerke,Barry Socher,Sheldon Sanov,Haim Shtrum,Kathleen Lenski,Miwako Watanabe,Glen Dicterow,Polly Sweeney,Robert Lipsett,Gordon Marron Strings:violon.

Denyse Buffum,David Campbell,Alan DeVeritch,Ronald Folsom:alto.

Jeffrey Solow,Judith Perett:cello.

LP Studio 6 - 1974

 

Carole king wrap around joy

 

CAROLE KING

WRAP AROUND JOY – 1974  3,5/5

 

Publié en septembre 1974.

Produit par Lou Adler.

Durée:42:15.

Label:Ode/A&M Records.

Genre :pop-rock,pop,soft-rock.

 

Cousu d’or et contesté.

 

En septembre 1974, quand Wrap Around Joy (en écoute intégrale ici) est publié, le public en est encore à critiquer Fantasy, pourtant excellent de par sa gaieté mais expérimental et culotté de par son côté funky et latino.

Dans le contexte de forte concurrence féminine (Joni Mitchell, Carly Simon, Linda Ronstadt) et alors qu’à ce stade de sa carrière, elle n’a plus rien à démontrer, Carole King se crache dans les mains, retrousse ses manches et réplique avec ce nouvel album, plus orienté pop-rock. La Dame de Brooklyn ne veut pas qu’on lui vole la vedette. Wrap Around Joy a pour dessein de maintenir la gente féminine à distance et la matière qu’elle déploie pour y parvenir n’est pas loin de toucher son but.

Les mélodies sont souvent accrocheuses, globalement variées, parfois très belles. Sa voix est toujours plus resplendissante. Nightingale, Jazzman, My Lovin’ Eyes, Change Of Mind Change Of Heart, The Best Is Yet To Come, We Are All In This Together, rappellent la King de ses débuts.

L’objectif n’est malheureusement que partiellement bouclé car Wrap Around Joy ne véhicule pas que des titres de cette classe. Ce qui tempère mon enthousiasme né surtout de l’écoute de la première partie de l’album.

Le lot restant est modeste et pénalisant pour adhérer à une note supplémentaire. Il n’incite pas non plus à suggérer cet album de Carole King, comme point de départ pour découvrir sa discographie. Par contre, s’il a été certifié d’or, c’est qu’il a les qualités pour. Conclusion, vous n’êtes pas obligés de suivre mon avis, ce en quoi je ne vous en tiendrais aucunement rigueur (RAZOR©).

 

1. Nightingale.

2. Change of Mind, Change of Heart.

3. Jazzman.

4. You Go Your Way, I'll Go Mine.

5. You're Something New.

6. We Are All in This Together.

7. Wrap Around Joy.

8. You Gentle Me.

9. My Lovin' Eyes.

10. Sweet Adonis.

11. A Night This Side of Dying.

12. The Best Is Yet to Come.

 

Carole King:synthétiseur,guitare,piano,chant.

Tom Scott,Jim Horn:saxophone.

Susan Ranney,Richard Feves,Charles Lakey:basse.

Louise Goffin, Sherry Goffin,Abigale Haness:choeurs.

Mike Altschul,Gene Coe,Ernie Watts,Dick Clyde,Fred Jackson Jr:cuivres.

George Bohannon,Richard Hyde:trombone.

Mari Tsumura,Thomas Buffum,Maurice Dicterow,Gordon Marron Strings,Jay Rosen,Sheldon Sanov,Haim Shtrum,Lya Stern,Polly Sweeney,Richard Kaufman,Bobby Dobow:violon

Denyse Buffum,David Campbell,Dan Neufeld,Paul Polivinick:viola

Chuck Findley:trompette.

Frederick Seykora,Jeff Solow,Nina Deveritch,Gottfried Hoogeveen:cello.

Danny "Kootch" Kortchmar:guitare,chant.

Andy Newmark:batterie.

Dean Parks:guitare.

LP Studio 7 - 1975

 

Carole king reallyrosie

 

CAROLE KING

REALLY ROSIE – 1975  5/5

 

Publié en février 1975.

Produit par Lou Adler, Sheldon Riss.

Durée:33:24.

Label :Ode/Epic.

Gendre:enfants,soft rock.

 

De 7 à 77 ans.

 

Même quand sa musique s’adresse à une clientèle de mini kids, Carole King, respectueuse de son public, rend une copie immaculée comme c'est le cas de Really Rosie (en écoute intégrale ici). Elle s’octroie un break, en cette année 1975, pour se consacrer complètement à un spectacle pour enfants. Pour les besoins d’une adaptation télévisée diffusée sur CBS en février 1975 et animée de l’œuvre de Maurice Sendak, new-yorkais comme elle, et auteur-illustrateur de livres pour enfants, Carole King écrit les chansons de ce show.

Pourtant réservé à une classe biberon, Really Rosie (1975) séduit tant les parents que leur progéniture. Puéril et amusant, cet album intelligent, qui fonctionne comme un vrai opus de Carole King, est familial et suscite encore beaucoup de plaisir aujourd’hui. Les chansons développent l’art d’apprendre aux enfants, de manière ludique, l’alphabet, le comptage, le calendrier, ou racontent de bien jolies histoires.

Really Rosie est un pur joyau ; on y retrouve des titres comptant parmi les meilleurs de l’artiste. Son tour de force est d’avoir également réussi à captiver les grands, en transformant de simples airs enfantins en chansons véritablement accrocheuses L’auteur-compositeur Carole King  n’a pas sous-estimé ceux  pour qui et ce pour quoi, Sendak l’a sollicitée. C’est la marque d’une très grande pro.

Les faits saillants : Really Rosie, One Was Johnny, l’excellent Chicken Soup With Rice, Such Sufferin’, My Simple Humble Neighborhood, le croustillant Alligators All Around, la chanson qui décortique l’alphabet (RAZOR©).

 

1. Really Rosie.

2. One Was Johnny.

3. Alligators All Around.

4. Pierre.

5. Screaming and Yelling.

6. The Ballad of Chicken Soup.

7. Chicken Soup with Rice.

8. Avenue P.

9. My Simple Humble Neighborhood.

10. The Awful Truth.

11. Such Sufferin’.

12. Really Rosie (Reprise).

 

Carole King:chant,guitare,piano,synthétiseur.

Andy Newmark:batterie.

Sherry Goffin,Louise Goffin:chant.

LP Studio 8 - 1976

 

Carole king thoroughbred

 

CAROLE KING

THOROUGHBRED – 1976  4/5

 

Publié en janvier 1976.

Produit par Lou Adler.

Durée:33:11.

Label:Ode/A&M Records.

Genre:pop,soft-rock.

 

Avec Goffin, tout va bien.

 

Après l’interlude ludique constitué par le magistral album pour enfants (et parents) Really Rosie, Carole King retourne à des affaires plus personnelles : Thoroughbred (en écoute intégrale ici), huitième album en six ans.

Abstraction faite de Really Rosie, la new yorkaise avait laissé les fans sur leur faim avec un mitigé Wrap  Around Joy en 1974. C’est en compagnie de son premier époux, Gerry Goffin, que Carole  plonge dans la réalisation de ce nouvel album publié en 1976. Et la sauce, comme par enchantement, prend.

La collaboration apporte un regain de fiabilité, au point que Thoroughbred est vu par les critiques spécialisés comme le meilleur LP depuis Tapestry. Je n’irai pas jusqu’à les suivre dans leur appréciation ; j’avoue toutefois que le résultat (carrément pop) s’en approche.

Si Tapestry n’avait aucune faille du tout, Thoroughbred  a 2, voire 3 titres, légèrement en retrait. En focalisant sur la simplicité et la sincérité, en renouvelant son environnement musical (nouveau line-up avec Leland Sklar, Waddy Wachtel et Russ Kunkel, excusez du peu !), avec  David Crosby, Graham Nash, J.D Souther et James Taylor pour assurer les ouah-ouah et les ouh-ouh de fond, et en retrouvant une belle verve dans l’écriture, Carole King décoche une flèche gagnante. 

Superbement produit par Lou Adler, Thoroughbred est un des produits de référence de cette année 1976, articulé autour des sept fleurons que sont High Out Of A Time, I’d Like To Know You Better, l’attendrissant There’s A Space Between Us (avec James Taylor, pour lequel elle a écrit le mémorable You’ve Got A Friend), So Many Ways, Daughter Of Light, Only Love Is Real, Still Here Thinking Of You. Pendant ce temps, Tapestry continue, cinq ans après sa sortie, à bien figurer dans les charts US. Toute la différence est là (RAZOR©).

 

1. So Many Ways.

2. Daughter of Light.

3. High Out of Time.

4. Only Love is Real.

5. There's a Space Between Us.

6. I'd Like to Know You Better.

7. We All Have to Be Alone.

8. Ambrosia.

9. Still Here Thinking of You.

10. It's Gonna Work Out Fine.

 

Carole King:synthétiseur,guitare,piano,chant.

Danny "Kootch" Kortchmar:guitare,chant.

Russ Kunkel:batterie.

Ralph MacDonald:percussions.

David Crosby,Graham Nash,J.D. Souther,choeurs.

Tom Scott:saxophone.

Leland Sklar:basse.

James Taylor:guitare,choeurs.

Waddy Wachtel:guitare.

LP Studio 9 - 1977

 

Carole king simple things

 

CAROLE KING

SIMPLE THINGS – 1977  3/5

 

Publié en juillet 1977.

Produit par Carole King et Norm Kinney.

Durée:40:45.

Label:Avatar/Capitol Records.

Genre:pop-rock.

 

Bienvenue au Hard Rock Cafe.

 

La vie sentimentale de Madame King ne me regarde pas. Je n’ai pas l’intention, ici même, et pour cette chronique consacrée au numéro 9 de la discographie de l'artiste, Simple Things (en écoute intégrale ici), d’endosser le costume fouille-merde du paparazzi ou du reporter de presse people, façon Voica ou Gali.

Pourtant, les amours de Carole King ont toujours eu une incidence marquée  sur sa carrière artistique. Pour le meilleur, souvenons-nous de Gerry Goffin qu’elle a épousé en premières noces en 1958, dont elle s’est séparée et qui, revenu dans son environnement professionnel pour le dernier super album qu’est Thoroughbred, a contribué à relancer une carrière en somnolence depuis 1974 et Wrap Around Joy. Je mets l’intermède Really Rosie de côté.

Madame Carole a, depuis Goffin, convolé à nouveau avec le bassiste des Fugs, Charles Larkey. A ne pas confondre avec Jean-Michel, n’est-ce pas Jean-Mimi ?

– Tout à fait, Thierry !.

Divorcé une seconde fois, c’est sur Rick Evers qu’elle jettera son dévolu du moment. Si dans l’intimité il semble que ce fut un succès, professionnellement, c’est la cata. Le Rick Evers en question, qui succombera l’année suivante d’une overdose, intervient ici  à titre de collaborateur lyrique et c’est en cela que les amours ont parfois une incidence énorme.

D’où, si non l’influence de ses ex, au moins une franche  implication. Avec ou sans Evers, c’est kif-kif, car ce dernier n’a pas révolutionné le genre, ni même permis au travail de King de marquer une étape mémorable dans sa carrière.

Réalisé, pour la première fois, pour le compte de Capitol Records, Simple Things est la première vraie fissure dans la prestigieuse carapace de la new-yorkaise.

Ses intentions sont certes louables ; sa voix est là, c’est incontestable. Le célébrissime Hard Rock Cafe, In The Name Of Love, You’re The One Who Knows, Simple Things, Hold On doivent se sentir un peu isolés dans ce contexte un peu décevant. Ils sauvent toutefois un album décevant quand, dans le même temps, Tapestry sort progressivement des charts… six ans après y être entré (RAZOR©).

 

1. Simple Things.

2. Hold On.

3. In the Name of Love.

4. Labyrinth.

5. You're the One Who Knows.

6. Hard Rock Café.

7. Time Alone.

8. God Only Knows.

9. To Know That I Love You.

10. One.

 

Carole King:synthétiseur,guitare,piano,chant.

Rick Evers:guitare.

Robert McEntee:guitare,claviers,choeurs.

Michael Rivera:percussions.

Rob Galloway:basse.

Mark Hallman:guitare,claviers,choeurs.

Michael Wooten:batterie.

Louise Goffin,Sherry Goffin:choeurs.

Maurice Spears:trombone basse.

Terry Harrington:saxophone baryton.

Oscar Brashear,Nolan Smith:trompette,cor.

Ernie Watts:saxophone ténor.

George Bohanon:trombone.

Robert Dubow,Charles Veal,Ken Yerke:violon.

David Campbell:viola.

Dennis Karmazyn:cello.

LP Studio 10 - 1978

 

Carole king welcome home

 

CAROLE KING

WELCOME HOME - 1978  2,5/5

 

Publié en mai 1978.

Produit par Carole King et Norm Kinney.

Durée:40:24.

Label:Capitol Records.

Genre:pop-rock.

 

Sunbird, la douleur à lui tout seul.

 

C'était l'image du bonheur. A voir son visage épanoui sur la pochette de Welcome Home (en écoute intégrale ici), posant dans sa ferme-studio de Robie Creek dans l’Idaho, le Welcome Home Ranch, en compagnie de son mari Rick (le troisième), Carole Evers, alias Carole King, présente tous les symptômes d’une femme heureuse.

Elle coule des jours heureux dans une ambiance très hip. C’est là, dans cette cité champêtre un peu communautaire, que Carole King a donné le jour à Welcome Home, son dixième LP et notamment à son titre ici dominant, Everybody’s Got The Spirit, reflet de cet univers altruiste.

C’est en ces lieux reculés et paisibles qu’est composé, par son mari, le poème qui servira de support à un Sunbird, forcément chargé d’émotion compte tenu des faits qui vont s’y passer. C’est là en effet que le drame va frapper la new yorkaise, son bonheur se briser. Rick Evers meurt d’une overdose d’héroïne, un an après qu’ils se soient unis.

Le LP lui rend tout naturellement hommage. Il est publié en 1978, alors que Simple Things l’album précédent, en est encore à essuyer les plâtres. Venusian Diamond, Changes et les deux chansons préalablement citées émergent du petit répertoire d’un petit album. Notre King ne met plus un pied devant l'autre, elle est trop mal pour proposer mieux. Respectons cette douleur (RAZOR©).

 

1. Main Street Saturday Night.

2. Sunbird.

3. Venusian Diamond.

4. Changes.

5. Morning Sun.

6. Disco Tech.

7. Wings Of Love.

8. Ride The Music.

9. Everybody's Got The Spirit.

10. Welcome Home.

 

Carole King:chant,choeurs.

Robert McEntee:guitare,choeurs.

Mark Hallman:guitares,choeurs.

Rob Galloway:basse,choeurs.

Michael Wooten:batterie.

Miguel Rivera:congas,percussions.

Richard Hardy:flûte,saxophone,clarinette,chant.

George Bohanon:trombone.

Dick "Slyde" Hyde:trombone.

Ernie Watts:saxophone.

Nolan Andrew Smith Jr:trompette,cor.

Oscar Brashear:trompette,cor.

Charles Veal Jr,Frank Foster,William H. Henderson,Kenneth Yerke:violon.

Israel Baker,Marcia Van Dyke,Dorothy Wade,John Wittenberg:violon.

Rollice Dale,Denyse Buffum:viola.

Dennis Karmazyn,Ronald Cooper:cello.

Bob Harrington:dulcimer.

Anne Golia:tambura.

Georgia Kelly:harpe.

Rick Ewers:cloches.

C.King,M.Hallman,R.McEntee,R.Hardy,S.Spruill,A.Brown,A.White:chorale.

LP Studio 11 - 1979

 

Carole king touch the sky

 

CAROLE KING

TOUCH THE SKY – 1979  2/5

 

Publié en juin 1979.

Produit par Carole King et Mark Hallman.

Durée:39:08.

Label:Capitol Records.

Genre:pop-rock.

 

Le disque de trop.

 

Qui peut se réjouir d’avoir à vouer aux gémonies  un disque d’une artiste comme Carole King, qui a tant donné à la musique rock ? Qui ? Peut-on la blâmer et insister encore et encore sur son errance du moment,  alors qu’elle se remet à peine du décès de son Rick chéri et que sa tête est certainement, avec lui, dans les nuages ? Touch The Sky (en écoute intégrale ici) n'est-il pas le disque de trop ? Toujours est-il que la période Capitol de la new yorkaise n’est pas de la meilleure veine, c’est le moins que l’on puisse admettre. Il y aura bien un sursaut avec Pearls, sous titré Songs Of Goffin And King (1980). Comme indiqué dans son intitulé, Goffin est aux affaires, de quoi redonner le moral à Carole.

Sur Touch The Sky, la native de Brooklyn est franchement convaincante instrumentalement et vocalement parlant mais se montre guère inspirée. Elle livre un insipide Touch The Sky (1979).

Il ne fait, malheureusement qu’amplifier la situation défavorable ambiante et confirmer la pente descendante sur laquelle elle glisse inexorablement à la fin des années 70.  Dommage de se quitter ainsi, Carole. Gardons pour nous, tous les merveilleux moments passés ensemble (RAZOR©).

 

1. Time Gone By.

2. Move Lightly.

3. Dreamlike I Wander.

4. Walk With Me.

5. Good Mountain People.

6. You Still Want Her.

7. Passing of the Days.

8. Crazy.

9. Eagle.

10. Seeing Red.

 

Carole King:chant,guitare,piano.

Reese Wynans:piano,claviers.

Dave Perkins:guitare,choeurs.

Ron Cobb:basse,saxophone,flûte,chœurs.

Bobby Rambo:guitare,choeurs.

Mark Hallman:guitare,mandoline,synthétiseur,choeurs.

Leo LeBlanc:pedal steel guitare,choeurs.

Fred Krc:batterie,percussions,choeurs.

Miguel Rivera:congas,percussions.

Tomas Ramirez:saxophone,flûte,choeurs.

Richard Hardy:saxophone.

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