Elton John.

BIOGRAPHIE.

 

 

ELTON JOHN/Pinner (Grand Londres – Angleterre/UK)

 

Elton john intro 2

 

Né Reginald Kenneth Dwight, le 25 mars 1947 à Pinner.

Actif depuis 1964.

Labels:Philips, Congress Records,DJM,Uni,Paramount,MCA,Geffen,The Rocket Record Company,Island,Mercury.

Genre:rock,pop,pop-rock,glam rock,soft rock,R&B.

Site officiel:eltonjohn.com

 

Une rock-star suffisante et instable, un talent naturel.

Nombre de ceux qui ont vu l'autobiographique Rocketman ont dû tomber de l'armoire en découvrant la vie dissolue de rock star d'Elton John. Sans être naïfs comme des lapins de six semaines, beaucoup d'admirateurs de l'artiste anglais subodoraient une existence pas des plus cleans, mais à ce point...

D'autant que les médias, pour faire mousser l'intérêt pour le film, n'y sont pas allés avec le dos de la cuillère pour charger un peu plus la mule en dévoilant des anecdotes qui, si elles n'honorent pas le personnage, n'en sont pas moins révélatrices de l'état de déliquescence d'un homme particulièrement fragile et alors au fond du trou.

On lui connaissait les tenues extravagantes et parfois ridicules, son côté bling-bling ; on ignorait plus ses comportements suffisants et odieux qui lui valurent de saccager une suite, d'être plutôt inconvenant avec Bob Dylan ou de gâcher un concert des Rolling Stones.

Elton john corvettesPassé par les Corvettes...

Elton john bluesology...par Bluesology...

Elton john 1000 tenues de sceneDe Reginald Dwight à Elton John.

Elton john bernie taupinAvec Bernie Taupin.

Elton john candleCandle In The Wind dédié à Lady Di.

On savait moins également a consommation outrancière de drogues d'Elton, sévèrement accro, pendant de très longues années, à la cocaïne, l'herbe et à l'alcool. On lui prête, au summum de son addiction, une prise de coke toutes les 4 minutes...

Au terme de ces images sans fard et au plus proche de la vérité, il est désormais difficile de voir en Elton John le musicien jovial, débonnaire et altruiste que son image renvoie aujourd'hui. L'habit ne fait pas le moine, comme on dit, et le pianiste britannique n'a pas donné sa part aux chiens dans son passage dans le rock 'n' roll.

Sobre depuis une trentaine d'années, l'homme, homosexuel, est depuis assagi. Son mariage et l'arrivée d'enfants dans son couple semblent avoir eu un effet bénéfique et apaisant sur cet être jusque là instable ; ses frasques de rock star sont quasiment oubliées aujourd'hui.

Un artistique prolifique, un bilan impressionnant.

Reste le chanteur et musicien, rescapé des pièges tendus par une trop grande soif de gloire et chanceux d'être encore indemne à 74 ans malgré trois tentatives de suicide, dont la si riche carrière professionnelle (pas loin de six décennies à ce jour) n'est pas loin de s'achever.

Son bilan affole les compteurs : plus de 300 millions d'albums vendus, un Candle In The Wind (chanson en hommage à Lady Di) écoulé au-delà des 33 millions d'exemplaires, plus de 4000 concerts à travers la planète, des succès à foison dont 57 top 40, 27 top 10 et 9 places de N°1 (Billboard), 69 top 40 (dont 32 top 10 et 7 N°1 au Royaume-Uni), nominé à 34 reprises aux Grammy Awards dont 5 victoires...

Une tournée d'adieu a été envisagée, mais le Covid n'a cessé d'en retarder le lancement, tandis qu'aucun nouvel album ne s'annonce dans un avenir proche.

De là à conclure que l'auteur de Crocodile Rock est désormais rangé des voitures, il n'y a qu'un pas. Elton John clame encore haut et fort son envie de continuer à créer mais que le moment sanitaire ne se prête pas à ce genre de projets...

Des Corvettes à Bluesology, de Reginald Dwight à Elton John.

Elton John, Reginald Kenneth Dwight de son vrai nom, voit le jour le 25 mars 1947 à Pinner, dans le Grand Londres. Enfant, il s'intéresse très tôt à la musique et se passionne pour le rock 'n' roll, mais se heurte à la volonté paternelle d'en faire un banquier plutôt qu'un saltimbanque.

Sa mère, beaucoup plus souple, lui permet toutefois d'assouvir sa passion en introduisant, sous le manteau, des disques de Jerry Lee Lewis et Little Richard, des pianistes de rock qu'il a en adoration.

Le jeune Reginald, comme ces derniers, veut suivre la même voie. Dès l'âge de 4 ans, il se met au piano pour, à 10 ans passés, intégrer l'Académie Royale de Musique, au sortir de laquelle il est récompensé d'un Premier Prix de piano (1964).

Après avoir assuré quelques jobs mineurs, le jeune homme commence à jouer avec un groupe amateur local, The Corvettes (1960), fondé par Stuart Brown et Geoff Dyson (Mick Inkpen est également de la partie). Il a 13/14 ans.

Le groupe se sépare vite mais se reforme sous une nouvelle identité, Bluesology (1962), dans lequel se retrouvent Dwight, Brown, Inkpen et Rex Bishop.

En 1966, quand Long John Baldry (Alexis Korner Incorporated, Cyril Davies R&B All Stars, Hoochie Coochie Men, Steampacket) se rapproche d'eux, la formation évolue encore mais, de la mouture originelle, seuls Dwight et Brown l'accompagnent.

Fred Gandy, Pete Gavin, Neil Hubbard, Elton Dean, Marc Charig et Alan Walker compètent le line-up de ce Bluesology auquel le départ de Dwight pour une carrière solo, met un terme (1968). C'est de cette période que naît le nom de scène d'Elton John, lequel réfère à Elton Dean et Long John Baldry, ses amis de l'époque.

Bernie Taupin l'aubaine.

Elton John travaille alors comme musicien de sessions (pour vivre) et engage un partenariat avec le parolier Bernie Taupin (1967) qui se rencontrent dans le cadre d'une annonce passée auprès du New Musical Express. Elton va alors découvrir l'écriture de Taupin et fondre sous son charme.

Elton john portrait

« Il y a beaucoup de gens qui écrivent des chansons, mais la plupart d'entre eux ne passent pas à la radio parce qu'ils sont trop sophistiqués. Aujourd'hui, on a une majorité de chansons qui sont faites par ordinateur et ça ne m'intéresse pas du tout. » (Elton John)

Cette collaboration va générer les grands tubes d'Elton : Your Song (1970), Tiny Dancer (1971), Rocket Man (1972), Candle In The Wind (1973), Goodbye Yellow Brick Road (1973), Don't Let The Sun Go Down On Me (1974), Sorry Seems To Be The Hardest Word (1976), Don't Go Breaking My Heart (1976), I'm Still Standing (1983), Nikita (1985), Sacrifice (1989), The One (1992). Elle va également sceller une grande amitié entre les deux hommes et engager un partenariat toujours effectif aujourd'hui.

A la fin des 70's, Elton John est, sans conteste, une des plus grandes stars pop-rock au monde, même si sa carrière en prend un coup quand il révèle son homosexualité et est sous l'emprise des drogues, du sexe et de l'alcool.

Boudé par les homophobes qui n'achètent plus ses disques, il se relance dans le courant des 80's en signant une grosse poignée de tubes mémorables qui prennent place dans le top 10 des charts UK : Blue Eyes (8/1982), I'm Still Standing (4/1983), Sad Songs (7/1984), Passengers (5/1984), Nikita (3/1985), Candle In The Wind (5/1988).

Revenu du Diable Vauvert.

Parmi les faits musicaux les plus marquants des années 90, relevons surtout l'album The One (1992), double disque de platine, qui fait suite à sa cure de désintoxication.

Le public a le plaisir de retrouver un Elton John revigoré sur le plan de la santé et remotivé sur le plan professionnel, bien que pas encore totalement convaincant aux yeux d'une certaine presse et des fans de la première heure.

Revenu alors du Diable Vauvert, Elton John se remet progressivement d'aplomb pour reprendre le fil de sa carrière. Adieu tenues excentriques, lunettes débiles, postures provocatrices et prises de stupéfiants, l'Elton John (anobli en 1998 et Compagnon d'Honneur depuis janvier 2020) nouveau est annoncé qui, dans le nouveau millénaire, consacre son énergie débordante à servir son talent naturel.

Wonderful Crazy Night (2016), trentième album studio, en est la merveilleuse démonstration (RAZOR©2021).

DISCOGRAPHIE 60'S/70'S.

LP Studio 3 - 1970

 

Elton john tumbleweed connection 1970

 

ELTON JOHN

TUMBLEWEED CONNECTION – 1970  5/5

 

Publié en octobre 1970.

Produit par Gus Dudgeon.

Durée:46:56.

Label:Uni (USA),DJM (UK).

Genre:rock,country-rock,americana.

 

Elton, le cow boy londonien.

 

Honky Chateau (mai 1972) et Tumbleweed Connection, qui le précède de 18 mois (octobre 1970) sont les deux endroits où je me pose volontiers quand le visite le catalogue d'Elton John, mais cest pour le second nommé, troisième levée de sa discographie studio que j'ai plus particulièrement les yeux de Chimène.

Album conceptuel qui s'appuie sur l'Americana, la Country et Western, autrement dit l'Ouest américain, cet opus a visiblement séduit en général puisqu'il s'est classé au 5ème rang des classements du Billboard 200 (USA) et pris une 2ème place chez son pendant britannique.

Cerise sur le gâteau, Tumbleweed Connection est le 458ème des 500 meilleurs albums de tous les temps pour Rolling Stone jusqu'en 2012. Il n'en est plus aujourd'hui, mais l'anglais continue à maintenir dans ce même classement, Honky Chateau et Goodbye Yellow Brick, édité en 1973. Ils sont encore respectivement N° 251 et N°112 (source 2020).

La pochette de Tumbelweed Connection plante faussement le décor. Le visuel suggère bien l'ambiance Far West et blues que promet la matière qu'il a pour le coup compilé, à la différence près que le présent cliché de Ian Digby Ovens a été pris à la gare de Sheffield Park dans le Sussex.

Elton John y apparaît au recto, son complice de toujours Bernie Taupin occupant une partie identique de la gare, au verso.

Elton John y signe un album ambitieux de plus de ¾ d'heure (près de 47 minutes et 10 titres). Avec ce disque, on sort du cadre classique de l'Elton John commercial et du hit maker en puissance. C'est la raison pour laquelle, Tumbleweed Connection est un des LP les moins populaires du catalogue.

N'empêche, il est excellent et me correspond plus d'autant que je suis assez hostile à l'Elton rock-star et très sensible à l'univers rural qu'il tente ici de défricher. La seule objection que je pourrais faire à ce travail, c'est qu'il me paraît un peu long.

Néanmoins, il révèle un artiste que l'on a pas souvent l'occasion d'entendre dans un registre où il prend des risques et, ma foi, reconnaissons-lui le fait qu'il s'en sort très très bien. J'aime beaucoup.

Son appropriation du genre est des plus convaincantes. Taupin pose des paroles très expressives sur les merveilleuse mélodies de John. Le duo est ici à son meilleur, fut-ce dans un environnement moins vendeur.

Ballad Of A Well-Known Gun, Country Comfort, Burn Down The Mission, Amoreena, Son Of Your Father, Where To Now St. Peter, My Father's Gun et Talking Old Soldiers ont ici toutes mes faveurs. Cet album est une vraie bonne surprise (RAZOR©2021).

 

1. Ballad Of A Well-Kown Gun.

2. Come Down In Time.

3. Country Comfort.

4. Son Of Your Father.

5. My Father's Gun.

6. Where To Now St. Peter ?

7. Love Song.

8. Amoreena.

9. Talking Old Soldiers.

10. Burn Down The Mission.
 

Elton John:chant,piano (1/3/6/8/10),orgue (8),chœurs (10).

Brian Dee:orgue (10).

Caleb Quaye:guitare (1/4/6/8),guitare acoustique (1/3/5/6),guitare électrique (5).

Les Thatcher:guitare acoustique (2/10),guitare 12 cordes (3).

Gordon Huntley:steel guitare (3).

Lesley Duncan:chœurs (1/4/5/7),guitare acoustique (7).

Mike Egan:guitare acoustique (10).

Dave Glover:basse (1/4/6).

Herbie Flowers:basse (2/3/10).

Chris Laurence:basse acoustique (2/10).

Dee Muray:chœurs (3/6),basse (8).

Roger Pope:batterie (1/4/6),percussion (1).

Barry Morgan:batterie (2/3/10).

Nigel Olsson:chœurs (3/6),batterie(8).

Robin Jones:congas (10),tambourin (10).

Karl Jenkins:oboe (2).

Skaila Kanga:harpe (2)

Ian Duck:harmonica (3/4).

Johnny Van Derek:violon (3).

Madeline Bell,Tony Burrows,Kay Garner,Tony Hazzard,Dusty Springfield,Tammi Hunt,Heather Wheatman,Yvonne Wheatman:chœurs.

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