George Harrison.

BIOGRAPHIE.

 

GEORGE HARRISON/Liverpool (Angleterre)

 

George harrison intro

 

Né le 25 février 1943 à Liverpool (Angleterre),décédé le 29 novembre 2001 à Los Angeles (U.S.A.).

Actif entre 1958 et 2001.

Labels:Apple,Parlophone,Capitol,Dark Horse.

Genre:rock,pop-rock,rock'n'roll,musique expérimentale,world music.

Site officiel:www.georgeharrison.com

 

The Quiet Man.

Au sein des Beatles, George Harrison était le « tranquille », «  le taiseux », l'homme le plus cool des 4. Le moins agité et le plus posé. Plus jeune de la bande, il était aussi chargé des soli de guitare, celui ayant introduit les sonorités indiennes (Rubber Soul/1965) et sensibilisé à la spiritualité hindoue dans le processus musical du groupe, l'auteur des mémorables et émouvants Here Comes The Sun, Something et While My Guitar Gently Weeps, le plus entreprenant pour réclamer la fin des tournées du groupe mais, les rôles étant parfaitement définis en interne, personne ne l'écoutait vraiment ou n'était disposé à le laisser s'exprimer.

Resté trop longtemps dans l'ombre de Lennon/McCartney, pour ne pas dire carrément étouffé par le binôme, celui dont on a fait un peu hâtivement un second couteau au sein des Fab Four, a cristallisé toute sa frustration sur son après Beatles et sa carrière solo.

Pendant ses années Beatles, George Harrison a stocké des heures de chansons, dont la plupart avait été refusée par l'équipe dictatoriale (c'est ainsi qu'il l'appelait) du songwriting.

George harrison en familleNé à Liverpool dans une famille modeste.

George harrison guitare jeuneSes premières notes à 12 ans.

George harrison rejoint paul et johnLes Beatles en gestation...

George harrison beatlesBeatles jusqu'au bout...

George harrison the quiet man...il en fut le membre le plus discret.

George harrison sonorites indiennes...mais le plus influent dès Rubber Soul.

George harrison somethingSomething, une de ses signatures.

Harrison pattie boyd 1966Avec Pattie Boyd, devenue Mme Clapton.

Une fine lame de la pop et du rock.

L'année de la séparation du groupe (1970), il libère toute cette frustration sourde et contenue en publiant un triple album, All Things Must Pass, que la critique et les fans s'accordent à reconnaître comme culte. Lennon et McCartney ont-ils mieux en magasin dans leur catalogue en solitaire ?

Depuis sa disparition à 58 ans (le 29 novembre 2001) et la réédition de ses œuvres (une quinzaine d'albums) apparaît au grand jour un artiste sous-estimé, ambitieux et tellement talentueux.

Loin du Beatles de seconde classe dont on a cherché à lui faire enfiler le costume, ce grand mélodiste et guitariste exceptionnel (mais plus choriste que chanteur soliste), premier Beatle à avoir foulé le sol ricain (16 septembre 1963) en pleine Beatlemania british, était surtout une fine lame de la pop et du rock à laquelle il faut redonner aujourd'hui toute la place qu'elle mérite.

McCartney dira en toute humilité : " Jusqu'en 1969, mes chansons et celles de John étaient meilleures que celles de George. Cette année, ses chansons sont aussi bonnes que les nôtres. " Révélateur...

Et un jour, George rencontre Paul...

Natif de Liverpool (25 février 1943), Harrison est issu d'un environnement modeste et converti au catholicisme. Dernier des 4 enfants du couple Harold Hargreaves, chauffeur de bus, et Louise Harrison, employée de commerce, il vit une enfance plutôt heureuse mais, élève rebelle, pas spécialement doué, ni concerné par les études, il connaît une scolarité difficile au sein du Liverpool Institute For Boys, réputé pour sa sévérité (1954 à 1959).

Il a 12 ans quand il fait ses premiers pas dans la musique. Alors qu'il est immobilisé plus d'un mois pour un problème rénal, George joue ses premières notes sur une guitare d'occasion rachetée à un camarade de classe.

Le contact est favorable et son père lui achète, deux ans plus tard, un instrument flambant neuf et lui permet de suivre des cours.

En 1959, George monte un premier groupe de skiffle, The Rebels (un nom qui lui va si bien à l'époque). Son frère Peter et Arthur Kelly, un ami d'enfance sont également dans le coup.

La musique prend alors le dessus sur ses autres projets d'avenir, d'autant que dans le bus scolaire, il fait la connaissance de Paul McCartney, de 9 mois son aîné qui va achever de le convaincre de favoriser cette option.

Des Quarrymen aux Beatles.

George et Paul ont de nombreux points en commun et se rapprochent. Membre des Quarrymen depuis juillet 1957, McCartney suggère à John Lennon, fondateur du groupe, d'intégrer Harrison dans l'effectif.

Bien que beaucoup plus jeune (presque trois ans d'écart entre George et John), il rejoint les Quarrymen, début février 1956, en remplacement d'Eric Griffiths, mais déjà Lennon ne le considère pas comme son égal.

Harrison a 17 ans quand les Quarrymen, devenus Johnny And The Moondogs, puis les Silver Beetles et les Beatles, se retrouvent à jouer à Hambourg, en Allemagne (août 1960) devant le public du quartier chaud de la Reeperbahn (gare), constitué d'homos, de travestis, de prostituées et de maquereaux.

Son jeune âge amène les autorités allemandes à l'expulser (sur dénonciation) et à rentrer à la maison (21 novembre 1960).

Après quelques représentations, les Beatles prennent le même chemin et sont refoulés au motif d'avoir tenté de mettre le feu à leur logement (McCartney et Best), d'avoir uriné du haut de la fenêtre de sa chambre dans la rue, de consommation de substances interdites... Ils reviendront jouer en Allemagne en avril 1961.

Les Beatles deviennent le groupe résident du Cavern de Liverpool où il sont repérés par Brian Epstein et récupèrent au passage Ringo Starr (1963) qu'Harrison soutient fortement pour qu'il remplace Pete Best, peu apprécié.

Le noyau dur des Fab Four est constitué ; il tiendra 10 ans, jusqu'à l'officialisation de la nouvelle de la séparation, le 10 avril 1970. 10 ans durant lesquels les Beatles ont écrit la plus belle page de l'histoire de la musique pop.

Pour exister, il doit être très bon.

La Beatlemania s'installe rapidement et, dans ce cadre, Lennon et McCartney sont les songwriters les plus chevronnés. Les chansons de George, quand elles existent, n'ont pas la même portée que la production du tandem-maison.

George n'a pas la pratique et l'expérience de ses partenaires. Son écriture est naïve et jugée trop simpliste. Songwriter, ça ne s'improvise pas, ça se travaille.

Sa première composition, Don't Bother Me intervient alors que les Beatles sont déjà des stars au Royaume-Uni. Pour rivaliser avec Lennon et McCartney, George ne doit pas se satisfaire d'être bon, il doit être très bon.

Don't Bother Me apparaît sur le deuxième album britannique du groupe, With The Beatles (1963), ainsi que sur Meet The Beatles (1964), version américaine écoulée à plus de 5 millions d'exemplaires.

Le titre s'intègre parfaitement dans les deux disques cités. Même si le test est réussi, George se montrant capable d'écrire, la chanson ne plaît pas vraiment à son auteur qui a l'humilité et l'intelligence de considérer à juste titre tout le chemin qu'il lui reste à accomplir pour égaler Paul et John. S'il ne gagne pas ses galons de songwriter, il devient un contributeur confiant. C'est un premier pas.

L'homme des premières.

Au sein des Beatles, les choses sont claires. George Harrison est le guitariste mais on lui accorde aussi le privilège de chanter. Sur chacun des albums du groupe, celui qui est cantonné à un rôle de choriste y va d'au moins d'une chanson. Son jeu de guitare est caractéristique du son des Fab Four de la première moitié des 60's.

A partir de 1965 et dès l'album Rubber Soul, en introduisant la spiritualité, les sonorités et les instruments indiens dans l’œuvre des Beatles, il influe de plus en plus sur la musique et le songwriting du groupe. Harrison devient le premier musicien occidental à jouer du sitar sur un disque pop avec Norvegian Wood (This Bird has Flown), en 1965.

Parallèlement à sa carrière avec le collectif liverpuldian, ce passionné de formule 1 (voir sa chanson Faster) est aussi le premier Beatles à sortir un LP solo, l'instrumental Wonderwall Music (fin 1968), qui, lui même, est le premier album sorti sur Apple Records.

Ses premières grosses signatures.

Jusque là le label fondé par les Beatles n'a édité que des singles. Wonderwall Music, auquel contribuent Ringo Starr et Eric Clapton, sert de B.O. au film de Joe Massot, Wonderwall. Il se classe au 49ème rang des charts américains.

Dans le même temps, Harrison signe While My Guitar Gently Weeps et Piggies pour l'album blanc (The White Album/1968), Something et Here Comes The Sun (1969) pour Abbey Road et I Me Mine, Dig It et For Your Blue pour le dernier opus à apparaître au catalogue du groupe, Let It Be (1970).

Toujours en marge des Beatles, Harrison publie en mai 1969 un deuxième opus, plus expérimental, Electronic Sound par lequel il se pose comme un des pionniers dans l'utilisation du synthétiseur dans la musique rock.A sa sortie, le LP reçoit un accueil très mitigé et ne laisse rien présager de la tornade discographique qui va suivre, All Things Must Pass.

Triple disque, Bangla Desh et caritatif...

Le troisième pan de sa discographie personnelle tombe alors que les Beatles ne sont plus : en novembre 1970. Premier album triple pour un artiste pop évoluant en solo, All Things Must Pass fait N°1 au Royaume-Uni et aux États-Unis, ce qui est encore une première pour un membre des Beatles.

Dans le cadre de ce triple disque, Harrison écrit My Sweet Lord qui, en format single, squatte la tête des charts dans pas moins de 14 pays : Australie, Autriche, France, Belgique, Irlande, Pays-Bas, Nouvelle-Zélande, Norvège, Allemagne de l'Ouest, Afrique du Sud, Japon, Suisse, Royaume-Uni, États-Unis.

Outre My Sweet Lord, All Things Must Pass abrite What Is Life (top 10 aux U.S.A/février 1971), une des chansons les plus vendues et les plus populaires du cadet des Beatles ainsi que Hear Me Lord, prévue à l'origine pour figurer sur Let It Be, mais finalement refusée.

Harrison interprète Hear Me Lord au concert pour le Bangladesh qu'il organise en 1971, au Madison Square Garden. C'est le premier événement musical de bienfaisance de l'histoire du rock. L'anglais est sensibilisé à cette cause et à l'urgence d'agir par son ami indien Ravi Shankar, celui-là même qui lui a enseigné le sitar.

3 ans après son chef d’œuvre All Things Must Pass, The Quiet Man sort Living In The Material World (fin mai 1973), plus sombre et plus épuré musicalement parlant, introspectif, et sur lequel il joue de la guitare comme jamais (The Lord Loves The One). Jamais Beatles n'a proposé une œuvre aussi attachante.

Cerise sur le gâteau, Harrison reverse à vie les droits générés par le disque et par le single qui en découle, Give Me Love (Give Me Peace On Earth), à la fondation caritative destinée à encourager les Arts, l'Education et à soutenir les organismes de bienfaisance et les personnes ayant des besoins spéciaux (The Material World Charitable Fondation/1973). Ravi Shankar, à l'automne 1974, est le premier à en bénéficier.

George harrison peter goggett comme together

« Des concerts comme celui donné pour venir en aide au Bangladesh, premier spectacle caritatif de l'histoire du rock, confirment le nouveau statut d'Harrison élevé au rang d'aristocrate du rock. Bob Dylan véhiculait certainement davantage de mystère, les Rolling Stones davantage de charisme, mais Harrison s'avérait être le Beatle le plus couronné de succès, peut-être même la personnalité musicale la plus influente de l'époque. » (Peter Doggett)

 

Premières grosses turbulences.

Au terme de cette même année 74, Harrison engage une tournée américaine de deux mois à des fins de promotion de Dark Horse, son album le plus faible et un échec critique et commercial retentissant.

Cette tournée est la première d'un Beatles depuis que les fab Four ont donné leur dernier concert à San Francisco, le 29 août 1966. Victime d'une laryngite, Harrison est dans le dur. C'est sa dernière tournée, il quitte la scène.

Dans le privé, il vit également des moments difficiles avec Pattie Boyd, devenue sa femme en 1966. Celle-ci le quitte pour aller vivre avec Eric Clapton, l'ami de George.

En septembre 1975, Extra Texture (Read All About It) est tout aussi mal accueilli que Dark Horse, bien que meilleur que lui. 8ème aux States et 16ème au Royaume-Uni, il est le dernier LP sorti sous le label Apple.

Le suivant, Thirty Three And 1/3 (c'est son âge à la sortie du disque) se fait pour son propre label, Dark Horse Records (novembre 1976). Malgré sa qualité (disque d'or aux États-Unis où il fait 11 du Billboard), l'album ne trouve pas son public.

En retrait musicalement, mal en point sentimentalement (il divorce de Pattie en 1977), Harrison rebondit sur le cinéma pour lequel il devient producteur.

C'est lui qui sauve les Monty Python en les aidant à financer leur film Life Of Brian (1979) par l'avance de 6 millions de livres sterling pour les produire via sa société Handmade Films. Entre temps, il se remarie avec l'américano-mexicaine Olivia Trinidad Arias (1978).

Des hauts et des bas.

Début février 1979, il publie l'éponyme George Harrison, auréolé du statut de disque d'or, auquel la presse spécialisée réserve une réception plutôt favorable. Dans les bacs squattés par le mouvement punk-rock, le disque n'imprime pas.

Commence alors pour l'ex Beatles, un long et progressif glissement dans sa carrière. Le public se détourne progressivement de lui et ses 80's discographiques ne sont qu'une succession de hauts et de bas : Somewhere In England (1981), Gone troppo (1982), Cloud Nine (1987), dernier LP studio solo de son vivant.

Parti serein.

Il crée en 1988 les Traveling Wilburys, supergroupe anglo-américain réunissant, outre Harrison, Bob Dylan, Tom Petty, Jeff Lynne et Roy Orbison (sans oublier Jim Keltner) avant de se faire discret durant les années 90.

En 1997, on lui diagnostique un cancer de la gorge, puis un tumeur au cerveau, avant d'être victime d'une agression (un coup de couteau passé très près de la veine cave) dans son manoir anglais (1999). Trés affaibli, son état s'aggrave rapidement. La maladie a raison de lui le 29 novembre 2001 à 58 ans. L'Angelo Misterioso attendait sereinement que la mort vienne le chercher... (RAZOR©)

DISCOGRAPHIE 60'S/70'S THE BEATLES.

LP Studio 1 - 1963

 

Beatles please please me

 

THE BEATLES

PLEASE PLEASE ME – 1963  4/5

 

Publié le 22 mars 1963 (mono),le 26 avril 1963 (stéréo).

Produit par George Martin,Ron Richards.

Durée:31:47.

Label:Parlophone.

Genre:merseybeat,rock 'n' roll,pop-rock,british invasion.

 

Déjà des phénomènes.

 

Premier album des Beatles, Please Please Me (en écoute intégrale ici) paraît le 22 mars 1963 chez Parlophone, une division d'EMI pour le Royaume-Uni dont George Martin est l'influent responsable.

Alors que le groupe se fait refouler par de grosses maisons de disques, Decca notamment, George Martin les auditionne (avec Love Me Do) et les signe en juin 1962, après avoir demandé aux membres d'écarter le batteur Pete Best au profit de Ringo Starr.

Jusqu'en 1970, celui-ci les produit, supervise les enregistrements et les arrangements, contribuant grandement à leur célébrité (30 titres de N°1 en Grande-Bretagne, 23 aux States). Au regard de son implication, il est appelé le 5ème Beatles.

8 mois après le début de cette collaboration, deux singles tombent : Love Me Do/P.S I Love You, premier morceau crédité Lennon/McCartney, sorti le 5 octobre 1962, qui fait un pic à 17 (16 janvier 1963) dans les charts UK (N°1 aux Etats-Unis en 1964). Sur cette première version, c'est Ringo Starr qui tient la batterie, Andy White apparaissant sur la version de l'album Please Please Me. Quant au single Please Please Me/Ask Me Why (11 janvier 1963), il est supposé être le premier N° 1 officiel des Beatles.

Ce dernier titre nomme le premier album des Beatles lequel va engager le Beatlemania et la British Invasion derrière lui. Please Please Me, As Me Why, Love Me Do et P.S I Love You se retrouvent sur cet album ouvrant le compteur des liverpuldians.

La norme, en 1963, consiste à reprendre des titres, généralement de R & B, pour faire un 33 tours. C’est ce que la quasi globalité des groupes débutants dans le métier s’applique à faire, rares étant ceux qui débarquent dans le métier avec leurs propres compositions.

Les Beatles dérogent quelque peu à ce démarrage classique en y incluant plus de chansons écrites par leur soin (8) que de reprises (6).

Le tandem Lennon/McCartney se montre déjà à son avantage et la qualité de son apport surclasse les morceaux empruntés, des standards du rock n’ roll, qu'ils ont à leur répertoire de scène.

Les Beatles, alors gamins d’une vingtaine d’années, montrent sans tarder ce dont ils sont capables. Leurs mélodies charmeuses les enclavent cependant dans un statut de groupe à minettes et personne n’ose parier une livre sterling sur eux.

Enregistré quasiment dans les conditions du direct sur un malheureux deux pistes (pour faire simple, c’est grosso modo une piste pour les voix, une autre pour les instruments), bouclé en une journée (11 février 1963) en une session d’une dizaine de plombes, avec un Lennon tenaillé par un mal de gorge, Please Please Me est le disque commercial par excellence.

Il passe une trentaine de semaines en tête des albums et, alors que le rock est en souffrance, va changer la donne de la musique, la révolutionner même.

Qui a oublié sa pochette immortalisant les quatre Beatles photographiés par un plan en dessous signé Angus McBean, appuyés contre une balustrade dans les locaux londoniens d’EMI ? Qui a oublié que ce disque éclectique et frais, simple et authentique est un écrin abritant de délicieuses et insouciantes sucreries ?

Les nanans en question ? La chanson titre, Love Me Do, l’ouverture avec I Saw Her Standing There, Do You Want To Know A Secret, P.S I Love You, le ravageur Twist And Shout du duo Phil Medley/Bert Russell (et non pas des Beatles), There’s A Place, Misery, la reprise d’Arthur Alexander, Anna (Go To Him).

Tout ça ne vous rappelle rien? C’était le temps où quatre garçons arborant encore le costard/cravate, qui n’étaient encore que des espoirs, mettaient déjà le feu au Cavern Club, avant, quelques mois plus tard, de se produire à l’Olympia de Coquatrix aux côtés de Sylvie Vartan, Pierre Vassiliu et Trini Lopez.

Alors qu’ils en sont au premier témoignage discographique de leur carrière, la magie opère déjà, les Beatles sont déjà un phénomène. Ils palisent à tout le monde et sont déjà N° 1.

Please Please Me, c’est le rock dans toute sa simplicité, à prendre dans son contexte brut du moment, et ça fait énormément de bien d’y revenir de temps à autre.

Please Please Me est un indispensable, car c’est là que tout commence. Derrière va s'écrire l'histoire. Cette période des Beatles ne s’occulte pas, loin s’en faut (RAZOR©)

 

1. Saw Her Standing There.
2. Misery.
3. Anna (Go To Him).
4. Chains.
5. Boys.
6. Ask Me Why.
7. Please Please Me.
8. Love Me Do.
9. P.S. I Love You.
10. Baby It' S You.
11. Do You Want To Know A Secret.
12. A Taste Of Honey.
13. There' S A Place.
14. Twist And Shout.

 

John Lennon:guitare électrique,guitare acoustique,harmonica,chant.

Paul McCartney:basse,chant.

George Harrison:guitare électrique,guitare acoustique,chant.

Ringo Starr:batterie,tambourin,maracas,chant.

George Martin:piano,célesta.

Andy White:batterie sur 8/9.

 

LP Studio 2 - 1964

 

Beatles with the beatles 64

 

THE BEATLES

WITH THE BEATLES – 1963  5/5

 

Publié le 22 novembre 1963.

Produit par George Martin.

Durée:32:24.

Label:Parlophone.

Genre:beat,pop-rock.

 

Les Beatles mènent la fronde.

 

Après la grande réussite du précédent Please Please Me (1963), premier opus des Beatles, ces derniers remettent l’ouvrage sur le métier : concerts, tournées, émissions de TV, radios. On les voit partout, on ne parle que d’eux. La Beatlemania est en marche.

Un deuxième album s’inscrit dans l'élan de ce battage médiatique hors norme, quatre mois après Please Please Me. Il s’appelle, sans prétention, With The Beatles (en écoute intégrale ici), publié en novembre 1963.

A peine sorti, il déloge son prédécesseur du devant de la scène et du leadership des charts pour s’y installer à son tour. Avec ce disque, les Beatles prennent leur véritable départ et quittent le costume de groupe à minettes auquel leurs mélodies charmeuses les assimilent.

La formation anglaise est alors mieux rodée, les harmonies vocales plus affinées, les compositions mieux travaillées, les arrangements plus épurés, les reprises de meilleure qualité et mieux traitées. La machine est lancée, on sait maintenant ce qu’il en adviendra.

With The Beatles se compose de 8 originaux dus essentiellement au tandem Lennon/McCartney, exception faite de Don’t Bother Me, première contribution officielle de George Harrison (pas la plus mémorable), et de 6 reprises puisées, dans leur majorité, dans le catalogue toujours très porteur et bien achanlandé de la Motown.

Les Beatles de cet album accrocheur franchissent un cap. Cette progression marquée s’affiche dès les trois premiers titres, explosifs, comme le magnifique It Won’t Be Long, All I’ve Got To Do et All My Loving, ce dernier traduisant bien la patte du duo de l’écriture.

I Wanna Hold Your Hand, I Wanna Be Your Man, refilé à des Stones qui ne composent pas encore à ce moment de leur parcours, Till There Was You, la reprise maîtrisée de Roll Over Beethoven, You Really Got A Hold On Me de Smokey Robinson, Please Mister Postman, l’énergique Hold Me Tight, le pugnace Money final témoignent d’une consistance nouvelle dans le répertoire des Beatles.

Même si le meilleur est encore à venir, With The Beatles contient suffisamment d’éléments convaincants pour s'arroger le droit de mener la fronde britannique sur le sol U.S. Meet The Beatles, le pendant américain de With The Beatles, touchera sa cible. C’était le but avoué (RAZOR©).

 

1. It Won't Be Long.

2. All I've Got to Do.

3. All My Loving.

4. Don't Bother Me.

5. Little Child.

6. Till There Was You.

7. Please Mister Postman.

8. Roll Over Beethoven.

9. Hold Me Tight.

10. You Really Got A Hold on Me.

11. I Wanna Be Your Man.

12. Devil In Her Heart.

13. Not A Second Time.

14. Money (That's What I Want).

 

John Lennon:chant,guitare rythmique,harmonica,orgue.

Paul McCartney:chant,basse,piano.

George Harrison:guitare solo,chœurs,chant.

Ringo Starr:batterie,chœurs,chant.

George Martin:claviers.

 

LP Studio 3 - 1964

 

Beatles a hard day s night 64

 

THE BEATLES

A HARD DAY’S NIGHT – 1964  5/5

 

Publié le 10 juillet 1964.

Produit par George Martin.

Durée:30:13.

Label:Parlophone.

Genre:pop-rock,rock.

 

Il y a les Beatles et les autres.

 

A Hard Day's Night (en écoute intégrale ici) est le numéro 3 des Beatles. Il est publié le 10 juillet 1964, alors que le tsunami Beatles bat son plein. Dans la beatlemania ambiante, les Beatles sortent leur premier film, A Hard Day’s Night (Richard Lester). Il s'appele Quatre Garçons Dans le vent chez nous, avec les Scarabées dans leur propre rôle.

Les Beatles transforment alors en or tout ce qui passe entre leurs mains. Le cinéma rajoute à leur phénoménale popularité. Ce disque, programmé pour coïncider avec la sortie sur écran, est, en quelque sorte la bande son du film.

En quelque sorte seulement, parce que seule la face 1 et ses 7 titres (les plus probants) ont un rapport direct avec le film, les 6 pièces de la face B ayant été enregistrées dans le même but, mais n’étant pas retenues sans que leur qualité soit mise en cause pour autant.

Toutes les pistes portent la signature du tandem Lennon/McCartney, dix pour le futur mec de Yoko, trois pour le bassiste gaucher (Can’t Buy Me Love, And I Love Her et Things We Said Today).

En une trentaine de minutes d’un répertoire pop et rock, les auteurs montrent une belle prolificité, une prometteuse inventivité, une maturité déjà affirmée et une magnifique homogénéité. Ils atteignent un premier sommet créatif en tournant le dos aux reprises comme c’est le cas dans leurs deux premiers albums et creusent l’écart qui les sépare de leurs rivaux du moment, si tant est qu’ils en aient. Les Beatles y acquièrent une vraie dimension artistique.

La majorité des titres figurant sur la face initiale d’A Hard Day’s Night vous sont très familiers : le morceau titre, I Should’ve Known Better, Can’t Buy Me Love, And I Love Her font désormais partie du patrimoine musical.

Le reste, s’il est moins populaire, n’en demeure pas moins très inspiré et certaines compositions soulignent l’état de grâce dans lequel le duo de l’écriture évolue alors : Anytime At All, When I Get Home, I’ll Cry Instead, If I Fell, Things We Said Today.

A Hard Day’s Night est donc un très grand album à faire figurer en bonne place dans votre sélection (RAZOR©).

 

1. A Hard Day's Night.

2. I Should Have Known Better.

3. If I Fell.

4. I'm Happy Just To Dance With You.

5. And I Love Her.

6. Tell Me Why.

7. Can't Buy Me Love.

8. Any Time At All.

9. I'll Cry Instead.

10. Things We Said Today.

11. When I Get Home.

12. You Can't Do That.

13. I'll Be Back.

 

John Lennon:chant,guitares,harmonica,tambourin,piano.

Paul McCartney:chant,basse,piano guitare acoustique.

George Harrison:chant,guitare acoustique et électrique.

Ringo Starr:batterie,bongos,maracas,tambourin.

George Martin:piano.

 

LP Studio 4 - 1964

 

Beatles for sale 1964

 

THE BEATLES

BEATLES FOR SALE – 1964  3/5

 

Publié en septembre 1964 (UK).

Produit par George Martin.

Durée:34:13.

Label:Parlophone

Genre:rock,folk-rock,pop-rock.

 

Coup de moins bien.

 

Après trois LP probants, Beatles For Sale marque un premier coup de moins bien dans la carrière des « quatre garçons dans le vent », surnom hérité de leur premier film, A Hard Day’s Night, dont la transposition discographique est le reflet de leur fulgurante ascension artistique.

Paul McCartney et John Lennon assurent désormais l’écriture et signent quelques perles mémorables dans la foulée. Mais l’année 1964 se termine moins bien qu’elle n’a commencé. Les Beatles se dispersent trop, veulent tout bouffer porté par un Beatlemania qui les contraint à toujours en remettre une couche.

Au final, c’est tout l’inverse qui se produit et les Fab Four, trop sollicités, usés jusqu’à la corde par les plateaux TV, les tournées (deux, en 1964, pour le seul compte des Etats-Unis), le cinéma, la radio, pris dans l’éreintante l’hystérie collective accompagnant leur triomphe, ont un coup de mou au moment d’aborder, entre août et septembre 64, ce qui est leur quatrième LP.

C’est l’album de trop ; pour l'année en cours s'entend. Mais business is Bussiness et le quatuor se plie aux impératifs commerciaux autant qu'il subit le rythme infernal qu'on leur impose. Il y a une contrepartie à cette cadence : les Beatles n'ont pas beaucoup le temps de soigner leur écriture et doivent composer avec des reprises, ce qui est généralement annonciateur ou du syndrome de la page blanche, ou du manque de temps.

Prévu pour une publication pour les fêtes de fin d’année et pour respecter le rythme de deux albums par an, Beatles For Sale marque un pas en arrière dans la qualité et de ce fait, ne répond pas aux attentes générées par l’opus précédent.

Le résultat est moins heureux et c’est évidemment une grosse déception pour les fans. Sur les 14 titres, 6 morceaux sont repris à autrui : Words Of Love à Buddy Holly, Rock ‘n’ Roll Music à Chuck Berry, le medley Kansas City (Jerry Leiber et Mike Stoller)/Hey Hey Hey Hey (Little Richard), le controversé Mr Moonlight à Roy Lee Johnson, Everybody’s Trying To Be My Baby et Honey Don’t à Carl Perkins.

Toutes appartiennent à un répertoire que les Beatles connaissent sur le bout des ongles, puisqu’interprété régulièrement à l’époque du Cavern Club.

Outre ces reprises, Beatles For Sale proposent quelques nouveautés composées spécialement pour cet album, à savoir I’m A Loser, Eight Days A Week ou I Feel Fine, mais au final, rien de vraiment emballant, ce qui en fait un opus dispensable, pas essentiel, mais comme les Beatles en sont les auteurs, il est difficile de faire l’impasse.

Heureusement, ce n’est qu’un passage à vide et, dès Help, les Scarabées remettent l’église au milieu du village, et avec Rubber Soul qui se profile à l’horizon, on s’apercevra que, finalement, Beatles For Sale n’est pas si anodin que ça (RAZOR©).

 

1. No Reply.

2. I'm A Loser.

3. Baby's In Black.

4. Rock And Roll Music.

5. I'll Follow The Sun.

6. Mr. Moonlight.

7. Medley:Kansas City/Hey, Hey, Hey, Hey.

8. Eight Days A Week.

9. Words Of Love.

10. Honey Don't.

11. Every Little Thing.

12. I Don't Want To Spoil The Party.

13. What You're Doing.

14. Everybody's Trying To Be My Baby.

 

John Lennon:chant,guitare,claviers.

Paul McCartney:chant,basse,claviers.

George Harrison:chant,guitare.

Ringo Starr:chant,batterie.

 

LP Studio 5 - 1965

 

Beatles help

 

THE BEATLES

HELP! - 1965  5/5

 

Publié en août 1965.

Produit par George Martin.

Durée:34:13.

Label:Parlophone.

Genre:rock,folk-rock,rock & roll.

 

Sémaphore, très fort.

 

Au moment où les Beatles enregistrent Help (en écoute intégrale ici), entre le 11 août et le 26 octobre 1964, ils transforment tout ce qu'ils touchent en or. Cinquième LP studio de leur catalogue sorti début août 1965 au Royaume-Uni (une semaine plus tard sur le marché américain), le nouveau vinyl n'échappe pas à cette bonne habitude.

Préparé pour venir en soutien du film du même nom, Help! fait entrer de plain-pied le groupe dans la musique pop. C'est la deuxième fois que les liverpuldians s'essaient au cinéma. Il faut remonter un an en arrière pour trouver un précédent cinématographique avec A Hard Day's Night (1964).

Plus pop, Help! contient des perles comme la chanson éponyme, comme Ticket To Ride, Yesterday, des chansons superbes comme cette ballade You’ve Got To Hide Your Love Away, Tell Me What You See, un acoustique signé I’ve Just Seen A Face ou The Night Before, voire Another Girl. Seule la face 1 apparaît dans le long métrage, les autres titres en étant écartés par les membres.

Dernier album classique, Help!, 41 semaines dans les charts, marque l’apogée de la première partie professionnelle des Scarabées et peut être considéré comme un des disques majeurs du groupe et de la musique en général. Il est annonciateur d’un groupe qui va croissant dans la qualité.

Ne reste plus aux Beatles qu'à réaliser quelques expériences pour faire le tour de la question ; ce sera le cas avec le prochain album Rubber Soul, qui les fera visiter l’Inde et les mettra en relation avec les paradis artificiels (RAZOR©).

 

1. Help !

2. The Night Before.

3. You've Got To Hide Your Love Away.

4. I Need You.

5. Another Girl.

6. You're Going To Lose That Girl.

7. Ticket To Ride.

8. Act Naturally.

9. It's Only Love.

10. You Like Me Too Much.

11. Tell Me What You See.

12. I've Just Seen A Face.

13. Yesterday.

14. Dizzy Miss Lizzy.

 

John Lennon:chant,harmonies vocales,choeurs,guitare rythmique,guitare acoustique,piano,harmonica,tambourin.

Paul McCartney:chant,harmonies vocales,choeurs,basse,guitare acoustique,piano,orgue Hammond.

George Harrison:harmonies vocales,choeurs,guitare acoustique,guitare 12 cordes,tambour africain.

Ringo Starr:batterie,tambourin,maracas,timpani,cloches,bongos.

George Martin:piano.

 

LP Studio 6 - 1965

 

Beatles rubber soul

 

THE BEATLES

RUBBER SOUL – 1965  4,5/5

 

Publié en décembre 1965.

Produit par George Martin.

Durée:34:50.

Label:Parlophone.

Genre:folk-rock,pop-rock.

 

Un orteil dans le psyché.

 

Pour les amateurs de chiffres, Rubber Soul (décembre 1965/Parlophone) est le sixième LP des Beatles. Il est numéro 1 des charts UK pendant 8 semaines et affiche une présence de presqu'un an dans ces classements. Aux Etats-Unis, il squatte le leadership 6 semaines sur 59 qu'il reste dans le Billboard. Avec plus d’un million de pièces écoulées en quelques jours seulement, Rubber Soul, produit par le phénomène George Martin et placé dans le sillage de Help, est une double réussite commerciale et critique.

Mais ce qui saute aux yeux, ou plutôt aux oreilles, à l’écoute de Rubber Soul (en écoute intégrale ici), c’est que les Beatles s'émancipent de leur pop gentillette pour minettes (exception faite de Michelle) pour amorcer un virage plus rock et un poil psychédélique.

Les liverpuldians poussent les expériences plus loin. L’influence de ce qui se passe aux States, notamment de Bob Dylan et du folk-rock initié par les Byrds, est une des raisons pour lesquelles le son et le ton changent ; l’écriture est mieux maîtrisée par Lennon et McCa qui traversent des turbulences dans leur vie perso.

Par ailleurs, il est fait appel à de nouveaux outils de travail : du sitar sur Norvegian Wood, du clavecin pour In My Life, tandis que la fuzz box (Vox Tone Bender) est sortie pour Think For Yourself.

Fini les bons garçons, les Beatles deviennent adultes, grandissent dans leur tête et leurs perceptions changent sous l’effet conjoint de la marijuana et du LSD qu’ils commencent à consommer régulièrement. Rubber Soul, en ce sens, prépare aux albums de l’ère psychédélique à venir que sont Revolver et Sgt Pepper’s Lonely Hearts Club Band et qui voient leur créativité artistique exploser.

L’orientation prise par ce disque explique également pourquoi aucun titre n’a fait de belle carrière en single, en dépit de titres aujourd’hui ultra connus comme Michelle, Norvegian Wood ou Drive My Car.

Rubber Soul est tout simplement imaginé différemment de ce qui a été précédemment réalisé ; c’est un album qui fait le lien entre les gamins adulés d’hier et les hommes avides d’expérimentations de demain. 1965 est un cap majeur pour eux. L’heure est grave si l’on s’en réfère à une pochette qui laisse une drôle d’impression avec des Beatles qui n’esquissent pas le moindre sourire et qui semblent nous alerter sur le changement qui nous attend à l’intérieur.

Primordial, le disque l’est donc dans le catalogue des musiciens de Liverpool. Qui plus est, il est bon, très bon même, bien équilibré, avec des titres simples, aux mélodies souvent magnifiques, aux harmonies grandioses, sans faille (quoi que What Goes On chantée par Ringo…), sans niaiserie musicale ou lyrique.

Pour moi, inutile de soulever le moindre pan de ce disque pour tenter d’y dénicher une faille ; Rubber Soul est un tournant historique dans la carrière des Beatles, une petite merveille.

Sans Rubber Soul, point de Revolver et de Sgt Peppers, d’où son importance capitale. Les amateurs de beau apprécieront : 4,5 (RAZOR©).

 

1. Drive My Car.

2. Norvegian Wood.

3. You Won't See Me.

4. Nowhere Man.

5. Think For Yourself.

6. The Word.

7. Michelle.

8. What Goes On.

9. Girl.

10. I'm Looking Through You.

11. In May Life.

12. Wait.

13. I Needed Someone.

14. Run For Your Life.

 

John Lennon:guitares,orgue,piano,percussions,chant,effets sonores.

Paul McCartney:basse,guitare électrique,piano,orgue,chant.

George Harrison:guitare acoustique,guitare électrique,sitar,chant.

Ringo Starr:batterie,percussions,orgue,chant.

George Martin:orgue,piano,harmonium.

 

LP Studio 7 - 1966

 

Beatles revolver

 

THE BEATLES

REVOLVER – 1966  5/5

 

Publié en août 1966.

Produit par George Martin.

Durée:34:43.

Label:Parlophone.

Genre:rock,pop,rock psychédélique.

 

Toujours plus haut.

 

Moderne avant l'heure, Revolver (en écoute intégrale ici) dont le visuel est signé Klaus Voorman, n'a pas pris une ride depuis sa parution. A plus de 50 balais, il se porte comme un charme, affichant toujours une belle densité et une fraîcheur égale.

Sorti à l'été 1966, le 7ème volume discographique des Beatles, prévu pour s'appeler Magic Circle, compte parmi ce que les gars de Liverpool ont fait de mieux dans leur carrière. Oeuvre magistrale, elle oscille avec maestria entre psychédélisme et expérimental.

On y retrouve, d’une part, des Beatles gentillets, les King de la mélodie facile et, d’autre part, des Beatles qu’on ne connaissait pas encore, tapant dans la boite aux substances psychés, voguant dans des paradis artificiels et expérimentaux.

On a donc, d’un côté les charmants et insouciants morceaux comme Got to Get You Into My Life, Eleanor Rigby ou For No One, Here, There and Everywhere, une mélodie style music-hall ou encore Yellow Submarine interprété par Ringo Starr, devenu depuis un classique pour enfants et que Henri Des aurait pu chanter.

L’autre facette de l’album, plus intéressante car méconnue, c’est Lennon qui fait part de ses trips et de ses dreams. Ca donne une dérive psychédélique dans She Said, She Said, Tomorow Never Knows (paroles empruntées à Timothy Leary dans Le Livre des Morts Tibétains), le paroxysme des expérimentations, et du sitar en veux-tu, en voilà (Love to you d’Harrison qui livre aussi Taxman, I want to tell you). Nous assistons dans Revolver et grâce à cette face cachée, à une seconde naissance des Scarabées. C'est un album majeur du catalogue des Beatles, un coup de maître et certainement le meilleur travail du groupe en ce qui concerne la première partie de sa carrière (RAZOR©).

 

1. Taxman.

2. Eleanor Rigby.

3. I'm Only Sleeping.

4. Love You To.

5. Here, There and Everywhere.

6. Yellow Submarine.

7. She Said She Said.

8. Good Day Sunshine.

9. And Your Bird Can Sing.

10. For No One.

11. Doctor Robert.

12. I Want To Tell You.

13. Got To Get You Into My Life.

14. Tomorrow Never Knows.

 

John Lennon:guitare acoustique,guitare électrique,orgue,harmonium,piano,percussions,effets sonores,chant.

Paul McCartney:basse,guitare électrique,piano,orgue,clavicorde,percussions,effets sonores,chant.

George Harrison:guitare acoustique,guitare électrique,sitar,tampoura,percussions,harmonica,chant.

Ringo Starr:batterie,percussions,chant.

George Martin:orgue,piano,effets sonores,orchestrations.

Mal Evans:choeurs.

Alan Civil:cor d'harmonie.

Anil Bhagwat:tablâ.

 

LP Studio 8 - 1967

 

Sgt pepper s lonely hearts club band

 

THE BEATLES

SERGENT PEPPER’S LONELY HEARTS CLUB BAND – 1967  5/5

 

Publié le 1er juin 1967 (UK), le 2 juin 1967 (USA).

Produit par George Martin.

Durée:39:43.

Label:Parlophone (UK),Capitol (USA).

Genre:rock psychédélique.

 

La perfection.

 

“La fanfare du club des coeurs solitaires du Sergent Poivre”… vaste programme! En tout cas, Sergent Peppers (en écoute intégrale ici) est le 8ème opus des Scarabées. Peut-être leur plus grand, mais toujours le plus grand pour Rolling Stones (2003). Sorti en juin 1967, cet album a révolutionné les milieux musicaux.

Rassasiés de la Beatlemania et des tournées, John, Paul, George et Ringo retrouvent avec plaisir Abbey Road, leur studio pour élaborer du « never heard before ». 129 jours seront nécessaires pour donner le jour aux 13 chansons de l’album qui bénéficient pour l’essentiel de la collaboration Lennon-McCartney.

C’est le cas de With a Little Help From My Friends. Il y a celles écrites par Paul et complétées par John comme Getting better ou She’s leaving Home. Il y a celles écrites par John avec le concours de Paul comme Lucy in the Sky with Diamonds. Mieux, dans A Day in the Life (inspirée des journaux), les deux compères assemblent deux chansons écrites chacun dans son coin.

Les Beatles trouvent leur inspiration dans diverses sources : le cirque et une affiche notamment pour Being for the Benefit of Mr Kite, la sonorité de l’expression « Meter Maid » pour le morceau Lovely Rita, des travaux de restauration pour Fixing a Hole, des souvenirs de son père (Mc Cartney) pour When I’m sixty four, un dessin de Julian (Lennon) son fils pour Lucy in the Sky with Diamonds, un pub TV pour céréales pour Good Morning , l’univers de Ravi Shankar pour celle signée Harrison Within, without you.

Tout a été dit et interprété sur cet album mythique mais la seule chose à retenir, c’est qu’il est tout simplement génial, que la pochette a fait fureur à sa sortie et constitue une vraie rupture avec ce que faisaient les Fab Four jusqu’alors et que le précédent Revolver psychédélique laisse entrevoir.

En plus de son unicité, il a une valeur sentimentale pour moi car il ramène inlassablement à des souvenirs de jeunesse et à un certain Christopher Moore, notre correspondant anglais, souvenirs et conneries partagés avec le frangin. Jean-Marc, si tu m’écoutes… celui-là il est pour toi (RAZOR©).

 

1. Sgt Pepper’s Lonely Heart’s Club Band.

2. With A Little Help From My Friends.

3. Lucy In The Sky With Diamonds.

4. Getting Better.

5. Fixing A Hole.

6. She’s Leaving Home.

7. Being For The Benefit Of Mr. Kite !

8. Within You Without You.

9. When I’m Sixty-Four.

10. Lovely Rita.

11. Good Morning Good Morning.

12. Sgt Pepper’s Lonely Hearts Club Band (Reprise).

13. A Day In The Life.

 

John Lennon:guitare acoustique,guitare électrique,orgue,piano,percussions,chant,effets sonores.

Paul McCartney:basse,guitare acoustique,guitare électrique,piano,orgue,chant,effets sonores.

George Harrison:guitare acoustique,guitare électrique?sitar,tambura,harmonica,percussions,chant.

Ringo Starr:batterie,percussions,piano,harmonica,chant.

George Martin:clavecin,orgue,piano,harmonium.

Mal Evans:piano,harmonica,harmonium,percussions,chant.

Neil Aspinall:harmonica,tambura.

Asian Music Circle:tablâ,dilruba,swordmandel,percussions indiennes.

London Symphony Orchestra.

 

LP Studio 9 - 1968

 

Beatles white album 68

 

THE BEATLES

THE WHITE ALBUM – 1968  5/5

 

Publié le 22 novembre 1968 (UK),le 25 novembre 1968 (USA).

Produit par George Martin.

Durée:93:45.

Label:Apple Records.

Genre:rock,pop.

 

Le début de la fin.

 

Très, très bon album des Fab Four sorti en novembre 1968, qui prend le contre-pied du psychédélisme. Chacun y va de ses chansons préférées et joue des coudes pour le voir figurer au programme de l'éponyme The Beatles, appelé aussi l'album blanc (The White Album). Il est le premier opus à paraître sous l'étiquette Apple.

Lennon, avec ses Revolution 9 aux expérimentations lennoniennes (McCartney ne voulait pas de ce titre sur le double blanc) et Dear Prudence (qui évoque la spiritualité très avancée de Prudence Farrow, la sœur de Mia lors d’un séminaire en Inde).

McCartney, avec Back in USSR (parodie de Back in the USA de Chuck Berry et de California Girls des Beach Boys, mais les milieux conservateurs américains y voyaient une propagande pour le communisme), Helter Skelter (pondu suite à une interview des Who en guise de réaction brutale à I Can See For Miles).

Harrison qui propose While My Guitar Gently Weeps (inspirée de la philosophie du Yi Jing) sur lequel Eric Clapton himself signe le solo de guitare. Piggies est un autre morceau signé George Harrison et un autre titre jugé pro-communiste.

Et puis il y a Obladi Oblada, écrit en hommage au reggae car de nombreux jamaïcains arrivaient alors en Angleterre et qui vient du nom d’un club fréquenté par les Beatles.

Ce disque marque le retour au rock 'n' roll, à la pop et au folk après trois années d'expérimentation en studio. Il solde aussi la période excentrique et psychédélique précédente. Sur la quanrantaine de titres disponibles, une trentaine sont retenus pour constituer ce qui est un double LP.

Très féconds, les Beatles s'offrent même le luxe d'écarter de cette sélection Hey Jude, préalablement publié en single fin août 1968.

A cette époque, les Beatles commencent à se diviser en raison d'une Yoko Ono devenue de plus en plus présente auprès de John Lennon et envahissante pour son entourage ; sa présence nuit au relationnel et au travail et ça agace les autres, d'autant qu'un pacte honorifique passé entre eux voulait qu'aucune femme ou petite amie ne vienne perturber leur processus créatif.

Parallèlement Ringo part, revient, repart, revient et George Harrison tente d'imposer son style. Malgré ces tensions durant les sessions, les Beatles parviennent à rester homogènes et à faire preuve d'enthousiasme et de créativité.

Dans un tel contexte, cet album aurait pu déboucher un sur catastrophe ; finalement, il s'avère encore très riche et est aussi mythique que ses prédécesseurs immédiats (RAZOR©).

 

1. Back In The U.S.S.R.

2. Dear Prudence

3. Glass Onion.

4. OB-LA-DI,OB-LA-DA.

5. Wild Honey Pie.

6. The Continuing Story Of Bungalow Bill.

7. While My Guitar Gently Weeps.

8. Happiness Is A Warm Gun.

9. Martha My Dear.

10. I'm So Tired.

11. Blackbird.

12. Piggies.

13. Rocky Raccoon.

14. Don`t Pass Me By.

15. Why Don`t We Do It In The Road.

16. I Will.

17. Julia.

18. Birthday.

19. Yer Blues.

20. Mother Nature's Son.

21. Everybody's Got Something To Hide Except Me & My Monkey.

22. Sexy Sadie.

23. Helter Skelter.

24. Long Long Long.

25. Revolution.

26. Honey Pie.

27. Savor Truffle.

28. Cry Baby Cry.

29. Revolution 9.

30. Good Night.

 

John Lennon:chant,harmonies vocales et chœurs,guitare acoustique et électrique,guitare solo,basse,piano,orgue,harmonium,harmonica,percussions,effets sonores sur 29. 

Paul McCartney:chant, harmonies vocales et chœurs,guitare acoustique et électrique,basse,piano,orgue,percussions,batterie,flûte à bec.

George Harrison:chant,harmonies vocales et chœurs,guitare acoustique et électrique,basse,orgue sur 7,percussions,,effets sonores.

Ringo Starr:chant sur 14/30,harmonies vocales sur 6, batterie,percussions,piano,percussions,cloches sur 14.

George Martin :celesta sur 30.

Eric Clapton :guitare solo sur 7.

Mal Evans:harmonies vocales,claquements de mains sur 2/18,trompette sur 23.

Jack Fallon:violon sur sur14.

Pattie Harrison:choeurs sur 18.

Jackie Lomax:chœurs et claquements de mains sur 2.

Yoko Ono:chant,chœurs et claquements de mains sur 14,chœurs sur 18, effets sonores divers sur 29.

Maureen Starkey:chœurs sur 6.

Ted Barker:trombone sur9.

Leon Calvert:trompette,bugle sur 9.

Henry Datyner,Eric Bowie,Norman Lederman,Ronald Thomas:violon sur 3.

Bernard Miller,Dennis McConnell,Lou Soufier,Les Maddox :violons sur 9.

Reginald Kirby:violoncelle sur 3/9.

Eldon Fox:violoncelle sur 3.

Frederick Alexander:violoncelle sur 9.

Harry Klein:saxophones sur 26/27.

Dennis Walton,Ronald Chamberlain,Jim Chest,Rex Morris:saxophones sur 26.

Raymond Newman,David Smith:clarinette sur 26.

Art Ellefson,Danny Moss,Derek Collinssaxophone sur 27.

Ronnie Ross,Bernard George:saxophone baryton sur 27.

Alf Reece:tuba sur 9.

The Mike Sammes Singers:chœurs sur 30.

Stanley Reynolds,Ronnie Hughes:trompette sur 9.

Chris Shepard:violon sur 6.

Tony Tunstall:cor français sur 9.

John Underwood,Keith Cummings:viole sur 3.

Leo Birnbaum,Henry Myerscough:viole sur 9.

 

LP Studio 10 - 1969

 

Beatles yellow submarine 59

 

THE BEATLES

YELLOW SUBMARINE – 1968  3/5

 

Publié le 13 janvier 1969 (USA), le 17 janvier 1969 (UK).

Produit par George Martin.

Durée:39:39.

Label:Apple Records.

Genre:rock,soundtracks.

 

Pas indispensable du tout.

 

Il en fallait bien un et le voilà ! Yellow Submarine est le mouton noir du catalogue des Beatles. Leur dixième album, publié en janvier 1968, n’est ni plus ni moins que la bande-son du film d’animation du même nom, dont les Beatles sont les acteurs et sorti sur les écrans près d’un an avant.

Sur la face 1, du Beatles. Sur la 2, du pas Beatles, c’est aussi simple que cela. Des six titres affectés aux liverpuldians les plus célèbres de la terre, quatre sont inconnus au bataillon et pour cause, ce sont des rescapés de sessions de 67 : All Together Now, qui ne vaut pas un clou, It’s All Too Much, psychédélique mais à peine mieux, Hey Bulldog et Only Northern Song qui eux, tiennent la route.

All You Need Is Love et Yellow Submarine sont plus familiers dans la mesure le premier cité est sorti préalablement en single et que le second connaît une deuxième vie après avoir figuré dans l’album Revolver. Résumons, deux inédits pas fameux, deux déjà entendus, une face B constituée d’instrumentaux pas mal gaulés de George Martin dont, franchement, je me tape comme de l’an quarante. Je suis venu pour les Beatles et là, rien ou peu.

La raison ? Les Beatles ne s’intéressent pas du tout à ce projet qu’ils réfutent complètement et traînent des pieds à confectionner à son intention la moindre chanson nouvelle.

Yellow Submarine en subit le contrecoup. Lennon avait de quoi haïr ce disque qui n’a rien pour lui. Ce lot est des plus insignifiants. C’est le mouton noir, je vous dis (RAZOR©).

 

1. Yellow Submarine.

2. Only a Northern Song.

3. All Together Now.

4. Hey Bulldog.

5. It's All Too Much.

6. All You Need is Love.

7. Pepperland.

8. Sea of Time and Sea of Holes.

9. Sea of Monsters.

10. March of the Meanies.

11. Pepperland Laid Waste.

12. Yellow Submarine in Pepperland.

 

John Lennon:guitare électrique,acoustique,banjo,ukulélé,harmonica,claviers,chant.

Paul McCartney:basse,guitare acoustique,contrebasse,tambourin,chant.

George Harrison:guitare électrique,acoustique,orgue,violon,tambourin,chant.

Ringo Starr:batterie,tambourin,chant.

George Martin:piano,orchestration.

 

LP Studio 11 - 1970

 

Beatles abbey road 1969

 

THE BEATLES

ABBEY ROAD – 1969  5/5

 

Publié en septembre 1969.

Produit par Goerge Martin.

Durée:47:02.

Label:Apple Records.

Genre:pop-rock,rock,pop.

 

Magnifique conclusion !

 

Abbey Road (en écoute intégrale ici) est le nom de l'artère londonienne située entre Camden et Westminster. C'est aussi et surtout la rue qui abrite, à son extrémité sud-est, les studios EMI qui prendront le nom d'Abbey Road en 1970, fief de la plupart des enregistrements des Beatles entre 1962 et 1969, mais où de nombreux artistes ont également enregistré. C'est le cas de Pink Floyd notamment.

Abbey Road est également le titre du dernier LP des liverpuldians, car, si Let It Be est sorti un an après (le 8 mai 1970), il a été enregistré avant. Ce 11ème album est passé à la postérité pour sa pochette affichant les quatre musiciens traversant un passage pour piétons. Le lieu est aujourd'hui intégré dans les visites touristiques de la capitale.

La photo popularisée par l'album est prise par Iain Mac Millan, le 8 août 1969 peu avant midi, après que la police londonienne ait bouclé le quartier. Le groupe vit alors ses dernières heures ; quelque 8 mois plus tard, en avril 1970, Paul McCartney annonce la fin des Beatles.

Quand Abbey Road est publié le 26 septembre 1969, on nage en plein délire médiatique : Paul McCartney serait mort trois ans plus tôt dans un accident routier. La rumeur naît après la parution d'Abbey Road et la pochette est l'élément déclencheur ; les indices les plus farfelus vont alors alimenter les commentaires complotistes et fleurir les presses conspirationnistes.

Non seulement Paulo serait mort mais le secret de son remplacement par un sosie est bien gardé. Par allusions, John, George et Ringo rendent hommage ou réfèrent souvent au bassiste.

La pochette ? Paul est pieds nus et dans la tradition indienne, c'est ainsi que se fait le passage dans l'au-delà. La plaque d'immatriculation de la Coccinelle (comme par hasard la Beetle en anglais) garée sur la gauche, LMW281F, cacherait un message codé : Living McCartney Would Be 28 If. Traduisez par Si McCartney était en vie, il aurait 28 ans...

Les imposteurs (les Beatles ne doivent pas être étrangers à ce montage médiatique) renvoient même à la couverture et aux textes de Sergent Peppers pour appuyer cette supercherie ; en épluchant les chansons de McCartney, ils en arrivent à faire des interprétations aussi loufoques les unes que les autres. Du moment que ça accrédite cette version...

N'empêche, les rumeurs de séparation vont bon train d'autant qu'au terme de ce disque, John Lennon persiste un peu plus avec son Plastic Ono Band (avec Yoko Ono). La rupture est consommée mais elle reste tue jusqu'à ce que Paul McCartney ne l'officialise au printemps 70.

Reste le disque. Dans ce contexte tendu et suspicieux, il est bien accueilli par le public. Les Beatles s'y montrent inspirés ; pour la dernière fois, ils laissent leur empreinte sur un répertoire pourtant diversifié.

Abbey Road est certainement le plus bigarré des albums des Beatles sur leur courte période d’existence de 6/7ans. Excellent opus sorti, il recèle quelques titres frais comme le sympa Octopus’s Garden chanté par Ringo, l’optimiste Here Comes The Sun (ballade dans laquelle se révèle toute la spiritualité de George Harrison), l’indémodable et romantique Something (encore et toujours George qui est au top de sa créativité) aux belles notes de guitare.

Le noyau dur dans cet Abbey Road, par lequel Lennon et McCartney se tirent la bourre une ultime fois, s'articule autour de Because, Oh Darling, titre parodique de Paul mais surtout de Come Together (McCartney), I Want You (Lennon) ou Maxwell’s Silver Hammer, réplique enfantine de McCartney que détestait Lennon qui s’est peu investi dans cet album et qui avait vraisemblablement d’autres chats à fouetter avec Yoko Ono.

C’est leur dernier vrai disque avant de tirer leur révérence, l’œuvre est majeure, riche et puissante, les chansons de Macca sont sublimes. On ne peut pas ne pas en être (RAZOR©).

 

1. Come Together.

2. Something.

3. Maxwell's Silver Hammer.

4. Oh! Darling.

5. Octopus's Garden.

6. I Want You (She's So Heavy).

7. Here Comes The Sun.

8. Because.

9. You Never Give Me Your Money.

10. Sun King.

11. Mean Mr. Mustard.

12. Polythene Pam.

13. She Came In Through The Bathroom Window.

14. Golden Slumbers.

15. Carry That Weight.

16. The End.

17. Her Majesty.

 

John Lennon:guitares,orgue,piano,chant,effets sonores.

Paul McCartney:basse,guitares,piano,orguechant,effets sonores.

George Harrison:guitares,basse,orgue,synthétiseur Moog,chant.

Ringo Starr:batterie,percussions,chant.

Mal Evans:piano,harmonica,harmonium,percussions,enclume,choeurs.

George Martin:clavecin,orgue,piano,harmonium.

Billey Preston:orgue sur 6.

 

LP Studio 12 - 1970

 

Beatles let it be 70

 

THE BEATLES

LET IT BE – 1970  4/5

 

Publié le 8 mai 1970 (UK),le 18 mai 1970 (USA).

Produit par Phil Spector.

Durée:35:13.

Label:Apple Records.

Genre:pop-rock,folk-rock.

 

Le disque de Paulo.

 

Si l’on se réfère à ce que les Beatles ont pu créer précédemment dans leur carrière, on pourra être déçu par Let It Be (en écoute intégrale ici). Si, par contre, l’on fait abstraction de cet aspect et que l’on écarte la trilogie Sgt Peppers, The Beatles et Abbey Road, ainsi que, à un degré moindre, Rubber Soul et Revolver, on verra Let It Be comme un très bon disque.

Sorti en 1970, il est un album que d’aucuns qualifient de posthume, étant paru un mois après que les Beatles se soient séparés. Le disque a été enregistré alors que des tiraillements commençaient à lézarder ce groupe mythique, raison pour laquelle il a mis du temps à être créer et à sortir.

Dans un premier temps, l’album a accouché de Maggie May et de One After 909 (live). Il devait,comme c’était initialement prévu, porter le nom du projet Get Back de McCartney. Le titre Get Back figure sur Let It Be et a été enregistré en live sur le toit de la maison de disques Apple, pour les besoins d’un documentaire du même nom que l’album (Dig A Pony, I’ve Got A Feeling sont également enregistrés en direct). Ce Rooftop Concert devait être la dernière fois que les 4 garçons dans le vent étaient vus ensemble sur scène, si tant est qu’un toit en soit une.

Dans Let It Be, vous trouverez des morceaux qui valent le déplacement. Outre Get Back de McCartney, un des meilleurs morceaux jamais réalisés par les Fab Four, une bien agréable ballade spirituelle signée Lennon (Across the Universe), dans laquelle il montre qu’il est encore capable de bien belles choses, I Me Mine une des plus grandes compositions de George Harrison, Let It Be orchestré par Phil Spector (et sans l’aval de son créateur Paul McCartney). Bonjour l’ambiance !

En 2003, Macca ripostera en sortant Let It Be…Naked. McCartney, par ailleurs n’était pas du tout satisfait du résultat de The Long And Winding Road, fait dans son dos. A écouter également, For You Blue (Ringo Star), Two Of Us (une chanson acoustique chantée par Lennon et McCartney, réconciliés pour l’occasion).

On a toujours dit que Let It Be était le dernier enregistrement des Beatles. Il est sorti en mai 1970, mais a été enregistré bien avant Abbey Road, qui demeure le chant du cygne des Beatles. C'est assurément le disque de Paulo (RAZOR©).

 

1. Two Of Us.

2. Dig A Pony.

3. Across The Universe.

4. I Me Mine.

5. Dig It.

6. Let It Be.

7. Maggie Mae.

8. I’ve Got A Feeling.

9. One After.

10. The Long And Winding Road.

11. For You Blue.

12. Get Back.

 

George Harrison:guitare,chant.

John Lennon:guitare rythmique,chant.

Paul McCartney:basse,chant.

Ringo Starr:batterie,chant.

Billy Preston:piano électrique,orgue.

DISCOGRAPHIE SOLO 70'S.

LP Studio 1 - 1970

 

George harrison all things

 

GEORGE HARRISON

ALL THINGS MUST PASS – 1970  5/5

 

Publié en novembre 1970.

Produit par George Harrison,Phil Spector.

Durée:105:59.

Label:Apple Records.

Genre:folk-rock,gospel,hard rock,rock,country.

 

Et un, et deux, et trois LP !

 

Le 10 Avril 1970, McCartney (pas fou) profite de la sortie de son premier album solo (l'éponyme McCartney) pour annoncer officiellement la fin du mythe Beatles. Depuis quelques années, le groupe a explosé en interne, Lennon est parti depuis septembre de l'année précédente, l'issue était écrite.

George Harrison, étouffé par le duo de songwriters légendaire Lennon/McCartney, réduit à occuper la guitare solo et à jouer les choristes, n'a jusque là eu que de rares occasions de montrer qu'il pouvait, lui aussi, contribuer avec succès à l'écriture du groupe (Don't Bother Me, Taxman, Love To You, Within You Without You, Only A Northern Song, While My Guitar Gently Weeps, Something, For Your Blue, I Me Mine...).

La séparation des Fab Four lui fournit l'occasion de prendre sa revanche. S'il a déjà deux LP greffés à son compteur personnel, la BO du film britannique de Joe Massot, Wonderwall, ainsi qu'un expérimental Electronic Sound, son 3ème album, premier de l'ère post-Beatles, ceux-ci ne servent pas sa cause pour établir qu'il est aussi un grand songwriter et qu'il n'a pas à rougir devant John et Paulo.

All Things Must Pass (en écoute intégrale ici), sorti en novembre 1970, va en laisser plus d'un pantois et faire taire les sceptiques sur les aptitudes du plus haut niveau du plus discret des Beatles. Ce n'est pas un LP qu'il publie, pas deux LP, mais trois. A croire que pendant son mandat au sein des Beatles, le “taiseux” n'a cessé de remplir sa besace.

Affichant la grande fertilité de son auteur, les 3 volumes d'All Things Must Pass dévoilent au grand jour la formidable qualité de ses compositions jusque là gardées bien au chaud.

Les Scarabées sont loin de ses préoccupations du moment, finie la portion congrue. L’artiste peut donner libre cours à son talent et aux expériences qu’il a engrangées, nées de sa rencontre avec Ravi Shankar, entre autres.

Il réalise son rêve et s’entoure du gratin musical (Eric Clapton, Ringo Starr, Billy Preston, Gary Wright, Gary Brooker, Alan White, Peter Drake, Phil Collins, Peter Frampton) et technique (Phil Spector, le grand amateur de Cognac et arrangeur hors pair) du moment.

Doté d’un son lourd et diversifié, l’album s’inspire des sonorités indiennes (la secte Radha Krishna squattait les studios d’enregistrement tous les jours). Sans entrer dans les détails, le mélodieux All Things Must Pass, sur lequel on pourrait s’étendre pendant des heures, est tout simplement génial. Album culte, c'est son œuvre. Il était de la race des grands. Des très grands (RAZOR©).

 

Disque 1

 

Face 1

1. I'd Have You Anytime.
2. My Sweet Lord.
3. Wah-Wah.
4. Isn't It a Pity (version 1).

 

Face 2.

5. What Is Life.
6. If Not for You.
7. Behind That Locked Door.
8. Let It Down.
9. Run of the Mill.

 

Disque 2

 

Face 1.

10. Beware of Darkness.
11. Apple Scruffs.
12. Ballad of Sir Frankie Crisp (Let It Roll).
13. Awaiting on You All.
14. All Things Must Pass.

 

Face 2.

15. I Dig Love.
16. Art of Dying.
17. Isn't It a Pity (version 2).
18. Hear Me Lord.

 

Disque 3 (Apple Jam)

 

Face1.

19. Out of the Blue.
20. It"s Johnny's Birthday.
21. Plug Me In.

 

Face 2.

22. I Remember Jeep.
23. Thanks for the Pepperoni.

 

George Harrison:chant,guitares,dobro,harmonica,synthés,choeurs.

Badfinger:guitare,percussions.

Dave Mason,Eric Clapton:guitare.

Pete Drake:pedal steel guitare.

Bobby Keys:saxophone ténor.

Jim Price:trompette,trombone.

Gary Brooker,Gary Wright,Billy Preston,Bobby Whitlock,Tony Ashton:claviers.

Klaus Voormann,Carl Radle:basse.

Jim Gordon,Alan White,Ringo Starr,Ginger Baker:batterie,percussions.

Mal Evans,Ray Cooper:tambourin.

John Barham:harmonium,vibraphone.

Pete Ham,Peter FramptonTom Evans,Joey Molland:guitares acoutiques.

Mike Gibbins:percussions.

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