Jim Croce.

BIOGRAPHIE.

JIM CROCE/Philadelphie (Pennsylvanie – USA)

 

Jim croce intro

 

Né le 10 janvier 1943 à Philadelphie, mort le 20 septembre 1973 à Natchitoches (Louisiane).

Actif de 1966 à 1973.

Labels:Capitol Records,Atlantic Records, ABC Records.

Genre:pop-rock,soft rock,rock,folk,country,blues,blues-rock.

Site Internet:www.seedlingrecords.com

Une gloire posthume.

1973 devait normalement être une grande année pour Jim Croce. Jusque là, le pennsylvanien peine à joindre les deux bouts, sa carrière a du mal à décoller, son potentiel n'est pas récompensé.

Les 3 albums qu'il affiche alors au compteur (Facets, Jim & Ingrid Croce et You Don't Mess Around With Jim) ne lui permettent toujours pas de franchir un cap professionnel et, par la même occasion, de sortir la tête de l'eau, de vivre du métier qu'il a choisi de faire. A ce stade de son parcours, il envisage très sérieusement de faire autre chose.

Jim croce 1Jim Croce : une gloire malheureusement posthume.

Jim croce maury muehleisenMort accidentellement en 73 avec Maury Muehleisen.

Jim croce sceneUne carrière inachevée en solo...

Jim croce with ingrid...après avoir débuté avec Ingrid Jacobson en 1964...

Jim croce famille...laquelle deviendra Mme Croce.

Jim croce time in a bottleTime In A Bottle : N°1 du Billboard 73.

En mars de cette même année, Croce vient de signer Bad, Bad, Leroy Brown qui le propulse, en juillet, à la 1ère place du Billboard et lui vaut d'être nominé aux Grammy Awards, tandis que Time In A Bottle, son nouveau single, prend le même chemin.

Dans le même temps, son 4ème LP Life And Times s'annonce plutôt bien. Il est d'ailleurs en tournée de promotion de cet album. Celle-ci touche à sa fin, Jim Croce va enfin pouvoir retrouver sa femme et son gamin de deux ans.

Après un spectacle à la Northwestern State University de Natchitoches, le 20 septembre 1973, un bimoteur est affrêté pour rejoindre le Texas voisin où l'artiste doit se produire. Le petit avion décolle, mais peine à prendre de la hauteur pour aller finalement se crasher contre le seul arbre en bout de piste.

Le pilote Robert N. Elliott, le road manager Dennis Rast, le gérant/agent de réservation Kenneth D. Cortose, le comédien George Stevens, Jim Croce et son guitariste Maury Muehleisen sont tués sur le coup.

Le chanteur folk et compositeur américain a 30 ans et envisage de déménager à San Diego avec sa petite famille pour réfléchir à la suite d'une carrière dont il ignore alors qu'elle est sur le point de prendre un nouveau visage.

Alors qu'il touche enfin du doigt la reconnaissance qu'il attend depuis longtemps, le destin en décide autrement...

De Philadelphie à Greenwich Village.

Natif de la banlieue ouvrière de Philadelphie (Upper Darby) début janvier 1973, Jim Croce, italo-américain, noue ses premiers contacts avec la musique dès l'âge de 5 ans en apprenant à jouer Lady Of Spain à l'accordéon, avant de passer à la guitare acoustique au début des 60's quand il étudie la psychologie à l'Université de Villanova.

A l'Université de Philadelphie, il étend son éventail instrumental, monte diverses formations, organise des réunions et joue tout ce que les étudiants veulent entendre.

Un de ses groupes a alors le privilège d'être sélectionné pour une tournée en Afrique et au Moyen-Orient. Il faut toutefois attendre 1964 et le boom de la folk des Dylan, Baez, Ochs, Andersen, Rush et autres Peter Paul & Mary pour qu'enfin, dans le sillage de ce mouvement, il s'y intéresse vraiment sérieusement. On le retrouve alors régulièrement à jouer dans les cafés et clubs de la côté Est.

Avec Ingrid puis en solo.

Après avoir obtenu son diplôme universitaire, il occupe divers emplois (ouvrier du bâtiment, soudeur, enseignant, chauffeur, publicitaire à la radio) et épouse Ingrid Jacobson (fin août 66) qu'il rencontre en 1963.

Le couple, installé à New York (1967) puis en Pennsylvanie, va alors se produire en duo entre 1964 et 1971. C'est la grossesse d'Ingrid qui mettra un terme à ce partenariat professionnel ; en effet, en septembre 1971, elle donne le jour à Adrian James Croce (AJ Croce).

Devenue mère au foyer, elle abandonne la route et laisse à son mari le soin de continuer seul, ce dernier sous le poids de ses responsabilités parternelles se montrant plus déterminé que jamais à réussir.

Des débuts difficiles.

Jim Croce sort un premier album en 1966, Facets, financé par un don fait par ses beaux-parents à l'occasion du mariage d'Ingrid avec l'artiste.

Ces derniers souhaitent de tout cœur que l'album soit un échec pour dissuader Jim de poursuivre dans une voie très aléatoire. Pressé à 500 pièces, Facets s'avère une petite réussite, Jim Croce réalisant au final un bénéfice sur l'opération.

Jim & Ingrid Croce (1969) est le deuxième LP à figurer à son catalogue. Comme son nom l'indique, il implique également son épouse. Ce disque résulte d'une promesse entre eux et c'est ce qu'il faut en retenir.

Pour le reste, malgré quelques chansons sympas, le disque est assez faible, le duo peu crédible et Ingrid a certainement pris la bonne décision de mettre un terme à leur partenariat sur scène et en studio. Pour assurer un avenir sécurisant aux siens, Jim Croce doit montrer autre chose.

Sur les conseils d'un proche, il enregistre certaines des chansons qu'il a dans sa besace et prend contact avec ABC Records. Celui-ci, par l'entremise de Marty Kupps, lui permet de signer avec le présent label et de publier la demo sous le titre You Do Not Mess Around With Jim (avril 1972), lequel figure parmi les opus les mieux vendus en 1972.

Time In A Bottle, Leroy Brown...

Tiré par le single à succès Time In A Bottle (N°1 Billboard) mais aussi par les brillants Operator (That's Not The Way It Feels), Photographs And Memories et la chanson-titre, le LP, resté 93 semaines dans les classements, lance véritablement la carrière de Croce.

Les concerts se succèdent, il fait de plus en plus d'apparitions à la télé. L'entourage musical de l'artiste, avec le guitariste Maury Muehleisen, Terry Cashman, Tommy West et Gary Chester, n'est pas étranger à cette réussite (multi-platine), qui devrait normalement en appeler d'autres.

Life And Times (juillet 1973), on ne le sait pas encore, sera, hélas, le dernier album du vivant de Jim Croce. Son 4ème LP studio précède d'environ 3 semaines le dramatique accident de Natchitoches. La suite discographique sera posthume.

Jim croce ingrid portrait

« Leroy Brown est un gars que Jim a rencontré durant son service national. En fait, de nombreux Leroy Brown pourraient se confondre avec l'original. Et puis un beau jour, ce type disparaît. Il déserte même. Jim avait un lien particulier avec lui parce qu'il il aimait aussi chanter et le faisait souvent avec mon mari. Il l'a revu une dernière fois quand il est revenu toucher sa solde, mais là, il me semble qu'il a été accueilli par les autorités... » (Ingrid Croce)

L'industrie du disque sous le choc.

Life And Times est le disque sur lequel figure sa chanson la plus populaire, Bad Bad Leroy Brown. Pendant l'été, cette chanson inspirée par un personnage rencontré à l'armée, reste aux premières places du Billboard après avoir été N°1 deux semaines de juillet.

I Got A Name (décembre 1973) sort après la mort de Jim. Dernier album de la période ABC, il marque encore une progression par rapport à Life And Times. Si les titres majeurs que sont I Got A Name (Charles Fox/Norman Gimbel), Thursday (Sal Joseph) et Salon and Saloon (Maury Muehleisen), ne sont pas signés de sa main, il n'empêche qu'il livre ici de très belles pièces comme I'll Have To Say I Love You In A Song, Lover's Cross (N°9), The Hard Way Every Time, Workin' At The Carwash Blues (N°32).

Au talent d'auteur qu'on lui connaît alors, Jim Croce vient greffer celui de chanteur, dommaine dans lequel il excelle. Par ailleurs, le single-titre, N°10 des charts, est retenu pour soutenir le film The Last American Hero (juillet 73).

Fauché alors que la gloire lui tend les bras, le milieu de la musique est sous le choc, perdant à la fois un artiste original, un musicien et pianiste accompli, un chanteur sincère, un auteur au style lyrique très riche et un homme admirable et aimé de tous. Il avait 30 ans et l'avenir devant lui, le sort en a décidé autrement (RAZOR©).

COMPILATION ÈRE MODERNE.

COLLECTION 1992.

 

Jim croce 50 anniversary 1992

 

JIM CROCE

THE 50TH ANNIVERSARY – 1992  5/5

 

Publié en 1992.

Produit par Larry Moelis.

Durée:136:22.

Label:Saja Music,Unidisc.

Genre:pop-rock, folk,world music.

 

Un legs exceptionnel.

Vous en voulez pour votre argent dans l’achat d’un disque? Normal. Pour peu que vous en pinciez pour le regretté Jim Croce, je vous propose ici l’affaire du siècle, à savoir cette rétrospective très complète d’une belle carrière (Collection 50th Anniversary de 1992), hélas achevée en bout de piste de l’aéroport de Natchitoches (son talentueux guitariste et harmoniciste Maury Muelheisen perdra également la vie), alors que ce chanteur-guitariste et compositeur américain avait à peine 30 ans.

L’industrie du disque, ses fans, ont alors été aussi choqués que quand les Hendrix, Joplin, Morrison ou Redding ont disparu, c’est dire le talent qu’on prêtait à cet artiste prometteur certainement à l’orée d’une très grande carrière.

Jim Croce a laissé, sur une période très courte, des empreintes indélébiles de son passage dans le rock. Après Facets (1966) et le LP qu’il réalise avec Ingrid son épouse en 1969, Croce prend véritablement une autre dimension en signant pour ABC Records en 1970.

Pour ce label, il publie 3 albums de grande qualité : You Don’t Mess Around With Jim (1972), Life And Times (1973) et I Got A Name, deux mois avant sa mort.

Photographs & Memories de 1974 a valeur de Greatest Hits ponctuant cette tranche artistique soft rock très intéressante du début des 70’s, mais la publication dans le cadre du cinquantième anniversaire de l’artiste couvre un spectre élargi avec 49 plages remasterisées qui balaient largement la période 69/73.

On y retrouve bien évidemment les trois albums précédemment cités faits chez ABC, des inédits (6), des duos avec Ingrid, tous les hits qui l’ont rendu célèbre comme Time In A Bottle, Operator, Photographs And Memories, You Don’t Mess Around With Jim, Bad Bad Leroy Brown repris en France par Sylvie Vartan, d’autres titres moins connus mais à découvrir à l’image de Walkin’ back To Georgia…

A l’écoute de cette incontournable collection, comment ne pas en vouloir à mort à cette fatalité qui nous a enlevés non seulement un artiste incomparable, mais aussi privés d’un homme d’une grande sensibilité.

Ce personnage a fait cruellement défaut au rock quand il s’en est allé. Donc, oh que oui, il faut sortir la main de la poche… cet héritage accrocheur, simple et sincère est exceptionnel et les anges, là haut dans le ciel, doivent taper du pied à sa lecture (RAZOR©).

 

Disque 1.

1. Spin, Spin, Spin.

2. Vespers.

3. Big Wheel.

4. Cigarettes, Whiskey & Wild, Wild Women.

5. (And) I Remember Her.

6. Cotton Mouth River.

7. More Than That Tomorrow.

8. The Migrant Worker.

9. Child Of Midnight.

10. Stone Walls.

11. King's Song.

12. Mississippi Lady

13. Which Way Are You Goin'.

14. Rapid Roy (The Stock Car Boy).

15. You Don't Mess Around With Jim.

16. Tomorrow's Gonna Be A Brighter Day.

17. New York's Not My Home.

18. Hard Time Losin' Man.

19. Photographs And Memories.

20. Walkin' Back To Georgia.

21. Operator (That's Not The Way It Feels).

22. Time In A Bottle.

23. Box #10.

24. A Long Time Ago.

 

Disque 2.

1. Hey Tomorrow.

2. Chain Gang Medley: Chain Gang/He Don't Love/Searchin'.

3. Old Man River.

4. Careful Man.

5. These Dreams.

6. It Doesn't Have To Be That Way.

7. Dreamin' Again.

8. Alabama Rain.

9. A Good Time Man Like Me Ain't Got No Business (Singin' The Blues).

10. Next Time, This Time.

11. Bad, Bad Leroy Brown.

12. One Less Set Of Footsteps.

13. Roller Derby Queen.

14. Speedball Tucker.

15. I'll Have To Say I Love You In A Song.

16. I Got A Name.

17. Recently.

18. Five Short Minutes.

19. Thursday.

20. The Hard Way Every Time.

21. Age.

22. Workin' At The Car Wash Blues.

23. Lover's Cross.

24. Salon And Saloon.

25. Top Hat Bar And Grill.

 

Jim Croce:chant,guitares.

Ingrid Croce:chant.

Maury Muelheisen:guitares,harmonica,choeurs.

Charlie Brown:guitare,harmonica.

Tommy West:guitare,harmonium,piano,claviers,percussions,chant.

Alan Rolnick:chant,guitare.

David Mansfield:pedal steel guitare.

Dick Weissman:banjo.

Eric Weissberg:mandoline,violon.

Michael Kamen:hautbois,synthétiseur.

Kenny Ascher:orgue.

John Stockfish,Macho Joe,Stu Woods,Jim Ryan:basse.

Tom Rossetter:batterie,percussions.

Gary Chester,Rick Marotta,Steve Gadd:batterie.

George Devens,Bobby Matos:percussions.

Gene Pistilli,Henry Gross:guitare.

Rob Stevens:guitare électrique.

Ellie Greenwich:percussions, choeurs.

David Spinozza,Mary Nelson,Alan Rolnick:choeurs.

Terry Cashman,The Briggs,Tasha Thomas:choeurs.

1 vote. Moyenne 5.00 sur 5.

×