Jimmy Buffett.

BIOGRAPHIE.

 

JIMMY BUFFETT/Mobile (Alabama – USA)

 

Jimmy buffett intro

 

Né James William Buffett, le 25 décembre 1946 à Pascagoula (Mississippi).

Actif depuis 1970.

Labels:Barnaby,ABC,Dunhill,MCA,Margaritaville,Island Def Jam,Polygram,Mailboat,RCA.

Genre:country,country-pop,folk,rock,pop-rock,easy listening.

Site officiel:margaritaville.com

 

Un musicien-entrepreneur.

On ne peut nier la portée culturelle et historique de Margaritaville. C'est d'ailleurs à ce titre que la chanson de Jimmy Buffett a été intronisée au Grammy Hall Of Fame 2016.

Pièce du patrimoine musical populaire américain, elle est le reflet du style de vie de son auteur, dont la décontraction légendaire et les ambiances caribéennes attirent encore aujourd'hui des dizaines de milliers de personnes à chacun de ses concerts. Mais Margaritaville symbolise surtout la réussite d'un artiste qui, sans se prendre au sérieux, a construit à sa suite un véritable empire.

Devenu un homme d'affaires redoutable, Jimmy Buffett a utilisé la chanson l'ayant popularisé pour, autour du thème de la tropicalité, monter une multitude d'entreprises et décliner une impressionnante kyrielle de produits ou activités : des restaurants dont le premier à Key West, des bars, des produits de consommation courante, un hôtel de 17 étages, une maison de disques, une société brassicole, un casino, un jeu en ligne, un village seniors, une ligne de vêtements de plage, une station radiophonique... faisant de lui l'une des plus grosses fortunes américaines (N° 13 du classement Forbes 2016).

Jimmy buffet jeuneLa musique comme arme de séduction...

Jimmy buffett 2...et ça marche !

Jimmy buffett 1La carrière musicale de Jimmy Buffett est à...

Jimmy buffett marga orlando...l'image de sa réussite professionnelle (Orlando).

Jimmy buffet changesChanges In Latitudes, Changes In Attitudes (1977).

La guitare comme arme de séduction.

Dans le même temps, ce génial touche-à-tout (il écrit aussi et fait l'acteur) mais également activiste environnemental acharné, mène une très belle carrière musicale, signant au passage plus d'une cinquantaine d'albums, dont de multiples disques d'or et de platine et assurant des tournées toujours aussi populaires. Difficile de faire mieux...

Chanteur de country-folk, Jimmy Buffett, alias James William Buffett, est né au Mississippi (Pascagoula), le jour de Noël 1946. Après avoir passé une partie de son enfance en Alabama (Mobile) où il a effectué l'essentiel de sa scolarité, il quitte Mobile pour l'Université du Mississippi du sud à Hatttiesbourg. Il en ressort avec un bac en poche (1969) et avec des notions de guitare, instrument qu'il apprend pour pouvoir séduire les femmes.

Paria de Nashville...

C'est dans le centre névralgique de la country qu'il fait ses premiers pas dans la carrière d'artiste qu'il a choisie. Buffett intègre un groupe de Nashville, The Now Generation, actif entre 1968 et 1971, par lequel sont passées des pointures de la country telles de Bobby Russell, Charlie McCoy, Hargus Robbins, Kenny Buttrey, Dave Briggs, Norbert Putnam, Bill Purcell, Henry Strzelecki, Wayne Moss et spécialisé dans la reprise de succès du moment. Buffett figure sur 2 (Come Together/1969 et Hits Are Our Business/1970) des 6 albums (Spar Recording) de cette formation stellaire de Nashville.

Paria de Nashville, il décroche alors un premier contrat d'enregistrement qui lui permet d'ouvrir son compteur discographique personnel avec Down To Earth (1970/Barnaby Records), un disque folk-rock animé d'influences country. Il en signe tous les titres et révèle des dispositions précoces pour l'écriture, la mélodie et les arrangements.

Truckstop Salvation, Ellis Dee, The Christian ?, Captain America comptent parmi ses meilleures chansons, celles qu'on lui réclame le plus souvent en public.

Cool Raoul...

Réconfortant et récréatif, cet album annonce la coolitude coutumière qui sera sa marque de fabrique. Down To Earth et son suivant, High Cumberland Jubilee, son album perdu, sont les seuls réalisés pour Barnaby.

Jimmy Buffett signe chez ABC-Dunhill en 1973 et enregistre aussitôt A White Sport Coat and a Pink Crustacean. Pas plus countryiste que folk-rock singer californien, Buffett part un peu dans tous les sens, mais de quelle manière !

Considéré comme un des grands pans de sa discographie, A White Sport Coat and a Pink Crustacean annonce le Buffett à venir, autrement dit celui de Key West et qui va connaître un succès phénoménal au cours des futures décennies. Convaincant, il décoche ici quelques flèches mémorables : He Went To Paris, I Have Find Me A House, Why Don't We Get Drunk et le caribéen Cuba Crime Of Passion.

Living and Dying in 3/4 Time (février 1974/Dunhill), situé à la limite de la country et de la pop, est le premier de ses disques à entrer au Billboard 200 (N°176). Le LP contient le nostalgique Come Monday (30 dans les charts), une des plus belles ballades qu'il ait jamais écrite. Celle-ci va l'installer sur une voie royale pour accéder à la popularité.

Dès lors, Buffett se forge un public fidèle qui aime beaucoup l'ambiance décontractée de ses disques et spectacles. A1A (décembre 1974/Dunhill), en référence à l'autoroute qui vient mourir à quelques encablures du domicile floridien (Key West) dans lequel il vient d'emménager, fait beaucoup pour sa popularité. C'est certainement son disque le plus connu.

Son bureau ? La plage !

Comme l'atteste la pochette beachy et le son hawaïen d'A1A, Buffett coule des jours heureux ; son bureau, c'est désormais la plage sous les tropiques avec pour cadre les palmiers et le sable chaud. Ses fans commencent à porter des chemises colorées. Ils se définissent comme des Parrot Heads (têtes de perroquets).

Après un intermède consacré au cinéma (B.O de Rancho Deluxe/1975 - United Artists), Jimmy Buffett sort un accrocheur Havana Daydream' (1976/Dunhill), lequel atteint le 65ème rang du Billboard 200 (jusque là sa meilleure place).

C'est une réussite pour son auteur, mais elle n'est rien à côté de l'opus suivant, Changes in Latitudes, Changes in Attitudes (janvier 1977/Dunhill), la meilleure vente de toute sa carrière.

Tout y est savoureux et facile à vivre : le chant, les mélodies, les textes, l’ambiance caribéenne et un hit alimenté à l’humour, Margaritaville, qui est devenue sa norme. Appelons ça du folk-rock tropical.

Jimmy buffett portrait

« J'étais avec des amis dans un restaurant mexicain d'Austin par une chaude journée. Nous avons avalé quelques margaritas et elles gouleyaient, à vrai dire. L'idée commence à germer alors en moi de gribouiller quelques lignes. Ensuite, en rentrant chez moi à Key West, j'ai écrit la chanson en six minutes en descendant l'Overseas Highway. » (Jimmy Buffett)

L'effet Margaritaville.

La gloire, c’est avec Changes In Latitudes, Changes In Attitudes qu’il la touche du doigt. Après le lancinant mais accrocheur Margaritaville, présent sur ce disque (de platine), la vie de ce gros paresseux doué va changer du tout au tout. Il ouvre un café Margaritaville à Key West dans la foulée et décline sous cette identité tout le merchandising qui peut coller au truc : chemises bariolées, tongues, chapeaux, shorts, sous-vêtements, montres,tasses, barbecues, T-Shirts, livres et tout le bastringue.

Margaritaville ne fait pas tout. C'est tout l'album qui est dans une veine tantôt mélancolique, tantôt festive, à savoir le morceau-titre, la balade Wonder Why We Ever Go Home, le magnifique Banana Republics (repris à Steve Goodman), Tampico Trauma et le languissant et flemmard Lovely Cruise, comme In The Shelter, Miss You So Badly et le rêveur Biloxi de Jesse Winchester.

L’écriture est posée, intelligente et mature, les thèmes abordés traités avec humour et subtilité, parfois avec ironie. Album le plus écouté de Buffett, ce disque annonce le changement qui s’opère alors en lui. Il fait le lien avec la nouvelle vie de patachon qu’il va mener désormais sous les palmiers, les pieds dans l’eau.

Soleil, sable chaud et margarita...

Plus varié en styles et en rythmes, Son Of A Son Of A Sailor (mars 1978/Dunhill) fait encore mieux dans les chiffres (Top 10) et libère 3 singles (Cheeseburger In Paradise, Livingston Saturday Night et Manana). Décidément, ça fleure bon la pina colada, le Mojito ou la Margarita, les doigts de pied en éventail, cela va de soi...

Volcano (août 1979) est publié pour MCA après que ABC Dunhill ait été absorbé. Dernier disque de la décennie des 70's, il n'est pas très bien accueilli par la critique, bien qu'atteignant le 14ème rang du Billboard 200 et générant 3 singles faisant top 100 (Fins, Volcano et Survive). Buffett est alors sur le reculoir, ce que confirme Coconut Telegraph au début des 80's, sa dernière apparition dans les charts jusqu'en 2003.

L'artiste enfile alors le costume de business-man, une autre histoire commence en parallèle. Elle sera tout aussi prospère que son immense carrière dans la musique (RAZOR©).

DISCOGRAPHIE 70'S.

LP Studio 7 - 1977

 

Jimmy buffett changes 2

 

JIMMY BUFFETT

CHANGES IN LATITUDES, CHANGES IN ATTITUDES – 1977  5/5

 

Publié en janvier 1977.

Produit par Norbert Putnam.

Durée:41:28.

Label:ABC Records.

Genre:rock,country,folk,easy listening,pop-rock.

 

Du folk-rock des Tropiques.

 

Tu vois le haut de ta pile de disques ? Et bien, désormais, c’est là que tu vas y déposer cette douceur qu’est Changes In Latitudes Changes In Attitudes que l’on doit à Jimmy Buffett. Qui plus est, garde-le toujours à portée de main pour les jours de « pas glop », tu ne sais pas l’effet thérapeutique qu’il peut avoir sur l’individu. Placébo ? Peut-être mais sur moi, il est influent pour remettre de l’ordre dans des idées parties en sucette et pour rebooster le pourceau déprimé, au groin naviguant au raz des pâquerettes.

Depuis 1977, date de sa sortie, Changes In Latitudes Changes In Attitudes n’a jamais quitté le top ten de mes favoris ; le gazier qui l’a pondu fait partie de cette caste florissante d’artistes du passé vers lesquels je reviens régulièrement pour me refaire, compte tenu que le contexte du moment reste tristement et désespérément stérile (et toc, prenez ça dans les dents). Problème, ce n’est pas remboursé par la Sécu, aussi l’investissement à engager sera entièrement pour votre pomme.

Les tempes grises bombent le torse et se font fort de l’exhiber : « Je l’ai déjà, nanana ! ». Alors mets-le bien au chaud sous la couette, quitte à ce que Mémère, à laquelle tu tournes maintenant le dos une fois en position horizontale et nocturne, se pousse un peu (on appelle ça l’Hôtel des Culs Tournés).

Bien sûr qu’ils l’ont ce disque bienfaiteur, les papys, même s’il ne peut pas faire grand chose pour leurs rhumatismes inflammatoires. Alors exit le Prozac, bienvenu au Jimmy Buffett, doublé d’un p’tit coup d’jaja derrière la cravate, le remède est salvateur.

Ce n’est pas difficile de faire ami-ami avec ce disque de folk-rock tout en mid-tempo, faut dire. Tout y est savoureux et facile à vivre : le chant, les mélodies, les textes, l’ambiance…

Un p’tit briefing sur Buffett, chanteur-compositeur, touche-à-tout (il a même bossé pour Billboard Mag) et gratteux. C’est né en 46 au Mississippi, ça grandit en Alabama, puis transite par Nashville, histoire d’enfiler les habits du chanteur de country.

En 70, tombe un premier contrat, puis un second, plus juteux en 73 avec ABC-Dunhill et en 77, un hit alimenté à l’humour, Margaritaville, qui est devenue sa norme. Entre ces dates, Buffett fidélise un panel de fans qui en pince pour ce bonhomme portant chemise hawaïenne et initiateur de chansons colorées, des airs d’ambiance décontractés, faciles à digérer, propices à l’évasion, tanguant entre pop, rock, folk, country et rehaussées de rythmes caribéens : appelons ça du folk-rock tropical. En homme d’affaires avisé et expert en communication, Buffett a depuis largement capitalisé sur cette image.

Sept LP précèdent l’album du jour : les discrets Down To Earth (70) et High Cumberland Jubilee (71) pour Barnaby Records ; les réussis A White Sport Coat And A Pink Crustacean (73) et Living & Dying in ¾ Time (74) ainsi que A1A (74), N°25 du Billboard 200 Chez Dunhill Records, Rancho Deluxe (United Artists75) bande sonore du film du même nom dans lequel il a joué, et le moyen Havana Daydreamin’ (76).

La gloire et la popularité, c’est avec Changes In Latitudes, Changes In Attitudes qu’il les touche du doigt. Après le lancinant mais accrocheur Margaritaville, présent sur ce disque, sa vie va changer du tout au tout. Tu parles Charles, album de platine, ça touche déjà le pactole, mais avec Margaritaville en plus, seul top ten de sa carrière, c’est tout bénef Joseph. Il ouvre un café Margaritaville à Key West dans la foulée et décline sous cette identité tout ce qui lui passe par la tête : chemises bariolées, T-Shirts, livre et tout le bastringue. Rusé renard le Buffett.

Margaritaville a ses charmes, mais ne résume pas cet album qui décline, quelques pièces mélancoliques ou plus festives, de la meilleure veine comme le morceau-titre et ses trois suivants immédiats à savoir la balade Wonder Why We Ever Go Home, le somptueux Banana Republics (repris à Steve Goodman), Tampico Trauma et le langoureux Lovely Cruise qui n’en finit plus de tirer sa flemme, ainsi que In The Shelter, Miss You So Badly et le rêveur Biloxi de Jesse Winchester. L’écriture est posée (8 originaux) et mature, les sujets abordés traités avec drôlerie, voire avec un tantinet de provoc’. Tout ce que j’aime. Qui plus est certaines plages incitent souvent à battre de la savate pour accompagner la mesure, ce qui n’est pas pour me déplaire. C’est un signe qui ne trompe pas.

Album le plus écouté de Buffett, ce disque annonce le changement qui s’opère alors en Jimmy Buffett. Il fait le lien avec la nouvelle vie de patachon qu’il va mener désormais sous les palmiers, les pieds dans l’eau. On ne va pas lui en tenir rigueur, au regard du cadeau qu’il nous laisse ici. Mais bon sang, que c’est chouette et revitalisant, ce truc. Non seulement il est indispensable, mais il est indispensable. Alors tu le mets en haut de la pile et tu le sors les jours de « pas bien ». VU ? (RAZOR©).

 

Face 1.

1. Changes in Latitudes, Changes in Attitudes.

2. Wonder Why We Ever Go Home.

3. Banana Republics.

4. Tampico Trauma.

5. Lovely Cruise.

 

Face 2.

1. Margaritaville.

2. In the Shelter.

3. Miss You So Badly.

4. Biloxi.

5. Landfall.

 

Jimmy Buffett:guitare acoustique,chant.

Greg "Fingers" Taylor:harmonica.

Michael Utley:piano,orgue.

Harry Dailey:basse.

Kenneth "Barfullo" Buttrey:congas,batterie.

Michael Jeffry,Roger Bartlett:lead guitare.

Ferrel Morris:percussions.

Billy Puett:flute.

Harry Dailey,Michael Jeffry,David Bryant:choeurs.

Norbert Putnam,Michael Utley:arrangements.

 

 

 

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