Paul McCartney.

BIOGRAPHIE.

 

CHRONIQUE N°600

 

PAUL MCCARTNEY/LIVERPOOL (Lancashire – UK)

 

Mccartney intro

 

Né James Paul McCartney, le 18 juin 1942 à Liverpool.

Actif depuis 1957.

Labels:Apple,Parlophone,Capitol,MPL.

Genre:rock,pop-rock,rock progressif,pop,merseybeat.

Site officiel:paulmccartney.com

 

18 décembre, 18ème LP solo.

Le vendredi 18 décembre dernier, le dernier LP de Paulo, McCartney III vient de tomber dans les bacs. C'est Capitol qui a eu le privilège de sortir ce troisième volet d'un triptyque dont les pièces précédentes ont été publiées en avril 1970 chez Apple (McCartney), quand il s'affranchit définitivement des Fab Four, puis en 1980 chez Parlophone (McCartney II), après avoir mis fin aux Wings.

Contraint d'annuler sa tournée au printemps 2020 pour les raisons sanitaires que l'on connaît, Paul McCartney profite de l'allègement de son emploi du temps pour, en totale autonomie, donner vie aux maquettes esquissées mais jamais achevées sur lesquelles il a commencé à travailler depuis des décennies.

Confiné en famille dans sa ferme du Sussex, l'ancien Beatles utilise son temps libre pour squatter son home studio et peaufiner ces reliquats, les réécrivant et les réenregistrant parfois.

Mccartney jeuneLa musique comme thérapie.

Mccartney lennon macca songwriter photo sipaLennon/McCartney.©SIPA

Mccartney beatlesLes Beatles.

Mccartney wingsWings avec sa femme Linda.

Mccartney anobliDites Sir Paul McCartney.

Mccartney iiiMcCartney III (décembre 2020).

Macca vieillit bien.

Comme ce touche-à-tout joue de tous les instruments, il réalise ce projet fait-maison sans l'aide de qui que ce soit (hormis ponctuellement un ingénieur et un technicien ainsi que deux musiciens sur Slidin') et avec pour seul matériel, un micro et un magnéto quatre pistes.

Bien que sa démarche initiale soit purement personnelle et récréative, elle finit finalement en album, son 18ème post Beatles. Ce qu'il n'avait pas envisagé comme tel.

Qu'importe, à 78 ans, l'homme-orchestre fait encore et toujours parler son talent musical et fait montre d'une fertile inspiration, d'une belle inventivité et d'un sens de la mélodie jamais démenti. Et ce, même si sa voix sur McCartney III trahit pour une fois son âge avancé.

Le contenu, marqué du sceau de la facilité, de la simplicité, de la diversité et du plaisir, constitue une nouvelle bonne surprise pour les fans de l'anglais, mélodiste hors pair et rockeur dans l'âme.

Intimiste, McCartney III est un bon crû dont certains airs prennent un malin plaisir à revenir en ritournelle dans votre tête (The Kiss Of Venus, Deep Deep Feeling, Find My Way, Pretty Boys). Macca vieillit bien, c'est une évidence...

La musique comme thérapie.

James Paul McCartney vient au monde le 18 juin 1942, au Waston Hospital de Liverpool. Enfant de Mary Patricia (née Mohin) et de Jim McCartney, il est l'aîné de la fratrie qu'il forme avec Michael, son cadet de deux ans.

Même s'il n'est pas un grand fan de l'école, Paul mène des études sans gros problèmes qui, selon son souhait du moment, devraient le conduire au professorat d'anglais. Ses loisirs il les consacre à la musique, assisté en cela par son père, ancien trompettiste et qui apprend à son fils les rudiments du piano.

Fin 1956, la vie des McCartney bascule quand la maman, infirmière, qui souffre depuis des mois de douleurs dans la poitrine, décède d'un cancer du sein. Paul a alors 14 ans et bien du mal à surmonter cette douloureuse épreuve.

La musique et plus particulièrement sa première guitare (une Framus Zenith 17) vont l'aider à franchir cette phase délicate.

C'est sur cet instrument que, cette année là, Paul compose sa première chanson, I Lost My Little Girl, titre que l'on peut retrouver sur Unplugged (The Official Bootleg) de 1991 (Parlophone), enregistré dans le cadre de la célèbre émission sur MTV.

Lennon/McCartney : 23 N°1 en Grande-Bretagne et 25 aux States.

Un an plus tard, en juillet 1957, son ami Ivan Vaughan lui présente le leader des Quarrymen, John Lennon qu'il va intégrer la même année.

Cette rencontre s'avère déterminante pour Paul, puisqu'elle va être à la base même de l'histoire des Beatles. C'est lui notamment qui favorisera le recrutement de George Harrison au début de 1958.

Deux ans plus tard, les Beatles se constituent (1960). Ils décrochent leur premier contrat professionnel avant d'être dirigés sur Hambourg où ils croisent la route de Richard Starkey, batteur de Rory And The Hurricanes.

Quand ce dernier, rebaptisé Ringo Starr pour l'occasion, remplace Pete Best au poste, le mythique quatuor de Liverpool, dans sa configuration définitive (Paul passe alors à la basse), peut commencer à écrire sa légende.

De 1962 à 1970, le groupe devient le plus populaire et le plus influent de toute l'histoire du rock. Il signe 12 albums et compose près de 200 chansons, dont la grande majorité écrite par le tandem constitué de Paul McCartney et de John Lennon.

Lennon/McCartney, c'est le sceau commun pour créditer toutes les chansons composées par l'un ou par l'autre. Leur partenariat demeure, à ce jour et pendant quasiment une décennie, l'un des plus féconds du rock.

Même quand le torchon brûle entre les deux songwriters après l'album blanc (The Beatles/1968), ceux-ci ne dérogent pas au maintien de cette signature conjointe.

Malgré les tensions croissantes pendant les réalisations de Let It Be et Abbey Road, la qualité de leur production n'en souffre pas.

Celles-ci mettent cependant un terme au parcours des Beatles (1970) et à l'un des duos les plus couronnés de l'histoire des charts des deux côtés de l'Atlantique, auteurs sous cette estampille, de 23 N°1 en Grande-Bretagne et 25 aux States.

Rebond en solo avant les Wings.

A la séparation des Beatles, Paul rebondit en solo en publiant McCartney (avril 1970), travaillé durant la pénible fin des Beatles (fin 69/début 70) et dont on sait maintenant qu'il est le premier des trois volets du triptyque qu'il vient de compléter d'une troisième pièce en décembre 2020.

L'excellent Ram le suit d'un an (mai 1971). Impliquant sa femme Linda, le disque est un gros succès commercial (N°1/UK et N°2/USA) et un des meilleurs de sa discographie. Ces deux LP sont les seuls de son catalogue studio personnel pour ce qui concerne les 70's.

Mccartney portrait

« J'essaie d'établir un juste milieu dans mon répertoire entre les chansons des Beatles, celles des Wings et les miennes dans ma période solo. Je ne veux pas d'un spectacle consacré entièrement aux Beatles. Mais cela ne me dérange pas de présenter mes chansons les plus populaires au public. Il est demandeur. » (Paul McCartney)

 

La décennie est consacrée à Wings. Fondé en 1971, le groupe, constitué autour du noyau formé par le couple McCartney (Paul et Linda) et Denny Laine (ex Moody Blues), signe, entre 1972 et 1980, une trentaines de singles dont un N°1 (Mull Of Kyntire/1977) et plusieurs top 10 UK comme Mary Had A Little Lamb/N°2-1972, Hi Hi Hi/N°5-1972, My Love/N°9-1973, Live And Let Die/N°7-1973, Jet/N°7-1973, Band On The Run/N°3-1974, Listen To What The Man Said/N°6-1975, Silly Love Songs/N°2-1976, Let 'Em In/N°2-1976, With A Little Luck/N°5-1978, Goodnight Tonight/N°5-1979 et Coming Up/N°2-1980.

Aux États-Unis, Wings occupe la tête du Billboard en 1973 avec Love, en 1974 avec Band On The Run, avec Listen To What The Man Said, l'année suivante, avec With A Little Luck (1978) et une dernière fois avec Coming Up (1980), le groupe cessant son activité le 27 avril 1981. Au cours de sa carrière, le liverpuldian a vendu plus de 100 millions de singles.

Dans le même temps, Wings sort 7 albums : Wild Life (N°1-UK et N°10-USA/1971), Red Rose Speedway (N°5-UK et N°-USA/1973), Band On The Run (N°1-UK et USA/1973), Venus And Mars (N°1-UK et USA/1975), Wings At The Speed Of Sound (N°2-UK et N°1-USA), London Town (N°4-UK et N°2-USA/1978) ainsi que Back To The Egg (N°6-UK et N°8-USA/1979).

Paul McCartney est le pourvoyeur principal de toutes les compositions de Wings, un groupe qui a subi de nombreux mouvements de personnel durant son activité (1971/1981), sans jamais altérer sa popularité.

Un songwriter prospère, un citoyen anobli.

L'ancien Beatles reprend alors son parcours en solo. Depuis une quarantaine d'années et jusqu'à ce jour, l'auteur, entre autres, de Yesterday, Hey Jude, Lady Madonna, Helter Skelter, Let It Be, n'a cessé de tourner, de composer, d'enregistrer, de produire, de soutenir des projets caritatifs (et même de peindre).

Détenteur d'une soixantaine de disques d'or, le bassiste le plus célèbre de la planète est sans aucun doute le compositeur et interprète de pop-rock le plus prospère commercialement.

Plus qu'un artiste, Sir James Paul McCartney est une véritable institution au Royaume-Uni. Nommé membre de l'Ordre de l'Empire Britannique dès 1964, ce dernier a été anobli par la Reine Elisabeth II (Chevalier en 1996) puis fait Compagnon d'Honneur (Order Of The Companions Of Honour) en 2017. Pour services rendus à la Nation... et au rock, cela va soi (RAZOR©2021).

DISCOGRAPHIE 70'S.

LP Studio 1 - 1970

 

Mccartney lp 70

 

 

 

 

 

 

 

 

 

PAUL MCCARTNEY

MCCARTNEY – 1970  4/5

 

Publié en avril 1970.

Produit par Paul McCartney.

Durée:34:22.

Label:Apple.

Genre:folk-rock,pop-rock,rock.

 

Une réussite malgré ses faiblesses.

 

Perso, j'ai toujours eu un faible pour le Paulo des 60's/70's, qu'il soit Beatles, Wings ou artiste solo. Ses prestations au sein des Fab Four, son rebond dans le projet qu'il monte avec sa femme Linda ainsi que son premier album personnel, intercalé entre ses deux périodes, me confortent dans ce sentiment bienveillant à son égard. Le Macca de ces décennies, c'était du grand Paulo.

Son parcours personnel prend racine avec le présent McCartney, album qui ouvre sa discographie post Beatles et première pierre d'un triptyque intégralement écrit, interprété et produit seul, complété en 1980 par un deuxième volet (McCartney II), puis par un volume 3, le 18 décembre 2020.

McCartney (Apple) tombe dans les bacs une semaine avant que l'annonce de la fin des Beatles ne soit officialisée...par la voix de son bassiste et co-songwriter.

Alors que les autres Beatles ont également des projets individuels à cette époque et insistent auprès de Paulo pour que ce dernier repousse la sortie de son album pour ne pas faire de cet événement un méga coup de pub, celui-ci n'en a cure et sort son projet, développé avec Linda, son épouse.

La presse en fait ses choux gras et fait porter le chapeau de la séparation du quatuor légendaire à McCartney. La rupture est alors actée entre eux depuis des mois, John Lennon ayant pris la décision de ne plus travailler avec ses anciens partenaires pour rebondir avec Yoko Ono. Voilà pour le contexte.

Premier constat à l'écoute de ce premier jet : en signant désormais ses compositions de son seul nom, Paulo s'avère aussi inspiré et efficace qu'en tandem avec Lennon. Il est toutefois un peu plus tourmenté que ce qu'on lui connaît alors.

Le fait de voler enfin de ses propres ailes et de se chercher dans cette nouvelle voie, de ne plus avoir John à ses côtés, perturbe le bassiste dans cette période confuse et angoissée qui fait suite au départ du binoclard (septembre 69).

Qu'importe, le résultat est là, même si l'effet n'est pas perceptible dès la première écoute. Ce disque, travaillé dans un état d'esprit moins serein, en toute discrétion avec l'équipement d'enregistrement installé chez lui et mixé, à l'insu de tous, dans des studios londoniens, se révèle finalement bien plus probant, émouvant, profond, novateur, expérimental et varié, que l'impression d'inachevé qu'il fait ressentir initialement.

Malgré ces petites faiblesses et cette sensation de curiosité et de travail fragmenté (chansons courtes, instrumentaux, reprise d'un morceau prévu pour Abbey Road), cet opus à l’ambiance chaleureuse et personnelle fait N°1 aux États-Unis et N° 2 au Royaume-Uni.

McCartney (l'album) séduit au fil des écoutes et surtout, donne le sentiment de se bonifier. La palme revient ici à Maybe I'm Amazed, déclaration d'amour à Linda et premier véritable grand succès de l'artiste débarrassé de Lennon (RAZOR©).

 

1. The Lovely Linda.

2. That Would Be Something.

3. Valentine Day.

4. Every Night.

5. Hot As Sun/Glasses.

6. Junk.

7. Man We Was Lonely.

8. Oo you.

9. Momma Miss America.

10. Teddy Boy.

11. Singalong Junk.

12. Maybe I'M Amazed.

13. Kreen-Akrore.

 

Paul McCartney:chant,guitare acoustique,piano,basse,orgue,mellotron,batterie,percussions.

Linda Mc Cartney:harmonies vocales.

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