The Flowerpot Men.

BIOGRAPHIE.

 

THE FLOWERPOT MEN/Angleterre

 

The flower pot men 3

 

Actif entre 1967 et 1970.

Label:Deram.

Genre:pop,pop psychédélique,pop-rock.


Un one-shot bien mené.

Qui n'a pas encore en tête ce tube hippie des 60's référant au pouvoir des fleurs (flower power), à la fumette (pot) et à Haight-Ashbury (San Francisco), que fut Let's Go To San Francisco ?

Derrière leurs initiateurs, un projet qui n'a de Flowerpot Men que le nom : la formation n'existe que pour les besoins de cette chanson, dont le concept repose sur des musiciens de studio pour l'enregistrement et des chanteurs officiant en play back pour promouvoir la chanson sur scène et sur les TV.

Avec une quatrième place dans les charts britanniques et un classement au moins aussi élogieux dans les autres hits-parades internationaux, Let's Go To San Francisco et le virtuel Flowerpot Men font une entrée tonitruante dans le milieu de la musique pop. On retrouve depuis ce titre construit autour d'harmonies vocales à la Beach Boys, sur toute compilation psychédélique qui se respecte.

The flower pot men 5

The flower pot men let s go

Cette aventure assez insolite mérite précision. L'histoire prend forme à partir de The Yvy League de Ken Lewis et John Carter (ainsi que Perry Ford), les véritables auteurs du tube en question.

Trio vocal pour I Can’t Explain des Who, cette petite unité explose rapidement et le duo Lewis/Carter se tourne alors vers la production de formations (Sunny Records). Oui, mais big problem, Deram, la maison de production, une fois ce joli monde réuni avec le succès que l’on sait sous l’étendard The Flowerpot Men, demande d’autres Let’s Go et surtout cherche à rentabiliser au maximum ce hit monumental en tournée, sous la pression de nombreux promoteurs.

Quelques singles, un Lp et puis rideau.

Ce à quoi, Lewis et Carter (auteur de Knock Knock, Who's There pour Mary Hopkin en 1970), guère alléchés par la vie de tournée, préférant aux planches leur studio, s’opposent irrémédiablement.

Fureur chez Deram qui monte autour de Tony Burrows, ex-Ivy League, une équipe pour assurer la promotion auprès du public.

En font partie à des phases diverses, les deux Deep Purple, le regretté John Lord et Nick Simper (jusqu'à l'été 68), Robin Shaw, Ged Peck, Carlo Little, Pete Nelson (mort depuis), Ricky Wolff et Neil Landon, membre jusqu'en 1969.

Un second single est ensuite édité, A Walk In The Sky (novembre 67), puis Man Without A Woman/You Can Never Be Wrong (avril 68), encore et toujours produit par le duo Carter/Lewis, ainsi que In A Moment Of Madness (Roger Greenaway) ; l'un comme l'autre n'égalent pas le succès de Let's Go. Le dernier single, Piccolo Man est publié en 1969 dans la même indifférence.

The flower pot men tony burrows

« John Carter faisait partie de Ivy League, devenu ponctuellement le virtuel Flowerpot Men. On se connaissait depuis longtemps. Quand il a écrit Let's Go To San Francisco avec Ken Lewis, il m'a appelé pour me proposer d'enregistrer cette chanson ; il m'a joué la démo, j'ai dit banco et j'ai chanté ce titre célèbre. C'est aussi simple que ça. » (Tony Burrows)

Inspiré d'une émission des années 50/60 pour la jeunesse, The Flowerpot Men se limite donc à un ersatz envoyé au casse-pipe pour quelques singles et un LP ; il disparaît en 1970 et se disperse dans d'autres moutures comme White Plains (Roger Greenaway, Pete Nelson, Robin Shaw, Neil London et Tony Burrows), Fat Matress (Neil London) ou Deep Purple (RAZOR©).


 

DISCOGRAPHIE 60'S.

LP Studio 1 - 1969

 

The flowerpot men peace album

 

THE FLOWERPOT MEN

PEACE ALBUM – 1969  3,5/5

 

Publié en 1969.

Produit par John Carter.

Durée:34:22.

Label:Deram,Repertoire.

Genre:pop psychédélique,pop-rock.

 

Belle surprise.

 

Les anglais de The Flowerpot Men ont fait le buzz en explosant les charts de l’année 67 avec Let’s Go To San Francisco, titre que toutes les compilations des sixties reprennent immanquablement.

L’influence hip de ce groupe pop est donc clairement affichée. Pourtant, une histoire pour le moins insolite colle à la peau de cette formation qui n’en est pas vraiment une. Explications.

L’aventure de cette dernière prend forme à partir de The Yvy League de Ken Lewis et John Carter (ainsi que Perry Ford), les véritables auteurs du tube en question. Trio vocal pour I Can’t Explain des Who, cette petite unité explose rapidement et le duo Lewis/Carter se tourne alors vers la production de formations (Sunny Records). Oui, mais big problem, Deram, la maison de production, une fois ce joli monde réuni avec le succès que l’on sait sous l’étendard The Flowerpot Men, demande d’autres Let’s Go et surtout cherche à rentabiliser au maximum ce hit monumental en tournée, sous la pression de nombreux promoteurs.

Ce à quoi, Lewis et Carter, guère alléchés par la vie de stars, préférant aux planches leur studio, s’opposent irrémédiablement. Fureur chez Deram qui monte autour de Tony Burrows, ex- Ivy League, une équipe pour assurer la promotion auprès du public.

Le regretté John Lord (Deep Purple) en fera partie à un moment. The Flowerpot Men est donc en quelque sorte un groupe d’ersatz envoyé au casse-pipe, étêté de son couple de chanteurs/compositeurs. Pendant ce temps là, Lewis et Carter, mis au chaud pour pondre impérativement quelque chose de probant sous peine de, en profitent pour finaliser un premier album sous cette identité (Peace Album/1969).

John Ford à la basse, Richard Hudson à la batterie, Peter Barnfather (claviers) assistent Lewis et Carter qui prennent à leur compte le chant et les parties de guitare.

Ce LP, articulé autour du thème de la paix, tient plus du concept album avec un prologue et un épilogue (de beaux arpèges), entre lesquels s’intercalent huit belles plages étagées, entre folk, prog et psychédélique : j’en veux pour preuve l’excellent pop progressif Mythological Sunday, Blow Away, Cooks Of Cake, White Dove, temps forts du disque et les très intéressants These Heavy Times (consacré au Vietnam), Colours piqué à Donovan, Gotta Be Free et Heaven Knows When.

L’histoire de ce disque finit en eau de boudin. Deram ne veut pas le publier car non porteur à son sens ; Ken Lewis pète un câble, John Carter insiste seul sur une suite à donner à Peace Album. Ce sera Past Imperfect, fait dans le même tonneau, après quoi il passe la main en abandonnant les bandes dans un coin.

Celles-ci refont surface à la fin du vingtième siècle. Nous ne pouvons que nous en réjouir ; c’est, en effet, une belle surprise (RAZOR©).

 

1. Prologue.

2. These Heavy Times.

3. Mythological Sunday.

4. Colours.

5. Blow Away.

6. Cooks Of Cake & Kindness.

7. Gotta Be Free.

8. Heaven Knows When.

9. White Dove.

10. Epilogue.

 

John Ford:basse.

Richard Hudson:batterie,percussions.

John Carter:chant,guitare acoustique,guitare électrique.

Peter Barnfather:piano,guitare.

Ken Lewis:piano,orgue.

Richard Hudson:planche à laver,sitar.

Micky Keen:guitare sur 5.

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