The Hollies.

BIOGRAPHIE.

 

THE HOLLIES/Manchester (Angleterre)

 

Hollies 1

 

Actif depuis 1962.

Label:Parlophone,Polydor,EMI.

Genre:beat,pop rock,rock,soft rock.

Site officiel:www.hollies.co.uk

Une machine à tubes.

Véritable machine à tubes, les mancuniens de Hollies sont d’énormes vendeurs de disques dans les années 60. Pour situer l’ampleur du phénomène, il n’est que les indéboulonnables Beatles et Rolling Stones pour devancer dans les bacs le groupe de Manchester, berceau de la révolution industrielle et terreau musical qui a vu éclore Herman’s Hermits, les Smiths de Morissey, Oasis, les Stone Roses et la scène underground Madchester, voire encore Simply Red ou les Chemical Brothers.

Formé en décembre 1962 et toujours en activité, les Hollies, rappelons-le, ont accompagné la génération des baby boomers d’hier : I’m Alive, Bus Stop, Look Through Any Window, Stop Stop Stop, Here I Go Again, On a Carousel, Stay, I’m Alive, What’s Wrong With The Way I Live ?, Jennifer Eccles, Sorry Suzanne, He Ain't Heavy He's My Brother (avec Elton John), puis dans les 70’s, ou le mémorable The Air That I Breathe, repris aux Everly Brothers.

Outre le fait d’avoir laissé au rock des airs intemporels et une quarantaine d’albums, le dernier étant sorti en 2009 (Then, Now, Always), les Hollies ont pour eux d’avoir été créé à l’initiative de Graham Nash (et d’Allan Clarke), le Nash du légendaire Crosby Stills & Nash (and Young) avec lequel il accède à une reconnaissance quasi planétaire.

Hollies 3

Le tremplin de Nash.

Graham Nash, originaire de Blackpool, est guitariste et un véritable passionné de musique, passion qu’il partage avec son pote d’école, Allan Clarke qui lui, chante. L’idée leur vient de monter un groupe de skiffle, ce genre de musique folklorique d’influence jazz, country et blues qui a fait office de catalyseur pour l’explosion de la musique populaire britannique des 60’s. La formation évolue de Two Teens en The Levins, de The Levins en The Guytones. La voie prise leur ouvre l’horizon menant aux Hollies.

Pour cela, trois autres musiciens viennent s’y greffer Don Rathbone, batteur, Eric Haydock, bassiste et le guitariste Jeremy Levine, rapidement suppléé par Vic Steele. Ce dernier quitte aussi rapidement les Hollies (mai 1963), peu après ses 18 ans, alors que le groupe envisage de passer professionnel. Ne voulant pas prendre le risque d’une existence aléatoire, il préfère en rester là avec la musique.

Il est remplacé par Tony Hicks. Au moment du premier LP, Rathbone n’est plus là ; Bobby Elliot a pris sa place.

Dans le fief des Beatles.

En 1963, les Hollies décrochent un premier engagement auprès de Parlophone qui détient déjà dans son écurie les Beatles signés l’année précédente. Le label est alors un des plus prestigieux éditeurs discographique du monde. C’est dire le crédit que l’on accorde au groupe de Manchester.

La carrière des Hollies vient à peine de démarrer que les anglais enfilent les succès comme des perles : Searchin (12), Stay (8), Just One Look (2) et Here I Go Again (4) trustent les classements. Le premier LP Stay With The Hollies au Royaume-Uni, Here I Go Again outre Atlantique, pointe à une magnifique deuxième place des charts britanniques, fin 1963. Le répertoire fait alors la part belle aux reprises de Ray Charles, Chuck Berry, Albert Collins, Little Richard, Fred Neil. Qu’importe, les guitares sont belles, les harmonies vocales bien léchées et la production dèjà très soignée.

Hollies nash

« Au moment où je pensais avoir écrit des chansons décentes pour le prochain LP, les Hollies voulaient faire un album de chansons de Dylan dans une sorte de style Las Vegas. Je n’en voulais pas et j’avais en tête une autre alternative de carrière avec David crosby et Stephen Stills. La prestation improvisée un soir chez Joni Mitchell a été si magique que, dans la minute même, Crosby Stills & Nash est né. Je devais donc quitter les Hollies, l’Angleterre et rejoindre mes potes à Los Angeles. (Graham Nash)

Le temps des reprises.

Les reprises (Rudy Clark, Big Dee Irwin, Chuck Berry, Ralph Breed) sont toujours au programme du deuxième opus, baptisé In The Hollies Style et qui sort en novembre 1964. En signant 7 des 12 titres de l’album, le tandem Clarke/Nash, relayé par Hicks, montre qu’il a l’intention dorénavant de forcer sur les originaux. Cet investissement dans l’écriture paie dès le prochain single. I’m Alive intègre le top 10 de la plupart des hits du vieux continent.

Le troisième album, éponyme, est constitué d’originaux et de reprises. Les 4 titres écrits par le groupe sont crédités à un certain L. Ransford, surnom donné à la tierce de l’écriture Nash/Clarke/Hicks et qui n’est autre que le nom du grand-père de Nash. Publié en septembre 1965 au Royaume-Uni, il précède de deux mois la sortie américaine légèrement remaniée (avec I’m Alive et Look Through Any Window), appelée Hear ! Here !.

Le trio avance également masqué pour alimenter de 4 originaux l’album suivant, Would You Believe ?, sorti en juin 1966. Des reprises complètent le numéro 4 du catalogue qui contient des belles pièces comme I Am A Rock (Simon & Garfunkel), Stewball que reprend Hughes Aufray, Fifi The Flea et I Can’t Let Go. Un mois auparavant est commercialisé le troisième LP américain, Beat Group.

Bus Stop, le carton.

A la même époque tombe dans les bacs le premier hit à intégrer le top 5 du Billboard, le délicieux Bus Stop qui voit Bernie Calvert intégrer les Hollies à la basse en lieu et place d’Eric Haydock.

Fin 1966, c’est au tour de For Certain Because de paraître en Angleterre (Stop ! Stop ! Stop ! chez l’Oncle Sam). Pour la première fois depuis leurs débuts, les Hollies réalisent un disque qui soit entièrement de leur fait. Las, leur bilan, malgré la flopée de bonnes chansons qu’ils ont à leur compte, s’avère mitigé. Leurs albums ne déçoivent pas mais ils n’enflamment pas non plus. 

Au cours de l’année dite du Summer Of Love (1967), deux LP viennent compléter le catalogue : Evolution et Butterfly. Au cours de sa phase psychédélique, le claviériste de formation qu’est Bernie Calvert joue un rôle influent en apparaissant au piano, à l’orgue et au clavecin.

Hollies hollies 1966

Fin de la période Nash.

Butterfly marque la dernière apparition de Graham Nash au sein des Hollies, lequel a de moins en moins d’accointances avec le groupe des débuts. La tête pleine de rêves américains, le cofondateur de la formation anglaise quitte ses équipiers au bout de 6 ans en leur compagnie (décembre 1968).

Ce départ est d’autant plus inéluctable que Nash ne se reconnaît pas dans la direction prise par Clarke d’axer le prochain disque sur le répertoire de Bob Dylan (Hollies Sing Dylan/mai 1969).

Terry Sylvester entre, Graham Nash commence alors une carrière qui va le propulser au rang de star internationale.

Le deuxième LP de l’après Nash, neuvième studio, s’appelle Hollies Sing Hollies (novembre 1969). Faut-il voir dans ce titre une manière de répondre aux critiques et aux fans qui ont mal vécu l’album précédent ? Toujours est-il que celui-ci, alimenté uniquement par des originaux signés par la collégialité, porté par le succès de He Ain’t Heavy He’s My Brother (7ème dans les hits), prend une honorable 32ème  au Billboard.

Confession Of The Mind (1970) et Distant Light (octobre 1971) demeurent fidèles à ce à quoi les Hollies nous ont, de tout temps, discographiquement habitués : jamais mauvais, jamais mémorables.

Fin 1971, c’est au tour de Clarke de prendre la porte. Le suédois Mickael Rifors pallie son départ début 1972 et contribue à Romany (novembre 72). Ni l’album, ni l’artiste ne sont restés dans la mémoire collective. Les Hollies s’en séparent d’autant plus qu’en juillet 1973, Allan Clarke revient à ses premières amours.

Sauvé par l’air que je respire.

Les retrouvailles passent par l’éponyme Hollies (mars 74), sauvé de la noyade par le superbe The Air That I Breathe que leurs auteurs, les Everly Brothers, ne sont pas parvenus à rendre aussi croustillant.

Another Night (1975) n’appartient pas au haut du panier des Hollies, mais les anglais s’accrochent et tentent de séduire un autre panel de fans dans un registre plus soft rock et pas vilain.

Si Write On (1976) s’avère moyen, Russian Roulette (1976) a encore du grain à moudre ; c’est moins le cas pour les disques de la fin de décennie pour lesquels il est difficile de s’enthousiasmer : A Steal Crazy (1978) et son suivant, le numérique 5317704, un vrai flop dans tous les sens du terme. Les Hollies font du surplace et peinent à subsister, amenant Sylvester et Calvert à lâcher l’affaire en 1981.

Au Rock and Roll Hall Of Fame en 2010.

Malgré une pige de Graham Nash en 1983, la sortie d’un LP, What Goes Around, ponctué d’une tournée américaine, rien n’y fait ; la mécanique est grippée. Cette collaboration sans succès n’aura pas de lendemain. Clarke se retire définitivement en 1999, remplacé par l'ex-The Move Carl Wayne, puis par Peter Howarth suite à la la mort de Wayne en 2004.

Entrés au Rock and Roll Hall of Fame en 2010, les Hollies tournent aujourd’hui dans une configuration largement modifiée mais toujours brillamment emmenée par deux de ses membres d’origine, Bobby Elliot et Toni Hicks. Si les temps ont changé, ils parviennent néanmoins à toujours fédérer autour de leur nom et de leurs inoubliables hits. Mais Dieu, que l’histoire fut belle (RAZOR©).

DISCOGRAPHIE 60'S/70'S.

LP Studio 1 - 1964

 

Hollies stay with the hollies

 

THE HOLLIES

STAY WITH THE HOLLIES – 1964  2,5/5

 

Publié en janvier 1964.

Produit par Ron Richards.

Durée:34 :05.

Label:Parlophone.

Genre:rock.

 

Le temps des reprises.

 

Groupe anglais de la Beat Generation, né au début des années 60, les Hollies, toujours dans le coup en 2015, sont connus pour avoir été la formation qui a vu débuter Graham Nash (celui avec le pull rouge rayé sur la pochette), membre du légendaire Crosby Stills Nash & Young, et pour avoir été le troisième plus gros pourvoyeur de charts britanniques des sixties, derrière qui vous savez : Beatles et Stones.

Né à Salford dans le Lancashire grâce à Nash et Allan Clarke, des amis d’enfance, ce groupe s’étoffe avec les arrivées d’Eddie Haydock à la basse, Vic Steele, à la guitare et Don Rathbone, batteur : Tony  Hicks et Bobby Elliott suppléeront respectivement ces deux derniers rapidement. Il opte pour le nom de Hollies, en hommage au chanteur américain Buddy Holly.

A partir de là, dès 1963, les succès s’enchaînent pour l’étiquette  Parlophone, division discographique d’EMI en Grande-Bretagne, pour laquelle les Beatles sont alors  les illustres représentants : (Ain’t That) Just Like Me (25ème aux USA/1963), Searchin’(12ème en 1963), Just One Look (2ème/1964), Here I Go Again (4ème en mai 1964).

Un premier LP sort dès 1964, Stay With The Hollies (en écoute intégrale ici), baptisé Here I Go Again aux States et publié chez Imperial, label de la Nouvelle-Orléans, que l’on retrouve bien vite en deuxième position des charts d’Outre-Manche (18 semaines dans le top ten).

Constitué essentiellement de reprises de standards de Chuck Berry, de Ray Charles, puisé dans le catalogue Motown, cet album ne diffère en rien de ce que faisait l’essentiel des formations du Mersey Beat (Stones et Beatles compris) : s’accaparer un répertoire familier, créer son style en l’agrémentant généralement d’harmonies vocales haut perchées, d’une rythmique nerveuse, de guitares éclatantes et tenter de se faire une place au soleil sur un marché américain, alors en souffrance.

Les grandes idoles vieillissantes du rock & Roll US étant mortes,  tournées vers la religion, derrière les barreaux ou en proie à de sérieux ennuis de mœurs, le marché du moment est alors animé par des formations que l’histoire du rock n’a, pour ainsi dire, pas retenues (Ricky Nelson, Frankie Avalon, Bobby Rydell, Pat Boone, ça vous parle ?).

Stay With The Hollies est le miroir de cette stratégique British Invasion et ne recense qu’un seul original (le talentueux Little Lover). Guère transcendant, il montre au profane, combien il était alors difficile de s’extirper du flux dense des produits générés par la Mersey Beat, sauf pour ceux qui avaient tous les moyens techniques à leur disposition (inutile de les citer, ce sont les deux de devant).

Le rendu révèle ici la compétence des acteurs (Talking ‘Bout’ You, Mr Moonlight, Baby Don’t Cry, You Better Move On, What Kind Of Girl Are You), annonce des reprises interprétées avec respect et humilité (Memphis, Lucille et Candy Man), une énergie et une puissance brutes (Do You Love Me) … comme beaucoup de formations.

La performance (vocale notamment) ne permet pas encore d’y accorder toute l’attention nécessaire (Stay, pour aborder l’Amérique, prépare un avenir prometteur). Dès l’album suivant, In The Hollies Style, les Hollies dépasseront  ce stade amateur en prenant une orientation plus mélodique (adaptée aux talents de chanteurs de Nash et Clarke) et, ce sera alors une autre paire de manche (RAZOR©).

 

1. Talking 'Bout You.

2. Mr. Moonlight.

3. You Better Move On.

4. Lucille.

5. Baby Don't Cry.

6. Memphis.

7. Stay.

8. Rockin' Robin.

9. Whatcha Gonna Do 'Bout It ?

10. Do You Love Me.

11. It's Only Make Believe.

12. What Kind of Girl are You.

13. Little Lover.

14. Candy Man.

 

Allan Clarke:chant.

Bobby Elliott:batterie.

Eric Haydock:basse.

Tony Hicks:chant,guitare électrique.

Graham Nash:chant,guitare électrique,guitare rythmique.

LP Studio 2 - 1964

 

Hollies in the hollies style 65

 

THE HOLLIES

IN THE HOLLIES STYLE – 1964  4,5/5

 

Publié en novembre 1964.

Produit par Ron Richards.

Durée:29:21.

Label:Parlophone.

Genre:pop-rock,British Invasion,Merseybeat.

 

Indiscutable !

 

Amateurs de British Invasion, à vos tirelires ! Ce deuxième « 33 tours » des Hollies, publié à la fin de l’année 1964, In The Hollies Style (en écoute intégrale ici), est un de leurs meilleurs disques et le reflet fidèle de cette période qui a vue les anglais débarquer, en masse et de toutes parts, chez l’Oncle Sam, y occuper une scène musicale alors quasi  indigente et provoquer la réaction des artistes autochtones.

Paradoxalement, il me semble que ce LP, dans la veine pop ambiante, n’a été diffusé que plus tard après sur le sol américain… Comprenne qui pourra !

Structuré autour d’une écriture faite essentiellement d’originaux (8 sur 12), complété par un nombre limité de reprises, In The Hollies Style (Parlophone/novembre 1964) est, sur ce plan, inversement proportionnel à son prédécesseur, lequel s’appuyait sur un seul original pour une pléthore d’adaptations de titres R & B et Rock & Roll, la nourriture de base en vogue.

Diamétralement opposé aussi, en termes de maturité et de professionnalisme. Le constat est saisissant par rapport à Stay With The Hollies. Les Hollies, sont moins amateurs, moins nonchalants, plus ambitieux.

En corrigeant rapidement le tir, en devenant plus autonome en termes d’écriture, et en privilégiant un style pop-rock qui deviendra  leur terrain d’expression favorite et caractéristique, tout en conservant l’énergie et l’enthousiasme, les Hollies, par l’entremise des compositeurs maison Nash et Clarke, font un pas de géant dès leur deuxième jet, sans générer pour autant le moindre hit (d’où son classement à une modeste 20ème place).

Pas bien grave, compte tenu du niveau proposé, niveau qui, comparativement, n’a parfois rien à envier aux Beatles de la même période. Leurs rivaux de Manchester, nullement insensibles aux travaux des Fab Four, ont le vent en poupe et impressionnent avec leurs harmonies sublimes.

Le délicieux To You My Love, Come On Home, le meddley Nitty Gritty/Something’s Got A Hold On Me, It’s In Her Kiss, Don’t You Know, What Kind Of Boy, Set Me Free sont les notes dominantes de ce bouquet d’excellence (RAZOR©).

 

1. Nitty Gritty/Something's Got a Hold on Me.

2. Don't You Know.

3. To You My Love.

4. It's in Her Kiss.

5. Time for Love.

6. What Kind of Boy.

7. Too Much Monkey Business.

8. I Thought of You Last Night.

9. Please Don't Feel Too Bad.

10. Come On Home.

11. You'll Be Mine.

12. Set Me Free.

 

Allan Clarke:chant.

Bobby Elliott:batterie.

Eric Haydock:basse.

Tony Hicks:guitare, chant.

Graham Nash:guitare rythmique, chant.

LP Studio 3 - 1965

 

Hollies hollies 1966

 

THE HOLLIES

HOLLIES – 1965  3,5/5

 

Publié le 1er septembre 1965.

Produit par Ron Richards.

Durée:49:31.

Label:Parlophone.

Genre:beat,rock,pop-rock,british invasion

 

A trop vouloir…

 

L’album Hollies n’est pas ce que les rivaux de Manchester (que l’on opposait souvent aux gars de Liverpool) ont fait de mieux. Pour être juste, ce troisième LP studio constitue une grosse déception, que l’album précédent (In The Hollies Style) ne permettait pas d’imaginer.

Le retour à sept reprises de rockabilly, de Motown, de ballades et de rock, pour 5 originaux augure, dans sa façon de procéder, un univers familier : Stay With The Hollies (1964).

Parler de progression me semble complètement inapproprié. Les Hollies de cet album, en voulant élargir leur horizon musical, émoussent leur style énergique si caractéristique, saupoudrent d’un mauvais sucre leur son si spécifique et s’en retrouvent  à faire du Beatles indigeste (ce n’est en rien péjoratif).

Où est donc le Ransford Team, ce trio de l’écriture derrière lequel se cache le collectif des Hollies ? Où sont ses perles du moment? Les reprises sont-elles vraiment utiles? Fortune Teller ? Tous les pimpins du coin l’avaient à leur répertoire (Sylvester & Ses Rabots, Les Chemises Amidonnées, Georgette Plana Ono Band… et j’en passe).

Put Yourself In My Place, Too Many People, When I Come Home To You, So Lonely fonctionnent à peu près correctement et, comme par hasard, ce sont des produits “maison”.

Agrémenté des tubes du moment, comme I’m Alive, par exemple, le répertoire, ainsi rehaussé, aurait mené à une issue autrement plus favorable. Là, c’est une grosse déception. Pour moi, en tout cas.

La faute au manque de temps, vraisemblablement… Pour info, cet album s’appelle Hear ! Here ! dans sa version US (Imperial Records) et comprend une sélection de pistes différente. Mais il ne gagne rien à changer de nom… (RAZOR©).

 

1. Very Last Day.

2. You Must Believe Me.

3. Put Yourself in My Place.

4. Down the Line.

5. That's My Desire.

6. Too Many People.

7. Lawdy Miss Clawdy.

8. When I Come Home to You.

9. Fortune Teller.

10. So Lonely.

11. I've Been Wrong.

12. Mickey's Monkey.

 

Allan Clarke:chant,harmonica.

Bobby Elliott:batterie.

Eric Haydock:basse.

Tony Hicks:guitare,chant.

Graham Nash:guitare rythmique,chant.

LP Studio 4 - 1966

 

Hollies would you believe 1966

 

THE HOLLIES

WOULD YOU BELIEVE? – 1966  3/5

 

Sortie en juin 1966.

Produit par Ron Richards.

Durée:29 :17.

Label:Parlophone.

Genre:rock,pop-rock.

 

Qui n’avance pas…

 

Je ne connais pas les raisons pour lesquelles les Hollies persistaient de la sorte dans la reprise de titres d’autres artistes, alors qu’ils avaient largement les moyens de faire mieux, en sélectionnant leurs propres compositions, souvent cachées derrière le pseudo de Ransford.

Les Hollies comptaient, en Nash  et Clarke, un tandem de choix à l’écriture, en Hicks un excellent guitariste et en Elliott et Haydock, une rythmique qu’on lui enviait.

En mettant leur énorme potentiel au service d’une musique plus personnelle (et non pas en se lançant à tue-tête dans une adaptation guère améliorée du répertoire d’autrui), les Hollies ont écrit de belles pages du rock.

Au lieu de cela, ils font le yoyo, un coup bien, un coup moins bien et s’éloignent de ceux desquels ils sont approchés de très près (au point d’en faire leur rivaux), j’ai nommé les Beatles. Cette alternance de qualité se positionne présentement sur le moins bien.

Would You Believe n’est pas un achat indispensable. Le groupe ne régresse pas, il stagne, ce qui revient au même, semble faire ce qui lui plaît, et non pas ce que public et presse attendent. 

De l’analyse de ce 5ème LP (1966), j’évince, en premier lieu, les reprises (de Simon & Garfunkel, Sam & Dave, Chuck Berry, Buddy Holly ou encore du Stewball irlandais de Bob Yellin, également chanté par Dylan), plus matière à remplir qu’à bonifier, ainsi que les apports d’auteurs extérieurs (un excellent I Take What I Want, Don’t You Even Care et le classique I Can’t Let Go), pour ne conserver que les compositions sous dénomination Ransford.

Hard Hard Year (qui annonce un folk-rock naissant), Oriental Sadness (j’en cherche encore les contours orientaux), le pop acoustique cool (de Nash plutôt que de la Ransford Team) nommé Fifi The Flea et I’ve Got A Way Of My Own  sont les uniques (et acceptables) contributions originales de cet album. J’en dénombre quatre. Autrement dit, peu.

Quand on veut boxer dans la même catégorie que les lourds, on se donne les moyens de ses ambitions, et ne pas se satisfaire uniquement des harmonies vocales. En l’occurrence, les Hollies du moment voulaient bouleverser l’ordre établi  avec de minces arguments.

Que je sache, à cette même époque, et alors que la concurrence battait son plein, de nombreux groupes (dont les plus célèbres) publiaient leur album avec leur propre matériel. L’adage qui veut que l’on n’attire pas les mouches avec du vinaigre, prend ici tout son sens. Il est quand même malheureux qu’une formation de ce calibre, au moment où elle est la plus attendue, ne soit pas au rendez-vous. Les Beatles doivent alors rire sous cape…  La variante US de Would You Believe (Beat Group) n’apporte malheureusement rien de mieux (RAZOR©).

 

1. I Take What I Want.

2. Hard Hard Year.

3. That's How Strong My Love Is.

4. Sweet Little Sixteen.

5. Oriental Sadness.

6. I Am a Rock.

7. Take Your Time.

8. Don't You Even Care.

9. Fifi the Flea.

10. Stewball.

11. I've Got a Way of My Own.

12. I Can't Let Go.

 

Allan Clarke:chant.

Graham Nash:guitare,chant.

Eric Haydock:basse.

Tony Hicks:guitare,banjo,mandoline,sitar électrique,chant.

Bobby Elliott:batterie.

LP Studio 5 - 1966

 

Hollies for certain because 1

 

THE HOLLIES

FOR CERTAIN BECAUSE – 1966  4/5

 

Publié le 9 décembre 1966.

Produit par Ron Richards.

Durée:32:24.

Label:Parlophone (U.K)/Imperial (U.S).

Genre:pop-rock,pop.

 

Quand l’écriture va, tout va.

 

Il faut croire que, suite au décevant  Would You Believe, les Hollies ont décidé de se bouger les fesses et de montrer enfin leur vrai visage, car le court For Certain Because (Stop ! Stop ! Stop ! aux Etats-Unis et pour une fois, sorti à l’identique), sorti la même année (1966), est tout de suite meilleur et, c’est bien là le scoop.

For Certain Because (en écoute intégrale ici) est entièrement tributaire de l’écriture d’Allan Clarke, de Graham Nash et de Tony Hicks, le trio de Ransford (12 pistes). Il marque, de ce fait, une rupture avec la discographie précédente et une avancée importante dans leur fluctuante carrière. Le talent en matière de songwriting est bien présent ! Enfin ! serait-on tenté d’avancer…

For Certain because, c’est du Hollies accrocheur, réussi, soigné, diversifié, bien structuré, aux belles mélodies, aux harmonies chatoyantes, agréablement  instrumenté, balançant entre titres rapides et plus lents. Ce n’est pas encore du très grand Hollies, mais dans le contexte concurrentiel de la pop d’alors, ce disque les autorise à revendiquer une place parmi les meilleurs du genre.

Ses forces ont pour nom le génial Tell Me To The Face à la belle ligne bossa nova, le virevoltant Stop ! Stop ! Stop !, l’amusant What’s Wrong With The Way Line, le triste Clown, l’enjoué Pay You Back With Interest, Suspicious Look In Your Eyes, It’s You et son harmonica farouche, Peculiar Situation.

For Certain Because est l’album est par lequel les Hollies quittent enfin la piste ; le décollage (annoncé par le psychédélique Stop ! Stop ! Stop !) est prévu pour Evolution et Butterfly. Compostez vos billets ! (RAZOR©).

 

1. What’s Wrong with the Way I Live.

2. Pay You Back with Interest.

3. Tell Me to My Face.

4. Clown.

5. Suspicious Look in Your Eyes.

6. It's You.

7. High Classed.

8. Peculiar Situation.

9. What Went Wrong.

10. Crusader.

11. Don't Even Think About Changing.

12. Stop! Stop! Stop!

 

Allan Clarke:chant.

Graham Nash:guitare,chant.

Eric Haydock:basse.

Tony Hicks:guitare,banjo,mandoline,sitar électrique,chant.

Bobby Elliott:batterie.

LP Studio 6 - 1967

 

Hollies evolution 1

 

THE HOLLIES

EVOLUTION – 1967  4/5

 

Publié en juin 1967.

Produit par Ron Richards.

Durée:39:52.

Label :Parlophone.

Genre:pop psychédélique.

 

Purement pop, faussement psychédélique.

 

1967 : l’époque est au flower-power et à Sergent Peppers des Beatles, deux hauts symboles du psychédélisme environnant. Les Hollies sont conscients de l’aubaine à tirer de cette vague porteuse et répondent à leurs intouchables rivaux anglais, par un surprenant Evolution (en écoute intégrale ici), publié à la même période que l’inamovible meilleur album de tous les temps.

Comme l’indique sa pochette-kaléidoscope, au flou artistique psychédélique (la photo est prise derrière un plastique), sur laquelle des Hollies « in » portent fripes hippies, ces derniers n’ont pas l’intention de louper, une fois de plus, le train musical de l’époque.

Trop longtemps resté sur le quai, en raison de choix musicaux pas toujours compris, le groupe de Manchester souhaite en finir avec sa pop beat et ouvrir sa conscience, pour projeter sa musique vers un horizon plus cosmique.

Evolution ne répond que partiellement à cette démarche, en proposant un très bon mélange de pop et de rock… faussement psychédélique. Original et audacieux, il est bien dans l’air du temps (dans ses intentions), à savoir qu’il expérimente instrumentalement parlant : trompettes, banjo, tuba, clavecin, percus et effets vocaux...

Le rendu l’est moins. C’est plutôt agréable et bien réalisé, même s’il ne bouleverse pas les standards psychédéliques (Sergent Peppers, Pet Sounds notamment) de l’époque. La grosse cote est pour Leave Me, Then The Heartaches Begin, You Need LoveHave You Ever Loved Somebody, Rain On The Window, Water On The Brain.

Moins brillants, mais aussi captivants sont Ye Olde Toffee Shop, The Games We Play. Evolution porte, malgré tout, bien son nom: les Hollies ont franchi un palier (RAZOR©).

 

1. Then the Heartaches Begin.

2. Stop Right There.

3. Water on the Brain.

4. Lullaby to Tim.

5. Have You Ever Loved Somebody?.

6. You Need Love.

7. Rain on the Window.

8. Heading for a Fall.

9. Ye Olde Toffee Shoppe.

10. When Your Light's Turned On.

11. Leave Me.

12. The Games We Play.

 

Allan Clarke:chant.

Graham Nash:guitare,chant.

Tony Hicks:guitare,banjo,mandoline,sitar électrique,chant.

Bobby Elliott:batterie,percussions.

Bernie Calvert:basse.

LP Studio 7 - 1967

 

Hollies butterfly 1

 

THE HOLLIES

BUTTERFLY – 1967  4/5

 

Publié en novembre 1967.

Produit par Ron Richards.

Durée:33:14.

Label:Parlophone.

Genre:rock psychédélique,rock,pop-rock.

 

Flirt avec le psychédélisme.

 

Dernier album de Graham Nash avant qu’il ne prenne le chemin de CSN&Y, Butterfly (en écoute intégrale ici) est également le septième enregistrement studio des Hollies, leur deuxième de l’année 1967 et leur troisième en un an.

Le groupe de Manchester s’est engagé dans une voie pop psychédélique plutôt soft (Evolution) qui laisse supposer que les acteurs de cette formation n’ont pas les bons produits pour arpenter les paradis artificiels.

Selon leur site, Clarke, Elliott, Hicks et Calvert sont plus adeptes des pintes de bière au café du coin que vraiment imprégnés de la culture drogue & rock ‘n’ roll ; Graham Nash est le seul à utiliser régulièrement  les substances chimiques pour la pratique de son art, au point que  les influences sur son travail personnel s’en ressentent bien vite.

C’est, pour lui, la seule direction à suivre et tente d’y entraîner les Hollies. Les relations se dégradent aussitôt, Nash tenant  à se démarquer du team de l’écriture (Ransford) qu’il juge à la traîne et n’étant plus digne d’être associé à ses propres chansons. Sa rencontre avec David Crosby et Stephen Stills fait le reste.

Butterfly paraît en novembre 1967 et apparaît bien comme un produit du flower-power, mais un produit qui arriverait après la bataille, à un moment où les cadors du genre ont déjà tout démontré. C’est pourtant leur deuxième incursion dans le pop-rock psychédélique (c’est leur meilleure, sans aucun doute !) et j’en suis toujours à me demander si les Hollies tenaient réellement à s’engager dans cette voie pour laquelle Nash avait des dispositions, s’ils se sont donné vraiment les moyens expérimentaux de cette immersion dans l’univers sous hallucinogènes ou s’ils se sont seulement satisfaits du p’tit coup de houblon pour la route.

En effet, l’album respire la retenue, la méfiance, il n’affiche pas un engagement franc et sans borne dans le genre. Comment faire ressentir à l’auditeur des visions extatiques (je suis si haut que je touche le ciel dans Elevated Observations) alors que les 4/5 des Hollies n’avaient alors jamais quitté le plancher des vaches ?

Les Hollies flirtent avec le psychédélisme, oui, mais sans chercher à s’engager dans une histoire d’amour, dont ils ne veulent visiblement pas. Pourtant, pour des artistes qui n’ont pas vraiment adhéré au binôme musique/drogues, ces gars m’ont bluffé par leur faculté à s’approcher très près des normes du genre.

Ce disque de pop psychédélique (soft), dominé par un Nash omniprésent, véritable chef de projet et indéniablement le seul qui collait vraiment à la culture flower-power recherchée, est tout bon.

Pegasus, Butterfly, Away Away Away , Postcard, Charlie & Fred, Try It, Step Inside, Maker, Wishyouawish et Would You Believe sont les numéros gagnants d’un album qui est avant tout jovial, mélodique et bien fait, mais qui ne couche pas avec le psychédélisme.

Il se contente d’un flirt à peine poussé, alors que d’autres étaient déjà passés dessus depuis longtemps. Restés quasiment fidèles à leur  ligne de conduite, les Hollies du prochain album, n’auront aucune difficulté à réintégrer le foyer de leurs fans, malgré le départ de Nash (RAZOR©).

 

1. Dear Eloise.

2. Away Away Away.

3. Maker.

4. Pegasus.

5. Would You Believe?.

6. Wishyouawish.

7. Postcard.

8. Charlie and Fred.

9. Try It.

10. Elevated Observations?.

11. Step Inside.

12. Butterfly.

 

Bernie Calvert:basse,chant.

Allan Clarke:guitare,chant.

Bobby Elliott:batterie.

Tony Hicks:guitare,banjo,dulcimer,chant.

Graham Nash:guitare,chant.

LP Studio 8 - 1969

Hollies sing dylan

 

THE HOLLIES

HOLLIES SING DYLAN -1969  3,5/5

 

Publié en mai 1969.

Produit par Ron Richards.

Durée:36:07.

Label:Parlophone.

Genre:ppo,rock.

 

Bon malgré la polémique.

 

La légende qui veut que le choix de faire un album consacré au répertoire de Bob Dylan, The Hollies Sing Dylan (en écoute intégrale ici), soit la conséquence directe du départ de Graham Nash des Hollies, a du plomb dans l’aile.

Que Nash se soit servi de ce prétexte pour quitter un bateau qui ne voulait pas le mener vers les terres brumeuses, enfumées et cosmo-lysergiques qu’il voulait expérimenter, me semble plus plausible. Nash, artistiquement la tête ailleurs, plus individualiste depuis Butterfly, avait fait le choix, depuis belle lurette, de privilégier sa relation avec le tandem américain Stills/Crosby. C’est aux Etats-Unis qu’il situe son avenir professionnel.

Les Hollies, plutôt conservateurs et classiques, recrutent Terry Sylvester, un autre chanteur-compositeur de talent, pour le remplacer. Par contre, il est vrai que cet album a fait grand bruit, aux States, matraqué qu’il fut par une presse remontée à donf (sans que l’on sache vraiment pourquoi) contre les Hollies et cet enregistrement.

Mais qui ne couvrait pas Dylan à l’époque ? Ce qui fut autorisé aux Byrds, fut reproché aux Hollies, alors que leur interprétation sympathique et bon enfant des titres du Zim est des plus décentes et vraiment arrangée différemment par rapport au répertoire d’origine.  Protectionnisme, quand tu nous tiens ! Certains sont habiles à s’engouffrer avidement dans la brèche…

Quoi qu’il en soit, Nash étant parti, le groupe doit subir la perte d’un membre influent, d’un auteur-compositeur efficace. Le parallèle est vite fait comme quoi, cet album hommage masque le manque d’inspiration du quatuor restant.

Tout n’est pas parfait, mais la maîtrise des standards de Dylan (I Want You, Blowin’ In The Wind, Just Like A Woman, The Times They Are-A-Changin’, My Back Pages…) et de The Wheels On Fire (de Rick Danko du Band et de Dylan) est globalement intéressante. Je ne me suis pas ennuyé, ni n’ai trouvé le sujet hors de propos (RAZOR©).

 

1. When the Ship Comes In.

2. I'll Be Your Baby Tonight.

3. I Want You.

4. This Wheel's on Fire.

5. I Shall Be Released.

6. Blowin' in the Wind.

 7. Quit Your Low Down Ways.

8. Just Like a Woman.

9. The Times They Are a-Changin'.

10. All I Really Want to Do.

11. My Back Pages.

12. The Mighty Quinn (Quinn the Eskimo).

 

Bernie Calvert:basse,chant.

Allan Clarke:chant,harmonica.

Bobby Elliott:batterie,percussions.

Tony Hicks:guitare,banjo,chant.

Terry Sylvester:guitare,chant.

LP Studio 9 - 1969

 

Hollies sing hollies

 

THE HOLLIES

HOLLIES SING HOLLIES – 1969  3,5/5

 

Publié en novembre 1969.

Produit par Ron Richards. 

Durée:38:19.

Label:Parlophone.

Genre:pop,rock.

 

Les Hollies refont du Hollies.

 

J’en connais, en novembre 1969, date de sortie de leur neuvième LP, Hollies Sing Hollies qui n’aurait pas misé un franc sur les Hollies de l’après Graham Nash, arguant que cet artiste rêveur, idéaliste et futur complice, à la vie, à la mort, de Crosby, était le seul véritablement doué de la bande. En août de la même année, Nash avait déjà oublié son ancien groupe, fréquentait le gratin de Woodstock  et la presse lui vouait une admiration sans borne pour ses textes engagés.

Dans le même temps, les Hollies s’affairaient sur d’autres projets. Chacun suivait alors sa voie artistique : dans des plans utopiques pour changer le monde pour l’un ; la direction était  plus classique pour les autres. Ce deuxième album, avec  le remplaçant de Nash,  Terry Sylvester, il ne faut pas le diaboliser sous prétexte que les gars de Manchester auraient du suivre Nash vers les paradis artificiels (les Hollies à Woodstock, c’est aussi envisageable et loufoque  que si Crosby y avait entraîné les Byrds ou Young les Buffalo, voire les Squires) ou sous l’argument que le groupe anglais n’avait plus l’inspiration nécessaire pour faire autre chose qu’un disque d’adaptations du répertoire de Dylan.

Non, Hollies Sing Hollies n’est pas ce produit soudainement dévalorisé que d’aucuns voyaient  à l’époque (et pensent encore). Sa pochette à la gomme ne joue pourtant  pas en sa faveur et, dans les bacs, pour peu que l’on ne suive pas l’actualité musicale, elle invite à entrer dans un univers de cabaret, pas vraiment alléchant.  Elle est bien la dernière sur laquelle des regards inquisiteurs iraient se figer.

Hollies Sing Hollies n’est pas, non plus, le genre de disque à éclipser la production discographique du moment. Il est mélodique et varié ce qui le rend très plaisant et curieux  à écouter, arrangé dans une veine pop-rock soft à laquelle ceux qui les suivent depuis leurs débuts, sont familiers.

Les Hollies s’en sortent honorablement dans un répertoire constitué complètement d’originaux, alimentés par des apports individuels comme par des contributions plus collectives. Les notes les plus élevées (tout est relatif!)  vont vers  l’ouverture le gospel Why Didn’t You Believe, Don’t Give Up Easily, le profond My Life Is Over With You et Goodbye Tomorrow. Moins accrocheurs, mais positifs malgré tout: les folk Marigold/Gloria Swansong et Soldiers Dilemna (qui relate l’actualité du moment), le rock Please Let Me Please, Do You Believe In Love.

Les pistes non citées s’oublient assez rapidement, mais saluons au passage l’instrumental de Calvert (Reflections Of A Long Time Past). Cet album est sorti sous le nom de He Ain’t Heavy He’s My Brother dans sa configuration US (32ème chez l’Oncle Sam), nom donné par le titre du single qui y figure et qui fut l’un de leurs plus grands tubes (top 40 aux States).

Cette piste ne figure pas sur la publication british. Par contre, si vous arrivez à dégoter la version française de ce CD, auréolée de bonus, ô combien meilleurs que n’importe quel titre de cet album, foncez. Là c’est du Hollies 5 étoiles. Pour l’heure, 3 (+) se justifient amplement (RAZOR©).

 

1. Why Didn't You Believe?

2. Don't Give Up Easily.

3. Look at Life.

4. Please Sign Your Letters.

5. My Life Is Over With You.

6. Please Let Me Please.

7. Do You Believe in Love?

8. Soldiers Dilemma.

9. Marigold / Gloria Swansong.

10. You Love 'cos You Like It.

11. Reflections of a Long Time Past.

12. Goodbye Tomorrow.

 

Bernie Calvert:basse,chant.

Allan Clarke:chant,harmonica.

Bobby Elliott:batterie,percussions.

Tony Hicks:guitare,banjo,chant.

Terry Sylvester:guitare,chant.

LP Studio 10 - 1970

 

Hollies confessions of the mind

 

THE HOLLIES

CONFESSIONS OF THE MIND – 1970  3/5

 

Publié en novembre 1970.

Produit par John Burgess.

Durée:39:13.

Labe:Parlophone (U.K),Epic (U.S.A).

Genre:pop,rock.

 

Sans surprises.

 

Les Hollies abordent la nouvelle décennie avec un dixième LP, Confessions Of The Mind (en écoute intégrale ici) qui porte le nom de Moving Fingers pour peu que l’on traverse l’Atlantique.

Pas de doute, c’est du Hollies. Donc du pop-rock très soft. Tout peut être raconté à leur propos, mais ce style (en rien révolutionnaire), il le maîtrise parfaitement. Personne ne peut dire le contraire. Là où d’autres se sont cassé les dents à vouloir trop expérimenter, les Hollies ont toujours répondu par un clacissisme prudent, sans prises de risque majeures, faisant que la perte d’un sacré client comme Nash est passée quasi inaperçue.

Les Hollies sont toujours restés fidèles à leur ligne de conduite et malgré d’incontestables prédispositions, ont rarement été à l’heure et à l’endroit où ils étaient attendus. Vous devinerez donc que Confessions Of The Mind ne diffère pas beaucoup de ce que avec quoi les fans ont été alimentés depuis leurs débuts.

Les mélodies sont aussi agréables qu’elles l’ont toujours été, les harmonies vocales (même sans Nash) sont sujettes aux mêmes plaisirs à les écouter.

Las, ce disque, très orchestré, mais bien produit, ne constitue pas le genre de terrain où l’on y trouve de la nouveauté ; son écoute se passe, comme si…rien ne se passait (hormis son final). Mais, il s’écoute. C’est le genre d’album que l’on installe dans sa platine, dont on laisse égrener les pistes, l’esprit ailleurs (rarement captivé par la musique), et dont on ne s’aperçoit pas qu’il est fini depuis 10 minutes.

Autrement dit, il n’accroche pas vraiment, encore moins au niveau de ses textes, d’une profonde débilité (ce qui n’est pas un scoop pour ce groupe). Mais il s’écoute. Sans surprise.

Le folk acoustique Little Girl, Too Young To Be Married, Separated, le morceau titre, sorte d’opéra pop-rock symphonique (c’est la seule surprise ici), Frightened Lady, Lady Please et I Wanna Shout émargent d’un lot qui manque essentiellement de vitalité et d’idées. C’est du Hollies, vous dis-je… Pas un de leur disque n’est réellement mauvais, et peu d’albums sont mémorables. Et pourtant, jetez un regard sur leur C.V ! (RAZOR©).

 

1. Survival of the Fittest.

2. Man Without a Heart.

3. Little Girl.

4. Isn't It Nice?

5. Perfect Lady Housewife.

6. Confessions of a Mind.

7. Lady Please.

8. Frightened Lady.

9. Too Young to Be Married.

10. Separated.

11. I Wanna Shout.

 

Bernie Calvert:basse,chant.

Allan Clarke:chant,harmonica.

Bobby Elliott:batterie,percussions.

Tony Hicks:guitare,chant.

Terry Sylvester:guitare,chant.

LP Studio 11 - 1971

 

Hollies distant light

 

THE HOLLIES

DISTANT LIGHT – 1971  4/5

 

Publié en octobre 1971 (U.K),en avril 1972 (U.S.A).

Produit par Ron Richards,The Hollies.

Durée:44:14.

Label:Parlophone (U.K),Epic (U.S.A).

Genre:pop,rock.

 

Très émoustillant.

 

Pour un groupe dont la relation avec les Etats-Unis n’aura pas toujours été une longue et belle histoire d’amour,  Long Cool Woman In A Black Dress est un joli pied au destin, en culminant à la deuxième place des charts américains, et une manière forte pour son auteur, Allan Clarke, de dire au revoir (pas adieu) à ses collègues des Hollies, pour épouser la carrière en solitaire qu’il prépare parallèlement.

Trompeuse quant à sa paternité, souvent prêtée au Creedence des Fogerty, Long Cool Woman In A Black Dress, ainsi que Long Dark Road sont les belles surprises de ce onzième disque de 1971, Distant Light (en écoute intégrale ici), meilleur que ses deux derniers devanciers.

Le son et l’incorporation de gospel, de R&B, de hard même, à leur pop basique y sont vraiment pour beaucoup dans l’impression favorable et excitante qu’il suscite. L’approche des Hollies est totalement différente pour Distant Light sorti en octobre 71 au Royaume-Uni, 6 mois plus tard aux States.

On pourrait même les croire plus inspirés qu’à l’ordinaire, tant le ressenti est particulièrement plaisant. Hold On, Pull Down The Blind, You Know The Score sont durcies comme jamais auparavant.  Promised Land, agréablement gospélisé, et Look What We’ve Got, plus soul, s’éloignent des Hollies traditionnels.

Tout concorde à promouvoir cet album au rang des excellents travaux du groupe, d’autant plus que les harmonies vocales subsistent tout en se bonifiant (What A Life I’ve Led, A Little Thing Like Love et Long Dark Road), que Cable Car ne dépareille pas dans le décor. Si vous arrivez à vous le procurer (rien n’est moins sûr), alors faites le vôtre ; je suis persuadé que cet album vous séduira, autant qu’il m’a excité et qu’il m’excite encore (RAZOR©).

 

1. What A Life I've Led.

2. Look What We've Got.

3. Hold On.

4. Pull Down The Blind.

5. To Do With Love.

6. Promised Land.

7. Long Cool Woman In A Black Dress.

8. You Know The Score.

9. Cable Car.

10. A Little Thing Like Love.

11. Long Dark Road.

 

Allan Clarke:chant.

Tony Hicks:guitare.

Terry Sylvester:guitare,chant.

Bernie Calvert:basse,chant.

LP Studio 12 - 1972

 

Hollies romany

 

THE HOLLIES

ROMANY – 1972  2,5/5

 

Publié le 1 novembre 1972.

Produit par The Hollies.

Durée:45:29.

Label:Polydor (U.K),Epic (U.S.A).

Genre :pop,rock.

 

Un boulet au cul.

 

Peu de groupes se relèvent de la perte d’un Graham Nash, vous en conviendrez aisément ; mais quand, cinq ans plus tard, alors que les Hollies peinent à avancer (exception faite du dernier disque Disant Light), ils doivent subir le départ du co-fondateur et ciment de la formation, Allan Clarke, pour des orientations musicales plus personnelles, personne n’aurait alors parié un kopek sur la poursuite de leur carrière professionnelle sous cette forme là.

Non seulement, l’affaire est reconduite par Hicks, Elliott, Sylvester et Calvert, mais les Hollies refont le coup des mauvais choix en enrôlant Michael Rickfors, un crooner suédois,  sorti d’on-ne-sait-trop-où, dont le seul exploit est de réussir à vous endormir rapidement, pour peu que vous écoutiez cet album, allongé sur le canapé après avoir souscrit à la copieuse pasta all forno de la belle mère.

Les Hollies refont le coup du yoyo : un pas en avant, deux en arrière. Donc, inutile de s’étendre sur ce douzième LP qui répond au nom de Romany (en écoute intégrale ici) ; les ballades sont tuantes, ennuyeuses, peu inspirées, atones. Mais où ont-ils bien pu aller chercher ce Rickfors ? Pourquoi pas Englebert Humperdinck?

Words Don’t Come Easy, Jesus Was A Crossmaker, Blue In The Morning, Courage Of Your Convictions (qui refait un peu le coup de Long Cool Woman) et la chanson titre, ça peut se trouver sur une compil, ça? Pas besoin de lâcher de la thune pour ce Romany de 1972 (Polydor). Mais qu’il est dur de perdre Clarke, après avoir subi le départ de Nash !

Le constat est frappant ! C’est la disette pour les Hollies de Romany et sa pochette à la scène hivernale (ne pas confondre avec celle estivale de Distant Light) traduit bien cette impression de pauvreté, qui va même jusqu’à des harmonies vocales qui ne fusionnent plus avec la même magie. Mais d’où, il vient ce wiking ? D’où ?.... Pour moi, c’est indigent et ça ne mérite pas la moyenne (RAZOR©).

 

1. Won't We Feel Good.

2. Touch.

3. Words Don't Come Easy.

4. Magic Woman Touch.

5. Lizzy and the Rainman.

6. Down River.

7. Slow Down.

8. Delaware Taggett and the Outlaw Boys.

9. Jesus Was a Crossmaker.

10. Romany.

11. Blue in the Morning.

12. Courage Of Your Convictions.

 

Mikael Rickfors:chant.

Tony Hicks:guitare,chant.

Bernie Calvert:basse,claviers.

Terry Sylvester:guitare,chant.

Bobby Elliott:batterie.

Peter Robinson:orgue.

LP Studio 13 - 1974

 

Hollies hollies 1974

 

THE HOLLIES

HOLLIES – 1974  3/5

 

Publié en mars 1974.

Produit par The Hollies,Ron Richards.

Durée:41:42.

Label:Polydor (U.K),Epic (U.S).

Genre:pop,rock.

 

Offre limitée.

 

“All I Need Is The Air That I Breathe”… ce refrain planétaire que n’aurait pas renié Abba, est quasiment le seul titre à retenir de cet album éponyme N°2 de 1974 (ne pas confondre avec celui de 1965), avec The Day That Curly Billy Shot Down Crazy Sam McGee, au son,  encore une fois, très fogertien.

Le  premier nommé n’est pas de leur fait puisqu’il pointe au crédit d’Albert Hammond (et de l’ex- employé de Radio-Luxembourg, Mike Hazlewood), auteur, par ailleurs, de l’hymne des J.O de Séoul, interprété par Whitney Houston, One Moment In Time (1988).

L’autre fait d’importance qui caractérise ce treizième LP des Hollies, c’est le retour à la maison d’Allan Clarke et la séparation d’avec Michael Rickfors, plus crooner que chanteur rock, après que le groupe se soit accordé un break depuis le pâle Romany de 1972.

Côté musique, il est vrai que cette version de The Air That I Breath (que les Everly Brothers n’ont pas su rendre aussi convaincante avant les Hollies) est d’une beauté renversante, une très grande ballade et qu’elle illumine l’album. Difficile de se fixer sur d’autres pistes, dès lors que son obsédant refrain vous tenaille le cerveau continuellement et que le reste des chansons souffre de manque d’imagination.

La belle ballade Don’t Let Me Down, Falling Calling, Down On The Run échappent de peu à l’oubli immédiat, mais repoussent l’échéance à plus tard. En dépit d’harmonies dans lesquelles les Hollies excellent encore, ce disque a bien peu de choses à offrir et vous pouvez raisonnablement vous en détourner (vous trouverez le meilleur sur un best of), mais cette reprise qu’il offre est exceptionnelle : All I Need Is The Air That I Breathe… dur, dur de s’en défaire (RAZOR©).

 

1. Falling Calling.

2. It's a Shame, It's a Game.

3. Don't Let Me Down.

4. Out on the Road.

5. The Air That I Breathe.

6. Rubber Lucy.

7. Transatlantic West Bound Jet.

8. Pick Up the Pieces Again.

9. Down on the Run.

10. Love Makes the World Go Round.

11. The Day That Curly Billy Shot Down Crazy Sam McGee.

 

Bernie Calvert:basse,claviers.

Allan Clarke:chant.

Bobby Elliott:batterie,percussions.

Tony Hicks:guitare,chant.

Terry Sylvester:guitare rythmique,chant.

LP Studio 14 - 1975

 

Hollies another night 1975

 

THE HOLLIES

ANOTHER NIGHT – 1975  3,5/5

 

Publié en février 1975.

Produit par Ron Richards.

Durée:40:21.

Label:Polydor (U.K),Epic (U.S).

Genre:pop,rock.

 

Ni le meilleur, ni le pire.

 

En 1975, lorsque les Hollies reconstitués (Allan Clarke a réintégré le groupe) attaquent leur 14ème LP studio, Another Night (en écoute intégrale ici), il faut se remémorer leur parcours.

Dans un premier temps, ils font d’abord  quasiment jeu égal avec les Beatles, puis font partie du premier wagon de la British Invasion avec ces mêmes Beatles, les Stones, les Kinks et les Who, perdent Graham Nash au passage, resté aux Etats-Unis pour d’autres projets, puis Allan Clarke dans un second temps.

En une décennie, malgré les écueils qui se sont dressés sur leur route musicale, ils cartonnent avec des singles mémorables, sortent une vingtaine d’albums (si on comptabilise les versions américaines, généralement différentes de celles britanniques), irréguliers certes, mais ni jamais mauvais, ni flirtant avec une excellence digne de figurer dans le discographie culte du rock.

En gros, dix ans plus tard, les Hollies montrent toujours le bout de leur nez et s’accrochent, tentant de séduire une nouvelle génération de fans, tout en essayant de fidéliser les amoureux de la première heure (ça c’est plus difficile). D’autres qu’eux en sont alors à pointer au chomedu.

Another Night ? Figurez-vous que je l’aime bien cet album… Le travail vocal est très bon, la musicalité sobre, les chansons (originales) offrent de la belle mélodie, taillée sur mesure pour réussir sur les ondes, les acteurs sont en forme et encore ambitieux… le choix de privilégier les ballades et le soft rock me convient parfaitement.

Si l’ensemble avait été du même acabit que l’exceptionnel Another Night (le synthé apparaît pour la première fois), que la sublime version de Bruce Springsteen, 4th Of July Asbury Park (dépassant même celle du Boss), que les excellents Lonely Hobo Lullaby et Give Me Time, que les bons I’m Down et, à un degré moindre, Lucy, nul doute que nous aurions détenu  là l’ Album Des Hollies.

Il est un peu regrettable que quelques pistes comme Second Hang-Ups  (sympa, mais trop orchestrée à mon goût), Time Machine Jive, comme Look Out Johnny (There’s A Monkey On Your Back), You Gave Me Life, plus rocks et sans qu’elles fassent aveu de véritable faiblesse, cassent un peu cette ambiance ballade agréable, dans laquelle je me suis complu durant son écoute sur Deezer (je ne l’ai, hélas, pas).

N’en déplaise à certains qui voit en ce disque un « pot de merde ». Ce n’est, en aucun cas, pas pire que les Eagles, les Byrds ou les Doobie Brothers en fin de cycle (j’en oublie certainement). C’est dit (RAZOR©).

 

1. Another Night.

2. 4th of July, Asbury Park (Sandy).

3. Lonely Hobo Lullaby.

4. Second Hand Hang-Ups.

5. Time Machine Jive.

6. I'm Down.

7. Look Out Johnny (There's a Monkey On Your Back).

8. Give Me Time.

9. You Gave Me Life (With That Look in Your Eyes).

10. Lucy.

 

Allan Clarke:chant,guitare,harmonica.

Terry Sylvester:guitare,chant.

Tony Hicks:guitare,banjo,mandoline,basse,claviers,chant.

Bernie Calvert:basse,claviers.

Bobby Elliott:batterie.

Pete Wingfield:claviers.

LP Studio 15 - 1976

 

Hollies write on

 

THE HOLLIES

WRITE ON – 1976  3/5

 

Publié en janvier 1976.

Produit par The Hollies.

Durée:34:32.

Label:Polydor.

Genre:pop,rock.

 

Belle performance vocale.

 

Les Hollies de 1976 et de Write On ont ceci d’intelligent et de cohérent qu’ils ont compris que leur avenir immédiat est à l’eau de rose, aux ballades sentimentales.

C’est pourquoi le fonds de commerce de ce 15ème LP, Write On, de 1976, est essentiellement constitué de ce type de musique à FM ; seuls deux malheureux rocks (dont Crocodile Woman, résolument rockabilly 70) s’invitent dans ce répertoire pour midinettes, qui s’appuie sur la mélodie et la performance vocale.

Vous ne l’ignorez plus, les Hollies  sont très forts dès lors qu’il s’agit de jouer des harmonies vocales et des chansons mélodieuses. Star, Love Is The Ting,My Island, Sweet Country Calling, I Won’t Move Over, There’s Always Goodbye et Write On pourraient laisser penser que c’est du pareil au même avec l’album précédent, Another Night, chargé également en ballades. Oui et non.

Oui dans sa structure, non dans le résultat. Si je me suis pris de sympathie pour Another Night, j’ai moins d’atomes crochus avec ce disque à propos duquel je trouve les ballades moins délicieuses, parce que parfois trop pompeuses et plus à l’eau de rose que jamais. Mais, comme c’est superbement interprété, on lui pardonnera volontiers (RAZOR©).

 

1. Star.

2. Write On.

3. Sweet Country Calling.

4. Love Is The Thing.

5. I Won't Move Over.

6. Narida.

7. Stranger.

8. Crocodile Woman (She Bites).

9. My Island.

10. There's Always Goodbye.

 

Allan Clarke:chantguitare,harmonica.

Terry Sylvester:guitare,chant.

Tony Hicks:guitare,banjo,mandoline,basse,claviers,chant.

Bernie Calvert:basse,claviers.

Bobby Elliott:batterie.

LP Studio 16 - 1976

 

Hollies russian roulette

 

THE HOLLIES

RUSSIAN ROULETTE – 1976  3/5

 

Publié en décembre 1976.

Produit par The Hollies.

Durée:46:50.

Label:Polydor.

Genre:pop,rock.        

 

Demain se prépare aujourd’hui.

 

A une époque où le mouvement punk, d’un côté, le et disco, de l’autre, voyaient leurs rangs se grossir, il fallait bien faire un choix entre la peste et le choléra.

Les Hollies n’ont jamais eu, ni le tempérament, ni la motivation pour boxer dans la première catégorie. Par contre, le disco, si l’on en juge par les dernières productions discographiques telles qu’Another Night ou Write On, est l’endroit idéal pour continuer à alimenter la scène musicale du moment de ces mélodies merveilleuses, un peu comme l’ont fait les frères Gibb, et continuer à vivre.

C’est en ce sens qu’est menée la réflexion à propos de la suite immédiate à donner à la carrière des Hollies. Et c’est dans cet esprit de tâtonnement et d’expérience, qu’est réalisé Russian Roulette (deuxième LP de 1976) qui abandonne les ballades pour l’amusant disco Wiggle That Wotsit, pour du latino avec le dansant Draggin My Heels (salsa), de la pop classique (Louise) ou teintée de country-rock ( My Love) et du hard rock (48 Hour Parole, Russian Roulette).

Les Hollies cherchent leur voie pour demain et Russian Roulette marque bien ce côté transitoire et hésitant (RAZOR©).

 

1. Wiggle That Wotsit.

2. 48 Hour Parole.

3. Thanks For the Memories.

4. My Love.

5. Lady of the Night.

6. Russian Roulette.

7. Draggin' My Heels.

8. Louise.

9. Be With You.

10. Daddy Don't Mind.

 

Allan Clarke:chant,guitare,harmonica.

Terry Sylvester:guitare,chant.

Tony Hicks:guitare,banjo,mandoline,basse,claviers,chant.

Bernie Calvert:basse,claviers.

Bobby Elliott:batterie.

LP Studio 17 - 1978

 

Hollies a crazy steal

 

THE HOLLIES

A CRAZY STEAL – 1978  3/5

 

Publié en mars 1978.

Produit par Alan Parsons.

Durée:44:44.

Label:Polydor(U.K),Epic (U.S)

Genre:pop,rock.

 

Difficile de s’enthousiasmer.

 

Les derniers albums  de la fin des années 70 que les Hollies ont enregistrés, ont fait leur trou et touché un panel de clients recrutés essentiellement dans les discos et sur les radios FM ; ils brillent par leur inégalité en leur sein même et sont, à mes yeux, dignes de peu d’intérêt, les Hollies ayant pris un virage trop commercial pour pouvoir faire encore un peu de rab dans le métier.

Pis, il est difficile, pour peu que l’on ait suivi leur carrière de A à Z, de s’enthousiasmer pour leur production discographique des seventies. A Crazy Steal (en écoute intégrale ici) ne déroge pas au pli mercantile engagé, ce disque de 1978, qui doit être leur 17ème studio UK, si je ne m’abuse, cherche trop le coup commercial gagnant et engendre beaucoup d’ennui au travers de la pléthore de ballades qu’il véhicule (Hello To Romance, Writing On The Wall, Amnesty, Boulder To Birmingham).

Hello To Romance en est le plus illustre représentant ; le reste est d’influence funky (Caracas), rock (brun out) et c’est le piano qui domine cet album se distinguant surtout par des voix toujours aussi splendides. Ce qui ne surprendra personne. Dans le ventre mou du catalogue Hollies (RAZOR©).

 

1. Writing on the Wall.

2. What Am I Gonna Do.

3. Let It Pour.

4. Burn Out"

5. Hello To Romance.

6. Amnesty.

7. Caracas.

8. Boulder to Birmingham.

9. Clown Service.

10. Feet On The Ground.

 

Allan Clarke:chant,harmonica

Tony Hicks:chant,guitare.

Bobby Elliott:batterie,percussions.

Bernie Calvert:basse.

Terry Sylvester:guitare,chant.

LP Studio 18 - 1979

 

Hollies 5317704

 

THE HOLLIES

5317704 – 1979  2/5

 

Publié en mars 1979.

Produit par Don Richards.

Durée:43:34.

Label:Polydor.

Genre:pop,rock.

 

D’un ennui crasse.

 

Vous prenez une calculatrice, vous entrez le nombre 5317704, vous la retournez et vous lisez… Vous lisez ? HOLLIES. Ce n’est pas plus compliqué que cela et cette trouvaille permet d’intituler, de façon originale, le N° 18 du catalogue britannique du groupe de Manchester : Five Free One - Double Seven O Four.

Si cette lumineuse idée a pour filigrane le souci d’amasser les dollars, ce  qu’aurait pu générer ce disque, s’il avait été bon, c’est raté. Pour faire de l’oseille, il fallait taper 3771350 (vous pouvez vérifier) et surtout s’y prendre autrement, car Five Three One Double Seven O Four est  un flop.

Comme c’est devenu une mauvaise habitude (quand ce n’est pas franchement bon), les ballades sont en trop grand nombre et seul  Harlequin (avec Gary Brooker de Procol Harum en guest star) émerge vraiment  du lot.

Qui plus est, l’écriture est complètement externe (si ce n’est Satellite Three) ; 5317704 manque d’originalité. C’est du réchauffé ; on a déjà entendu tout cela préalablement et ça en devient lassant.

Les Hollies sont rentrés dans le rang depuis quatre/cinq ans et ce n’est pas cet album (1979/Polydor) qui va les déloger de cette situation annonciatrice de la fin de cycle. Richards, producteur pendant longtemps des Hollies, estime ce disque comme un des meilleurs du groupe…  comme quoi, les avis divergent. Je suis très loin de penser la même chose. Très très loin. Je vous en laisse juge (RAZOR©).

 

1. Say It Ain't So, Joe.

2. Maybe It's Dawn.

3. Song of the Sun.

4. Harlequin.

5. When I'm Yours.

6. Something to Live For.

7. Stormy Waters.

8. Boys in the Band.

9. Satellite Three.

10. It's in Everyone of Us.

 

Allan Clarke:chant,guitare,harmonica.

Terry Sylvester:guitare,chant.

Tony Hicks:guitare,banjo,mandoline,basse,claviers,chant.

Bernie Calvert:basse,claviers.

Bobby Elliott:batterie.

Pete Wingfield:claviers.

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