The Marmalade.

BIOGRAPHIE.

THE MARMALADE/Glasgow (Écosse – UK)

 

Marmalade 1

 

Actif depuis 1961.

Labels:CBS,Decca,Target Records,Castle,Sanctuary,Union Square Music,,BMG Rights Management.

Genre:beat,rock,pop-rock,rock psychédélique,pop.

 

Quand l’Écosse gagne...

Tous les moyens sont bons pour faire décoller une carrière. Au milieu des 60's, les Byrds ont longtemps et régulièrement repris du Dylan pour pousser la leur. Chacun de leurs albums des débuts intègrent au moins un titre du barde.

De l'autre côté de l'Atlantique, alors qu'ils galèrent depuis le début des 60's, les écossais de Marmelade doivent aux Beatles de se faire enfin un nom, en reprenant dare-dare et sans trop tergiverser Ob-La-Di Ob-La-Da.

La chanson des Beatles sort le 22 novembre 1968 sur le double album The Beatles (N°1), nommé aussi The White Album, au regard de sa pochette blanche, sobrement rehaussée du nom de leurs auteurs.

De cet opus dont la grande majorité des titres a été travaillée durant le séjour en Inde des Fab Four, il n'est alors pas envisagé d'en sortir un quelconque single, ni au Royaume-Uni, ni aux États-Unis.

Marmalade dean ford the gaylords 1964Né sur les cendres de Dean Ford & The Gaylords.

Marmalade dean fordDean Ford, chanteur de Marmalade.

MarmaladeQuand l'Ecosse gagne...

Marmalade obldi oblada...avec un titre du N° 1 anglais.

Marmalade songs lp 72The Songs, LP de 1972.

Marmalade 2020Toujours actif en 2020.

Ob-La-Di Ob-La-Da.

Cette décision vaut également pour Ob-La-Di Ob-La-Da, terriblement pénible à réaliser et à doubler, même pour les Beatles, et dont le potentiel commercial est pourtant avéré.

Paul McCartney est chaud bouillant pour transgresser cette volonté du label mais se heurte au refus de Lennon (il déteste ce morceau), d'accord cependant pour que le morceau soit publié chez les nippons, en Australie, en Suisse et en France.

Les Beatles se mettant sciemment hors-jeu, la porte s'entrouvre pour certains artistes grands-bretons et c'est The Marmalade qui se montre le plus vif, le plus déterminé surtout, à exploiter au Royaume-Uni cette chanson rythmée mais aux paroles un tantinet bébêtes et dénuées de sens. Ce dernier court depuis si longtemps après la gloire qu'il ne laisse pas passer l'opportunité.

Il fait même d'Ob-La-Di Ob-La-Da un N° 1, en janvier 1969, The Marmalade devenant du coup le premier groupe écossais à finir en tête des charts UK.

Qui plus est, la formation de Glasgow devient également la première en le faisant avec un titre au rythme reggae, au moment où la musique jamaïcaine, sous l'influence des Wailers de Bob Marley, Bunny Livingston et Peter McIntosh (Tosh), monte progressivement en puissance.

The Marmalade rafle la mise : 500.000 exemplaires sont vendus en Grande-Bretagne, un million dans le monde (avril 69). Une nouvelle carrière s'annonce alors.

Sur les cendres des Gaylords.

Au début des 60's, la scène rock écossaise n'est pas plongée sous les feux de l'actualité mais elle existe. D’Édimbourg à Dumfermline, de Dundee à Glasgow, elle vit au rythme des Beatles qui sont l'influence majeure de ce début de décennie. Dans la capitale, les Gaylords, au nom emprunté à la pègre chicagoane, sont un des premiers groupes les plus populaires d'Ecosse.

Impulsé par William Junior Campbell,chanteur, et Pat Fairley, guitariste, inspirés par les Shadows, Cliff Richard et les Everly Brothers, le groupe voit le bassiste Billy Johnson et le batteur Tommy Frew venir grossir le projet. Son chaland est local et leur cachet maigre.

Bill Irwing et Raymond Duffy remplacent alors respectivement les membres de la rythmique, avant que Dean Ford, Thomas McAleese pour l'état civil, ne s'invite au chant.

Son arrivée booste le groupe qui, progressivement, obtient des engagements plus sérieux. Il influe tellement sur le collectif que les Gaylords mutent en Dean Ford And The Gaylords.

Il leur faut toutefois attendre début 1964 pour que le groupe décroche un contrat digne de ce nom. Il émane de EMI/Columbia, label majeur, après que Dean Ford et ses potes aient été auditionnés avec succès au Locarno Ballroom (1963) par le producteur d'EMI, Norrie Paramor, par ailleurs derrière Cliff Richard et les Shadows.

Ce partenariat se traduit par un premier single, Twenty Miles/What's The Matter With Me, lequel sort en avril 1964. Le succès est modéré, il est essentiellement écossais car en Angleterre il n'est pas publié.

Il permet cependant à leurs auteurs de se rendre très populaires au point, pour eux, de soutenir des groupes anglais de passage en Écosse et de devenir des familiers de la BBC Radio émettant sur le territoire scottish. Mr Heartbreak's Here Instead/I Won't vient relayer Twenty Miles en décembre 64.

Changement de braquet.

Leur avenir se situe toutefois en Angleterre et c'est à Archway, quartier londonien, qu'ils déménagent en 1965, après un crochet par l'Allemagne. A cette époque, Graham Knight vient suppléer Bill Irwing, tandis qu'un organiste du nom de Davey Hunter intègre alors le groupe quelques mois.

Le déménagement d’Écosse vers Londres s'accompagne d'un changement de nom et de direction. Dean Ford And The Gaylords, sur les recommandations de Peter Walsh, manager des Tremoloes, deviennent The Marmalade auquel Columbia s'intéresse.

Une des conséquences de cette métamorphose (le groupe joue avec deux bassistes, Knight et Fairley) et de ce nouveau statut tient dans le fait que le groupe s'offre le Marquee Club dont la scène a été occupée par les plus grandes stars du rock.

Après avoir trouvé un accord avec CBS (1965), The Marmalade publie un premier single sous sa nouvelle identité : It's All Leading Up To Saturday Night/Wait A Minute Baby (septembre 66). Alan Whitehead remplace alors Ray Duffy à la batterie.

I See The Rain, dans les bons papiers d'Hendrix.

Le 45T fait chou blanc commercialement, comme tous les singles de la période 1966/1967, à savoir Can't Stop Now/There Ain't No Use In Hanging On (février 67), I See The Rain/Laughing Man (août 67) ou encore Man In A Shop/Cry (The Shoob Doroorie Song), sorti en novembre 67.

Néanmoins, I See The Rain est élu single de l'année par le Melody Maker de 67. Le groupe prend ça comme une aubaine d’autant que ce titre a les faveurs de Jimi Hendrix en personne et ça, ça n'a pas de prix.

Lovin' Things (avec Hey Joe en face B) est la première sortie gagnante des écossais qui placent, en avril 68, la chanson au 6ème rang des classements britanniques (N°49 au Billboard 100).

Il ouvre la période faste de Marmalade qui récidive derrière en faisant de Wait For Me Mary-Ann, un top 30 (septembre 68). Il décroche le jack-pot, deux mois plus tard, en reprenant à son compte Ob-La-Di Ob-La-Da (novembre 68).

Au printemps 1969, le combo de Glasgow place Baby Make It Soon dans les 10 premiers (N°9) des charts UK mais rate sa cible avec Butterfly/I Shall Be Released, à l'automne de la même année. Par contre, les écossais ont tendance à glisser vers une musique pop commerciale qui ne les satisfait pas.

Marmalade sandy newman portrait

« Ou Ob-La-Di Ob-La-Da allait être un grand succès pour celui qui le prenait à son compte, ou alors il serait un échec retentissant. Heureusement, ce titre offert par les Beatles a fait le haut du classement pour nous ! Marmalade a marqué les esprits en l'interprétant en kilts lors de Top of the Pops. C'est une chanson festive. McCartney l'adore et la joue toujours en direct. Il s'est battu pour la sortir en single. Je pense que notre version est très convaincante. » (Sandy Newman)

La période Decca.

Ils quittent CBS avec lequel ils ont réalisé deux LP (There's A Lot Of It About et un Best Of), pour Decca Records, avec la ferme intention de durcir leur son en incorporant des éléments rock et prog. Et ça paie !

Reflections Of My Life fait N° 3 au Royaume-Uni et N° 10 aux États-Unis. Disque d'or, ce single impliquant Knight, Ford, Whitehead, Fairley et Campbell s'écoulera à plus de deux millions d'exemplaires. Ce titre donne son nom à l'excellent premier LP enregistré pour Decca Records.

Le single Rainbow, publié en septembre 70, figure encore très bien (N°3 UK, N°51 US) alors que les premières tensions s'annoncent en interne. Celles-ci amènent le co-songwriter maison Campbell, à quitter ses partenaires à la fin des 70's.

Remplacé par Hugh Nicholson, ce dernier use de son statut de star des Poets pour limoger Alan Whitehead et faire entrer son ami Douglas Henderson. Malgré ces changements, le succès est toujours au rendez-vous comme en atteste Cousin Norman (N°6), tombé dans les bacs en août 1971 et Back On The Road (35 en novembre 71).

The Marmalade tombe le The.

1971 voit aussi la sortie du deuxième LP de l'ère Decca, Songs, qui s'avère être un très bel album et qui porte la patte experte de son nouvel entrant Nicholson. Cet opus abrite Radancer qui, dans sa vie de single, se classe N° 6 des charts en mars 72.

Après que Fairley ne délaisse à son tour les siens (1972), c'est au tour de Nicholson, déçu de l'insuccès de Songs, de prendre ses distances, laissant à Ford (décédé en 2018), Henderson et Knight, renforcés par le gallois Mike Japp, les clés du camion.

Revenu chez EMI, le groupe sort (Your Wish Is In) The Wishing Well, en juin 1973. Pour l'occasion, il tombe le The pour devenir Marmelade. Mais sa popularité commence à décliner fortement, au point que plus aucune de ses sorties en single n'entre dans les classements, hormis Falling Apart At The Seams (N°9 en 1976).

Si le 3ème pan de son catalogue studio, Our House Is Rocking (1974), est encore une belle surprise, derrière, le groupe se liquéfie progressivement après avoir usé une flopée de musiciens.

La bonne nouvelle est que le groupe est toujours actif aujourd'hui, réuni autour de Sandy Newman, entré en novembre 1973.

Celui-ci et Alan Holmes, Jan Robinson, Chris North, John James Newman sont désormais les dépositaires d'un nom qui, le premier, a porté haut l'étendard écossais (RAZOR©2020).

DISCOGRAPHIE 60'S/70'S.

LP Studio 4 - 1971

 

The marmalade songs 71

 

THE MARMALADE

SONGS - 1971  3,5/5

 

Publié en 1971.

Produit par The Marmalade,John Burns.

Durée :33:12.

Label:Decca Records.

Genre :pop-rock,beat,british invasion,sunshine pop.

 

Sympa.

 

Très bon petit album de pop-rock mélodieuse, Songs, dont le nom n'est pas très original, paraît en 1971 alors que l'écossais Junior Campbell, jusque là le songwriter-maison, vient juste de quitter les Marmalade.

Peu de temps avant que le groupe ne rentre en studio pour les besoins de ce disque, le quatrième du catalogue général, le deuxième pour le label Decca Records, celui qui en est aussi le guitariste principal se met aux abonnés absents, lassé par la vie sur la route.

Nous sommes en mars 1971 quand le co-auteur des plus grands succès du groupe entre 1967 et 1971 (Reflections Of My Life, I See The Train et Rainbow) prend de la distance avec une formation qu'il a contribué à fonder. Hugh Nicholson le supplée alors au poste.

Son départ pèse lourd car, du même coup, son partenaire d'écriture, Dean Ford, se sent un peu orphelin et démuni. Très prolixe avec Campbell, il limite ici son écot à deux titres (Mama et Lovely Nights), lesquels restent toutefois des œuvres majeures de Songs.

Le nouvel entrant, Nicholson, s'est tapé le reste du matos, exception faite de Empty Bottles, que signe le bassiste Graham Knight.

Ces mutations n'affectent pas pour autant la musique et la qualité du disque, globalement satisfaisante ici, comme l'attestent les Bad Weather, I've Been Around Too Long, très rock, Sarah, plus country, Mama, She Wrote Me A Letter, Back On The Road et Ride Boy Ride.

La collection est belle, simple mais efficace, très appréciable à écouter en boucle. Moi, je dis oui, plutôt deux fois qu'une (RAZOR©).

 

1. Bad Weather.

2. Sarah.

3. Mama.

4. Back On The Road.

5. Lady Of Catrine.

6. Empty Bottles.

7. I've Been Around Too Long.

8. Lovely Nights.

9. She Wrote Me A Letter.

10. Ride Boy Ride.

 

Dean Ford :chant principal,guitare,harmonica.

Dougie Henderson :batterie.

Hugh Nicholson:guitare,chant.

Pat Fairley :guitare rythmique,basse,chant

Graham Knight:basse,chant.

1 vote. Moyenne 5.00 sur 5.