The McCoys.

BIOGRAPHIE.

 

 

THE MCCOYS/Union City (Indiana – USA)

 

The mccoys intro

 

Actif de 1962 à 1969.

Labels:Bang Records,Immediate,Mercury.

Genre:pop-rock,bubblegum pop,rock,garage rock,rock and roll,blues-rock.

 

Indémodable Hang On Sloopy.

Hang On Sloopy refuse de mourir. Il n'est qu'à entendre les nombreuses radios qui continuent inlassablement à passer dans leur programme ce titre pop-rock emblématique de 1965.

Au moment où les Byrds émergent sur la scène internationale en plaçant les folk-rock Mr. Tambourine Man et Turn Turn Turn dans le top 10 des charts US, où Jagger et Richards satisfactionnent un peu partout dans le monde, où Sonny & Cher font de I Got You Babe un énorme succès des deux côtés de l'Atlantique, où Barry McGuire éveille les consciences avec son apocalyptique Eve Of Destruction, les McCoys reprennent à leur compte une chanson que le groupe vocal The Vibrations peine à faire sortir de l'anonymat, l'année précédente.

En tombant dans leur escarcelle, My Girl Sloopy, signée Wes Farrell et Bert Berns, devient Hang On Sloopy et entre dans les charts au milieu du mois d'août 65.

Sept semaines plus tard, ce titre d'une grande simplicité, construit autour d'un riff et d'un refrain, vient mêler ses interprètes anonymes à la lutte avec les stars du moment, les supplante même, en s'installant en tête du Billboard Hot 100, en octobre de la même année.

The mccoys 4Les McCoys voient le jour en 1962.

The mccoys hang on sloopyHang On Sloopy (1964).

The mccoys rick derringer mccoys photo 1967Rick Zehringer, futur Derringer.

The mccoys infinte mccoys 1968Infinite McCoys (1968) chez Mercury.

Un véritable hymne pour l'Ohio.

Depuis, la chanson, délogée de son piédestal par Yesterday (Beatles), a fort bien résisté à l'épreuve du temps.

Près de 57 ans après son avènement, Hang On Sloopy est plus ancrée que jamais dans le cœur des américains, dans l'esprit des ohioans plus particulièrement.

Il ne se passe pas un événement sportif dans cet état qui ne soit pas précédé par ce qui est devenu un véritable hymne, repris en chœur dans les stades par des poitrines supportrices.

L'équipe de football américain des Ohio State Buckeyes trouve en ce chant montant des tribunes, l'occasion de puiser au fond d'elle même des ressources supplémentaires.

Depuis 1985, l'Assemblée générale de l’État de l'Ohio a fait de ce titre rock sa chanson officielle. Il est certainement un des rares états à être dans ce cas en Amérique.

Les raisons d'une telle gratitude des instances officielles ohiannes à l'endroit d'un groupe qui a vu son origine dans l'Indiana limitrophe, tiennent au lien qui unit les frères Zehringer (Rick et Randy) aux McCoys.

Rick Z comme Rick Zehringer,futur Derringer.

Ceux-ci, natifs de Fort Recovery, sont de purs sujets de l'Ohio. Ricky Dean Zehringer, renommé Rick Derringer depuis, est aujourd'hui le plus populaire des deux.

La carrière qu'il a menée en a fait l'un des très grands guitaristes que le rock a engendré durant les 60's/70's.

On l'on a vu très impliqué (Randy également), notamment, dans l'environnement de la fratrie Winter (Johnny et Edgar)...

Les McCoys voient le jour en 1962. Sa première incarnation compte les frères Zehringer, Rick à la guitare et Randy, à la batterie. Dennis Kelly en est le bassiste.

Elle évolue initialement sous l'identité de The Rick Z Combo, puis sous celle de Rick And The Raiders.

Au départ de Kelly (1963), le bassiste Randy Jo Hobbs le remplace, tandis que l'effectif grossit avec l'arrivée du claviériste Ronnie Brandon et du saxophoniste Sean Michaels. Le groupe prend alors le nom des McCoys.

Un catalogue de reprises et de pop bubblegum...

Hormis Hang On Sloopy (octobre 1965), réalisé pour le label Bang Records, qui a dépassé le million d'exemplaires écoulés, rares sont les coups d'éclat des McCoys.

Leur adaptation de Fever, classique de jazz/R & B (John Davenport/Eddie Cooley) avec laquelle le groupe ouvre généralement ses concerts, s'invite à une honorable 7ème place du Billboard.

Sa face B, Sorrow (Feldman, Goldstein et Gottehrer) que le groupe d'Union City est le premier à enregistrer, suscite un réel intérêt de l'autre côté de l'Atlantique.

The Merseys (Billy Kinsley et Tony Crane), un duo vocal né sur les cendres des Merseybeats, transforme l'essai en la plaçant au 4ème rang des charts britanniques.

David Bowie s'approprie également Sorrow pour les besoins de son album Pin Ups de 1973. Il est enregistré au Chateau d'Hérouville dans le Val d'Oise.

Les McCoys, sans Brandon mais avec Bobby Peterson, ont également couvert de très belle manière un titre de Ritchie Valens, Come On Let's Go (mai 1966). Leur carrière se résume donc, pour l'essentiel, à reprendre le répertoire d'autrui.

The mccoys rick derringer portrait

« N°1 devant Yesterday des Beatles, Hang On Sloopy a marqué ma vie. Si j'ai pu faire la carrière que vous connaissez depuis 1965, cela n'aurait pas été possible sans cette chanson. » (Rick Derringer)

Durant leur activité (entre 1962 et 1969), ils ont ainsi repris du Dylan (All Over You), du Beatles (Drive My Car), du Presley (I Can't Help Fallin' In Love), du James Brown (I Don't Mind, Papa's Got A Brand New Bag), du Marvin Gaye (Stubborn Kind Of Fellow), Tim Buckley (Song For Janie), du T-Bone Walker (Stormy Monday Blues)...

Le partenariat avec Bang ayant cloisonné le groupe dans un genre pop bubblegum, les McCoys tentent d'en sortir en passant chez Mercury (1967) pour lequel ils développent une musique plus en rapport avec leurs idéaux musicaux et leurs influences.

...avant un virage psychédélique.

Outre les singles cités précédemment, ceux-ci signent deux albums pour Bang, Hang On Sloopy et You Make Me Feel So Good, respectivement en 1965 et 1966.

Pour Mercury, ils s'orientent alors dans une voie plus psychédélique mais qui ne fera pas forcément l'unanimité auprès des fans du genre, comme en attestent Infinite McCoys (1968) et Human Ball (1969), aujourd'hui réunis sous un seul et même CD et remasterisés pour l'occasion (2008/BGO).

Malgré tout, ces deux opus suffisent à gommer l'étiquette bubblegum ou de one-hit wonder qu'on leur prête généralement.

Johnny Winter & The McCoys.

En vérité, la guitare de Rick Derringer est la bouée de sauvetage de ces travaux bien trop inégaux pour susciter un véritable engouement.

Rosa Rodriguez, Love Don't Stop ou Song For Janie, repris à Tim Buckley, sont ici les pièces plus plus intéressantes.

Infinite McCoys et Human Ball sont, l'un comme l'autre, des échecs retentissants dans les bacs.

Les Zehringer et Hobbs abandonnent le projet en cours pour rebondir auprès de Johnny Winter. Ils sont du quatrième album de l'albinos texan (Johnny Winter And/septembre 1970 – CBS).

Ce combo, l'espace de quelques semaines, se nomme Johnny Winter & The McCoys. Il est vite changé au regard du passé bubblegum des McCoys.

On peut entendre cette mouture très tonique sur le très réussi Live Johnny Winter And (mai 1971), enregistré au Fillmore East (automne 1970), à la différence près que Randy n'en est plus de l'effectif, remplacé par Bobby Caldwell.

C'est à ce stade que la jolie carrière de Rick Derringer commence à prendre une autre dimension (RAZOR©2021).

DISCOGRAPHIE 60'S.

LP Studio 3 - 1968

 

The mccoys infinte mccoys 1968

 

THE MCCOYS

INFINITE MCCOYS – 1968 3,5/5

 

Publié en 1968.

Produit par les McCoys.

Durée:44:57.

Label:Mercury.

Genre:pop-rock,rock psychédélique,jazz-rock.

 

Pas acide, acidulé.

 

Les McCoys ont eu deux périodes. La première, celle qui a contribué à populariser le groupe, s'est construite chez Bang Records et a eu pour vocation de les révéler au grand public.

Hang On Sloopy, chanson soul reprise aux Vibrations (My Girl Sloopy/1964), devient, quand elle tombe dans la besace des McCoys, N°1 du Billboard (octobre 1965) et se classe au 5ème rang des charts britanniques. Elle lance la carrière.

Si, depuis, elle est associée à l’État de l'Ohio, elle n'en a pas moins été un boulet à traîner pour leurs interprètes dans la mesure où les McCoys ont été, souvent à tort, assimilés à une formation de pop bubblegum, étiquette dont la bande au futur Rick Derringer (proche de la fratrie Winter) a eu du mal à s'affranchir.

Les deux albums réalisés pour le label Bang (Hang On Sloopy/1965 et You Make Me Feel So Good/1966) confortent le groupe en ce sens.

Pour s'en libérer, les McCoys passent chez Mercury et engagent une seconde partie de carrière plus en rapport avec leurs idéaux musicaux.

Elle se traduit par deux albums, celui qui nous réunit ici, Infinite McCoys (1968) et son suivant Human Ball (1969), bien plus intéressants que ceux de la période Bang.

Bien plus passionnants parce que le registre dans lequel évolue le groupe tourne carrément le dos au cadre pop bubblegum pour plonger dans un univers plus rock et acide. Disons plutôt acidulé, car le basculement dans le psychédélisme n'est pas franc.

Néanmoins, cette musique est bien plus captivante et le talent de son guitariste Zehringer/Derringer s'affirme ici dans cette filière fusionnant rock, R&B (présence de cuivres), jazz, de latino, effets et distorsions, aux ambiances variées donc. On est très loin des Fever et autre Hang On Sloopy...

Ambitieux, Infinite McCoys amorce une nouvelle ère que poursuivra Human Ball, très proche musicalement. Les deux disques sont depuis réunis en un seul ; ils sont ceux que l'on privilégiera du groupe d'Union City (RAZOR©2021).

 

1. Faces.

2. Jesse Brady.

3. Resurrection.

4. Rosa Rodriguez.

5. Hell.

6. Genesis Through A Window.

7. Song For Janie.

8. He Likes It.

9. Open Your Eyes.

10. Eldorado.

11. Melodrama.

12. Union City Waltz.

 

Rick Zehringer:guitare,chant.

Randy Zehringer:batterie.

Ronnie Brandon:claviers.

Randy Hobbs:basse.

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