The Monkees.

BIOGRAPHIE.

 

THE MONKEES/Los Angeles (Californie)

 

Monkees 2

 

Actif entre 1965 et 1970,1986 et 1989,1993 et 1997,2001-2002,depuis 2010.

Label:Colgems,RCA,Bell,Arista,Rhino.

Genre:pop-rock,pop,pop psychédélique,country-rock.

Site officiel:www.monkees.com

 

Bien plus qu’un concept à la mode, une véritable histoire.

Les Monkees sont nés d'un concept bien pensé que l'on doit à Bob Rafelson, un déçu de la télévision, passé à la réalisation. Ce dernier a l'idée, en 1965, de monter une série inspirée du film britannique à succès mettant en scène la vie quotidienne des Beatles, A Hard Day's Night, sorti l'année précédente.

Pour ce, il recrute un groupe, un copié-collé des Beatles (sur le papier, moins dans les actes), autour duquel il réalise un projet adapté à la jeunesse américaine. Réalisée sur le tas comme une sorte de clip avant l'heure, promu à grand renfort de dollars, la série lancée sur le petit écran à la rentrée 1966, est un succès sans précédent.

En pleine British Invasion, la Monkeemania lève en deux temps, trois mouvements, jusqu'à devenir un sérieux opposant à la Beatlemania alors dominante. Victime de la contre-culture ambiante, le soufflé retombe, en 1968, au bout de deux ans et 58 épisodes, mais les Monkees, devenus de véritables pop-stars malgré leur côté préfabriqué, se lancent alors, jusqu’en 1971, dans une seconde partie de carrière intéressante, plus psychédélique et country-rock sur la fin et derrière laquelle se profile l'influent Michael Nesmith.

Les protagonistes de la sitcom de la NBC sont donc les membres du groupe, recrutés via une petite annonce dans le journal Variety. L’objectif est de lever 4 jeunes prêts à sortir des clous pour assurer les rôles. Ce sera Micky Dolenz, Davy Jones, ainsi que Peter Torkelson, dit Tork, et Michael Nesmith, les seuls connaissant le maniement d'un instrument.

Monkees tork

« La première chose que j’ai faite quand j’ai appris la mort de Davy (Jones) fin février 2012, ça a été de me mettre au piano et de jouer Daydream Believer ; c’était sa chanson, c’est lui qui la chantait.

Nous ne chantons plus cet air populaire depuis. Comment le pourrions-nous d’ailleurs ? Restent les souvenirs avec lui que nous gardons au fond de chacun d’entre nous. » (Peter Tork)

Un quatuor entré dans la légende.

Qu’à cela ne tienne, le fil conducteur du projet étant la comédie, point n’est besoin de connaissances instrumentales particulières. Seules les voix sont enregistrées, l’instrumentation étant assurée par des musiciens de sessions. Et pas des moindres puisque les noms des Byrds et de Neil Young circulent à ce sujet. Le quatuor est d’ailleurs retenu, alors que des célébrités en devenir comme Stephen Stills, Harris Nilsson ou Van Dyke Parks sont également pressenties.

Monkees dolenzMicky Dolenz.

Monkees davy jonesDavy Jones.

Monkees nesmithMichael Nesmith.

Monkees tork 2Peter Tork.

En terme musical, Michael Nesmith, formé sur la scène angeline, compte déjà un LP dans sa besace et une bonne formation de musicien. Idem pour Tork, recommandé par Stills après que ce dernier ait été écarté du casting pour ne pas être assez photogénique, qui a appris le piano à 9 ans et qui pratique tant la guitare que le banjo ou la basse, après avoir été un artiste de la scène folk de Greenwich Village.

Micky Dolenz, le chanteur des tubes comme Last Train To Clarksville ou I’m A Believer, n’est peut-être pas musicien mais il a pour lui d’être comédien pour la TV ; il est connu pour avoir joué dans une série américaine, Circus Boy entre 1956 et 1960, sous le nom de Mickey Braddock. Au sein des Monkees, il est le batteur, bien que ne sachant pas jouer de l’instrument. Par la suite, il en apprendra les bases pour répondre à des besoins de tournée.

Davy Jones, voix de nombreux enregistrements des Monkees dont les connus I Wanna Be Free et Daydream Believer, est passé par la comédie musicale Oliver avant d’enregistrer un disque en qualité de chanteur ; il s’y fait remarquer et intègre la sélection opérée par Rafelson et sa société de production.

Nesmith, Tork, Dolenz et Jones se voient attribuer un emploi bien précis. A Nesmith échoit le rôle de Mike, jeune homme sérieux et rusé. Micky (Dolenz) endosse le costume du facétieux et de l’exubérant, Peter celui de la naïveté tandis que Davy apparaît sous les traits de la belle gueule. Ces teenagers sont formatés pour être le miroir de la jeunesse américaine.

Monkees lp 1966LP The Monkees - 1966

La réponse aux Beatles et à la British Invasion.

Les premiers albums des Monkees cartonnent. 4 des 5 LP entre 1966 et 1968 occupent le leadership des classements de LP : The Monkees en 1966, More Of The Monkees, Headquarters et Pisces Aquarius Capricorn And Jones Ltd (1967).

Leur suivant, The Birds The Bees And The Monkees marque un léger recul (N°3). A cette période, est associée une pléiade de singles : I'm a Believer de Neil Diamond, Last Train to Clarksville, A Little Bit Me, A Little Bit You, Pleasant Valley Sunday, Daydream Believer.

Le problème est que les Monkees n’ont pas leur mot à dire, et ça, Mike Nesmith ne le supporte plus. Il n’accepte plus de faire semblant lui qui a des choses à dire et veut imposer ses propres compositions.

Il sort en douce son premier album solo (1968), The Wichita Train Whistle Sings (144 au Billboard). Dans le même temps, lui et Tork obtiennent des producteurs certaines concessions quant à l’écriture, à leur implication instrumentale personnelle lors des enregistrements et obtiennent même d’eux une tournée américaine qui sera un triomphe, ainsi que de retoucher les épisodes. Dans ce nouveau contexte, Michael Nesmith prend du volume et les Monkees désormais affranchis et expérimentaux, s’ouvrent au psychédélisme et à la country.

L’après 70’s.

Avec l’arrivée de la contre-culture, la série commence à battre de l’aile ; les Monkees deviennent obsolètes et cela s’en ressent dans les bacs où ils n’ont plus vraiment la cote. Cet échec scelle le sort d’un groupe qui, après l’échec cinématographique de Head avec Jack Nicholson, l’acteur alors en vogue, perd d’abord Peter Tork (1969), puis Nesmith (avril 1970).

Au milieu des 80’s, les Monkees se réunissent une première fois, la rediffusion à la TV de la série relançant l’effervescence autour de leur nom. Nesmith n’est pas de la partie. Le quatuor renoue dans les 90’s, enchaînant un onzième LP (Justus/1996) et un téléfilm (Hey, Hey, It’s The Monkees/1997) avant que Nesmith, accaparé par ses multiples activités, ne s’en détache une nouvelle fois.

Les tournées des 35ème et 45ème anniversaires, très suivies et réussies, se font alors à trois : Dolenz, Tork et Jones. Trois, ils sont toujours depuis 2012 et que Davy Jones les a irrémédiablement quittés, victime d’une crise cardiaque, alors qu’en 2010, les Monkees, à nouveau soudés, étaient repartis au grand complet pour un nouveau tour (RAZOR©).

DISCOGRAPHIE 60'S/70'S.

LP Studio 1 - 1966

 

Monkees lp 1966

 

THE MONKEES

THE MONKEES – 1966  4,5/5

 

Publié le 10 octobre 1966.

Produit par Tommy Boyce,Bobby Hart,Jack Keller,Michael Nesmith.

Durée:30:00.

Label:Colgems / RCA.

Genre:pop rock.

 

Coup d’essai, coup de maître !

 

La musique pop pour ados que les Monkees ont réalisée, peut paraître simpliste et prétexte à se remplir les poches de dollars, il n’empêche que c’est du vrai rock & roll, même si le boudeur Mike (Nesmith), ainsi que les souriants Micky (Dolenz), Peter (Torkleson) et Davy (Jones), les quatre sujets (prétendus préfabriqués) figurant sur la pochette leur premier album (l’éponyme Monkees de 1966), se sont, la plupart du temps, contentés de chanter.

L’histoire de ce groupe débute avec une célèbre série télévisée des sixties. En effet, en 1965, à L.A., suite à une annonce parue dans la presse et destinée à recruter des acteurs pour un feuilleton basé sur l’histoire d’A Hard Day’s Night des Beatles, les producteurs sont attirés par quatre jeunes, qui vont devenir les héros de cette série de deux saisons et de 58 épisodes et de la scène musicale rock : les Monkees (les Lovin Spoonful ont également été pressentis pour le rôle).

Nesmith et Jones ont déjà respectivement publié un disque et Torkleson est un joueur de banjo émérite. En septembre 1966, Colgem Records aux Etats-Unis, relayée par RCA pour une distribution élargie au monde entier, publie ce projet préalablement bouclé musicalement et sur lequel les Monkees sont venus y apposer leurs voix.

Devenu quintuple disque de platine (plus de 5 millions d’exemplaires écoulés, 78 semaines dans les charts, dont 13 comme numéro 1),ce disque éponyme (en écoute intégrale ici) sort dans la foulée du single inspiré au succès monstrueux Last Train To Clarksville (paroles et musique créditées à Tommy Boyce et Bobby Hart).

Ouvert sur le thème musical qui accompagne la série TV (Theme From The Monkees), l’album, cohérent et artistiquement réussi, au son constant, implique conséquemment l’équipe Boyce et Hart au niveau du songwriting (les producteurs s’investissent dans 7 des 12 pistes), mais  fait également appel à une écriture externe confirmée, émanant d’artistes familiers, comme le tandem Gerry Goffin/Carole King dont le pop bien abouti, Take a Giant Step, sert de vitrine à la voix de Mick Dolenz (7 titres).

L’excellent Sweet Young Thing et le doux I’ll Be True To You permettent  de retrouver Goffin (respectivement avec King et Russ Titelman). C’est du bon rock, il n’est plus permis d’en douter. Le pop Saturday’s Child (du futur Bread David Gates), la ballade murmurée I Wanna Be Free (Davy Jones au chant) sont également à relever.

Le reste consiste en un habile et correct remplissage musical, avant que les intéressés ne passent à un évident remplissage de poches, compte tenu de son succès planétaire. Qu’on le veuille ou non, les Monkees ont marqué les sixties. Les fans de rock des années 60 ne passeront pas à côté de ce premier jet. Inimaginable, d’autant que si vous jetez un oeil aux musiciens de sessions ici présents… (RAZOR©).

 

1. Theme From The Monkees.

2. Saturday's Child.

3. I Wanna Be Free.

4. Tomorrow's Gonna Be Another Day.

5. Papa Gene's Blues.

6. Take a Giant Step.

7. Last Train to Clarksville.

8. This Just Doesn't Seem to Be My Day.

9. Let's Dance On.

10. I'll Be True to You.

11. Sweet Young Thing.

12. Gonna Buy Me a Dog.

 

Glen Campbell:guitare.

Michael Nesmith:guitare,chant.

Bob Cooper:oboe.

Keith Allison:harmonica.

James Burton:guitare.

Mike Deasy Sr.:guitare.

Davy Jones:chant.

Louie Shelton:guitare acoustique,guitare électrique.

Micky Dolenz:guitare,batterie,claviers,chant.

Jim Gordon:batterie

Jimmy Bryant:basse,violon.

Larry Taylor:basse.

Hal Blaine:batterie.

Tommy Boyce:vibraphone.

Gary Coleman:percussion.

Frank DeVito:batterie.

Bonnie Douglas:violon.

Wayne Erwin:guitare,guitare électrique.

Gene Estes:percussion.

Frederick Seykora:cello.

Bobby Hart:orgue,harmonica,cloches,choeurs.

Myra Kestenbaum:viola.

Larry Knechtel:orgue.

Donald Peake:guitare.

William Pitman:basse.

Michel Rubini:harmonica.

Paul Shure:violon.

Peter Tork:basse,guitare,chant.

David Walters:percussion.

Joseph Ditullio:cello.

Gerry McGee:guitare électrique,guitare acoustique.

Al Casey:guitare.

Bill Lewis:batterie.

LP Studio 2 - 1967

 

Monkees more of the monkees

 

THE MONKEES

MORE OF THE MONKEES – 1967  4/5

 

Publié en janvier 1967.

Produit par Tommy Boyce,Bobby Hart,Neil Sedaka,Carole Bayer Sager,Michael Nesmith,Jeff Barry,Jack Keller,Gerry Goffin,Carole King.

Durée:33:00.

Label:Colgems,RCA.

Genre:pop-rock.

 

Toujours plus.

 

Enregistré à la fin de l’année 1966 (entre Los Angeles et New-York), pour une publication en janvier 1967 sous le label Colgems Records (créé en 1966 et dissous en 1971 après l’échec commercial de Changes), et alors que les Monkees sont au moins aussi populaires que les Beatles (leur premier album fut un énorme succès), More Of The Monkees (18 semaines en tête du Billboard, quintuple album de platine) suit la même trajectoire que son devancier.

More Of The Monkees (en écoute intégrale ici), autrement dit, « davantage de Monkees » peut être vu comme l’album des « plus » : plus de personnes pour produire (Barry, Nesmith, Hart et Boyce), encadrer, assurer la technique ; plus d’apports extérieurs à l’écriture (le jeune Neil Diamond, le duo Goffin/King, un habitué, Neil Sedaka et Jeff Barry, des auteurs-compositeurs pop appréciés, ainsi que le tandem de la production Tommy Boyce et Bobby Hart)  et un gâteau toujours plus gros à partager, car impliquant toujours plus de gens.

L’entourage mercantile des californiens profite bien de la déferlante Monkees qui s’abat sur le rock d’alors. Et les artistes dans tout cela ? Cantonnés au strict minimum participatif, ils continuent à assurer les fonctions vocales, n’étant pas autorisés à jouer. Ta gueule et chante !

Pourtant Peter Tork et Mike Nesmith sont de bons musiciens, Davy Jones un créateur avéré et Mike Dolenz touche un tantinet à la batterie. Mais la formule, ainsi répartie, est payante, alors… D’autant plus que tout ce foutoir se déroule sous l’œil bienveillant et calculateur du despotique superviseur (et big boss), Don Kirschner, vautour parmi les vautours, prompt à faire un gosse dans le dos de ses poulains à la moindre occasion (et cet album, publié alors que les Monkees, en janvier 1967, sont en tournée, en est un).

L’unité collective de cet univers de profiteurs en tous genres en pâtira vite (Kirschner paiera les pots cassés), les Monkees ne se contentant plus d’un rôle de faire-valoir vocal, mais revendiquant une implication plus prononcée dans le contrôle artistique, une participation dans l’écriture et dans l’interprétation instrumentale.

Dans un tel contexte ambiant, que faut-il s’attendre à ce que ce deuxième disque sonne le creux ou le remplissage ? Et bien non, l’ensemble ici proposé dévoile toujours plus de belles mélodies pop rock ; comme quoi, quand la matière est là. 

On retrouve donc l’euphorique succès I’m A Believer (composé par Neil Diamond, chanté par Mike Dolenz et disque d’or dans les deux jours qui suivent sa sortie dans les bacs), le limpide She, le funky Mary Mary, The Kind Of Girl I Could Love, Sometimes In The Morning (King/Goffin), le classique (I’m Not Your) Steppin Stone, Look Out, un The Day We Fall In Love parfumé à l’eau de rose.

De quoi faire taire les éternels détracteurs de ces zigs, arguant que les Monkees étaient tout, sauf un bon groupe de rock. Preuve en est ici où ils tiennent la dragée haute aux rosbifs (RAZOR©).

 

1. She.

2. When Love Comes Knockin' (At Your Door).

3. Mary, Mary.

4. Hold On Girl.

5. Your Auntie Grizelda.

6. (I'm Not Your) Steppin' Stone.

7. Look Out (Here Comes Tomorrow).

8. The Kind of Girl I Could Love.

9. The Day We Fall in Love.

10. Sometime in the Morning.

11. Laugh.

12. I'm a Believer.

 

Peter Tork,Michael Nesmith:chant,guitare.

Davy Jones:chant.

Mickey Dolenz:batterie.

James Burton,Glen Campbell,Wayne Erwin,Gerry McGee,Louie Shelton,Al Gafa,Al Casey,Michael Deasy,Don Peake:guitares.

Jimmie Seals:saxophone.

Neil Sedaka,Michael Cohen:piano.

Bobby Hart:orgue.

Don Randi,Michael Rubini:clavecin,orgue.

Larry Taylor,Russell Savakus,Larry Knechtel,Bob West,Carol Kaye,Ray Pohlman:basse.

Hal Blaine,Billy Lewis,Herbert Lovell,Jim Gordon:batterie.

Norm Jeffries,Henry Lewy,Frank Capp Julius Wechter,Gene Estes,David Walters:percussion.

Tommy Boyce:choeurs.

LP Studio 3 - 1967

 

Monkees headquarters

 

THE MONKEES

HEADQUARTERS – 1967  4/5

 

Publié en mai 1967.

Produit par Chip Douglas.

Durée:30:00.

Label:Colgems,RCA Victor.

Genre:pop-rock.

 

Pour clouer le bec aux sceptiques.

 

Payés à coups de figues et réduits à la portion congrue, les Monkees auraient pu exploser dans la foulée de More Of The Monkees (1967), album prêtant à polémiques en dépit de son succès mondial.

Quoi qu’il en soit, la rébellion s’organise au sein du quatuor vocal (autour du sanguin Mike Nesmith, lequel a failli coller au mur, le boss et son avocat) qui n’en peut plus d’être entravé dans sa bonne marche par les fers que Don Kirschner, l’urubu despotique et omnipotent au prénom mafieux, a lui-même refermés sur leurs chevilles, et en veut plus, lui aussi.

Sa revendication porte essentiellement sur une implication artistique plus marquée et un contrôle accru des affaires. Les Monkees s’en sentent tout à fait capables. Kirschner viré, ces derniers ont désormais les coudées franches, mais la responsabilité de l’échec pèse parallèlement sur leurs épaules, si d’aventure… Le contexte a donc tout de la planche savonneuse, prétexte à se casser la gueule joliment.

Headquarters (en écoute intégrale ici), troisième album, est d’une grande importance ; il va vite étalonner le potentiel des Monkees de l’insubordination, qui a désormais son propre destin entre ses mains. Produit par le génial Chip Douglas (qui a été avec et derrière les Turtles, crédité sous son patronyme Douglas Farthing Hatelid), Headquarters est un indiscutable triomphe et révèle un groupe en phase d’évolution manifeste, en session d’apprentissage instrumental, même si, parfois, leurs attitudes (un peu empruntées) paraissent teintées d’une franche naïveté et sujettes à sourire, par manque de professionnalisme compréhensible, à ce niveau d’exécution.

Le défi de produire quasiment tout le disque est donc relevé. Hormis quelques parties de violoncelle, de cor français et de basse, le quatuor assure instrumentalement ainsi qu’au niveau lyrique (8 pistes sur 14 leurs sont attribuées).

Dépourvu de matière à tabac, Headquarters, aux portes du Summer Of Love, fait malgré tout de l’audience auprès d’un parterre de jeunes visiblement séduits et étonnés.

Toute la quintessence de leurs meilleures chansons hors tubes, est ici compilée : Shades Of Gray, inventif et caractéristique de la nouvelle alchimie qui cimente les Monkees ; le brillant et groovy For Pete’s Sake, les surprenants country-rock You Told Me (et son banjo époumoné), You Just May Be The One, I’ll Spend My Life With You et Sunny Girlfriend qui devancent d’une année le Sweetheart Of The Rodeo des Byrds, la référence en la matière.

L’énergique No Time (mis au crédit de l’ingénieur du son Hank Cicalo pour qu’il puisse en tirer des redevances), le très beau Early Morning Blues And Greens, un psychédélique Mr Webster, le profond et ambitieux Randy Scouse Git montrent que les Monkees avaient les moyens de leurs ambitions naissantes.

Dernière précision : Zilch n’est pas une chanson, mais plutôt une performance vocale excitante et énergique. Il n’en constitue pas moins une curiosité d’Headquarters, un album fait par un groupe avec tout ce que ce terme induit, et loin d’être en panne d’idées (RAZOR©).

 

1. You Told Me.

2. I'll Spend My Life with You.

3. Forget That Girl.

4. Band 6.

5. You Just May Be the One.

6. Shades of Gray.

7. I Can't Get Her Off of My Mind.

8. For Pete's Sake.

9. Mr. Webster.

10. Sunny Girlfriend.

11. Zilch.

12. No Time.

13. Early Morning Blues and Greens.

14. Randy Scouse Git.

 

Michael Nesmith:chant,pedal steel guitare,guitare 12 cordes,orgue.

Davy Jones:chant,tambourin,maracas.

Micky Dolenz:chant,batterie,guitare.

Peter Tork:chant,claviers,guitare 12 corde,basse,banjo.

Chip Douglas:basse.

Vince DeRosa:cor français sur 6.

Fred Seykora:cello sur 6.

Jerry Yester,Keith Allison:guitare additionnelle sur 12.

LP Studio 4 - 1967

 

Monkees psices aquarius

 

THE MONKEES

PISCES AQUARIUS CAPRICORN & JONES LTD – 1967  4/5

 

Publié en novembre 1967.

Produit par Chip Douglas.

Durée:33:00.

Label:Colgems,RCA Victor.

Genre:pop-rock,pop psychédélique.

 

Une belle curiosité.

 

Headquarters a levé les derniers doutes sur les Monkees. Livrés à eux-mêmes depuis qu’ils se sont libérés de l’exploitation outrancière de Don Kirschner et par pur choix professionnel et artistique, ils ont prouvé qu’ils avaient le statut d’un vrai groupe de rock, allant jusqu’à quasiment tout contrôler. 

Enfin pris au sérieux, ils peuvent dérouler leur musique et démontrer toute leur aptitude à la confectionner. Pisces Aquarius Capricorn & Jones Ltd (en écoute intégrale ici), dont le nom correspond aux différents signes astrologiques des membres (Nesmith et Jones étant tous deux « capricorne », le patronyme de Jones a été placé en final, afin d’éviter toute confusion), arrive à point nommé pour étayer ce constat.

De nombreux groupes seraient heureux de pouvoir sortir deux disques la même année. Cependant, conscients de leurs limites instrumentales (ou lacunes, c’est selon) et à court de matière originale, les Monkees font appel à des musiciens de sessions (dans une plus forte proportion que sur leur album antérieur) et reviennent vers des auteurs-compositeurs fidèles comme Carole King et Gerry Goffin, Harry Nillsson, Tom Boyce et Bobby Hart.

Le registre pop psychédélique, accrocheur, y est très bien exécuté, au point d’en faire un album particulièrement prisé de cette formation californienne. L’autre événement digne de curiosité de PACJ est l’utilisation, pour la première fois, du synthétiseur Moog, alors rarement introduit dans la pop musique (Emerson Lake & Palmer, Brian Eno et Zappa en useront pour illustrer leur musique cosmique).

Micky Dolenz, séduit par les potentialités de l’instrument (et un des premiers possesseurs de ce matériel révolutionnaire), en livre toutes les surprenantes facettes psychédéliques dans Daily Nightly (Nesmith aurait été inspiré par une supposée émeute sur Sunset Strip/Hollywood, en 1966), relayé par le jeu torride et parfois un peu excessif de Paul Beaver dans Star Collector.

La pièce maîtresse qu’est Pleasant Valley Sunday (du couple Goffin/King, aux titres toujours bien structurés), précédée d’un surprenant et hoqueté Peter Percival Patterson’s Pet Pig Porky, le sensationnel Words (du duo Boyce/Hart à l’écriture et avec la paire Tork/Dolenz en vedette), Salesman (de Craig Smith), le country-rock What A I Doing Hangin’ Round, le pop She Hangs Out, le solide pop-rock au texte équivoque The Door Into Summer, Love Is Only Sleeping et Cuddly Toy (Harris Nillsson) sont inscrites parmi les grandes chansons des sixties et des Monkees. Pisces Aquarius Capricorn & Jones Ltd est très excitant à écouter (RAZOR©).

 

1. Salesman.

2. She Hangs Out.

3. The Door Into Summer.

4. Love is Only Sleeping.

5. Cuddly Toy.

6. Words.

7. Hard to Believe.

8. What Am I Doing Hangin' 'Round?

9. Peter Percival Patterson's Pet Pig Porky.

10. Pleasant Valley Sunday.

11. Daily Nightly.

12. Don't Call on Me.

13. Star Collector.

Eddie Hoh,Micky Dolenz,Kim Capli:batterie.

Mike Nesmith,Peter Tork,Micky Dolenz,Bill Chadwick:guitares.

Peter Tork,Chip Douglas,Bill Martin,Harry Nilsson,Bob Rafelson:piano,orgue,clavinet.

Chip Douglas,Larry Taylor:basse.

Davy Jones,Bill Martin:percussion.

Douglas Dillard,Peter Tork:banjo.

Micky Dolenz,Paul Beaver:synthétiseur Moog.

Micky Dolenz,Davy Jones,Mike Nesmith,Peter Torkchant,choeurs.

LP Studio 5 - 1968

 

Monkees the birds the bees

 

THE MONKEES

THE BIRDS THE BEES & THE MONKEES – 1968  3,5/5

 

Publié le 22 avril 1968.

Produit par les Monkees,Chip Douglas.

Durée:37:00.

Label:Colgems,RCA.

Genre:pop-rock.

 

Tout sauf collectif.

 

Un mois avant que la rue ne se soulève à Paris, en mai de l’année 1968, les Monkees publient leur cinquième LP studio. Les quatre premiers ont été autant de succès, atteignant tous la très convoitée pole position des charts.

Le nouveau volet du nom de The Birds, The Bees & The Monkees ne permet pas de réaliser la passe de cinq, ce qui, avouons-le, aurait été tout simplement anthologique. Son meilleur classement se situe cependant dans le top trois.

Faut-il imputer ce léger recul de popularité à la fin de la série télévisée que les Monkees, qui avaient alors plusieurs fers au feu (dont un film), ont stoppée à leur demande ? Etait-ce le signe d’un déclin en préparation ? L’amorce d’une période de transition ? Ou les effets de la séparation d’avec Chip Douglas, le génial producteur des deux derniers albums ?

En dépit de ce recul dans le classement, le groupe, plus mature et certainement à son apogée musicale, se maintient à un excellent niveau. The Birds, The Bees & The Monkees (en écoute intégrale ici) s’avère encore de qualité, doté d’excellentes chansons. Il ne déroge pas aux bonnes habitudes installées par les opus précédents.

La seule différence, mais elle est de taille pour moi qui ne suis pas client, réside dans la part excessive accordée à l’organe vocal trop doucereux de Davy Jones. J’ai toujours eu beaucoup de mal avec ces voix.

Le magnifique soft rock de John Stewart (du Kingstown Trio), Daydream Believer (produit une dernière fois par Chip Douglas), typique du répertoire Monkees, ainsi que Valleri , le psychédélique Dream World, le captivant et avant-gardiste intermède jazzy Writing Wrongs et le charmant Tapioca Tundra, chanson trippy, sont les faits marquants d’un travail moins collectif, assuré essentiellement par Nesmith et Jones et dont la participation de Peter Tork est sérieusement occultée (sauf sur la réédition en coffret).

Les Monkees de ce disque sont plus enclins à étaler leurs univers artistiques respectifs, avec leurs propres musiciens de sessions, qu’à concentrer leur énergie à la réussite collective de ce projet.  Serait-ce la raison du départ de Tork en cette fin d’année 1968 ? Et celle du renoncement de Chip Douglas à tenter de ramener à lui des individualités pour lesquelles la page Monkees était, mentalement, définitivement tournée ? C’est une piste (RAZOR©)

 

1. Dream World.

2. Auntie’s Municipal Court.

3. We Were Made for Each Other.

4. Tapioca Tundra.

5. Daydream Believer.

6. Writing Wrongs.

7. I'll Be Back Up On My Feet.

8. The Poster.

9. P.O. Box 9847.

10. Magnolia Simms.

11. Valleri.

12 . Zor and Zam.

 

Michael Nesmith:chant,guitare.

Peter Tork:basse,chant.

Davy Jones:chant,percussion.

Micky Dolenz:batterie,chant.

LP Studio 6 - 1968

 

Monkees head

 

THE MONKEES

HEAD – 1968  4/5

 

Publié en décembre 1968.

Produit par The Monkees,Gerry Goffin.

Durée:28:49.

Label:Colgems,RCA Victor.

Genre:rock psychédélique,pop psychédélique.

 

Ambitieux et touche-à-tout.

 

Les Beatles et les Monkees se livrent une petite guéguerre pour le titre de meilleur groupe de la planète et s’épient du coin de l’œil. Chaque fait et geste de l’un est alors analysé, décortiqué, par l’autre. Les Beatles font leur cinéma que les Monkees rétorquent aussitôt par un film sur leur propre parcours.

C’est Head (1968), projet sans véritable canevas, sans vraie structure, distribué par Columbia Pictures, et prétexte à dégonfler le mythe Monkees. Dolenz, Tork, Nesmith et Jones y interprètent leurs rôles respectifs, au travers de sujets comme la satire cinématographique, l’actualité de la guerre du Vietnam, le rock psychédélique, la notoriété. Le but : les démythifier.

Produit pour cinéphiles avertis qui ressemble plus à un trip sous LSD, mal perçu à sa sortie par des fans très déçus, Head vaut essentiellement par sa bande son, qui met en exergue de belles plages du catalogue des Monkees.

Bénéficiant de la contribution à l’écriture de Carole King, d’Harry Nilsson, Head (en écoute intégrale ici) à la pochette alu innovante pour l’époque comprend six titres originaux, des dialogues, des effets sonores (l’ensemble fut compilé par Jack Nickolson, co-scénariste du film).

Plutôt hasardeux et osé, il braque toute la lumière sur les acteurs (et notamment sur Peter Tork) et sur les difficultés à passer d’un registre pop à un univers psychédélique (le trippy et oriental Can You Dig It est une réussite et d’une grande douceur). Les Monkees, aux instruments, et appuyés par un nombre conséquent de musiciens (Danny Kortchmar, Leon Russell, Ry Cooder, Neil Young, Carole King, Jack Nitzsche, Stephen Stills) s’en sortent très bien et le voyage auquel ils nous convient, est des plus savoureux.

En occultant les critiques portant sur le film, en sautant les passages non musicaux de la bande-son et en ne retenant que l’essentiel, sa musique, Head le disque révèle énormément de qualité : l’acid-rock Do I Have To Do This All Over Gain (et son solo de flûte à la Tull), le surprenant et décalé (mais charmant) Daddy’s Song, né sous la plume de Nilsson, la sublime ballade acoustique et champêtre As We Go Along, signée Carole King et déjà auteur du vaporeux Porpoise Song du début de l’album, l’excellent Circle Sky (de Nesmith), sélectionné pour figurer sur l’édition Nuggets (c’est dire l’intérêt qui lui est porté).

Les Monkees de cet album cassent l’image selon laquelle ils n’étaient qu’un quatuor « nunuche ». Ils s’y révèlent matures, ambitieux, touche-à-tout et excellent groupe de rock (RAZOR©).

 

1. Opening Ceremony.

2. Porpoise Song (Theme from Head).

3. Ditty Diego-War Chant.

4. Circle Sky.

5. Supplicio.

6. Can You Dig It ?

7. Gravy.

8. Superstitious.

9. As We Go Along.

10. Dandruff ?

11. Daddy's Song.

12. Poll.

13. Long Title: Do I Have to Do This All Over Again ?

14. Swami--Plus Strings, Etc.

 

Micky Dolenz:chant.

Davy Jones:chant,percussions.

Michael Nesmith:chant,guitare,claviers.

Peter Tork:chant,guitare.

Keith Allison:guitare.

Max Bennett:basse.

Gregory Bemko:violoncelle.

Ken Bloom:guitare.

Dennis Bruce:percussions.

Brendan Cahill:percussions.

Pete Candoli:trompette.

Bill Chadwick:guitare.

Marion Childers:trompette.

Ry Cooder:guitare sur 9.

Richard Dey:basse.

Justin Ditullio:violoncelle.

David Filerman:violoncelle.

Michael Glass:percussions.

John Gross:basse.

William Hinshaw:cor.

Clyde Hoggan:basse.

Eddie Hoh:batterie.

James Hughart:basse.

Jules Jacob:cor.

Jan Kelly:violoncelle.

Carole King:guitare sur 9.

Danny Kortchmar:guitare sur 9.

Raphael Kramer:violoncelle.

Richard Leith:trombone.

Douglas Lubahn:basse.

Jacquelyn Lustgarten:violoncelle.

Dewey Martin:batterie.

Lewis McCreary:trombone.

Harvey Newmark:basse.

Mike Ney:batterie.

Earl Palmer:batterie.

Michael Rubini:piano.

Leon Russell: claviers.

Emmet Sargen violoncelle.

Jerry Scheff:basse.

Ralph Schuckett:claviers.

Eleanor Slatkin:violoncelle.

Stephen Stills:guitare sur 13.

Anthony Terran:trompette.

Lance Wakely:guitare,basse.

Neil Young:guitare sur 9.

LP Studio 7 - 1969

 

Monkees instant replay

 

THE MONKEES

INSTANT REPLAY – 1969  3/5

 

Publié en février 1969.

Produit par The Monkees,Tommy Boyce,Bobby Hart,Neil Sedaka,Carole Bayer Sager,Bones Howe.

Durée:30:02.

Label:Colgems,RCA Victor.

Genre:rock psychédélique.

 

Fait sur les ruines du passé.

 

Head, le film mettant en scène les Monkees en 1968, est un échec commercial ; la bande-son qui soutient les images et par eux-mêmes réalisée, révèle par contre un groupe excellent dans un registre plus rock psychédélique que pop.

Réduits à un trio, suite au départ du discret Peter Tork (Head dévoile un peu tardivement son talent dans la composition), dont on ne peut nier l’importance dans l’identité sonore des californiens, les membres restants nourrissent leur septième album studio, Instant Replay (en écoute intégrale ici), de rations individuelles et ce, au détriment de provisions nées d’une réflexion et d’une volonté collectives.

Chacun y va de son apport ; pour le reste, on se débrouille pour le mieux avec ce qui n’a jamais fait l’objet qu’une quelconque publication. Les entrailles du passé sont fouillées pour déterrer des inédits, retouchés, ralentis, accélérés, datés de la période 1966.

L’entrée en studio pour l’enregistrement s’annonce tout ce qu’il y a de plus délicate, compte tenu de la situation indécise du moment. Une fois encore, les Monkees nouveaux, plus matures même si moins populaires, sans matière à hits à proposer, s’en sortent relativement bien.

Les ballades romantiques, parfois bonnes, parfois soulantes de Jones, l’indigence de Dolenz sont largement contrebalancées par l’apport plus intéressant, plus enrichissant de Nesmith, lequel est la vraie bonne surprise de cet album, si tant est que ça en soit une. Ses Don’t Wait For Me et While I Cry, le Goffin/King habituel, I Won’t Be The Same Without Her (ils signent aussi un moins bon A Man Without A Dream) et Tear Drop City (du tandem Boyce et Hart) se démarquent de ce disque rehaussé par les vestiges du passé (ce qui dénote bien le syndrome de la page blanche affectant la formation), et annonçant la mort à petit feu des Monkees, chacun d’entre eux ayant la tête à sa carrière solo.

Les collectionneurs y trouveront plus un intérêt historique qu’un attrait artistique. Une révélation : Neil Young assure le travail de guitare sur You And I. Ca vous fait une belle jambe ? Je m’en doutais ! (RAZOR©).

 

1. Through the Looking Glass.

2. Don't Listen to Linda.

3. I Won't Be the Same Without Her.

4. Just a Game.

5. Me Without You.

6. Don't Wait for Me.

7. You and I.

8. While I Cry.

9. Tear Drop City.

10. The Girl I Left Behind Me.

11. A Man Without a Dream.

12. Shorty Blackwell.

 

Micky Dolenz:chant,guitare,claviers,batterie.

Davy Jones:chant.

Michael Nesmith:chant,guitare.

Don Addrisi:guitare.

Keith Allison:guitare.

Max Bennett:basse.

George Berres:violon.

Hal Blaine:batterie.

Tommy Boyce:chœurs.

Harold Bradley:guitare.

David Briggs:piano.

Bud Brisbois:trompette.

James Burton:guitare.

Glen Campbell:guitare.

Conte Candoli:trompette.

Jerry Carrigan:batterie.

Al Casey:guitare.

Bill Chadwick:guitare.

Marion Childers:trompette.

Gary Coleman:percussions.

Mike Deasy Sr.:guitare.

James A. Decker:cor d'harmonie.

Vincent DeRosa:cor d'harmonie

Frank DeVito:batterie..

Richard Dey:basse.

Justin DiTullio:violoncelle.

Coco Dolenz:chœurs.

Chip Douglas:basse.

David Duke:cor d'harmonie.

Bobby Dyson:basse.

Bob Edmondson:trombone.

Wayne Erwin:guitare.

Alan Estes:percussions.

Victor Feldman:percussions..

Marie Fera:violoncelle.

Sam Freed:violon.

Jim Gordon:batterie.

Lloyd Green:guitare.

Bobby Hart:chœurs.

Al Hendrickson:guitare.

William Hinshaw:cor d'harmonie.

Eddie Hoh:batterie.

Milt Holland:percussions.

Anatol Kaminsky:violon.

Nathan Kaproff:violon.

Armand Karpoff:violoncelle.

George Kast:violon.

Larry Knechtel:claviers.

Bernard Kundell:violon.

Ronald Langinger:flûte.

Bill Lewis:batterie.

Marvin Limonick:violon.

Lloyd Luhman:trompette.

Edgar Lustgarten:violoncelle.

Jacquelyn Lustgarten:violoncelle.

Lew McCreary:trombone.

Gerry McGee:guitare.

Mike Melvoin:piano.

Ollie Mitchell:trompette.

Wayne Moss:guitare.

Alex Murray:violon.

Ted Nash:flûte.

Erno Neufeld:violon.

Joe Osborn:basse

Sonny Osborne:banjo..

Earl Palmer:batterie.

Richard Perissi:cor d'harmonie.

Joe Porcaro:percussions.

Norbert Putnam :basse.

Kurt Reher:violoncelle.

Red Rhodes:guitare.

Emil Richards:percussions.

George Roberts:trombone.

Nathan Ross:violon.

Jimmy Rowles:claviers.

Michel Rubini:claviers.

Clifford Shank:flûte.

Jack Sheldon:trompette.

Louie Shelton:guitare.

Kenny Shroyer:trombone.

Eleanor Slatkin:violoncelle.

Buddy Spicher:violon.

Joseph Stephansky:violon.

Larry Taylor:basse.

Tommy Tedesco:guitare.

Bobby Thompson:banjo.

Peter Tork:guitare.

Ray Triscari:trompette.

David Walters:percussions.

Bob West:basse.

Jerry Williams:percussions.

Neil Young:guitare.

LP Studio 8 - 1969

 

Monkees the monkees present

 

THE MONKEES

PRESENT THE MONKEES – 1969  2,5/5

 

Publié en octobre 1969.

Produit par The Monkees,Tommy Boyce,Bobby Hart,Bill Chadwick.

Durée:30:06.

Label:Colgems,RCA Victor.

Genre:pop-rock,folk-rock.

 

Très ennuyeux.

 

Deuxième LP réalisé en 1969 avec Instant Replay, The Monkees Present (en écoute intégrale ici) est également le huitième volet en termes d’enregistrements de studio. Si l’album précédent puise essentiellement sa matière dans les reliques inédites des Monkees de 1966, la démarche diffère pour ce disque d’originaux, qui bénéficie par ailleurs, d’une belle promotion publicitaire, et soutenu par une tournée. 

En fait, il devait être un double vinyle, dont trois des quatre faces auraient été affectées à chaque membre restant et celle finale, mise au service du groupe. La thèse comme quoi la dernière partie aurait dû être attribuée à Peter Tork, ne tient pas. Tork, parti, n’était pas concerné par ce projet et n’aurait, par ailleurs, jamais renié l’opportunité de mettre enfin en valeur son talent.

Malgré cela, le niveau est faible, la matière insipide et le rendu bien affligeant. Michael Nesmith prône l’orientation country qu’il a définie dans Instant Replay et pour laquelle il a récolté de nombreux avis favorables ; Micky Dolenz, effacé sur le dernier opus, persiste et signe dans une pop pour ados à laquelle il est le seul à s’accrocher tandis que Davy Jones, auquel on accorde du temps de jeu, faute de mieux, se sent indispensable pour assurer la pérennité d’une formation qui, tout le monde l’aura compris, vit ses derniers moments.

Les Monkees appartiennent au passé, il y a une fin à tout, c’est inéluctable. Inutile donc d’en faire des tonnes à son endroit. L’intérêt de cet album, manquant de cohérence, car surtout prétexte à y fourrer tout ce qui peut tomber sous la main ou, ultime occasion rêvée, d’y collecter tout original estampillé Monkees, histoire de faire fructifier le nom,  son intérêt, dis-je, se résume à Listen To The Band, à l’axe countrysant emprunté par Nesmith (Good Clean Fun et le groovy Oklahoma Backroom Dancer), à la belle mélodie (hélas entravée par une voix décidément très agaçante) Bye Bye Baby, Bye Bye, à épuiser le stock de titres stupides, à l’eau de rose, taillés sur mesure pour Davy Jones (If I Knew, French Song).

The Monkees Present est le premier véritable couac discographique depuis le début. Le déclin est en marche, il y aura pire : c’est à venir (RAZOR©).

 

1. Little Girl.

2. Good Clean Fun.

3. If I Knew.

4. Bye Bye Baby Bye Bye.

5. Never Tell A Woman Yes.

6. Looking For The Good Times.

7. Ladies Aid Society.

8. Listen To The Band.

9. French Song.

10. Mommy and Daddy.

11. Oklahoma Backroom Dancer.

12. Pillow Time.

 

Micky Dolenz:chant,guitare,claviers,batterie,chœurs.

Davy Jones:chant.

Michael Nesmith:chant,guitare.

Max Bennett:basse.

Hal Blaine:batterie.

Tommy Boyce:guitare.

Harold Bradley:guitare.

David Briggs:piano.

Bud Brisbois:cor d'harmonie.

James Burton:guitare.

Jerry Carrigan:batterie.

Al Casey:guitare.

Bill Chadwick:guitare, chœurs.

Marion Childers:cor d'harmonie.

Mike Deasy Sr.:guitare.

Wayne Erwin:guitare.

Gene Estes:percussions.

Gilbert Falco:cor d'harmonie.

Lloyd Green:guitare.

John Guerin:percussions.

Bobby Hart:orgue.

Steve Huffsteter:cor d'harmonie.

Dick Hyde:cor d'harmonie.

Robert T. Jing:cor d'harmonie.

John Kitzmiller:cor d'harmonie.

Bill Lewis:batterie.

Gerry McGee:guitare.

Don McGinnis:cor d'harmonie.

Tommy Morgan:harmonica.

Wayne Moss:guitare.

Richard Nash:cor d'harmonie.

Joe Osborn:basse.

Earl Palmer:batterie.

Ray Pohlman:basse.

Norbert Putnam:basse.

Emil Richards:percussions,vibraphone.

Mike Rubini:orgue,piano.

Billy Sanford:guitare.

Louie Shelton:guitare.

Buddy Spicher:violon.

Larry Taylor:basse.

Bobby Thompson:banjo.

Ray Triscari:cor d'harmonie.

David Walters:percussions.

Tim Weisberg:flûte.

LP Studio 9 - 1970

 

Monkees changes

 

THE MONKEES

CHANGES – 1970  2/5

 

Publié en juin 1970.

Produit par Micky Dolenz,Davy Jones,Tommy Boyce,Bobby Hart,Bill Chadwick,Jeff Barry.

Durée:39:32.

Label:Colgems.

Genre:pop-rock,bubblegum pop.

 

La palme du ridicule.

 

Faut oser ! Il faut vraiment avoir du cran ou des intentions intéressées pour oser publier sous le nom des Monkees, un neuvième LP, le dénommé Changes (en écoute intégrale ici), alors que, non seulement l’effectif de cette formation s’est réduit de moitié suite au double départ de Peter Tork d’abord, suivi, de celui de Nesmith, mais que la partie restante (Jones et Dolenz) est loin d’être celle qui a constitué la force musicale des Monkees jusqu’alors.

Il eut été préférable, pour les derniers gestionnaires de ce nom déposé, de saborder purement et simplement le navire, à la manière des Wikings d’Astérix, plutôt que d’aller se ridiculiser dans de telles pitreries.

Davy Jones aura au moins la franchise de l’admettre tandis que Dolenz, trop heureux de l’aubaine d’être calife à la place du calife, demeure un ardent défenseur de ce dernier travail sous Monkees. Il doit être le seul à penser ainsi, aussi permettez-moi, au nom de tous ceux qui ont été des supporters des Monkees jusqu’à Head, de lui remettre la palme du comique de l’année.

Pour la première fois, face à ce Monkees de pacotille parti se fourvoyer dans une pop bubblegum très ennuyeuse, j’ai vraiment le sentiment de comprendre ceux qui avancent que le groupe en question n’a vraiment rien d’un groupe de rock. A l’écoute de ce duo de variétés, on ne peut pas leur objecter quoi que ce soit (RAZOR©).

 

1. Oh My My.

2. Ticket on a Ferry Ride.

3. You're So Good to Me.

4. It's Got to Be Love.

5. Acapulco Sun.

6. 99 Pounds.

7. Tell Me Love.

8. Do You Feel It Too ?

9. I Love You Better.

10. All Alone in the Dark.

11. Midnight Train.

12. I Never Thought It Peculiar.

 

Davy Jones:chant,percussions.

Micky Dolenz:batterie,chant.

Al Gorgoni,Don Thomas,Hugh McCracken,Louie Shelton,Wayne Erwin,Gerry McGee:guitares.

Louis Mauro,James Tyrell,Joe Osborn,Larry Taylor:basse.

Herb Lovelle,Al Blaine,Billy Lewis:batterie.

Stan Free:piano.

Arthur Butler:orgue.

Thomas Cerone:tambourin.

James Burton:banjo.

Tommy Morgan:harmonica.

Tommy Boyce:guitare acoustique.

Bobby Hart:orgue.

Harold Ayres,John DeVoogdt,James Getzoff,Joy Lulu,Norman Serkin:violon.

William Hymanson,Gareth Nuttycombe:alto.

Frederick Seykora:cello.

Jay Migliori:saxophone.

Chuck Findley:trompette.

Alan Robinson:cor français.

Dick Hyde:trombone.

Gene Estes:cloche.

Micky Dolenz,Coco Dolenz,Tommy Boyce,Bobby Hart,Ron Hicklin:chœurs.

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