The Rubettes.

BIOGRAPHIE.

 

THE RUBETTES/Londres (Angleterre – UK)

 

Rubettes intro

 

Actif entre 1973 et 1978,1982 et 1999,depuis 2000.

Label:States Records.

Genre:pop,pop-rock,rock,glam rock,rock 'n' roll.

Site officiel:rubettes.com

 

Dans la mémoire collective.

Dans la France de l'époque 1974/1979, les Rubettes ont vendu plus de 30 millions d'albums. Une génération entière de français a été baignée par les hits des londoniens : Sugar Baby Love (N°1/UK), Tonight (N°12/UK), Juke Box Jive (N°3/UK), I Can Do It (N°7/UK), Foe-Dee-Oh-Dee (N°15/UK), Baby I Know (N°10/UK)...

Rubettes 5Entrés dans la mémoire collective...

Rubettes sugar baby love...avec Sugar Baby Love...

Rubettes 70 s...inspirés par le doo-wop et le rock des 50's.

Rubettes nowToujours actifs aujourd'hui.

Sorti à l'été 1974, Sugar Baby Love, à lui seul se vend à 500.000 exemplaires sur le marché grand-breton mais inonde celui planétaire en écoulant 3 millions de 45 tours.

Ce chiffre a presque triplé selon un comptage officiel effectué en 2005, le solde étant passé à 8 millions. C'est dire combien le titre et leurs interprètes continuent à être populaires dans la mémoire collective.

Dave, dans l'hexagone, en fait, en août 1974, une adaptation dans la langue de Molière ; Trop Beau se positionne au seuil du top 10 des ventes de disques (398.000 exemplaires).

S'ils en sont les heureux exécutants, les acteurs de ce qui n'est pas encore appelé Rubettes n'en sont pas pour autant les auteurs, la paternité du titre revenant à deux anciens membres du groupe de Pete Best (ex batteur des Beatles), le Pete Best Four (dissous en 1967), Wayne Bickerton et Tommy Waddington.

Inspirés par le doo-wop et la musique américaine des 50's.

Après avoir été recalée par le jury du comité de sélection britannique au concours Eurovision de la Chanson, la chanson d'origine échoit entre les mains des Rubettes, alors musiciens de studio pour Polydor, qui en font une démo destinée à une formation de Leicester habituée des charts, Showaddywaddy.

Cette dernière n'en voulant pas, la démo aurait pu ne pas avoir de suite. il appartient alors aux protagonistes du moment de prendre Sugar Baby Love à leur compte.

La démarche, soutenue par la maison de disques, aboutit à la création des Rubettes qui la portent, dès leur première sortie et durant cinq semaines de rang, en tête des charts britanniques.

Aux États-Unis, le titre se classe en 37ème place du Billboard Hot 100. Les Rubettes, inspirés par le doo-wop et la musique américaine des 50's, démarrent leur carrière sur les chapeaux de roue.

Si aujourd'hui, 47 ans après leurs débuts, les cheveux ont, pour la plupart d'entre eux, blanchi, les crânes se sont parfois dégarnis, s'ils ont tombé leurs légendaires casquettes et leurs costumes blancs ringards au profit de looks plus décontractés, les Rubettes sont toujours actifs en 2022.

Le rôle primordial de Bickerton et Waddington.

Même dispersés en deux entités suite à une décision juridique, The Rubettes Featuring Alan Williams et The Rubettes Featuring Bill Hurd, même chamboulés par des line-ups constitués autour des membres d'origine, le groupe, dont Alan Williams est le seul dénominateur commun, continue à déclencher, là où il se produit, une fantastique vague de nostalgie et d'enthousiasme...

Rubettes alan williams 2

« Non, les Rubettes ne sont pas morts. On a vendu autant de disques que les Beatles, mais la différence, c’est que nous on est toujours sur scène… » (Alan Williams)

Le gallois Wayne Bickerton, musicien, songwriter, producteur et manager et le liverpuldian Tony Waddington (auteur-compositeur et interprète, producteur), amis d'enfance, sont à la base même du projet qui mène aux Rubettes.

Ils en ont écrit tous les succès britanniques, plaçant neuf de leurs chansons dans le Top 50 entre 1974 et 1977.

En offrant, sur un plateau, aux musiciens de studio précédemment évoqués, la démo destinée à promouvoir une esquisse de comédie musicale rock 'n' roll, le duo conditionne sa démarche à la condition que ces derniers deviennent un véritable groupe. Ces derniers acceptent (1973) et le nom de Rubettes leur est alloué, en référence supposée au rubis, la pierre précieuse.

S'ensuit pour Mick Clarke (chanteur, bassiste et guitariste), Tony Thorpe (guitariste et chanteur), Alan Williams (guitariste et chanteur), Bill Hurd (guitariste et chanteur) et John Richardson (chanteur et batteur) un destin imprévisible et heureux.

Passé à la postérité pour avoir été le premier chanteur, Paul Da Vinci (Paul Prewer pour l'état civil), celui-ci ne participe pas à cette aventure fructueuse pour des motifs contractuels.

Peter Arnesen (pianiste et chanteur) n'en est que jusqu'en 1975, date à laquelle il quitte les Rubettes, après avoir pris part à l'enregistrement du premier album, Wear It's 'At (Polydor/décembre 1974).

Un look mémorable, un succès fou.

Cet opus dont le titre réfère au look vestimentaire (casquettes et costumes blancs) que le groupe arbore sur scène, ouvre le catalogue studio des Rubettes.

D'où le couvre-chef illustrant le visuel de l'album qui abrite Sugar Baby Love. Pour la petite histoire, Richardson, Williams et Arnesen sont les seuls membres de la formation initiale à avoir pris part à l'enregistrement du hit en question.

We Can Do It (State Records/mars 1975), contrairement à son prédécesseur sorti à peine 4 mois avant, entre dans les classements d'albums britanniques et s'y place à une honorable 41ème place.

Porté par les succès de la chanson-titre (N°7) et de Juke Box Jive (N°3), ce disque polyvalent partagé entre glam rock et doo-wop est encore très dynamique et prouve que leurs interprètes valent bien plus que le statut de musiciens de studio dans lequel on les a cantonnés.

Clap de fin en 79...

Rubettes sort en novembre 1975 (State Records). Autrement dit, les Rubettes s'offrent le luxe d'avoir publié en moins d'un an, 3 LP. Exceptionnel, d'autant que ceux-ci ont de la qualité et sont populaires en raison des hits qu'ils abritent. Derniers en date, Foe-Dee-O-Dee (N°15) et Little Darling (N°30) actent la fin du partenariat avec Bickerton et Waddington.

Après quelques albums supplémentaires (Sign Of The Times-1976/Polydor, Baby I Know-1977/Polydor, Sometime In Oldchurch-1978/Polydor et Still Unwinding -1979/Polydor) et un dernier tube, Baby I Know (N°10/1977), les Rubettes qui ont pris leur indépendance et perdu Hurd en 1976, puis Thorpe fin 1978, se séparent (1979).

Une popularité jamais démentie.

Il se reforment furtivement en 1983 autour de Williams, Hurd, Clarke et Alex Bines avant d'apparaître sous diverses incarnations plus ou moins fiables soutenue par Mick Clarke et de disparaître quelques années pour réapparaître en 1993, dans la foulée du film Muriel dont la B.O reprend Sugar Baby Love.

La popularité des Rubettes n'a jamais été démentie depuis ses débuts et malgré quelques passages à vide occupés par le punk, le ska et la new wave, ils sont toujours là prêts à bondir, à entonner leur légendaire Sugar Baby Love et à faire swinguer les foules ; les Rubettes ne sont pas morts, foi d'Alan Williams ! (RAZOR©2022).

DISCOGRAPHIE 70'S.

LP Studio 2 - 1975

 

Rubettes we can do it lp

 

THE RUBETTES

WE CAN DO IT – 1975  3/5

 

Publié en avril 1975.

Produit par Wayne Bickerton,Tony Waddington.

Durée:28:08.

Label:State Records.

Genre:pop,pop-rock,rock,glam rock,disco.

 

Cohérent...à son niveau.

 

Les Rubettes ont bien marché en France. Quand ils ont débarqué chez nous, la tendance en Grande-Bretagne, étalon international du rock, était alors au glam à paillettes, costumes kitsch et chaussures à talons compensés des Bowie, T.Rex, Roxy Music et Gary Glitter, surtout, qui a donné son nom au genre.

Comme partout en Europe (aux États-Unis, leur pendant était les New York Dolls), le phénomène fait tâche d'huile et contamine l'hexagone où le disco bat son plein.

Les Rubettes déboulent alors, costumes blancs et casquettes rouges (ou blanches) qui déchaînent les foules au rythme de leur Sugar Baby Love (1974).

Dans la foulée de ce succès planétaire, ces musiciens inspirés par le doo-wop des 50's publient leur deuxième LP, We Can Do It. Bingo, il est disque d'or et deux de ses titres viennent à nouveau truster les charts (Juke Box Live et I Can Do It).

Aux portes du Top 40 des albums au Royaume-Uni, We Can Do It apparaît comme meilleur que son prédécesseur Wear It's At (décembre 1974), ce dernier bénéficiant beaucoup du succès phénoménal de Sugar Baby Love.

Son suivant sort à peine quatre mois après. Cette fréquence de publication tend à prouver qu'en coulisses, on cherche surtout à capitaliser au maximum sur la main chaude des Rubettes.

L'inspiration étant fertile, le label, par l'entremise des producteurs Wayne Bickerton et Tony Waddington, met ses fers au feu les uns après les autres et compte les billets. Les musiciens eux, ne pipent mot et font le job, trop heureux d'être là.

Cohérent à son niveau, We Can Do It n'est pas vraiment indispensable ; il a toutefois le mérite d'exister (RAZOR©2022).

 

1. I Can Do It.

2. The Sha-Na-Na-Na Song.

3. Something's Coming Over Me.

4. The Family Affair.

5. It's Just Make Believe.

6. Dance To The Rock.

7. Juke Box Jive.

8. Don't Do Baby.

9. I'll Always Love You.

10. At The High School Hop Tonight.

11. Wo Goddam Blues.

12. Beggar Man.

 

Allan Williams:chant,guitare électrique,guitare acoustique.

Mick Clarke:chant,basse.

Tony Thorpe:chant,guitare électrique,guitare acoustique.

John Richardson:chant,batterie,percussion.

Bill Hurd:chant,claviers.

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