The Turtles.

BIOGRAPHIE.

 

THE TURTLES/Los Angeles (Californie)

 

Turtles 1

 

Actif de 1965 à 1970,de 2010 à aujourd’hui.

Label:White Whale,Rhino.

Genre:pop rock,folk rock,rock psychédélique,pop psychédélique,sunshine pop.

Site officiel:www.theturtles.com

Plus de 40 millions de disques vendus.

Qui pourrait prétendre aujourd’hui ne jamais avoir entendu  Happy Together ? Qui ? On ne compte plus le nombre de fois où ce titre de 1967 qui a façonné la popularité planétaire de ses interprètes, The Turles, a été programmé sur les ondes. Happy Together alimente toute bonne compilation des 60’s qui se respecte. Quand on déboulonne de son piédestal américain Penny Lane (Beatles), ni plus, ni moins, et que l’on contribue à rendre cette chanson partie intégrante de notre vie, on a le sort que l’on mérite.

Même s’ils n’en sont pas les auteurs à proprement parler, le mérite en revenant au duo des Magicians, Alan Gordon et Garry Bonner, les Turtles flairent plus que tout le monde l’opportunité représentée par ce cadeau tombé du ciel de traduire leur basculement d’alors vers une image plus optimiste que celle jusqu’alors véhiculée. Résultat des courses : les Turtles ont vendu plus de 40 millions de disques dans le monde et continuent à attirer beaucoup de spectateurs lors de la centaine de concerts qu’ils assurent encore annuellement aujourd’hui.

Turtles kaylan et volman

Le duo Volman/Kaplan.

Les Turtles ? Le groupe naît du côté de Los Angeles par la grâce de deux figures locales de la scène californienne, le guitariste Mark Volman et le chanteur Howard Kaylan, camarades de collège passés par le surf rock instrumental des Nightriders avant de devenir les Crossfires (1963).

Mark Volman, outre et après les Turtles, a fait carrière avec Les Mothers Of Invention alors sous tutelle de Frank Zappa.

Il a également formé le duo Flo & Eddie avec…Howard Kaylan, passé par la même filière. Howard et Volman ont contribué sur une dizaine d’albums des Mothers version Zappa. Ils sont aussi très actifs dans les sessions d’enregistrements de confrères artistes : John Lennon, Bruce Springteen, T.Rex, Todd Rundgren, les Ramones, Duran Duran…

A l’origine, un surf music band.

A l’origine, les futurs Turtles ne sont que de modestes joueurs de saxo se produisant au coin la rue pour gagner un peu de thune. Le surf rock est leur premier gagne-pain, mais le surf-rock commence à devenir ringard. Ils tournent le dos à leur surf music band pour évoluer alors vers le folk-rock, voire le pop-rock psychédélique ou le sunshine pop, les Turtles étant difficilement classifiables.

En signant chez White Whale (1965), ceux qui ne sont encore que les Crossfires deviennent pour les besoins du projet mis en place par le label, les Tyrtles, l’objectif du moment étant d’angliciser l’image du groupe, afin de surfer sur la vague de la british invasion déferlant sur le sol américain. Après les Beatles, les Byrds, voici les Tyrtles, une variante.

Des Tyrtles aux Turtles.

Si le groupe adhère au nom, il s’oppose par contre à sa manière de l’orthographier ce qui tend d’entrée les relations entre les deux partenaires. La pression imposée par White Whale Records n’évite pas les Turtles de signer entre 1965 et 1970, 6 LP studio, 2 compils et 26 singles dont une belle poignée de hits.

Par contre, quand les Turtles se liquéfient en 1970, l’étiquette indépendante angeline, plus connue sous le nom de « label des Turtles », y laisse des plumes. Perdant son faiseur de fric, elle met la clé sous le paillasson très vite et menace Volman et Kaylan d’empêcher leur carrière, prétextant être la seule détentrice des droits des Turtles. Ces derniers répliquent à leur ancien employeur en poursuivant leur parcours sous Flo & Eddie. Les biens de White Whale Records sont vendus aux enchères en 1974, donnant ainsi raison à ce duo très influent. 

Mark Volman et Howard Kaylan (Kaplan de son vrai nom) s’entourent initialement des dénommés Al Nichol, Don Murray, Chuck Portz, Dale Walton (remplacé par Tom Stanton, lui-même par Jim Tucker),  et Terry Hand. Cette mouture d’origine vaque à la réalisation de Out Of Control en 1963. Nous sommes alors encore loin de Happy Together et des Turtles.

Turtles 2

Une stratégie déjà éprouvée et gagnante.

Le vrai départ discographique des Turtles prend date avec le très bon It Ain’t Me Babe en octobre 1965.

Seuls Nichol et Murray pointent encore aux côtés de Volman et Kaplan, devenu Kaylan. Le DJ de la radio locale KRLA, Reb Foster, devient alors leur manager. Son premier acte est de les mettre en relation avec White Whale Records.

It Ain’t Me Babe est construit sur la même stratégie que celle que les Byrds ont adopté sur leurs premiers LP. En s’appropriant du Dylan et en se plaçant, comme les Byrds, dans une veine folk-rock.

C’est la mode et les Turtles ne s’arrêtent pas au morceau-titre pour décoller, ils se servent conséquemment dans ce que le Zim a déjà popularisé à l’image de Love Minus Zero ou de Like A Rolling Stone.

Happy Together, le must.

Leur reprise de It Ain’t Me Babe se classe numéro 8 du Billboard 100 et quand You Baby sort début 1966, l’album précédent en est encore à égrener ses singles à succès. La méthode quant à sa réalisation ne varie guère ; on emprunte à autrui puisque ça marche, en l’occurrence au petit jeune de Los Angeles qui monte, P.F. Sloan, et on reconduit ce délicieux folk-rock toujours au sommet de la vague avec des ambassadeurs comme les Byrds. Même si les fruits sont moins juteux que sur le premier travail, ils n’en sont pas moins comestibles ; ils préparent à Happy Together, le monstre sacré du catalogue, sorti en avril 1967 et qui intègre un certain John Barbata à la batterie, celui-là même qui rejoindra Crosby Stills Nash & Young après les Turtles, puis Jefferson Airplane et Jefferson Starship.

Avec 9 très bonnes chansons sur 11, on tient là la pièce maîtresse du catalogue des Turtles : cohérence, accroche, puissance, joie communicative. Après ce disque et alors que les Turtles goûtent aux délices de la célébrité grâce à la chanson-titre, The Turtles Present The Battle Of The Bands (novembre 1968), quatrième LP, passe presqu’inaperçu. Et pourtant…

Turtles volman

« En 1965, quand la base de ce qui allait donner les Turtles a débuté, nous jouions sur tous les titres qu’on nous proposait. Nous n’avions alors pas l’argent nécessaire pour attirer à nous les musiciens de sessions du moment, les Knechtel, les Blaine, les Tedesco.

Notre label était indépendant et ne pouvait lâcher d’argent pour enregistrer avec d’autres musiciens. Nous étions certainement un des seuls groupes de l’époque dans ce cas.

Les Byrds, Beach Boys, The Mamas & The Papas ont tous eu recours à cette possibilité. Au final, nous nous en sommes plutôt bien sortis. » (Mark Volman)

Osé !

En maître de cérémonies, à l’instar de la pochette du disque, ils revisitent tout le spectre de la musique du moment, entraînant l’auditeur dans une embardée surf rock, pop psychédélique, country, bluegrass, folk-rock et pop-rock. La démarche est osée, d’autant qu’elle se trame autour d’une écriture collégiale et que c’est une première. Le résultat est bluffant, les Turtles, créatifs et inspirés, gagnent la bataille avancée dans le titre de l’album.

Turtle Soup (octobre 1969) ne dément pas l’intérêt des critiques pour l’après Happy Together. Le public adhère moins, reprochant aux californiens un manque de sérieux à jouer les pince-sans-rire dans The Turtles Present. Le 5ème jet est encore convaincant, produit par le Kinks Ray Davies.

Heureux d’être toujours là en 2015.

Les avis de la critique, le label s’en fout royalement. White Whale veut du Happy Together, du hit, de la chanson qui rapport et que le groupe se recentre sur ce pour quoi il est payé, au lieu d’aller faire les voix à l’extérieur. Les Turtles passent outre les injonctions du patron et préfèrent se saborder plutôt que de le satisfaire. Les Turtles se liquéfient, disparaissent des écrans radars. L’album posthume publié par White Label en 1969, Wooden Head, sert plus à limiter la casse financièrement. Constitué de faces B, de raretés des débuts, d’inédits, Wooden Head, malgré l’état d’esprit et l’empressent qui obéissent à sa publication, n’est pas mauvais du tout. Il scelle en tout cas la carrière d’un groupe heureux de s’être retrouvé en 2010 et qui passe depuis beaucoup de temps sur les routes à faire revivre son si beau parcours des 60’s (RAZOR©).

DISCOGRAPHIE 60'S.

LP Studio 1 - 1965

 

Turtles it ain t me babe

 

THE TURTLES

IT AIN’T ME BABE – 1965  3,5/5 

 

Publié en octobre 1965.

Produit par Bones Howe.

Durée:27:04.

Label:White Whale Records.

Genre:folk rock,rock psychédélique.

 

Classique du genre.

 

Crossfires et le surf-rock  (Out Of Control 1963) ont vécu. Pour des raisons contractuelles, la maison de disques qui les emploie (White Whale Records) les contraint à changer de nom pour les Tyrtles, vite abandonné au profit des Turtles.

Nous sommes en octobre 1965 et ces ados, à peine sortis de l’école, publient leur premier LP sous cette nouvelle appellation : It Ain’t Me Babe (en écoute intégrale ici). Le titre est inspiré du single (une reprise de Dylan) qui les a révélés au public et la veine est d’inspiration folk-rock comme c’est alors en vogue sur la scène de Los Angeles.

Il faut faire fissa afin de publier les 11 autres chansons que le groupe a en magasin pour réagir au succès engendré par It Ain’t Me Babe, le titre-phare de l’album.

A l’instar des Byrds, le répertoire de Bob Dylan sert de terrain d’expression des Turtles dans cet album ; outre le morceau titre, figurent également des chansons que le Zim a popularisées (Love Minus Zero), voire immortalisées (Like A Rolling Stone) ou coécrites (Wanderin’ Kind avec Howard Kaylan).

Les Turtles étant encore scolarisés, il leur est difficile de se consacrer à l’écriture de morceaux originaux, d’où leur empressement à sauter sur tout ce qui bouge ailleurs, même si Kaylan signe quelques titres.

Des reprises de P.F. Sloan (Let Me Be et Eve Of Destruction) et des originaux complètent l’offre. L’esprit d’It Ain’t Me babe est essentiellement  folk-rock. Il n’est pas représentatif de l’œuvre majeure des Turtles, le groupe changeant de direction artistique dès son prochain album, mais il est bien dans le ton du moment.

Solide LP, agréable, doté d’une matière honnête, c’est un classique du genre (RAZOR©).

 

1. Wanderin' Kind.

2. It Was a Very Good Year.

3. Your Maw Said You Cried.

4. Eve of Destruction.

5. Glitter and Gold.

6. Let Me Be.

7. Let The Cold Winds Blow.

8. It Ain't Me Babe.

9. A Walk in the Sun.

10. Last Laugh.

11. Love Minus Zero/No Limit.

12. Like a Rolling Stone.

 

Howard Kaylan:claviers,chant.

Al Nichol:guitare,basse,claviers,chant.

Mark Volman:guitare,chant.

Don Murray:batterie.

LP Studio 2 - 1966

 

Turtles you baby

 

THE TURTLES

YOU BABY – 1966  3/5

 

Publié en 1966.

Produit par Bones Howe.

Durée:35:57.

Label:White Whale.

Genre:folk-rock.

 

Victime de son inégalité.

 

You Baby (en écoute intégrale ici) est le deuxième LP des Turtles à apparaître au crédit de White Whale Records (1966). Il tombe dans les bacs alors qu’It Ain’t Me Babe (le disque précédent de 1965) en est encore à égrener quelques uns de ses singles à succès.

La recette qui consiste à visiter le répertoire du porte-parole de la chanson contestataire, Bob Dylan, et de P.F Sloan, auteur-compositeur-interprète  d’une nouvelle génération ayant établi ses quartiers à Los Angeles, est ici reconduite.

Comme les Byrds de la même époque, le Zim continue à inspirer les Turtles. Il faut dire que le groupe, en dépit de l’investissement d’Howard Kaylan, n’a pas encore l’aptitude à écrire ; celle-ci  se révèlera bien plus tard.

Pour l’heure, les Turtles cherchent encore leur voie et leur nouveau LP, inégal dans sa qualité, mais intelligent dans sa fusion surf et folk, propose un folk-rock parfois un peu trop édulcoré et conçu pour faire carrière à la radio, mais souvent délicieux.

Il en résulte, d’un côté des titres forts recentrés essentiellement autour de l’apport de Sloan (Let Me Be, You Baby, I Know That You’ll Be There), des morceaux plus cools (Just A Roo), de l’autre, des chansons dignes d’un grand intérêt comme Almost There, Pall Bearing Ball Bearing World et House Of Pain (de Kaylan) ou Down In Suburbia (signée Bob Lind, folk songwriter américain).

Cet album ressemble beaucoup à son devancier, sans en atteindre le niveau, la faute à son inégalité. (RAZOR©).

 

1. Flyin' High.

2. I Know That You'll Be There.

3. House of Pain.

4. Just a Room.

5. I Need Someone.

6. Let Me Be.

7. Down in Suburbia.

8. Give Love a Trial.

9. You Baby.

10. Pall Bearing, Ball Bearing World.

11. All My Problems.

12. Almost There.

 

Howard Kaylan:claviers,chant.

Al Nichol:basse,guitare,claviers,harmonies voix.

Mark Volman:guitare,tambourin,chant.

Chuck Portz:basse.

Jim Tucker:guitare rythmique.

Dwight Tunji Trio:percussion,effets spéciaux.

Don Murray:batterie.

LP Studio 3 - 1967

 

Turtles happy together lp

 

THE TURTLES

HAPPY TOGETHER – 1967  5/5

 

Publié le 29 avril 1967.

Produit par Joe Wissert.

Durée:26:41.

Label:White Whale.

Genre:pop rock,folk-rock,rock psyhédélique.

 

Une collection de grande qualité.

 

Happy Together (en écoute intégrale ici), qui ne l’a jamais fredonné, au moins une fois dans sa vie ? Qui ne l’a jamais entendu en habillage sonore de publicités sur le petit écran ? Happy Together est LA référence  des Turtles, ces californiens qui ont longtemps tourné en rond avant de décrocher le jack pot.

Délogeant le Penny Lane des Beatles de la première place des charts US, pendant trois semaines consécutives,  en 1967, ce 45 tours donne le nom à l’album sorti en avril de la même année. Il s’écoule également à grande échelle et prend position à la 25ème place dans le Billboard.

Ce titre mythique, tombé dans leur escarcelle comme par magie, vient de l’étroite collaboration que le groupe entretient alors avec les Magicians de Garry Bonner et d’Alan Gordon ; ceux-ci leur offrent sur un plateau ce Happy Together qui, de prime abord, n’emballe pas vraiment la galerie, du fait de sa grande platitude.

C’est sous la houlette de Joe Wissert (producteur) et de Chip Douglas, bassiste aux grands talents d’arrangeur (il migrera comme producteur des Monkees, suite à cette prouesse technique et artistique, puis sera  remplacé par Jim Pons) que l’affaire prend une tournure autrement plus favorable. Le statut de tube interplanétaire et d’hymne anthologique  lui colle depuis aux basques.

Quatrième LP studio des Turtles (en comptant le Crossfires du début), Happy Together comprend, parallèlement à l’inclassable Happy Together, une belle brochette de chansons pop: Makin’ My Mind Up, l’amusant et accrocheur Guide For The Married Man, le sublime Think I’ll Run Away du tandem fondateur Kaylan/Volman, Me About You, le hit She’d Rather Be With Me, Too Young To Be One, la ballade du juvenile Warren Zevon, Like The Seasons. Un grand classique des Turtles que l’on ne peut pas concevoir ne pas prendre place dans une discothèque majeure (RAZOR©).

 

1. Makin' My Mind Up.

2. Guide for the Married Man.

3. Think I'll Run Away.

4. The Walking Song.

5. Me About You.

6. Happy Together.

7. She'd Rather Be With Me.

8. Too Young to Be One.

9. Person Without a Care.

10. Like the Seasons.

11. Rugs of Woods and Flowers.

 

Howard Kaylan:chant.

Mark Volman:guitare,saxophone,chant.

Al Nichol:guitare.

Ronald Gostel:guitare.

Jim Pons:basse.

John Barbata:batterie.

LP Studio 4 - 1968

 

Turtles present

 

THE TURTLES

THE TURTLES PRESENT THE BATTLE OF THE BANDS – 1968  4,5/5

 

Publié en novembre 1968.

Produit par Chip Douglas.

Durée:37:07.

Label:White Whale.

Genre:folk-pop,pop-rock,rock psychédélique,comédie rock.

 

Du talent et de l’audace.  

 

The Battle Of The Bands (en écoute intégrale ici) sort fin 1968 sur White Whale Records; il marque l’ouverture des californiens de Turtles vers un public élargi. L’idée est de pasticher (avec humour, respect et talent) les styles musicaux en vogue à cette période et d’y parodier, dans le même temps, les formations associées.

Pour ce, les Turtles endossent plusieurs costumes, à commencer par celui de maitre de cérémonie (smocking et nœud pap) qu’ils arborent sur la pochette et entraînent l’auditeur dans une tournée à travers le surf-rock de leurs débuts (du temps où ils étaient les Crossfires), le folk-rock, la pop psychédélique, le bluegrass, la country music, le hard rock. Chaque chanson est censée être effectuée par un groupe autre.

Cet album-concept, dont les Turtles ont assuré l’essentiel (9 des 12 titres) d’une bonne écriture, ne manque donc pas de variété et d’audace. Bluffant, ce quatrième LP studio (sans tenir compte des Crossfires) qui marque le retour aux manettes du génial Chip Douglas (Happy Together et producteur des Monkees), possède un délicieux grain de folie, respire la joie de vivre.

 Brillant, frais, osé, amusant, insolite, touchant, il est un des meilleurs albums à connotation conceptuelle qu’il m’ait été donné d’écouter. Son talon d’Achille (rien de surprenant à cela, compte tenu du spectre des styles musicaux ici abordés) peut être un  manque de cohésion et un côté un peu trop confus. Il faut donc faire abstraction de l’album précédent (Happy Together) et ne pas s’attendre à y trouver des pièces identiques.

Elenore et You Showed Me (que les  Byrds McGuinn et Clark n’ont jamais fait figurer sur un seul de leurs albums) sont les éléments moteurs de The Battle Of The Bands, ainsi que  deux grands, magnifiques et sarcastiques hits.

Surfer Dan parodie les Beach Boys, l’instrumental Buzzsaw piétine les parterres de Green Onions, Food fait dans la recette pour confectionner des brownies, The Last Thing I Remember The First Thing I Knew a du Beatles dans la panse, Earth Anthem, folk pop acoustique, déroule son thème écolo sur des harmonies célestes…

Créatifs, les Turtles y pratiquent une musique divertissante bâtie sur des harmonies très agréables. Appréciez la prouesse… (RAZOR©)

 

1. The Battle of the Bands.

2. The Last Thing I Remember, the First Thing I Knew.

3. Elenore.

4. Too Much Heartsick Feeling.

5. Oh, Daddy!

6. Buzzsaw.

7. Surfer Dan.

8. I'm Chief Kamanawanalea (We're the Royal Macadamia Nuts).

9. You Showed Me.

10. Food.

11. Chicken Little Was Right.

12. Earth Anthem.

 

John Barbata:batterie,percussions,chant.

Howard Kaylan:claviers,chant.

Al Nichol:guitare,basse,claviers,chant.

Jim Pons:basse,chant.

John Seiter:batterie,claviers,chant.

Mark Volman:guitare,chant.

LP Studio 5 - 1969

 

Turtles soup

 

THE TURTLES

TURTLE SOUP – 1969  4/5

 

Publié en octobre 1969.

Produit par Ray Davies.

Durée:44:53.

Label:White Whale.

Genre:folk-rock,rock psychédélique,pop-rock.

 

Un velouté plus qu’une soupe.

 

Si le public n’a pas vraiment adhéré à Turtle Soup (en écoute intégrale ici)  que produit le Kinks Ray Davies ( très controversé à la table de mixage), ce cinquième album studio des Turtles publié en 1969, les purs et durs lui ont réservé un bel accueil.

Le grand public ne fait-il pas payer aux californiens, qui viennent de sortir un sarcastique et désorientant  (à la première écoute) LP, le conceptuel  Battle Of The Bands (rebaptisé Elenore dans sa réédition), dans lequel ils jouent avec talent  les pince-sans-rire du rock, un manque de sérieux ?

Pourtant, sur un plan artistique, Turtle Soup, dont les Turtles ont couvert l’entièreté de l’écriture et dans lequel ils ont réparti le chant, marque une avancée. L’album a son lot de très bons titres, comme de coutume. Peu de ratés. C’est juste du pop-rock bien senti et accrocheur.

Le seul reproche que je puisse lui affecter est imputable au départ de John Barbata de derrière les fûts, et qui frappe le disque d’un manque d’énergie que John Seiter, son suppléant, ne parvient pas à masquer. De même que l’on peut discuter de la pertinence de la production de Davies.

Pour le reste, on retrouve les belles mélodies à la Turtles, des harmonies vocales magnifiques, une variété de styles et… l’humour. Turtle Soup a pointé à un insignifiant 117ème rang au Billboard Top Albums, ce qui est un peu injuste, quand on a deux beaux petits calibres comme You Don’t Have To Walk In The Rain (51) et Love In The City (91), à proposer.

Bachelor Mother, aux sonorités Kinks, le Byrdien She Always Leaves Me laughing, le “Love influence” Love In The City, l’up-tempo Come Over, Hot Little Hands, House On The Hill, Somewhere Friday Night sont autant de belles curiosités à découvrir. Ce disque est vraiment très intéressant (RAZOR©).

 

1. Come Over.

2. House on the Hill.

3. She Always Leaves Me Laughing.

4. How You Loved Me.

5. Torn Between Temptations.

6. Love in the City.

7. Bachelor Mother.

8. John and Julie.

9. Hot Little Hands.

10. Somewhere Friday Night.

11. Dance This Dance.

12. You Don't Have to Walk in the Rain.

 

Howard Kaylan:chant.

Mark Volman:guitare,saxophone,chant.

Al Nichol:guitare.

Jim Pon:basse.

John Seiter:batterie.

LP Studio 6 - 1969

 

Turtles wooden head

 

THE TURTLES

WOODEN HEAD – 1969  3,5/5

 

Publié en 1970.

Produit par Bones Howe,Harold Bronson,Howard Kaylan,Mark Volman, Bob Irwin.

Durée:33:45.

Label:White Whale.

Genre:pop-rock,folk-rock.

 

Des Turtles à titre posthume.

 

A titre posthume. Comment qualifier autrement la parution de ce dernier album des Turtles, Wooden Head (en écoute intégrale ici), publié en 1969, qui tient plus de compil que de véritable LP studio ?

Il est publié alors que White Whale Records tire la langue, financièrement parlant, et que c’est le désaccord le plus total entre cette dernière et les Turtles. Le mal est si profond que la fin est déjà quasi annoncée.

Des inédits, des faces B, des raretés enregistrées essentiellement dans les premières années de la carrière du groupe californien et laissées en l’état, sont assemblés dans l’urgence. On retrouve donc, aux côtés d’originaux intéressants, et avec plaisir, des compositeurs extérieurs qui avaient marqué les premiers albums de leur empreinte comme P.F Sloan (David Gates également, futur Bread en 1970).

En dépit de l’empressement à compiler cette matière pour faire fructifier rapidement et une dernière fois, le nom des Turtles, l’effet obtenu est réussi et l’album permet à cette formation californienne de clore sur une bonne note.

Ses meilleurs passages sont: She’ll Come Back, Tie Me Down, I Can’t Stop, le cool I Get Out Of Breath, le nerveux We’ll Meet Again. Par contre, on peut se demander ce que fait ici Wanderin’ Kind, déjà présent (à l’identique) sur le premier LP.

Les Turtles disparaissent dans la foulée (1970) de ce disque, avant de renaître de leurs cendres (sans l’utilisation du nom), sous la houlette de ceux qui l’ont dessiné, Howard Kaylan et Mark Volman, devenus Flo & Eddie et partis ensuite vers les Mothers Of Invention de Zappa (RAZOR©).

 

1. I Can't Stop.

2. She'll Come Back.

3. Get Away.

4. Wrong From the Start.

5. I Get Out of Breath.

6. We'll Meet Again.

7. On a Summer's Day.

8. Come Back.

9. Say Girl.

10. Tie Me Down.

11. Wanderin' Kind.

 

Howard Kaylan:chant.

Mark Volman:guitare,saxophone,chant.

Al Nichol:guitare.

Jim Pons:basse.

John Seiter:batterie.

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