Three Dog Night.

BIOGRAPHIE.

 

THREE DOG NIGHT/Los Angeles (Californie)

 

Three dog night 

 

Genres:rock,pop-rock,blue-eyed soul.

Actif de 1968 à 1976,de 1981 à aujourd’hui.

Labels:Dunhill,MGM,MCA,Epic,Columbia.

Site officiel:threedognight.com

 

Une des plus grandes réussites pop américaines.

Méchante coïncidence qui veut qu’à l’heure où je fouille la toile pour aborder, dans ma chronique quotidienne, le cas de Three Dog Night, une des plus grandes réussites musicales américaines entre la fin des 60’s et le milieu des 70’s, j’apprends que son célèbre chanteur et claviériste Jimmy Greenspoon, dans les heures qui précèdent, vient de succomber à un cancer à 67 ans. J’avais bien vu sa tronche à la Crosby circuler furtivement sur mon mur, mais sans y prêter une attention particulière.

Three dog night 3

Three dog night 1

Three dog night 2

Connu pour avoir récemment composé la B.O. des films Die Hard, Predator et Field Of Dreams, ce pianiste de formation, fils d’une artiste de cinéma muet (Mary O’Brien), était un pur produit angelin, plus particulièrement de Beverly Hills. Collaborateur sur des projets d’Hendrix, des Beach Boys ou de Clapton, ce membre du line-up actuel de Three Dog Night, il était encore derrière son clavier avant sa maladie, aussi soudainement déclarée (en octobre 2014) que brutalement fatale, et tant que sa santé le lui permettait.

Couvert d’or.

En intégrant le groupe californien en 1968 aux côtés du trio de vocalistes fondateur, l’irlando-américain Danny Hutton, Cory Wells de Buffalo et Chuck Negron du Bronx, Jimmy Greenspoon, non content d’avoir contribué à changer le son et à développer le style de Three Dog Night (préalablement Redwood), a également eu une influence sur le succès rencontré par cette formation un peu atypique, qui entre 1969 et 1975 a quand même signé une douzaine d’albums, tous couverts d’or consécutivement, une quarantaine de hits dont onze top ten et trois N°1.

Cet amoureux de la musique, très estimé de ses proches, laissera une marque indélébile dans l’histoire de ce band mis en sommeil en 1977, redémarré en 1981 et encore actif aujourd’hui. Paix à son âme donc.

Three Dog Night a fait allégeance à la pop dès 1968, date de son montage par le trio évoqué ci-dessus et se spécialise dans le répertoire d’autrui. L’idée des trois leaders est d’articuler Three Dog Night autour des compétences vocales de Hutton, Wells et Negron et d’utiliser un backing band en soutien.

Un nom à coucher dehors.

Finalement, le projet, du fait du désaccord de Wells d’évoluer sous la structure initialement envisagée par Hutton, évolue vers un groupe à part entière avec les entrées de Michael Allsup (guitare), Floyd Sneed (batterie), Joe Schermetzler dit Schermie à la scène, ancien bassiste du Cory Wells Blues Band (1967) et le regretté Jimmy Greenspoon (claviers).

Le nom de Three Dog Night est suggéré par la petite amie du moment de Danny Hutton, l’actrice June Fairchild, morte d’un cancer il y a un mois (février 2015), après avoir lu un article sur les aborigènes. Ceux-ci sont supposés dormir, par grand froid, au fond d’un trou, blottis contre leur dingo (chien sauvage). Plus la nuit australe est froide, plus il y a de dingos. Trois, si elle s’accompagne de fortes gelées, d’où le nom de Three Dog Night, bien loin de celui prévu au départ : Sequoia.

Un succès bâti sur le répertoire des autres.

L’atypicité de cette formation tient dans le fait qu’elle bâtit son succès sur des chansons externes, contribuant à la popularité des artistes auprès desquels elle fait son marché. A charge pour Three Dog Night de faire fructifier l’emprunt. Et sur ce plan, il faut se résoudre à reconnaître que les gaillards ont été plutôt bons puisqu’ils ont vendus plusieurs dizaines de millions d’albums dans leur carrière.

Pour les besoins de son premier LP, publié chez Dunhill Records en octobre 68, le groupe reprend One à Harry Nilsson, It’s For You aux Beatles, Heaven Is In Your Mind à Traffic, Let Me Go à Danny Whitten le banni du Crazy Horse de Neil Young, Chest Fever à Robertson du Band, Find Someone To Love au blesman Johnny Guitar Watson, Bet No One Ever Hurt This Bad à Randy Newman, Don’t Make Promises à Tim Hardin, The Loner à Neil Young et Try A Little Tenderness au duo anglais Campbell et Connelly.

Une recette gagnante.

Le catalogue studio s’ouvre avec un LP éponyme, sorti en octobre 1968, pas le plus original des disques, connu aussi sous le nom de One, après qu’un rajout ait été opéré sur sa pochette une fois que le single du même nom a rencontré le succès auprès des radios. Mais ça marche et puisqu’il se classe au onzième rang du Billboard 200 et fait disque de platine ; c’est bien là l’essentiel.

Three dog night chuck negron

« La drogue n’a jamais aidé à améliorer le processus de création. Elle nous a aidés à rester en haut plus longtemps car Three Dog Night était prolifique, populaire et très actif. » (Chuck Negron)

La recette étant gagnante, elle est reconduite pour Suitable For Framing (mi 1969) qui dégage trois top 20, Easy To Be Hard, Eli’s Coming et Celebrate. Après la publication d’un live (Captured Live At The Forum) à la fin de cette année 69, le même mode opératoire est reconduit pour It Ain’t Easy, tombé au printemps 1970. Seule différence par rapport aux disques précédents : Three Dog Night y intègre un titre né d’une écriture collégiale, Rock And Roll Widow, lequel apporte la preuve que les californiens sont capables de se coller au songwriting si d’aventure. Pour l’heure, ils s’amusent, prennent du plaisir et gagnent des sous sans trop se fouler. Mama Told Me (Not To Come) de Randy Newman et Out In The Country sont les deux singles de l’album. Le premier nommé prend position à la première place des charts en juillet 1970.

Naturally (1970), numéro 4 studio, est dans la lignée de ses devanciers et produit deux top ten : Joy To The World (1 en février) et Liar (7). Rien de nouveau sous le soleil : toujours des reprises, toujours autant de réussite. Pour la deuxième fois de rang apparaît au répertoire un original signé Three Dog Night, Fire Eater.

Entre Naturally (1970) et Harmony (septembre 1971) s’intercale une compilation Golden Biscuits. A charge pour elle d’appuyer le statut de rock star dont bénéficie le groupe de Los Angeles.

Three dog night greenspoon

Jimmy Greenspoon, décédé en mars 2015.

Corry wells

Corry Wells, également mort en 2015.

L’âge d’or.

Harmony ne change absolument rien à la stratégie adoptée depuis le départ par Hutton, Wells et Negron. Ici, les catalogues de Joni Mitchell, de Stevie Wonder, de Moby Grape, d’Hoyt Axton alimentent l’album, Three Dog Night se contentant d’y apporter Jam. La formule est toujours autant  appréciée du public, c’est ce qui compte.

Sixième des classements Pop Albums de l’année 1972, avec deux singles dans l’escarcelle, Black And White (N°1) et Pieces Of April (19), Seven Separate Fools permet à Three Dog Night de continuer à surfer sur la vague pop-rock. Tout leur réussit : statut de stars, passages sur les radios, présence sur les plateaux TV, stades remplis, affaires lucratives…

La concurrence commence à en avoir assez de ce groupe qui truste tout, mais qui, comme les autres, va commencer à se fissurer à cause de problèmes d’égos, de la drogue et de l’alcool.

Pourtant, c’est toujours le même line-up qui assure les destinées de ce sixième jet studio, encore et toujours disque d’or.

Fin de cycle.

Mais l’âge d’or a une fin, que le pâle double live Around The World With Three Dog Night de février 1973 annonce ; Cyan (1973) amorce une phase inverse à celle qui régit la phase 1969/72. L’album sent un peu le remplissage et la fin de cycle, Three Dog Night n’a plus le vent dans le dos et la presse, qui n’a jamais fait copain-copain avec le groupe, s’abat sur lui comme la pauvreté sur le monde.

1973 marque des tensions en interne. Joe Schermie est remplacé par Jack Ryland et Skip Konte (claviers et synthés) intègre une formation alors étirée à huit membres à l’appel de Hard Labor (1974), le disque qui scelle la chute de Three Dog Night, alors en panne d’inspiration dans ses choix de répertoire, en perte de la magie qui fut la sienne pour valoriser les reprises avant Cyan et en proie à des tensions internes de plus en plus fortes et répétées. Et pourtant, sur son seul nom, Three Dog Night signe un neuvième opus couvert d’or.

De 1976 à 2015.

Allsup et Sneed quittent, en 1974, un groupe auquel la gloire semble tourner le dos et qui ne fédère plus autour de lui qu’un noyau de rares fidèles.  Coming Down Your Way (1975) traduit ce chaos ambiant. Le studio n’a jamais été aussi fourni, l’album jamais aussi mauvais. Il en est fini de Three Dog Night qui a le bon sens de ne pas insister, sachant son heure passée. Un dernier spectacle au Greek Theater de Los Angeles le 26 juillet 1976 signe la fin de leur première période.

Au début des années 80, le groupe original se reconstitue, sans Schermie et avec un Allsup suppléé ponctuellement car engagé ailleurs. En 1984, Sneed et Allsup passent la main. Negron aussi mais pour des raisons liées à la rogue dont il est accro. Three Dog Night devient alors un moulin à vent où un coup ça rentre, un coup ça sort.

Il en va ainsi jusqu’aux années 2000 avec le retour en bonne santé de Negron. Wells, Hutton, Allsup et quelques membres arrivés en cours de route constituent le dernier line-up de Three Dog Night,  malheureusement privé définitivement de son claviériste moustachu. Au regard du parcours dans lequel il a été impliqué, il a dû avoir une belle vie (RAZOR©).

DISCOGRAPHIE 60'S/70'S.

LP Studio 1 - 1969

 

Three dog night one

 

THREE DOG NIGHT

THREE DOG NIGHT « ONE » - 1969  3,5/5

 

Publié le 16 octobre 1968.

Produit par Gabriel Mekler.

Durée:32:22.

Label:Dunhill.

Genre:pop,rock,pop-rock.

 

Un coup gagnant.

 

Three Dog Night est le pendant austral d’un froid de canard  nocturne. Drôle de nom pour un drôle de groupe. En effet, Three Dog Night est tout ce qu’il y a d’atypique dans la mesure où il s’est taillé une réputation phénoménale fin 60, début 70, aux Etats-Unis, en piochant dans le répertoire des autres.

Ce groupe rivalisait alors avec l’autre faiseur de tubes du moment, Creedence Clearwater Revival. A la différence près que CCR fonctionnait avec ses morceaux (ou ceux de John Fogerty) tandis que TDN ressortait des catalogues des titres d’artistes généralement inconnus (qui deviendront connus plus tard pour certains), titres passés inaperçus, n’ayant pas marché et que le groupe de Danny Hutton, Chuck Negron et Cory Wells (les trois chanteurs) se faisaient fort de révéler et surtout de fructifier.

En faisant appel à Michael Allsup (guitare), Floyd Sneed (batterie), Jimmy Greenspoon (claviers) et Joe Schermetzler, alias Schermie pour les intimes (basse), ce groupe américain (né en 1968) allait écumer les charts, truster les disques d’or en empruntant aux autres.

Three Dog Night, sur l’époque sur laquelle il a surfé avec réussite, aura quand même vendu plus de 40 millions de disques. Rendez-vous compte…

Pour exemple, sur l’album qui nous intéresse, produit par un certain Gabriel Mekler et sorti en 1969, One a été repris à Harry Nilsson, inconnu au bataillon du rock à l’époque. Cette chanson, qui aurait pu croupir anonymement au fond d’un tiroir, Three Dog Night, lui a donné ses lettres de noblesse, en faisant un single à lauriers. C’est la raison pour laquelle l’album, éponyme au départ, s’est vu affublé du rajout « One » sur sa pochette et ce, quelques semaines seulement après que l’album ait commencé à inonder les radios FM. Sur ce disque, il faut aussi savoir que le groupe chante et joue, durant l’enregistrement, dans les conditions d’une prestation live. Aucun doublage donc.

L’album est éclectique et composé de titres qui situent bien l’esprit de liberté qui soufflait sur le rock à cette époque. Reprises de Traffic (Heaven Is In Your Mind), de Lennon et MacCa (It’s For You), de Danny Whitten du Crazy Horse de Neil Young (Let Me Go) ou de Young himself (The Loner), de Robertson du Band (Chest Fever), de Randy Newman (Bet No One Ever Hurt This Bad), de Tim Hardin (Don’t Make Promises) ainsi qu’un Nobody, autre carton ici, hérité d’un trio (Beth Beatty,Dick Cooper et Ernie Shelby) dont j’ignore tout.

Voilà ce qui vous attend dans ce premier album de Three Dog Night. On pourra certes  leur reprocher leur manque d’originalité d’avoir repris les chansons d’autrui et de ne pas s’être investis dans leurs propres créations. Ok, je vous le concède.

Ce n’est pas pour autant qu’il faille les sectoriser dans une sous-catégorie de chanteurs de bars, de groupes de bals ou d’ensembles de kermesses. L’affaire était très sérieuse, rondement menée et surtout très efficace. Et le succès à la hauteur de leur grand talent. Et ce n’est qu’un début ! Ce n’est pas ma tasse de thé, d’où ma note de 3,5, mais ça a sa clientèle alors c’est vous qui voyez (RAZOR©)

  

1. One.

2. Nobody.

3. Heaven Is in Your Mind.

4. It's for You.

5. Let Me Go.

6. Chest Fever.

7. Find Someone to Love.

8. Bet No One Ever Hurt This Bad.

9. Don't Make Promises.

10. The Loner.

11. Try a Little Tenderness.

 

Mike Allsup:guitare.

Jimmy Greenspoon:claviers.

Danny Hutton:chant.

Chuck Negron:chant.

Joe Schermie:basse.

Floyd Sneed:batterie.

Cory Wells:chant.

LP Studio 2 - 1969

 

Three dog night suitable

 

THREE DOG NIGHT

SUITABLE FOR FRAMING – 1969   3,5/5

 

Publié le 11 juin 1969.

Produit par Gabriel Mekler.

Durée:28:08.

Label:Dunhill.

Genre:pop,rock,pop-rock.

 

Des hits à la pelle.

 

Deuxième album de Three Dog Night, sorti en 1969, soit quelques mois seulement après le succès phénoménal que fut leur album éponyme (rebaptisé One par la suite), Suitable For Framing (en écoute intégrale ici) s’appuie sur la même stratégie que celle précédemment utilisée avec bonheur : reprendre les titres d’autres.

La réussite est, une fois encore, au rendez-vous. L’album précédent n’est pas encore sorti des charts que celui-ci s’y installe. Pendant quelques mois, ces deux premiers disques de TDN vont occuper les hits parades internationaux et se tirer la bourre.

Sur ce deuxième LP, c’est Easy To Be Hard, emprunté à Hair, la comédie musicale en vogue du moment, Eli’s Coming, Celebrate qui s’y collent.

On a droit aussi à une reprise du duo Elton John et Bernie Taupin (Lady Samantha), à un Feelin’ Alright, l’original étant de Dave Mason de Traffic, à du Sam Cooke (A Change Is Gonna Change Come), et à des originaux, signés Hutton (Dreaming Isn’t Good For You) et King Salomon’s Mines (Floyd Sneed). La recette est bonne, le groupe cartonne sur les ondes. Pourquoi briser une dynamique ? Que demander de plus ? (RAZOR©) 

 

1. Feelin’ Alright.

2. Lady Samantha.

3. Dreaming Isn’t Good for You.

4. A Change Is Gonna Come.

5. Eli’s Coming.

6. Easy to Be Hard.

7. Ain’t That a Lotta Love.

8. King Solomon’s Mines.

9. Circle for a Landing.

10. Celebrate.

 

Mike Allsup:guitare.

Jimmy Greenspoon:claviers.

Danny Hutton:chant.

Chuck Negron:chant.

Joe Schermie:basse.

Floyd Sneed:batterie.

Cory Wells:chant.

LP Studio 3 - 1970

 

Three dog night it ain t easy

 

THREE DOG NIGHT

IT AIN’T EASY – 1970  4/5

 

Publié le 31 mars 1970.

Produit par Richard Podolor.

Durée:32:24

Label:Dunhill,MCA,Probe.

Genre:pop,rock,pop-rock.

 

Tout sauf des manchots !

 

Troisième album studio, mais quatrième dans la chronologie discographique de Three Dog Night car entre temps, est paru un live, TDN Captured Live At The Forum, c’est sur ce disque, It Ain't Easy (en écoute intégrale ici) que vous trouverez le fameux Mama Told Me (Not To Come) écrit par Randy Newman.

Parfaitement orchestré, il est là valorisé par TDN. Randy Newman fournit l’occasion de revisiter également le titre Cowboy (écrit pour les besoins du film Midnight Cowboy mais écarté).

Woman, Out In The Country, Your Song, Good Time Living  ou la chanson titre n’échappent pas au principe de la reprise. Three Dog Night réadaptent ainsi du Paul Rodgers (Free, Bad Company), du Roger Nichols (Carpenters), du EltonJohn/Bernie Taupin (Your Song apparaît pour la première fois sur ce disque), du Barry Mann (et sa femme Cynthia Weil) et du Ron Davies (un songwriter repris par Bowie, John Kay de Steppenwolf, Long John Baldry, Joe Cocker).

Rock & Roll Widow nous apprend que le groupe n’était pas manchot, dès lors qu’il s’agissait de mettre le nez dans l’écriture. Le morceau est bien équilibré, le clavier de Greenspoon et la guitare d’Allsup s’y côtoyant merveilleusement.

Ces gars ne se prenaient pas pour des stars, pas au sérieux non plus, et semblaient s’amuser comme des petits fous. C’est ce qui ressort de cette écoute très agréable et que je vous conseille. Ne négligez pas ce groupe sous prétexte que… (RAZOR©).

 

1. Woman.

2. Cowboy.

3. It Ain't Easy.

4. Out in the Country.

5. Good Feeling 1957.

6. Rock & Roll Widow.

7. Mama Told Me (Not To Come).

8. Your Song.

9. Good Time Living.

 

Mike Allsup:guitare.

Jimmy Greenspoon:claviers.

Danny Hutton:chant.

Chuck Negron:chant.

Joe Schermie:basse.

Floyd Sneed:batterie.

Cory Wells:chant.

LP Studio 4 - 1970

 

Three dog night naturally

 

THREE DOG NIGHT

NATURALLY – 1970  3,5/5

 

Publié le 18 novembre 1970.

Produit par Richard Podolor.

Duré:35:04.

Label:Dunhill.

Genre:pop,rock,pop-rock.

 

And The Winner Is…

 

Three Dog Night aborde la nouvelle décennie avec un statut de rock star. On ne compte plus les succès qu’il a à son actif, le temps qu’il passe dans les charts.

Pour Naturally, leur cinquième galette de 1970, même combat. Joy The World, Liar et One Man Band sont des winners, respectivement N°1 (et six semaines de suite à cette place), 7 et 19.

L’entièreté du disque est constituée de reprises, exception faite de Fire Eater, que Three Dog Night leur oppose. Disque d’or, Naturally ne vaut pas que par ses titres leaders.

Beaucoup ont tendance à s’arrêter à cette tierce royale et à négliger ces autres excellents rocks que sont les I Can Hear You Calling, I’ll Be Creepin’ (Paul Rodgers et Andy Fraser). C’est pourtant énergique et enivrant comme sur Can’t Get Enough Of It, derrière lequel s’inscrivent à l’origine les Spencer Boys Jimmy Miller et Steve Winwood, Fire Eater, I’ve Got Enough Heartache.

C’est peut-être le disque le plus populaire de TDN, voire leur plus commercial. Autres performances : Sunlight, Heavy Church. Naturally donne envie de bouger, de danser. N’est-ce pas ce que l’on demande aussi à un disque? Dans la lignée des disques précédents ! Donc même tarif pour moi qui ne suis pas un inconditionnel : 3,5/5 (RAZOR©).

 

1. I Can Hear You Calling.

2. One Man Band.

3. I'll Be Creeping.

4. Fire Eater.

5. Can't Get Enough of It.

6. Sunlight.

7. Heavy Church.

8. Liar.

9. I've Got Enough Heartache.

10. Joy to the World.

 

Mike Allsup:guitare.

Jimmy Greenspoon:claviers.

Danny Hutton:chant.

Chuck Negron:chant.

Joe Schermie:basse.

Floyd Sneed:batterie.

Cory Wells:chant.

LP Studio 5 - 1971

 

Three dog night harmony 1

 

THREE DOG NIGHT

HARMONY – 1971  4/5

 

Publié le 30 septembre 1971.

Produit par Richard Podolor.

Durée:36:08.

Label:Dunhill.

Genre:pop,pop-rock,rock.

 

Harmon…hits !

 

Septième album de Three Dog Night (et cinquième studio), Harmony vient à la suite du très populaire Naturally, autrement dit en 1971. Comme il en a pris la délicieuse habitude, le groupe continue dans la reprise.

Parmi les plus connus des artistes repris, on trouve Stevie Wonder (Never Dreamed You’d Leave Me In Summer), Joni Mitchell (Night In The City), Moby Grape (Murder In My Heart For The Judge).

Toutefois les succès viendront de deux adaptations de Hoyt Axton, un ami pêcheur de Cory Wells (Never Been To Spain) et de Paul Williams (An Old Fashioned Love Song) qui feront 5 et 4 dans les charts.

Album étonnant, on y retrouve certains des meilleurs enregistrements de TDN comme Family Of Man, You, Never Dreamed You’d Leave Me In Summer, My Impersonal Life, Jam (de leur propre composition).

Hormis les deux morceaux primés, cet album raffiné rassemble 7 titres sur 10 qui ont également un potentiel de hits. C’est dire sa qualité. A l’image du groupe, terriblement bon, spontané, frais et innovant. L’écoute passe vite, c’est bon signe, non ? (RAZOR©)

 

1. Never Been to Spain.

2. My Impersonal Life.

3. An Old Fashioned Love Song.

4. Never Dreamed You'd Leave Me in Summer.

5. Jam.

6. You.

7. Night in the City.

8. Murder in My Heart for the Judge.

9. Family of Man.

10. Intro (Poem:Mistakes and Illusions,Poem:Peace of Mind).

 

Mike Allsup:guitare.

Jimmy Greenspoon:claviers.

Danny Hutton:chant.

Chuck Negron:chant.

Joe Schermie:basse.

Floyd Sneed:batterie.

Cory Wells:chant.

LP Studio 6 - 1972

 

Three dog night seven separate fools

 

THREE DOG NIGHT

SEVEN SEPARATE FOOLS – 1972  4/5

 

Publié le 27 mars 1972.

Genre:pop,rock,pop-rock.

Durée:41:07

Label:Dunhill.

Produit par Richard Podolor

 

Cousu d’or.

 

Après une année 1971 exceptionnelle et les ventes phénoménales de l’album Harmony, Three Dog Night surfe sur le sommet de la vague pop-rock US.

Dans tous les bons coups commerciaux depuis 1969, prenant d’assaut les radios FM, présents sur les TV, remplissant les stades et soutenus par un public en folie et complètement sous le charme, les Three Dog Night sont des rock-stars adulées. Et à l’instar des stars, ils vont connaître leur excès (alcool, drogue, problèmes d’égos).

Là où le groupe prenait encore du plaisir, il y a peu, il se laisse aspirer en cette année 1972. Leur perception originelle s’éloigne. La presse ne les épargne pas, qui leur reproche de plus en plus, le fait de ne pas s’appuyer sur leurs propres compositions pour capitaliser sur cette réussite.

Bref, ils sont désormais jalousés, qui plus est, par des gens qui les idolâtraient hier encore. C’est dans ce contexte que Seven Separate Fools (1972), au titre ironique, voit le jour. C’est le huitième du nom (le sixième studio auquel il faut rajouter le live At Forum de 1969 et la compil Golden Bisquits de 1971) et on est encore dans le haut de gamme du groupe puisque c’est encore, et pour la septième fois, disque d’or.

Three Dog Night poursuit dans sa quête de ne pas en faire trop, de ne pas péter plus haut que son cul. Un bon choix de titres bien sentis, une bonne interprétation… emballé, c’est pesé ! C’est dans la tradition de tout ce qui a été fait jusqu’alors.

Eclectique, de bon goût, le disque en question livre son quota de tubes comme Black And White et Pieces Of April, même s’il ne faut pas négliger les excellents My Old Kentucky (Randy Newman), Chained, Going In Circles, The Writing’s On The wall, Freedom For The Stallion (d’Allen Toussaint, proche de Fat Domino).

Ne manquez pas cette opportunité d’en découdre une des dernières fois avec le TDN de haut niveau et de faire ce disque vôtre. L’âge d’or n’est pas éternel et la fin est proche (RAZOR©)

 

1. Black and White.

2. My Old Kentucky Home (Turpentine and Dandelion Wine).

3. Prelude to Morning.

4. Pieces of April.

5. Going In Circles.

6. Chained.

7. Tulsa Turnaround.

8. In Bed.

9. Freedom for the Stallion.

10. The Writing's on the Wall.

11. Midnight Runaway.

 

Mike Allsup:guitare.

Jimmy Greenspoon:claviers.

Danny Hutton:chant.

Chuck Negron:chant.

Joe Schermie:basse.

Floyd Sneed:batterie.

Cory Wells:chant.

LP Studio 7 - 1973

 

Three dog night cyan

 

THREE DOG NIGHT

CYAN – 1973  3/5

 

Publié le 9 octobre 1973.

Produit par Richard Podolor.

Durée:34:49.

Label:Dunhill.

Genre:pop,rock,pop-rock.

 

TDN baisse d’un ton.

 

Avec Cyan (en écoute intégrale ici), Three Dog Night amorce une phase descendante. Il redescend d’un piédestal qu’il aura occupé durant 9 albums. C’est énorme !

Cyan (1973), aux relents gospel, ne recense qu’un seul best-seller : Shambala. Il ne manque pas pour autant d’intérêt dans ses autres pistes, certaines étant particulièrement solides comme l’introspectif Into My Life, Let Me Serenade You, Storybook Feeling, une bien jolie ballade, Happy Song (Mike Allsup signe trois morceaux originaux, c’est du jamais vu !).

Le reste est un peu plus faiblard et dénote une envie de remplir pour achever l’album dans les meilleurs délais. Comme s’il fallait profiter, encore une dernière fois, du vent favorable qui soufflait dans le dos du groupe.

Sur un plan acoustique, Cyan est celui qui propose le meilleur son de tous les albums de Three Dog Night. Les fans ne feront pas l’impasse sur Cyan, les autres décideront d’eux mêmes (RAZOR©).

 

1. Happy Song.

2. Play Children Play.

3. Storybook Feeling.

4. Ridin' Thumb.

5. Shambala.

6. Singer Man.

7. Let Me Serenade You.

8. Lay Me Down Easy.

9. Into My Life.

 

Mike Allsup:guitare.

Gordon DeWitte:orgue.

Jimmy Greenspoon:claviers.

Danny Hutton:chant.

Chuck Negron:chant.

Jack Ryland:basse.

Floyd Sneed:batterie.

Cory Wells:chant.

LP Studio 8 - 1974

 

Three dog night hard labor

 

THREE DOG NIGHT

HARD LABOR – 1974  3/5

 

Publié le 6 mars 1974.

Produit par Jimmy Lenner.

Durée:35:51.

Label:Dunhill.

Genre:pop,rock,pop-rock.

 

La fin de l’âge d’or.

 

Si la chute n’est pas réellement perceptible sur Cyan, elle est fortement ressentie sur Hard Labor de 1974. A plusieurs titres. Le groupe n’a plus la magie qui leur a jusqu’alors permis de transformer leurs reprises d’anonymes ou d’artistes en devenir, en grandes réussites.

Le choix des chansons ne met plus en valeur les harmonies vocales de Hutton, Negron et Wells. Plus de la moitié des morceaux figurant sur ce disque sont bons pour le rebut. On peut même aller plus loin et déplorer le son de Hard Labor et regretter le manque d’excitation qui caractérisaient les albums d’avant Cyan. Qui plus est, c’est le chaos au sein du groupe.

Dans les faits, retenez The Show Must Go On (Leo Sayer), Sure As I’m Sittin Here (John Hiatt), Play Something Sweet (Allen Toussaint), I’d Be So Happy.

Ce disque sans âme est réservé à une élite : les collectionneurs. Dire que Cyan comme Hard Labor ont été disques d’or… ça prouve bien l’aura extraordinaire dont Three Dog Night bénéficiait (RAZOR©).

 

1. Prelude.

2. Sure As I'm Sittin' Here.

3. Anytime Babe.

4. Interlude I.

5. Put out the Light.

6. Sitting in Limbo.

7. I'd Be So Happy.

8. Interlude II.

9. Play Something Sweet (Brickyard Blues).

10. On the Way Back Home.

11. The Show Must Go On.

 

Mike Allsup:banjo,guitare.

Jimmy Greenspoon:clavier.

Danny Hutton:chant.

Skip Konte:claviers,synthés.

Chuck Negron:chant.

Jack Ryland:basse.

Joe Schermie:basse.

Floyd Sneed:batterie,percussions.

Cory Wells:chant.

LP Studio 9 - 1975

 

Three dog night comin down way

 

THREE DOG NIGHT

COMING DOWN YOUR WAY – 1975  2,5/5

 

Publié en mai 1975.

Produit par Jimmy Lenner.

Durée:45:40.

Label:ABC.

Genre:pop,rock,pop-rock.

 

Totale frustration.

 

Sorti en juin 1975, alors que le groupe est sur une trajectoire descendante et que la gloire commence à lui tourner le dos, cet album, Coming Down Your Way (en écoute intégrale ici) marque la fin de Three Dog Night dans sa version originelle, à savoir celle mise sur pied par le trio fondateur, Danny Hutton, Chuck Negron et Cory Wells.

La critique ne les soutient plus, les membres se chamaillent sans arrêt, la dope circule qui leur fait perdre la réalité, le travail laisse à désirer. C’est le chaos total et il n’est encore que les fans de la première heure pour croire encore en cette formation.

Dans les chiffres, le bilan est édifiant et terriblement réaliste. C’est le premier TDN à ne pas atteindre le top 20 des charts. Le groupe n’est pas dupe de cette situation et sort d’autres atouts de sa manche pensant pouvoir encore en profiter un peu.

Mais la mayonnaise ne prend plus, en dépit d’un album très musical. Manquant de substance, sans brillance au niveau de la production, l’auditeur est frustré et peiné, eu égard à leur immense carrière, de n’avoir que peu de choses à pouvoir exploiter.

Pitoyable, il ne vaut que par Til The World Ends de Dave Loggins (rien à voir avec le Loggins de Loggins & Messina), Coming Down Your Way et When It’s Over. La curiosité : You Can Leave Your hat On que Joe Cocker a repris plus tard pour les besoins de 9 semaines et 1/2. C'est faiblard et pourtant il n’y a jamais eu autant de monde dans le studio. Pas de quoi se relever la nuit, comme vous le voyez (RAZOR©).

 

1. Til the World Ends.

2. You Can Leave Your Hat On.

3. Good Old Feeling.

4. Mind over Matter.

5. Midnight Flyer.

6. Kite Man.

7. Coming Down Your Way.

8. When It's Over.

9. Lean Back, Hold Steady.

10. Yo Te Quiero Hablar (Take You Down).

 

Mike Allsup:guitare.

Dennis Belfield:percussions.

Jimmy Greenspoon:piano.

Danny Hutton:chant,chœurs.

Mickey McMeel:percussions.

Chuck Negron:chant,chœurs.

Jack Ryland:basse.

Floyd Sneed:batterie.

Ron Stockert:basse.

Cory Wells:chant,chœurs.

Ben Benay:guitare.

Victor Feldman:marimba,vibraphone.

Chuck Findley:trompette.

Jimmie Haskell:cordes.

Jimmy Lenner:chœurs.

Skip Konte:orgue,clavinet.

William Perkins:saxophone baryton.

George Pierre:conga.

Dalton Smith:trompette.

Ernie Watts:saxophone.

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