Thunderclap Newman.

BIOGRAPHIE.

 

 

THUNDERCLAP NEWMAN/Londres (Angleterre).

 

Thunderclap newman intro

 

Actif entre 1969 et 1971,2010 et 2012.

Label:Track.

Genre:rock,pop,pop-rock.

 

Une lubie de Pete Townshend.

Le point commun entre les Who et Thunderclap Newman s'appelle Chris Stamp et Kit Lambert. Ces derniers sont les managers des premiers depuis qu'ils évoluent sous les High Numbers, soit à l'été 1964 quand le duo, inexpérimenté dans le rock et qui se destine alors plutôt au cinéma, tombe sous le charme de la bande à Pete Townshend, à l'occasion d'un concert londonien.

Devenus la coquille de l’œuf appelé The Who, les agents de l'ombre de ce groupe légendaire fondent, parallèlement à leur activité d'imprésarios, un label destiné à accueillir et promouvoir les jeunes artistes de la place londonienne mais ouvert aussi à tous les musiciens de rock motivés et talentueux (Arthur Brown, Marsha Hunt, Golden Earring, Marc Bolan, Andy Newman, The Heartbreakers).

Thunderclap newman stamp lambertChris Stamp, Pete Townshend et Kit Lambert...

Thunderclap newman 1...pour offrir un support...

Thunderclap newman john speedy keen...à l'écriture de John Speedy Keen.

Thunderclap newman andy newmanAndy Newman.

Thunderclap newman hollywood dream 70L'excellent Hollywood Dream de 1970.

Les Who sont partie prenante dans le montage de Track Records, opéré en 1967 et qui connaît sa première réussite avec Purple Haze (Jimi Hendrix Experience).

Ils y publieront tous leurs enregistrements collectifs (LP et singles), de même que les albums individuels de chacun des membres.

Les associés profitent de Track Records pour lancer ce qui va s'appeler Thunderclap Newman derrière lequel Pete Townshhend pousse très fort.

Normal, ce projet sonne un peu comme une de ses légendaires lubies dont il est coutumier...

Un débouché pour l'écriture de l'ami Keen et le talent de Newman.

Pour le coup, l'idée qu'il a en tête est de réunir trois musiciens qui puissent relayer ses sorties créatives et offrir un débouché aux chansons de John Speedy Keen (batteur), son ami et ancien roadie des Who.

Ce dernier a précédemment collaboré avec le groupe de Pete, dans le cadre de l'album The Who Sell Out (il est l'auteur d'Armenia City In The Sky) de 1967.

Le projet en question est nommé Thunderclap Newman, en référence au style de jeu du pianiste (par ailleurs saxophoniste) de formation jazz Andy Newman, également engagé.

Delui-ci n'est pas un inconnu pour Pete Townshend, les deux hommes ayant fréquenté la même école d'Art.

Le trio est complété par un jeune guitariste virtuose, Jimmy McCulloch, alors âgé d'une quinzaine d'années.

On retrouvera l'écossais auprès de John Mayall (The Bluesbreakers/1971), puis dans Stone The Crows (1972) et, enfin, dans le Wings de Paul et Linda McCartney, au sein duquel il reste 3 ans (octobre 74 à septembre 77).

Something In The Air.

Le catalyseur derrière le groupe, Pete Townshend, intervient, quant à lui, ponctuellement à la basse lors des enregistrements studio du groupe sous le pseudo de Bijou Drains, fait office de producteur et s'occupe des arrangements.

A la fin des 60's, tandis que le rêve hippie continue de s'effacer au profit de révoltes, Townshend est associé au retentissant Something In The Air, incontournable N°1 (baba cool) des charts UK, trois semaines après être tombé dans les bacs (juillet 1969), un honneur qu'il n'a jamais connu avec les Who, en dépit de la carrière exceptionnelle de ces derniers.

Écrit par le batteur Speedy Keen, chanteur pour l'occasion, le morceau, dont le titre était prévu d'être Revolution (les Beatles les ont devancés en 1968), a servi de support pour le cinéma (The Magic Christian/1969, The Strawberry Statement/1970, Kingpin/1996, Almost Famous/2000, The Dish/2000 et The Girl Next Door/2004), la télévision (The Zoo) et la publicité...

Au regard de son accueil auprès du public (il fait N°37 aux States), s'est posée la question d'aller défendre le hit sur les routes. Le label n'ayant pas envisagé de tournée de promotion, a rapidement mis sur pied un line-up de fortune, complété par le grand frère de McCulloch, Jack (batterie) et par Jim Pitman-Avory à la basse. Les concerts donnés dans ce cadre se comptent sur les doigts d'une seule main...

Thunderclap newman mark brzezicki

« Andy était un musicien incroyablement talentueux. Il avait son propre style de piano, unique et très personnel. Il était également incroyablement intelligent et en savait beaucoup sur tout. » (Mark Brzezicki)

De trio en quintet...

Thunderclap Newman fait suivre son single d'un album, Hollywood Dream (1970) que produit Townshend et auquel il contribue à la basse. Le hit figure sur ce LP, le seul que les anglais ont réalisé dans les 70's.

Un très bon disque par ailleurs, doté d'excellentes chansons que n'aurait pas reniées un Ray Davies. Le lot est so british, très original mais est un peu plombé par la voie de fausset de Keen.

En dépit de sa qualité, Hollywood Dream ne parvient pas à se classer au Royaume-Uni mais s'assure un auditoire attentif à ses efforts, de l'autre côté de l'Atlantique.

Le LP (très bien noté de l'avis général) fait 161 chez l'Oncle Sam où Track a lâché les droits à Atlantic Records pour la couverture américaine.

Dans ce contingent musical, on retrouve également le très intéressant Accidents/I See It All, The Reason/Stormy Petrel et Wild Country/Hollywood Dream, également sortis en singles. Accidents s'est classé N°46 des charts UK 1970.

Thunder...clap de fin en 71.

Au début de l'année 1971, le trio passe en quintet avec les arrivées de Roger Felice (batteur) et Ronnie Peel (bassiste), deux musiciens australiens. Cette configuration ouvre la tournée britannique de Deep Purple (de janvier à Avril 71).

La même mouture soutient également la tournée batave de Leon Russell, avant de se séparer au printemps de la même année 71, au cours de laquelle Newman et Keen sortent chacun leur propre album solo (Rainbow pour le premier, Previous Convictions pour le second) et McCulloch part en tournée européenne avec les Bluesbreakers de Mayall.

L'affaire aura duré deux ans, mais les musiciens n'ont jamais eu véritablement l'envie de mettre leurs talents respectifs en commun. Thunderclap Newman était avant tout un caprice de Pete Townshend qui n'a jamais pu, ni eu le temps de tenter de rapprocher les différents artistes, ni de cimenter le projet.

La suite s'appelle Beyond Hollywood

Andy Thunderclap Newman, John Speedy King et Jim McCulloch sont aujourd'hui décédés. Ce dernier est parti à l'âge de 26 ans (septembre 1979), d'une insuffisance respiratoire provoquée par une absorption massive de morphine et d'alcool.

Speedy King, seul songwriter extérieur à avoir contribué à une piste originale sur un album des Who, est mort en mars 2002 (56 ans), après avoir fait une belle carrière de producteur (The Heartbreakers et Motörhead) et continué à composer des chansons tandis que Newman s'est éteint le 30 mars 2016 (73 ans).

Celui-ci est le seul à avoir tenté de relancer la mécanique en février 2010 quand il réactive le nom autour d'un line-up comprenant Mark Brzezicki, ancien batteur de Big Country, le guitariste Josh Townshend, neveu de Pete, Nick Johnson (guitare et chant) et Tony Stubbings (basse).

Cette incarnation est l'auteur d'un second disque, Beyond Hollywood, qui revisite les anciens titres du groupe, mais en live. Newman et les siens s'engagent alors dans une tournée de deux ans avant de tirer définitivement le rideau (RAZOR©2021).

DISCOGRAPHIE 70'S.

LP Studio 1 - 1970

 

Thunderclap newman hollywood dream 70

 

THUNDERCLAP NEWMAN

HOLLYWOOD DREAM – 1970  4,5/5

 

Publié en septembre 1970.

Produit par Pete Townshend.

Durée:47:41.

Label:Track Records.

Genre:rock.

 

So british.

 

Pete Townshend est à l'origine même de ce groupe qu'il a poussé dans l'arène par pure sympathie pour John Speedy Keen qu'il estime être doté de grandes compétences pour le songwriting et pour le pianiste jazzy Andy Newman, un ancien ingénieur en téléphonie pour le General Post Office.

Ces musiciens ont préalablement collaboré à une musique de film réalisée pour un ami de Townshend, mais jamais publiée, tandis que Keen est également l'auteur du titre, Armenia City qui figure sur The Who Sell Out des Who, sorti en 1967. Pete a aimé ; il renvoie l'ascenseur.

Plutôt que de les voir végéter, le guitariste des Who pense à leur donner leur chance en les attirant sur le label qu'il a fondé quatre ans plus tôt avec les managers des Who, Kit Lambert et Chris Stamp.

La maison d'édition a, depuis ses débuts en 1966, pour vocation de donner plus de liberté créative au groupe de Pete mais aussi de soutenir des jeunes artistes du moment.

Jimi Hendrix, The Crazy World Of Arthur Brown, les hollandais volants de Golden Earring, Marc Bolan ou les Heartbreakers ont, un jour ou l'autre, compté parmi les membres de cette étiquette londonienne.

Hendrix, qui en est encore à tâtonner sur le circuit R&B anglais, y a sorti son second single, Purple Haze (mars 1967) et son premier album estampillé Experience, Are You Experienced ?, deux mois plus tard.

Track Records lui permet de se classer respectivement aux 2ème et 5ème place des charts d'albums anglais et américain et de lancer véritablement sa carrière.

Le parcours de Thunderclap Newman n'aura pas la fulgurance de celui du guitariste gaucher de Seattle mais le label l'aide à se révéler sur le marché grand-breton où il jouit d'une bonne réputation.

Des murs de Track Records sort le titre lançant la carrière de Thunderclap Newman, Something In The Air (1969), par lequel le groupe atteint la première place des charts britanniques et qui se positionne au 37ème rang du Billboard 100.

Suite à ce succès international, le trio John Keen, Andy Newman et Jimmy McCulloch enregistre son seul LP, Hollywood Dream, lequel est publié un an plus tard (1970).

Son titre-phare, support de quelques publicités ou bande-son de films depuis, clôt l'album. Trois autres chansons de ce disque pour lequel la critique s'est fort justement enflammée, sont également sortis en single : Accidents, The Reason et Wild Country.

Pete Townshend tient la basse sur Hollywood Dream et sur tous les singles précédemment évoqués. Il est caché derrière le pseudo de Bijou Drains.

Pour aller défendre leurs disques en public, la formation anglaise a fait, dans un premier temps, appel à Jim Pitman-Avery (bassiste) et Jack McCulloch (batteur), puis à Ronnie Peel (basse) et Roger Felice (batterie) en 1971, année qui voit Thunderclap Newman splitter (avril 71).

Publié un peu à contretemps, le seul opus qu'a réalisé le trio s'avère excellent, tissé autour d'une pop un peu spéciale, fantaisiste, anglaise, mélodieuse. Un peu comme les Kinks, quoi... (RAZOR©).

 

1. Hollywood #1.

2. The Reason.

3. Open The Door Homer.

4. Look Around.

5. Accidents.

6. Wild Country.

7. When I Think.

8. The Old Cornmill.

9. Hollywood Dream.

10. I Don't Know.

11. Hollywood #2.

12. Something In The Air.

 

John Speedy Keen:chant,batterie,percussion,conga,gong,maracas,guitare acoustique.

Andy Newman:piano,orgue,saxophone,chant.

Jimmy McCulloch:guitare acoustique,guitare électrique,chant.

Pete Townshend (Bijou Drains):basse.

Chris Morphet:harmonica sur 4 et 5.

Ian Green:arrangements cordes sur 12.

  • 2 votes. Moyenne 5 sur 5.

Commentaires