The Seeds.

 

THE SEEDS/Los Angeles (Californie)

 

Seeds 1

 

Actif entre 1965 et 1969,1969 et 1972 (sous Sky Saxon & The Seeds).

Labels:GNP Crescendo,Bam Caruso.

Genre:rock psychédélique,garage-rock,proto-punk,acid rock.

 

Le plus anglais des américains.

Né Richard Elvern Marsh et originaire de Salt Lake City, Sky Saxon, chanteur et bassiste, est l'un des pères fondateurs du rock garage. Connu pour avoir été à l'initiative et à la tête des Seeds, phénomène garage des 60's, il est mort discrètement noyé dans le tsunami médiatique généré par la disparition de Michael Jackson, autrement dit le 25 juin 2009.

Pour les ricains, les Seeds et Sky Saxon, c'est culte et rien d'autre. Pour les autres, ceux qui ont entendu parler du fameux binôme, c'est un des premiers groupes psychédéliques du rock. Dans les deux cas, c'est un des noms incontournables de son histoire et de la place de Los Angeles, et ce, malgré la rareté des paragraphes à lui consacré et le fait qu'il n'a jamais fait montre d'une grand génie.

Mémorable Pushin' Too Hard.

Qui a oublié cet hyme punchy, sombre, rageur et déchirant dès ses premières notes, qu'est Pushin' Too Hard, incarnation même du groupe garage rock et référence du genre aujourd'hui ? Son riff grisant et ses paroles entêtantes, jetées à la face de la société d'alors, appartiennent depuis aux 500 chansons qui ont façonné le rock.

Les Seeds se contituent en 1965 quand Richard Marsh, alors artiste solo sans éclat de la place angeline depuis 1963, puis élément de modestes formations de L.A. comme Richie Marsh & The Hood, The Soul Rockers ou The Electra Fires, répond à une annonce de Jan Savage ; en mettant fin à un parcours personnel assez stérile, Marsh, alors auteur d'une poignée de singles sans importance, rebondit dans un nouveau groupe et prend le pseudonyme de Sky Saxon dès 1964 ; beau gosse, excentrique et charismatique, ce dernier commence à attirer les regards sur lui et sur les Seeds, combo réunissant également Jan Savage, Daryl Hooper et Rick Andridge.

Sees saxon 1Sky Saxon, culte et rien d'autre.

Seeds 4Un nom incontournable d rock des 60's.

Seeds pushin

La bombe Pushin' Too Hard...

Seeds pushin 3... une bombe qui met en transes les fans.

Une image extravagante.

En dépit d'une technique individuelle assez limitée, ce line-up devient rapidement une des attractions de la scène de Sunset Strip et plus particulièrement du Bido Lito (1965/968), jouant énormément sur son image excentrique. Sky Saxon est au chant, Daryl Hooper aux claviers, Jan Savage à la guitare et Rick Andridge à la batterie.

Pas de bassiste, bien que Sky Saxon tienne l'instrument à l'occasion, et pour cause, la basse est assurée depuis l'orgue de Hooper, démarche reprise quelques mois plus tard par Ray Manzarek au sein des Doors.

La musique telle que les Seeds la pratique à leurs débuts s'inscrit dans le droit fil de la filière brutale de la British Invasion ambiante (Stones, Them, Pretty Things ou Animals) ; elle est énergique, agressive, articulée autour de quelques riffs organiques simplistes, d'un chant hargneux et déjanté, d'une guitare fuzz et d'accords à minima.

Les paroles évoquent surtout le sexe et la drogue. On est dans l'esprit garage. Sur scène, les extravagances de son leader et le look hippie avant l'heure et la sauvagerie de ses membres font le reste.

Un classique des Nuggets.

Cantonné jusque là à des prestations très délimitées, les Seeds attirent l'attention d'un label PNB Presents, anciennement Gene Norman Presents (GNP) qui les prend sous son aile. L'étiquette, fondée en 1954 par Gene Norman, organisateur de concerts, est locale et appartient à une boite de nuit de Los Angeles, le Crescendo.

Passée sous l'identité de PNB en 1962, la maison de disques, jusque là très orientée jazz, s'intéresse de près aux tendances du moment et aux Seeds ; Marcus Tybalt se charge de les produire. Pour la petite histoire, Marcus Tybalt n'est autre que Sky Saxon. Il utilise ce pseudo pour écrire et composer.

Dès 1966, les Seeds ont en magasin l'équivalent de deux albums. Le premier sort en avril 1966 sur GNP Crescendo (The Seeds). Le groupe a publié deux singles préalablement : Can't Seem To Make You Mine (juin 1965) et le fameux Pushin' Too Hard (novembre 1965). L'album fait 132 au Billboard ; il est considéré aujourd'hui comme un des très grands disques de rock garage. Les deux singles évoqués ci-dessus sont devenus des classiques des compilations Nuggets.

Réédité en octobre 1966, Pushin' Too Hard se glisse à une honorable 36ème place dans les charts en février 1967. Ce titre permet de faire décoller les Seeds. Dans le même temps, et comme le révèlent certains titres du premier LP, le groupe prend une voie plus psychédélique et acide (Lose Your Mind, Evil Hoodoo, It's A Hard Life). A la même période, le groupe engrange les top 100 : Mr Farmer (86), interdit sur la plupart des radios en raison de ses références incitatives aux drogues, Can't Seem To Make You Mine (41) et A Thousand Shadows (72).

Les Doors, sous le charme.

A Web Of Sound (octobre 1966) paraît six mois plus tard. S'il ne reproduit pas le succès de son prédécesseur, il n'en est pas moins une base du catalogue et un incontournable, ne serait-ce que pour le démentiel et épileptique jam final qu'est Up In Her Room, titre que n'auraient pas renié Love ou les Doors. Ces derniers notamment tombent sous le charme de cette formation pour son son étrange ; Jim Morrison s'inspirera des performances orgasmiques de Saxon et Ray Manzarek ira jusqu'à reprendre à son compte l'idée de la basse depuis les claviers.

Seeds saxon portrait

« Les Seeds sont le garage rock. Ils sont l'ABC du garage rock. Je conseille à tout musicien d'écouter les deux premiers albums des Seeds mais aussi les autres car ils ont beaucoup d'énergie et sont très simples. » (Sky Saxon)

En plein cœur du Summer Of Love, les Seeds sortent leur 3ème LP (août 1967). Future tente de surfer sur la vague psychédélique et baroque empruntée par les Beatles de Sgt Pepper's en incorporant à sa musique des instruments comme le sitar, la harpe, les tablas, le tuba. Malgré cela, Future ne fait pas montre d'arguments suffisamment convaincants pour se hisser au niveau de ce qui reste le meilleur disque rock de tous les temps.

Pourtant Sky Saxon, grand gobeur d'acide, n'en démord pas : il se compare aux Fab Four. Laissons-lui la responsabilité de propos énoncés alors qu'il a le nez à fond dans les psychotropes et l'esprit embrumé. Essentiellement acoustique, le troisième volet du catalogue, très décent, reste encore très naïf et limité mais surtout assez complexe.

Psych Out.

Grâce à leur nouvelle popularité, les Seeds décrochent une participation dans le film Psych Out de Richard Rush (avec Jack Nicholson en 1968). Parallèlement, il enregistrent fin 1967, le bon Raw & Alive In Concert At Merlin's Music Box (surtout 900 Million People Daily), sorti en 1968 chez PNB Crescendo, hélas gâché par des overdubs un peu grossiers pour évoquer ici un véritable live.

Dans la foulée de ce disque, les Seeds, minés par les drogues, rentrent dans le rang malgré un 4ème LP studio, Full Spoon Of Seedy Blues (fin 1967). Blues, ce nouvel opus mal produit et crédité au Sky Saxon Blues Band (du fait du départ de Andridge et Savage) tient surtout de la curiosité. On est alors très loin du monstrueux groupe de rock garage, même si Muddy Waters, auteur des « liner notes » de l'album, est persuadé que l'Amérique tient en les Seeds ses Stones.

L'été 1968 scelle la dissolution du groupe, les Seeds n'étant plus que l'ombre des pionniers du rock garage qu'ils furent ; Sky Saxon, après avoir tenté, avec Hooper, de rebondir chez MGM avec un ersatz de Seeds (Sky Saxon And The Seeds/1969), se tourne vers la spiritualité (la secte de Father Yod) puis, déménage sur Hawaï pour, jusqu'en 1978, réaliser sa propre musique.

Le ciel vit au rythme de Pushin' Too Hard.

Après quelques collaborations avec Red Kross et les Chesterfield Kings (80's), Saxon et les Seeds tentent un come-back en 1989 dans une tournée « Summer Of Love », avec Love, The Music Machine, Big Brother & The Holding Company et Strawberry Alarm Clock. Les Seeds (Savage et Saxon) se reforment en 2004 pour une tournée européenne, mais celle-ci vire en eau de boudin quand deux de ses membres quittent la formation lors d'une étape en Grèce.

Seule la mort pouvait distendre les liens entre Sky Saxon et le milieu. Comme il se plaisait à le répéter sur son site : « Je crois que je ne prendrai ma retraite que le jour de ma mort. Je ne crois pas à la mort, aussi je m'arrêterai le jour où je quitterai mon corps. Mais j'ai bien l'intention de continuer à écrire et à me produire au Paradis. ». Depuis le 25 juin 2009, le ciel vit au rythme de Pushin' Too Hard (RAZOR©).

DISCOGRAPHIE 60'S.

LP Studio 1 - 1966

 

Seeds lp

 

THE SEEDS

THE SEEDS – 1966  4/5

 

Publié en avril 1966.

Produit par Marcus Tybalt.

Durée:34:44.

Label:PNB Crescendo.

Genre:garage rock,rock psychédélique,proto-punk,acid rock.

 

Psychédélic trash.

 

Sky Saxon à la scène, mais Richard Elvern Marsh pour l’état civil, bassiste et chanteur, s’est éteint alors que le tsunami médiatique de la nouvelle de la mort de Michael Jackson écrasait tout sur son passage.

Parti dans la discrétion, l’homme aux cheveux de paille désordonnés, celui qui fut le chanteur mémorable d’un groupe californien (de Venice) atypique, mais surtout inoubliable, des années 60, les Seeds, était de la race des Arthur Lee (Love), des Roky Erickson (13th Floor Elevators), ces artistes allumés qui ont posé les bases du psychédélisme des sixties.

The Seeds, qu’il a contribué à créer en 1965 avec l’amérindien Jan Savage (guitare), l’excentrique Dary Hooper (claviers) aux tenues vestimentaires démentes et l’excellent Rick Andridge (batterie), furent originellement un groupe de rock bien dans la tradition garage, le temps de sortir quelques singles en ce sens, dont le phénoménal Pushin’ Too Hard, avant de colorer leur rock plutôt primaire et sauvage de notes flower power, popularisant du même coup le rock psychédélique, tout en présageant le phénomène punk à venir et pour lequel il fut très influent.

Groupe à la carrière éphémère (elle prend fin en 1970), mais culte pour autant, les Seeds publient deux albums l’année 1966, dont l’éponyme The Seeds (en écoute intégrale ici) sorti en avril 1966, le second étant Web Of Sound. L’album The Seeds, produit par Marcus Tybalt, a de la gueule et frappe fort pour un premier jet, même s’il a tendance à être répétitif.

Quelques pistes particulièrement costaudes en émergent : les singles sortis en 1965, en juin pour Can’t Seem To Make You Mine et en novembre pour l’inamovible Pushin’ Too Hard, No Escape, Girl I Want you. Try To Understand, Nobody Spoil My Fun, Evil Hoodoo, un ton en dessous, sont également dignes d’intérêt, plus que le lot restant, qui a pour vocation principale de remplir (RAZOR©).

 

Face 1.

1. Can't Seem to Make You Mine.

2. No Escape.

3. Evil Hoodoo.

4. Girl I Want You.

5. Pushin' Too Hard.

 

Face 2.

1. Try to Understand.

2. Nobody Spoil My Fun.

3. It's a Hard Life.

4. You Can't Be Trusted.

5. Excuse, Excuse.

6. Fallin' in Love.

 

Rick Andridge:batterie.

Daryl Hooper:orgue,piano,claviers,chant.

Jan Savage:guitare,guitare rythmique,chant.

Sky Saxon:basse, harmonica,chant.

LP Studio 2 - 1966

 

Seeds a web of sound

 

THE SEEDS

A WEB OF SOUND – 1966  5/5

 

Publié en octobre 1966.

Produit par Marcus Tybalt.

Durée:37:58.

Label:GNP Crescendo.

Genre:garage rock,acid rock,rock psychédélique,proto-punk.

 

Un final épileptique.

 

Il faut avoir ce second LP des Seeds, A Web Of Sound (en écoute intégrale ici), sorti la même année 1966 que l’album éponyme antérieur. Ne serait-ce que pour le presque ¼ d’heure tourmenté d’un Up In Her Room obsédant. Un riff permanent, régulier, intense, qui revient en boucle comme pour mieux te torturer et te prendre dans les mailles d’une toile tissée progressivement (comme celle qui orne la pochette du disque), un Farfisa en transes qui te farcit le cerveau (louons le jeu du génial Hooper), un tempo qui va crescendo pour mieux te prendre, des instruments qui se font de plus en plus forts, des sons qui se déforment, flirtant avec le chaos dans sa phase terminale… Grandiose !

Un des meilleurs instants de l’épopée du rock… Si ça n’est pas du rock psychédélique, c’est bien imité. A Web Of Sound passe à la vitesse supérieure, fait faire au groupe de Venice un pas de géant dans sa carrière, par rapport à l’album précédent.

Originale, surprenante, sa musique a incontestablement influé sur l’échiquier psychédélique qui fleurira en 1967. Les Doors seront sous le charme, Jim Morrison craquera pour ce son si étrange, Manzarek y puisera des indications pour optimiser toute la substantifique moelle de son orgue.

La phase initiale (de l’excellent et atypique Mr Farmer à Rollin’ Machine), punk rock, est un tremplin pour les groupes du genre de la fin des seventies.

Pour moi, l’intérêt de ce disque (peut-être leur meilleur) réside plutôt dans sa deuxième partie, constituée d’un Just Let Go (et sa basse funky) que Saxon pilonne lascivement de Justa Justa Justa, martèle de de Woo-woo-woo et de plaintes qui ne laissent aucun doute sur le caractère sexuel de la chanson.

Avec en point d’orgue, le géant Up In Her Room énoncé ci-dessus. C’est lourd, déjanté, époumoné, haletant, dense, proche de l’épilepsie et j’aime cette atmosphère. J’ai lu quelque part que ce groupe a inventé le Velvet Underground. La remarque est pertinente et pas si folle que ça (RAZOR©).

 

1. Mr. Farmer.

2. Pictures and Designs.

3. Tripmaker.

4. I Tell Myself.

5. A Faded Picture.

6. Rollin' Machine.

7. Just Let Go.

8. Up in Her Room.

 

Sky Saxon:chant,harmonica,basse.

Jan Savage:guitare.

Daryl Hooper:piano,orgue.

Rick Andridge:batterie.

LP Studio 3 - 1967

 

Seeds future

 

THE SEEDS

FUTURE – 1967  3,5/5

 

Publié en août 1967.

Produit par Marcus Tybalt.

Durée:40:00.

Label:GNP Crescendo.

Genre:rock psychédélique.

 

Le Sergent Peppers du pauvre.

 

Pour virer de son piédestal de meilleur album de rock de tous les temps, l’inamovible Sergent Peppers des Beatles, il aurait fallu avancer des arguments autrement plus convaincants que ceux proposés par Future (en écoute intégrale ici) des Seeds de Sky Saxon.

Même si ce dernier, fréquemment sous psychotropes au point d’en avoir les neurones niqués, l’esprit visiblement totalement embrumé et le discernement faussé, claironnait, haut et fort, faire des chansons meilleures que celles des Scarabées, il était assez au fait des choses musicales pour ne pas se risquer à comparer son troisième LP (et son premier à emprunter une voie résolument psychédélique), au fabuleux classique du genre, réalisé par le tandem Lennon/McCartney.

Le parodier et s’en amuser, se faire plaisir, oui. Les Seeds étaient certes des originaux, mais de là à les installer à un niveau qu’ils n’ont visiblement pas (dans ce registre purement psychédélique, en tout cas), faut quand même pas déconner.

Leurs dispositions instrumentales, indiscutables, ne s’accompagnent pas, dans Future (1967), du talent créatif qui fait l’intemporalité des œuvres comme le Sergent Peppers. La comparaison avec ce monument discographique du rock s’arrête au son du tuba du titre qui introduit le disque, car, pour le reste, l’inspiration et la brillance font défaut. Il est toutefois patent que celui-ci a été leur influence principale pour accoucher de Future.

Leur vision psychédélique les éloigne de leurs fans pro rock garage des deux albums précédents, même si elle leur permet d’innover, avec une immersion dans un son inédit pour eux et de proposer un produit honnête, avant tout ludique et dénué d’intentions d’en découdre avec les charts.

Puisque nous en sommes au stade des comparaisons, difficile de nier, par contre, la similitude d’A Thousand Shadows avec Pushin’ Too Hard. Plus rapide, bonifié, il est doté d’un autre son et soutenu par un claviériste hors norme (l’énorme Darryl Hooper).

Essentiellement acoustique, dépouillé (et je le regrette car parfois c’est un peu ennuyeux) d’effets psychédéliques (comme c’était de coutume sur un album dit psychédélique à l’époque), faisant appel à des instruments sortant du cadre traditionnel comme le sitar, la harpe, les tablas, la harpe, le tuba (comme les Fab Four du Sergent Peppers), Future est un dépaysement total et répond aux besoins de s’évader, besoin dont la jeunesse du moment était alors si friande.

Parfois décalé, parfois naïf et limité, pas toujours distingué lyriquement (les Seeds n’étaient pas des exemples en termes d’écriture), ce Sergent Peppers du pauvre n’en propose pas moins quelques originalités comme Flower Lady And Her Assistant, March Of The Flower Children, Now A Man, Falling et a, au moins, un mérite : celui de faire passer un bon moment. Il faudra cependant plusieurs écoutes à certains pour en apprivoiser les contours (RAZOR©).

 

1. Introduction

2. March Of The Flower Children

3. Travel With Your Mind

4. Out Of The Question

5. Painted Doll

6. Flower Lady And Her Assistant

7. Now A Man

8. A Thousand Shadows

9. Two Fingers Pointing On You

10. Where Is The Entrance Way To Play

11. Six Dreams

12. Falling

 

Daryl Hooper:claviers.

Jan Savage:guitare.

Sky Saxon:chant,basse.

Rick Andridge:batterie.

LP Studio 4 - 1967

 

Seeds a full spoon of seedy blues

 

THE SEEDS

A FULL SPOON OF SEEDY BLUES – 1967  3/5

 

Publié en novembre 1967.

Produit par Marcus Tybalt.

Durée:31:56.

Label:GNP Crescendo.

Genre:blues-rock,blues.

 

Attention, sortie de garage.

 

Crédité initialement au Sky Saxon’s Blues Band (créé par Saxon et Hooper), alors que le groupe a été remodelé par Saxon pour relancer une formation qui bat de l’aile et contrer des rivaux talentueux comme Love ou les Doors, ce quatrième album des Seeds, A Full Spoon Of Seedy Blues (avec les membres de Muddy Waters qui en pince pour ces jeunes gens en lesquels il voit les Stones américains) se place après Future (1967) dans la discographie des californiens.

Alors que ce dernier, qui se vend bien, fait dans le rock psychédélique en calquant son inspiration, ni plus, ni moins, sur la référence du genre le Sergent Peppers, A Full Spoon Of Seedy Blues (en écoute intégrale ici)prend une surprenante orientation blues/blues-rock, une influence que leur premier album éponyme peut laisser entrevoir (notamment Fallin’ In Love).

Ceux qui attendent une extension de Future en sont donc pour leurs frais. La surprise passée, l’amertume ravalée, reste un disque qu’il n’y a pas lieu de diaboliser ; il est d’une écoute plutôt agréable, doté d’un bon son et, même s’il ne marche pas sur les plates bandes des cadors en la matière, il a sa place dans le catalogue du groupe de Venice.

Pretty Girl, I’ll Help You, Moth And The Flame, Plain Spoken, empruntée à Muddy Waters, émergent d’un lot très acceptable (RAZOR©).

 

1. Pretty Girl.

2. Moth And The Flame.

3. I'll Help You.

4. Cry Wolf.

5. Plain Spoken.

6. The Gardener.

7. One More Time Blues.

8. Creepin' Around.

9. Buzzin' Around.

 

Rick Andridge:batterie.

Daryl Hooper:claviers.

Jan Savage:guitare.

Sky Saxon:chant,basse.

LP Live - 1968

 

Seeds raw and alive

 

THE SEEDS

RAW & ALIVE IN CONCERT AT MERLIN’S MUSIC BOX – 1968  3,5/5

 

Publié en mai 1968.

Produit par Marcus Tybalt,Neil Norman.

Durée:41:08.

Label:GNP Crescendo.

Genre:garage rock,rock psychédélique,proto-punk.

 

(Faux) live.

 

Raw & Alive (1968) In Concert At Merlin’s Music Box (en écoute intégrale ici) a beau être bon, le rajout d’une pseudo ambiance hystérique et d’applaudissements intempestifs pour faire croire au live, me pompent royalement.

Même si le public entre autant en transes que celui à l’origine de cette excitation collective, Sky Saxon des Seeds, la supercherie a du mal à passer. Qu’à cela ne tienne, ce faux live, très énergique il faut l'admettre, a plus d’intérêt, à mon sens, que Future et A Full Spoon réunis dans un seul et même package.

Les pistes plus familières, empruntées aux deux premiers LP (l’éponyme et A Web Of Sound), proposent une approche sonore plus âpre que les enregistrements studios originels, aspect qui n’est pas pour me déplaire. Je déplore toutefois que l’épileptique Up In Her Room n’ait pas le même effet sur moi que sa version studio.

Ces titres sont complétés par quelques petites merveilles comme 900 Million People Daily, Mumble Bumble, Gyspsy Plays His Drums, Satisfy You, Forest Outside Your Door, Night Time Girl…

Ce disque révèle la qualité d’un groupe passé à côté d’une belle carrière s’il avait été mieux encadré et permet aux Seeds d’alors d’y croire encore (RAZOR©).

 

1. Introduction by 'Humble' Harv.

2. Mr. Farmer.

3. No Escape.

4. Satisfy You.

5. Night Time Girl.

6. Up In Her Room.

7. Gypsy Plays His Drums.

8. Can't Seem To Make You Mine.

9. Mumble Bumble.

10. Forest Outside Your Door.

11. 900 Million People Daily (All Making Love).

12. Pushin' Too Hard.

 

Sky Saxon:basse,chant.

Jan Savage:guitare.

Daryl Hooper:claviers.

Rick Andridge:batterie

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