Alan Parsons Project.

BIOGRAPHIE.

 

 

THE ALAN PARSONS PROJECT/Glasgow (Écosse - UK)

 

Alan patsons project intro

 

Actif entre 1975 et 1990.

Labels:20th Century Records,Arista.

Genre:rock progressif,pop-rock.

Site officiel:www.the-alan-parsons-project.com

 

Le studio pour univers.

Alan Parsons Project est un groupe un peu à part dans le rock des 70's. Il avait la triple particularité de n'exister qu'en studio, de ne compter aucun membre permanent, hormis ses concepteurs, l'écossais Eric Woolfson et le britannique Alan Parsons, et de n'avoir jamais fait la moindre tournée, se satisfaisant de quelques rares concerts donnés ça-et-là.

Malgré ce statut qui se serait avéré contraignant pour la majorité des groupes de l'époque, il n'en a pas moins porté, à un niveau exceptionnel, son ambitieux et créatif projet rock consistant à privilégier l'ingénierie et la production aux musiciens, et connu la gloire avec.

Alan parsons project eric woolfsonFeu Eric Woolfson (mort en 2009)...

Alan parsons project parsons 2020...et Alan Parsons...

Alan parsons project groupe de studio...ont le studio pour seul univers.

Alan parsons project tales of mystery and imagination 76Premier LP à en émaner en 1976, Tales...

Alan parsons project the turn of a friendly card 1980...annonce une discographie brillante (LP 1980).

45 millions de ventes, 9 nominations aux grammies.

Rappelons pour l'exemple les sublimes albums que sont Tales Of Mystery And Imagination (1976), I Robot (1977), Pyramid (1978), The Turn Of A Friendly Card (1980), nés de la rencontre entre l'auteur-compositeur inspiré et claviériste talentueux qu'est Woolfson et l'ingénieur du son-producteur génial venant tout juste de finir le légendaire Dark Side Of The Moon de Pink Floyd (il est nominé aux Grammy Awards à ce titre), à savoir Alan Parsons.

Entre 1975 et 1990 date à laquelle Woolfson se détache de l'Alan Parsons Project pour le théâtre et Freudiana (comédie musicale sur Freud), cette formation atypique se forge une brillante discographie, forte d'une dizaine de LP, qui génère à ce jour plus de 45 millions de ventes tous formats confondus, se pare d'or et de platine à de maintes reprises et occasionne neuf nominations aux Grammy Awards.

Denmark Street, point de départ de l'aventure.

La rencontre entre les deux collaborateurs historiques du groupe qui aboutira à ce partenariat fructueux se fait à l'été 1974 dans les studios Abbey Road où Woolfson officie comme pianiste de session et Parsons comme apprenti ingénieur du son.

A cette époque, le natif de Glasgow fait valoir un parcours professionnel déjà très conséquent. Pianiste autodidacte qui a joué à l'oreille tout le long de sa carrière, Woolfson, après avoir tourné le dos à une carrière de comptable qui lui tendait les bras (son père avait un magasin de meubles) déménage sur Londres où il s'installe définitivement au milieu des 60's.

Dès son arrivée dans la capitale, il se met en quête de trouver un engagement et se tourne alors vers ce qui est le point stratégique de la musique populaire britannique à Londres : Denmark Street où se concentrent studios d'enregistrement indépendants, éditeurs musicaux, commerces de disques et librairies spécialisées dans le rock, comme Helter Skelter Publishing.

Dans ce qui est le pendant de Tin Pan Alley à New York, les Stones ont enregistré au 4 de la Denmark Street (le Regent Sound Studio), David Bowie fréquentait régulièrement le 8 (Café Gioconda), Elton John et Bernie Taupin composaient dans les bureaux à l'étage.

Woolfson y fait les rencontres qu'il espère pour son avenir de musicien. Il croise la route de Jimmy Page et John Paul Jones, futurs Led Zep, mais surtout obtient un rendez-vous auprès d'Andrew Loog Oldham, manager des Stones, sur le point de fonder son propre label, Immediate Records. Celui-ci le fait patienter quatre longues heures avant de l'auditionner, mais sa patience est récompensée par un engagement comme pianiste pour Immediate et ses sociétés satellites.

Dans le même temps, il réussit à placer ses chansons comme Tomorrow's Calling, passée entre les mains de Marianne Faithfull (1966) ou Baby Make It Soon, devenue la face B du single Out Of Time de Chris Farlowe (1966).

N'étant pas lié par un contrat d'exclusivité, il travaille également pour le label indépendant Southern Music mais aussi comme producteur ou manager avec Dave Berry, The Tremoloes, The Equals, Frank Ifield, The Marmalade, The Swinging Blue Jeans, Herman's Hermits, Carl Douglas (Kung Fu Fighting/74), 10 CC (sous le pseudo Eric Elder)...

La rencontre avec Parsons.

C'est à la cantine d'Abbey Road qu'il est confronté pour la première fois à Alan Parsons (1974). Ce dernier lui demande alors de devenir son manager. Le duo travaille alors avec Pilot (qui contribuera avec Alan Parsons Project) , Cockney Rebel, John Miles, Al Stewart, Ambrosia et les Hollies.

Parsons n'est pas en reste, côté expérience. Son environnement familial, avec un arrière-grand père acteur, un père pianiste et une mère actrice et chanteuse, le prédispose naturellement à un parcours professionnel dans la musique.

Après quelques touches dans le blues au sein de The Earth (un LP, Elemental, en 1968), il décroche, à 19 ans, un contrat dans le temple des studios londoniens, Abbey Road. Ingénieur du son pour EMI, il travaille sur les enregistrements des artistes et des groupes qui transitent par l'endroit cher aux Beatles.

En qualité d'opérateur de ruban, il a même le privilège au cours de l'année 69 de participer à Let It Be et comme assistant, de faire partie de l'équipe technique sur Abbey Road, les deux derniers albums des Fab Four.

A la fin des Beatles, il devient ingénieur du son pour Paul McCartney ainsi que pour Pink Floyd (Atom Heart Mother, Dark Side Of The Moon), les Hollies (The Hollies et Another Night).

Un tel état de service lui amène le respect du milieu et une solide notoriété, notamment du fait de son travail derrière les consoles de Dark Side Of The Moon, multi platine et resté 942 semaines dans les charts.

Cette réussite lui ouvre d'autres portes : il est derrière Magic des écossais de Pilot, produit l'album Rebel (1976) de John Miles et son hit planétaire Music, ceux de Cockney Rebel (The Psychomodo et The Best Years Of Our Lives), ainsi que son single Make Me Smile, Year Of The Cat (Al Stewart) et deux LP des prog d'Ambrosia.

La naissance du projet APP.

Peu de temps après que Woolfson et Parsons aient fait connaissance, ils évoquent l'idée de fonder une entité de studio à part, basée sur la haute qualité du son produit et faisant appel à des chanteurs et musiciens différents selon l'album réalisé.

L'objectif est alors de sélectionner, au chant notamment, les profils les mieux adaptés à chaque chanson. Le projet en question, sur proposition de Woolfson qui préfère l'ombre à la lumière, s'appellerait Alan Parsons Project, afin de thésauriser sur la popularité amassée précédemment par le producteur et ingénieur du son. Le partenariat est effectif dès 1975 et va s'avérer fructueux.

Le premier album découlant de cette démarche est Tales Of Mystery And Imagination sur le label Charisma (juillet 1976). Woolfson l'amène sur un plateau au projet. En effet, l'écossais en a conçu l'écriture avant même qu'Alan Parsons Project ne démarre. A charge pour Parsons de le mettre en musique.

Conceptuel, ce disque enregistré et mixé entre juillet 75 et janvier 76 aux studios Abbey Road, produit par Parsons, est né de la passion de Woolfson pour l’œuvre d'Edgar Allan Poe.

Alan parsons project portrait

« Ce fut une décision difficile de refuser l'offre de Pink Floyd de travailler avec eux à plein temps, pas seulement sur Wish You Were Here . Ils m'ont demandé de faire tous leurs sons, live comme studio, mais, au moment où cette offre est tombée, j'avais déjà du succès en tant que producteur avec des artistes comme Pilot et Cockney Rebel. J'ai donc décidé de la repousser et de continuer dans la voie qui me réussissait à l'époque. Je sentais que tout ce que j'entreprenais alors était gagnant. » (Alan Parsons)

Une discographie conséquente et brillante.

En se classant au 38ème du Billboard, en flirtant avec le top 10 en Allemagne (N°11) et en faisant 6 en France, cet album, un incontournable du catalogue d'Alan Parsons Project précipite la décision du label de signer le groupe sur du long terme.

9 autres albums concepts suivront : I Robot (1977) affecté à la science-fiction, l'excellent Pyramid (1978), plus pop, le surprenant Eve (1979), l'exceptionnel The Turn Of A Friendly Card (1980).

La suite amorcée avec un décevant Eye In The Sky (1982), à savoir Ammonia Avenue (1984), Vulture Culture (1985), Stereotomy (1986), Gaudi (1987) et Freudiana (1990), s'avère mi-figue, mi-raisin, et un peu redondante.

Woolfson, mort en 2009, en signera la quasi-totalité de l'écriture et assurera également le chant principal sur les titres les plus populaires d'Alan Parsons Project, comme Time (1981), Eye In The Sky (1982) et Don't Answer Me (1984).

Ces chansons, toutes 3 top 10 du Billboard Adult, contribuent beaucoup à la notoriété du duo (N° 10 pour Time, 3 pour Eye In The Sky et 4 pour Don't Answer Me).

Dès 1993, Parsons et Woolfson cessent leur collaboration sous l'identité d'Alan Parsons Project. Chacun poursuit alors une voie différente. Il restera de leur collaboration un groupe de studio sans véritable visage qui a réussi la gageure d'être à son apogée quand le punk était à son zénith (RAZOR©2020).

DISCOGRAPHIE 70'S.

LP Studio 2 - 1977

 

Alan parsons project i robot 77

 

ALAN PARSONS PROJECT

I ROBOT – 1977  4/5

 

Publié en juin 1977.

Produit par Alan Parsons.

Durée: 41:05.

Label:Arista.

Genre:rock progressif,art rock,rock symphonique,rock électronique.

 

Grand millésime.

 

Deuxième levée du catalogue du duo Woolfson/Parsons, I Robot, dont le concept s'appuie sur la trilogie Robot d'Isaac Asimov, auteur de science-fiction, est enregistré entre janvier et mars 77, dans le cadre des studios Abbey Road où les deux artistes ont leurs habitudes.

Woolfson y a été embauché comme pianiste de sessions, tandis que son compère Parsons y officie comme ingénieur.

Le disque en question sort pour Arista en juin 77 et fait suite chronologiquement à Tales Of Mystery And Imagination, publié un an auparavant (juillet 76) sous Disc AZ.

Le partenariat avec Arista s'engage ici même, il durera jusqu'au terme de l'aventure Alan Parsons Project, à savoir Gaudi (1987).

Dans l'esprit, il était question pour son auteur, Woolfson, de donner une prolongation à l'album précédent axé sur Edgar Allan Poe, ce à quoi le label s'oppose dans la mesure où le premier jet n'est pas de leur fait.

Ce refus du label ne déconcerte pas pour autant Woolfson qui a plus d'un tour et d'une idée dans son sac. Il se projette donc sur l’œuvre d'Asimov dont il veut faire le point d'achoppement de son nouveau projet. L'écrivain se montre intéressé mais des problèmes de droits contraignent Woolfson à revoir ses plans de départ.

Si I Robot survit à ces contretemps, l'auteur du projet doit réécrire le concept ; malheureusement, il s'en éloigne quelque peu et son travail s'avère être un tantinet différent de l'idée initiale souhaitée. Woolfson réussit toutefois à ramener son projet dans les clous et à le traduire d'une manière très convaincante.

Le futuriste et planant I Robot restitue l’atmosphère qui sied à l'album précédent. Musicalement, il développe des instrumentaux énormes, comme Genesis CH.1V.32, comme le morceau titre, Nucleus ou Total Eclipse, ainsi qu'une matière inspirée (I Wouldn't Want To Be Like You, Breakdown). A noter, par ailleurs,un superbe blues psychédélique, Day After Day, et un poignant Some Other Time.

I Robot est un excellent millésime auquel le fan de musique progressive et symphonique n'échappera pas (RAZOR©).

 

1. I Robot.

2. I Wouldn't Want To Be Like You.

3. Some Other Time.

4. Breakdown.

5. Don't Let It Show.

6. The Voice.

7. Nucleus.

8. Day After Day (The Show Must Go On).

9. Total Eclipse.

10. Genesis CH. 1V.32.

 

Alan Parsons:claviers,synthétiseurs,Vocoder,Projectron,guitare acoustique,chœurs.

Ian Bairnson:guitare acoustique et électrique,chœurs.

B.J. Cole:pedal steel guitare.

David Paton:basse,guitare acoustique.

Stuart Tosh:batterie,percussions.

Eric Woolfson:claviers,synthétiseurs,Vocoder,Projectron,chœurs.

Duncan Mackay:claviers.

John Leach:cymbales,kantele.

Lenny Zakatek,Allan Clarke,Steve Harley,Jack Harris,Peter Straker,Jaki Whitren,Dave Townsend,Hilary Western,John Perry,Smokey Parsons,Stuart Calver,Tony Rivers,The New Philarmonia Chorus,The English Chorale:chœurs.

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