Atomic Rooster

BIOGRAPHIE.

 

ATOMIC ROOSTER/Angleterre.

 

Atomic rooster

 

Formé en 1969.

Années actives:1969/1975,1980/1983.

Genre:rock progressif,hard rock,heavy rock,blues rock,rock psychédélique.

Labels:B&C,Dawn,Decca,EMI,Polydor,Towerbell,Pegasus.

 

Crane et Palmer, les tauliers.

En 1969, Atomic Rooster apparaît pour la première fois sur la scène anglaise du rock progressif. Ses membres fondateurs, le claviériste Vincent Crane et le batteur Carl Palmer ne sont pas les premiers venus. Tous deux ont bossé préalablement avec Arthur Brown dont le Crazy World pond un des chefs d’œuvre de rock psychédélique, l’éponyme Crazy World Of Arthur Brown. Vincent Crane y mixe l’album tandis que Carl Palmer, le futur Palmer d’Emerson Lake & Palmer, s’il ne bat pas sur ce disque, n’en est pas moins un élément clé des tournées d’Arthur Brown.

Avec trois o.

C’est sur cette formation, qu’ils délaissent en 1969, que Crane et Palmer rebondissent avec Atomic Rooster que rejoint, un an plus tard, Nick Graham, bassiste. Au début de l’année 70, un premier LP, Atomic Roooster (oui, oui, avec trois o) pointe le bout de son nez : pas vilain du tout et prometteur au regard de l’accueil réservé par le public puisqu’il atteint le rang 49 au Royaume-Uni. Pas suffisant pour retenir Carl Palmer et Nick Graham.

Atomic rooster palmer

"Quand, en 1971, le single Tomorrow Night cartonnait à la radio, je me suis demandé si j'avais pris la bonne décision de quitter Atomic Rooster. C'était un très grand groupe en Europe, moins aux States. (Carl Palmer)

Crane, bassiste remplaçant.

Si Palmer est remplacé par Paul Hammond et qu’un guitariste intègre le groupe, à savoir John DuCann (Andromeda), Nick Graham lui ne l’est pas. Vincent Crane décide de faire les lignes de basse depuis son orgue. Atomic Rooster n’aura donc connu qu’un seul bassiste.

Death Walks Behind You, la référence Rooster.

C’est ce line-up qui vaque au deuxième LP, Death Walks Bekind You (1970), la référence absolue des anglais. Le très bon In Hearing Of (1971) est le numéro 3 du catalogue, le trio passe en quatuor avec l’apport de Peter French (futur Cactus) qui prend le chant. A la fin de cette même année 71, DuCann et Hammond mettent les voiles vers Hard Stuff ; un nouveau line-up reprend les destinées d’Atomic Rooster en 1972 : Vincent Crane, Chris Farlowe, Ric Parnell et Steve Bolton.

Une orientation funky.

Les intéressants Made In England (1972) et son suivant Nice ‘n’ Greasy (1973), numéros 4 et 5 du catalogue, amorcent une orientation un peu plus funky. Vincent Crane, en proie à de sérieux troubles psychologiques, dissout sa formation en 1975. En 1980, après une tentative de réamorçage initiée par Crane et DuCann (Atomic Rooster/LP1980), puis par Crane qui ne veut pas lâcher l’affaire (Headline News en 1983 sur lequel joue David Gilmour), le leader d’Atomic Rooster s’éteint, victime d’une overdose médicamenteuse. Atomic Rooster est parti avec lui (RAZOR©)

DISCOGRAPHIE DES 70'S.

LP Studio 1 - 1970

 

Atomic rooster 1970 atomic roooster

 

ATOMIC ROOSTER

ATOMIC ROOOSTER – 1970  3,5/5

 

Publié en février 1970.

Produit par Atomic Rooster,Tony Colton.

Durée:40:14.

Label:B&C.

 

Le meilleur est à venir.

 

Frontalier avec la Belgique, j’ai découvert Atomic Rooster sur la RTBF, dans une émission qui, si ma mémoire ne me fait pas défaut, s’appelait Feu Vert (animée par André Remy) et qui passait le jeudi en fin d’après midi (de 66 à 77). En noir et blanc.

Grâce à Francine Arnaud, dans le cadre de cette émission touche-à-tout, un créneau était alors accordé aux jeunes musiciens rock. Les artistes se pointaient généralement, muni de leur disque sous le bras, qu’ils présentaient en quelques mots face à la caméra et jouaient, en play-back généralement, le  titre vedette. C’est comme ça que j’ai fait mes premières incursions dans le heavy rock d’Atomic Rooster, nés sur les cendres du Crazy World Of Arthur Brown où évoluaient l’organiste Vincent Crane et le batteur Carl Palmer (ce dernier apparaissant surtout sur les tournées d’Arthur Brown), les fondateurs d’Atomic Rooster (1969).

Rejoints par Nick Graham, chanteur et bassiste, le trio anglais publie rapidement un premier album presqu’éponyme, Atomic Roooster (en écoute intégrale ici) , avec, et c’est délibéré, trois O, please.

Ce line-up explose avec le départ de Graham et de Palmer, ce qui fera dire aux critiques à propos du premier nommé qu’il a été le seul à tenir la basse pour le groupe, compte tenu qu’il ne sera pas remplacé, Crane assurant les lignes de basse à partir de l’orgue.

Le moins que l’on puisse dire de ce premier jet, c’est qu’il véhicule de l’énergie, de la lourdeur et du progressif. Et c’est un peu paradoxal dans la mesure où l’élément dominant de cette musique est l’orgue de Crane.

Comme certaines pistes sont très croustillantes, il eut été captivant de voir ce que le même répertoire, un peu inégal cependant, aurait donné avec le guitariste fougueux John DuCann, le remplaçant de Graham, venu après ce LP. C’est pour ces motifs qu’il vaut mieux se projeter sur les prochains disques du Coq Atomique, beaucoup plus juteux et plus cohérents  que ce Roooster à trois O (1970), à moins de se reporter sur la réédition de 2004.

Cette première mouture d’Atomic Rooster s’en tire bien avec les excellents And So To Bed, Sly, Broken Wings, Friday the Thirteen et Winter, mais n’a pas ce côté killer qui sied aux grands du genre. L’affaire n’est pas sans rappeler Nice ou ELP, vers lequel l’extraordinaire batteur qu’est Carl Palmer prolonge sa carrière désormais (RAZOR©).

 

1. Friday The Thirteenth.
2. And So To Bed.
3. Broken Wings.
4. Before Tomorrow (instrumental).
5. Banstead.
6. S.L.Y.
7. Winter.
8. Decline And Fall.

Vincent Crane:orgue,piano,chant.
Nick Graham:chant,basse,guitare acoustique,flûte.
Carl Palmer:batterie,percussions.

LP Studio 2 - 1970

 

Atomic rooster death

 

ATOMIC ROOSTER

DEATH WALKS BEHIND YOU - 1970  5/5

 

Publié en septembre 1970.

Produit par Atomic Rooster.

Durée:45:27.

Label:B&C (UK),Elektra (USA).

 

Lourd, mais subtil.

 

Le deuxième album d’Atomic Rooster (1970) est aussi leur meilleur avec In Hearing Of son suivant, sorti en 1971. Le batteur Carl Palmer, hélas pour la bande à Crane et heureusement pour ELP, quitte la formation à l’été 70, après un modeste Atomic Roooster (avec trois O).

Paul Hammond prend sa place derrière les fûts, tandis que l’ancien Andromeda John Du Cann occupe celle de guitariste et cela change la donne dès le second LP.

Le très réussi Death Walks Behind You est une belle pièce du début des années 70, une sorte de Sabbath, la subtilité en plus. La paire Du Cann/Crane donne une autre envergure à cette formation évoluant, depuis sa création, en trio, en faisant le meilleur line-up connu d’Atomic Rooster et l’égal de Free, Ten Years After, Black Sabbath, alors en vogue dans le concert rock progressif du moment.

Album très  cohérent, il démarre, on ne peut mieux, avec le sulfureux et infernal morceau titre où l’orgue de Crane tente de supplanter la guitare de Du Cann et réciproquement. Ce contexte concurrentiel intelligent entre les deux forces sert incontestablement les intérêts de la musique ici pratiquée et se retrouve avec plaisir sur tout le disque.

Musicalement, on  ne peut s’empêcher d’y voir une similitude avec Deep Purple, exception faite au niveau du chant où Ian Gillan était une pointure autrement plus douée que Du Cann, un peu coincé aux entournures. A sa décharge, la volonté de Crane d’être soulagé du chant.

Avec en tête de gondole, l’instrumental VUG, Tomorrow Night (top 10 en single chez les rosbeefs), Sleeping For Years, la belle ballade Nobody Else, I Can’t Take No More et le génial Death Walks Behind You, cet opus a tout pour attirer à lui les fans de bon heavy. Conclusion, c’est du lourd, pas du lourdingue (RAZOR©)

 

1. Death Walks Behind You.

2. VUG.

3. Tomorrow Night.

4. Seven Lonely Streets.

5. Sleeping For Years.

6. Can't Take No More.

7. Nobody Else.

8. Gershatzer.

 

Vincent Crane:orgue Hammond,piaano,choeurs.

John Du Cann:guitare,chant.

Paul Hammond:batterie,percussions.

LP Studio 3 - 1971

 

Atomic rooster in hearing of

 

ATOMIC ROOSTER

IN HEARING OF - 1971  4/5

 

Publié en août 1971.

Produit par Vincent Crane,Atomic Rooster.

Durée:41:24.

Label:Elektra.

 

Chaleureusement recommandé.

 

Groupe de rock progressif britannique, formé en 1969 sur les cendres du Crazy World Of Arthur Brown de et par Vincent Crane le claviériste, son nom vient du jour où Crane et Palmer ont quitté le Crazy World et l’Amérique, pour regagner leur Angleterre natale.

C’était le premier jour de l’année du coq dans le calendrier chinois. Il n’en fallait pas plus pour que, dans la tête d’un illuminé comme Crane, le groupe adopte le nom d’Atomic Rooster, le coq atomique (et non pas le homard). Y a de ces destinées…

Quand on parle d’Atomic Rooster, on pense toujours Carl Palmer mais le seul qui soit resté jusqu’au bout, c’est Vincent Crane. Jusqu’à sa mort par overdose en 1989, il a été dans le coup. C’est l’âme du groupe et le compositeur.

Carl Palmer n’est plus dans la formation quand l'excellent album In The Hearing of (écouter en intégrale ici) est réalisé (juillet 1971). Le line-up est constitué de Crane au piano et à l’orgue, de John Du Cann (guitare et chant), Pete French (chant) et de Paul Hammond (ex-Andromeda) à la batterie.

Son rock progressif est très influencé par le psychédélisme. Atomic Rooster est l’un des groupes les plus funky de cette époque. In The Hearing, troisième album du « coq atomique » est un très bon LP, trop peu connu à mon humble avis.

Avec un Vincent Crane, désormais seul boss et qui assure aussi les basses en mode Ray Manzarek, le groupe livre un album très compétent : le groove est puissant, les mélodies collent bien au chant vitriolé de Peter French, l’univers est rock-funk-jazz, ça balance bien pendant une quarantaine de minutes, comme l’illustrent Breakthrough, Break The Ice, Head In The Sky (les deux derniers morceaux sont de Du Cann), le violent A Spoonful Of Bromure Helps The Pulse Rate Go Down, la jolie ballade Decision/Indecision et le bluesy hypnotique Black Snake. C’est donc  chaleureusement recommandé  et c’est mon dernier mot Jean-Pierre (RAZOR©)

 

1. Breakthrough.

2. Break the Ice.

3. Decision/Indecision.

4. A Spoonful of Bromide Helps the Pulse Rate Go Down.

5. Black Snake.

6. Head in the Sky.

7. The Rock.

8. The Price.

 

Vincent Crane:piano,orgue.

John Du Cann:guitare,chant.

Pete French:chant.

Paul Hammond:batterie.

LP Studio 4 - 1972

 

Atomic rooster made in england original

 

ATOMIC ROOSTER

MADE IN ENGLAND - 1972  3,5/5

 

Publié en octobre 1972.

Produit par Vincent Crane.

Durée:44:23.

Label:Dawn (UK), Elektra (USA).

 

Traumatisme cranien.

 

Made In England (en écoute intégrale ici), paru en 1972 au Royaume-Uni sous une pochette en denim, implique la troisième mouture d’Atomic Rooster, celle qui voit l’arrivée du controversé Chris Farlowe, fraîchement débarqué d’un Colosseum venant tout juste de se ramasser, en février 1972. Exit John Du Cann, le saule pleureur Peter French (parti pour Cactus) et Paul Hammond, plus du tout en phase avec le déjanté Vincent Crane, désormais seul rescapé de la formation d’origine.

Rentrent Ric Parnell pour pourvoir au retrait d’Hammond et Steve Bolton (guitare). Crane, Farlowe, Bolton et Parnell…tous les petits biquets pointent à l’appel de ce quatrième album. A-t-elle au moins un avenir, cette nouvelle version du groupe de Crane ? Toujours perturbé par des troubles psychologiques (il est un peu zinzin sur les bords), Crane n’est pas l’élément fédérateur idéal pour fidéliser et cimenter sa troupe, mais question boulot, il se pose là, le Vince ! Et lui, son dada, c’est de faire cohabiter heavy et funky. Il en est traumatisé.

Et il a raison de s’entêter, l’animal, cet album lui donnant raison sur le sens qu’il cherche à donner à sa musique, un label Made In England.

S’appuyant sur des morceaux courts, plus efficaces et pour la plupart funky, sur des mélodies accrocheuses et sur des riffs dignes d’intérêt, Made In England a de la qualité. Avec l’emprise du soul sur le rock, Atomic Rooster III  gagne en finesse ce qu’il perd en lourdeur et c’est vraisemblablement la raison pour laquelle, avec l’arrivée pas toujours admise et comprise de Farlowe en supplément, beaucoup de fans s’en sont détournés, préférant concentrer leur attention sur les trois premiers albums de la formation de rock prog anglaise. Jugement un peu hâtif, il me semble.

Même s’il n’est plus la tasse de thé de ces infidèles, reconnaissons au moins à Crane et sa bande d’avoir fourni un travail très complet. Crane s’appuie ici sur les qualités de son nouveau line-up pour travailler cet album auquel Parnell et Bolton (deux titres chacun) participent au niveau de l’écriture. D’où une certaine variété qui s’en dégage.

Les titres qui, cependant, retiennent plus mon attention sont l’excellent Don’t Know What Went Wrong, Stand By Me, Never To Lose, Time Take My Life qui installe l’ambiance du disque et le rock psychédélique Space Cowboy. Les nostalgiques de l’Atomic d’hier  préfèreront l’apport de Parnell, Little Bit Of Inner Air et le « sudiste » All In Satan’s Name. C’est largement suffisant pour justifier une écoute (disponible sur Deezer), à défaut d’en faire un achat (RAZOR©).

 

1. Time Take My Life.

2. Stand by Me.

3. Little Bit of Inner Air.

4. Don't Know What Went Wrong.

5. Never to Lose.

6. Introduction.

7. Breathless.

8. Space Cowboy.

9. People You Can't Trust.

10. All in Satan's Name.

11. Close Your Eyes.

 

Vincent Crane:orgue,piano,synthétiseur ARP.

Steve Bolton:guitares.

Ric Parnell:batterie,percussions,chant sur 3. 

Bill Smith:basse sur 2.

Doris Troy,Liza Strike:choeurs sur 2/9.

LP Studio 5 - 1973

 

Atomic rooster nice n greasy

 

ATOMIC ROOSTER

NICE 'N' GREASY - 1973  3/5

 

Publié en septembre 1973.

Produit par Vincent Crane.

Durée:42:20.

Label:Dawn (UK),Elektra (USA).

 

Tempête sous un Crane.

 

Tempête sous un Crane est l’expression qui colle le mieux à Atomic Rooster à l’heure des bilans. D’où le titre de cette chronique du jour, la dernière portant sur le catalogue de la formation anglaise et pour le compte des années 70. Ce disque clôture le catalogue studio du groupe. Ce cinquième jet, c’est  le bien nommé Nice ‘N’ Greasy (en écoute intégrale ici) de 1973.

Tempête sous un Crane, pour faire référence au désordre psychologique qui affecte son leader, seul survivant du line-up d’origine et qui, s’il a tiré Atomic Rooster dans son sillage jusqu’à cet album, commence désormais à le pénaliser et à ne plus le faire évoluer.

Tempête sous un Crane pour la fragilité de l’équilibre des moutures qui se sont succédées et placées sous la direction de ce chef d’orchestre dérangé. Dernier épisode en date, Bolton, le guitariste qui avait suppléé Du Cann, quitte le navire après n’avoir fait que le traverser.

Tempête sous un Crane, eu égard à l’échec de sa tentative de publier un LP sous son seul nom, et au manque d’inspiration qui caractérise son nouveau travail. Tempête sous un Crane enfin, pour  la plus mauvaise prestation personnelle que cet organiste surdoué ait proposée dans un album d’Atomic Rooster.

Le turn-over est donc de mise, une fois de plus, pour l’enregistrement de Nice ‘N’ Greasy, appelé Atomic Rooster IV aux States et publié avec une pochette différente, deuxième album de rang pour Chris Farlowe. Le guitariste de rock prog et jazz fusion américain John Goodsall, empruntant le pseudo de John Mandala, pourvoit au remplacement de Bolton. On ne peut pas passer à côté de sa prestation car on n’entend pratiquement que lui.

La musique d’Atomic Rooster passe alors du heavy progressif initial, depuis allégé et qui n’a de progressif que le nom, à un style plus bluesy,  soul et funk. Ces éléments  figuraient déjà  sur le Made In England précédent.  Le hic, c’est que présentement, son capitaine de route semble absent ou manque de motivation, d’où une sensation que la musique d’Atomic Rooster dévie un peu trop de son port  de départ, vogue dans un épais brouillard et que personne à bord n’est en mesure de corriger le tir. 

Il y a bien quelques morceaux pour recadrer l’affaire comme Save Me, version revisitée de Friday the Thirteenth, sorti deux ans avant, Ear In The Snow et Satan’s Wheel. Par contre, Can’t Find Of Reason représente ce que j’exècre dans le rock, et ce n’est pas sur ce coup que je vais comme par enchantement  en pincer pour l’insupportable Farlowe.

Globalement, le bilan est moyen, mais quoi de plus normal, compte tenu que la matière qui sous-tend à ce disque, est d’une grande faiblesse. Comme on dit, d’un âne, on ne fait pas un cheval de course. Il ressort donc de cette écoute une sensation bizarre qui n’augure rien de bon et la pochette, une des pires du rock, va dans ce sens. Il y a des moment où les meilleures choses ont une fin. C’est le jour (RAZOR©).

 

1. All Across the Country.

2. Save Me.

3. Voodoo in You.

4. Goodbye Planet Earth.

5. Take One Toke.

6. Can't Find a Reason.

7. Ear in the Snow.

8. Satan's Wheel.

 

Vincent Crane:orgue Hammond,piano électrique,synthétiseur.

Chris Farlowe:chant.

Johnny Mandala:guitares.

Ric Parnell:batterie,percussions.

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