Peter Gabriel.

BIOGRAPHIE.

 

PETER GABRIEL/Chobham (Angleterre)

 

Peter gabriel 23 ans

 

Né le 13 février 1950 à Chobham (Angleterre).

Actif depuis 1967.

Labels:Real World,Virgin,Geffen,Charisma,EMI.

Genre:rock progressif,rock expérimental,art rock,pop-rock,World Music.

Site officiel:www.petergabriel.com

 

Mondialement reconnu et respecté.

Le 2 mars 1975, Peter Gabriel se retrouve une dernière fois à la tête de Genesis qu'il a contribué à créer en 1967. Ce moment historique pour le rock a pour cadre Saint-Etienne, une ville qui grâce à son équipe de football et son chaudron, le stade Geoffroy Guichard, surfe alors sur le toit de l'Europe. C'est dans l'enceinte du Palais des Sports que le groupe anglais et son leader emblématique donnent leur ultime concert de la tournée The Lamb Lies Down On Broadway.

L'annonce de la séparation, le 15 août de la même année, laisse les fans comme deux ronds de flan. Bon nombre d'entre eux sont persuadés que le groupe n'y résistera pas, au regard de la stature de Peter Gabriel, chanteur principal et figure scénique flamboyante et incomparable.

Après avoir passé 8 ans à faire évoluer le rock progressif britannique vers un style plus théâtral, il va désormais s'orienter vers une carrière solo aussi prestigieuse et ambitieuse que celle avec le groupe qui l'a révélé. Aujourd'hui star internationale, il est mondialement reconnu et respecté, tant pour l'art dans lequel il évolue, que pour ses multiples implications politiques et humanitaires.

Homme de la Paix 2006, il continue à explorer des univers divers pour créer des nouveaux sons et faire avancer la musique en général. En recherchant constamment l'extraordinaire, sa carrière s'est enrichie de 6 grammy awards, 3 brit awards et pas moins de 13 MTV Music Video Awards. Des chiffres qui parlent d'eux-mêmes...

Peter gabriel youngElevé dans un environnement musical...

Peter gabriel genesis... il devient le chanteur de Genesis dès 67...

Peter gabriel grime...dont il devient le leader charismatique...

Peter gabriel costumes delirants...trop même et son aura gêne Genesis...

Peter gabriel 2 mars 75 st etienne genesis...au point de quitter le groupe (Saint-Etienne/75)...

Peter gabriel car 77...et de démarrer une carrière solo (Car/77)...

Peter gabriel now...riche et très expérimentale.

Anon + Garden Wall = Genesis.

Peter Brian Gabriel est originaire du Surrey. Né à Chobham la veille de la Saint Valentin 1950, il est l'enfant de Ralph Parton Gabriel, ingénieur-électricien, et de Edith Irene Allen, issue d'une famille de musiciens.

Cet environnement favorable l'amène à pratiquer le hautbois, la flûte puis la batterie et le met sur les rails pour faire de la musique son métier.

Après une scolarité passée dans le privé à Cable House, ses études le mènent à la Charterhouse School de Godalming (septembre 1963), où il rencontre Tony Banks avec lequel il partage des goûts en commun pour la musique et pour le piano trônant dans le hall du pensionnat.

Leur première collaboration date de cette époque : She's Beautiful, devenu The Serpent, sortira sur le premier LP de Genesis, From Genesis To Revelation (1969).

Durant son parcours scolaire à Charterhouse, Gabriel joue de la batterie pour un groupe de R & B, The Spoken Word, puis avec The Millords. En mai 1965, Anthony Phillips rejoint l'école et forme Anon (Rivers Jobe, Richard MacPail, Anthony Phillips et Rob Tyrell, puis Mike Rutherford).

Au même moment, Peter Gabriel et Tony Banks se rapprochent de Chris Stewart, un ami de Phillips pour former Garden Wall. A l'été 1966, Garden Wall se fragmente, tout comme Anon.

Ce qu'il reste des deux unités fusionne en 1967 pour donner le jour à Genesis, groupe qui devient rapidement une des figures majeures du rock progressif anglais des 70's.

La période dorée de Genesis.

Peter Gabriel, Tony Banks, Anthony Phillips, Mike Rutherford et Chris Stewart constituent le premier line-up de Genesis dont le nom est suggéré par un ancien membre de l'école devenu impresario et producteur à succès, Jonathan King. Ce dernier devient le premier manager de Genesis.

Au sein de Genesis, Peter Gabriel, influencé par la manière de chanter de Roger Chapman (Family) et par la théâtralité d'Arthur Brown (The Crazy World Of Arthur Brown) chante et joue de la flûte traversière, mais il est également co-auteur de l'excellente écriture du groupe et le metteur en scène des spectacles très visuels du groupe.

Entre 1969 et 1975, Peter Gabriel est des six LP studio de Genesis, ceux qui donnent ses lettres de noblesse au rock progressif : From Genesis To Revelation (mars 1969/Decca), plus le bébé de Jonathan King que des musiciens ; Trespass (octobre 1970/Charisma) inégal et ennuyeux malgré un nouveau manager ; l'ambitieux Nursery Cryme (novembre 1971/Charisma) qui voit l'entrée de Collins et de Hackett ; le presque parfait Foxtrot (octobre 1972/Charisma) ; le monstre de créativité qu'est Selling England By The Pound (octobre 1973/Charisma) et le double album-concept The Lamb Lies Down On Broadway (novembre 1974/Charisma) par lequel naissent les premières frictions au sein de Genesis. Ajoutons-y l'excellent live Genesis de Juillet 1973 et la boucle est bouclée.

La goutte d'eau...

Les tensions en interne apparaissent entre Peter Gabriel et le reste du groupe à propos de son rôle jugé un peu trop démonstratif sur scène. Ceux-ci reprochent à leur leader de trop recentrer Genesis autour de lui et des personnages qu'il incarne en public, pour lesquels il s'affuble de masques, de costumes, d'accessoires et se maquille outrageusement.

L'aspect théâtral de ses interprétations tend à occulter la musique du groupe et à focaliser essentiellement sur son chanteur.

Et ça ne passe plus, d'autant que l'album The Lamb Lies Down On Broadway s'appuie sur un concept imaginé de A à Z par Peter Gabriel. Le disque tient plus de premier opus solo de l'artiste que d'un véritable album collectif de Genesis.

Il lui en est fait le reproche mais Peter Gabriel l'encaisse, d'autant qu'au même moment, son épouse Jill connaît une grossesse difficile avec leur premier enfant (Anna-Marie /1974). Il préfère rester auprès de sa femme plutôt que de partir sur la route avec le groupe.

C'est la goutte d'eau faisant déborder le vase. Peter Gabriel tourne définitivement la page Genesis, sans animosité, sans tapage et préparant sa succession, pour se lancer dans une carrière personnelle qui va s'avérer ambitieuse et inventive (mai 1975).

Un artiste visionnaire, créatif et novateur.

Il entame ce parcours avec un premier album nommé sobrement Peter Gabriel, sous titré Car (Charisma/1977), dans lequel apparaît son premier gros succès, Solsbury Hill (top 20 UK, 68 aux USA).

Suivent 3 autres LP éponymes entre 1978 et 1982 : Scratch, Melt et Security qui contient notamment Shock The Monkey. Ce carré discographique permet à Gabriel de trouver sa personnalité musicale. Il frappe fort.

C'est du grand Peter Gabriel, visionnaire, créatif, innovateur et qui privilégie les sonorités nouvelles au confort d'un style.

Car, produit par Bob Ezrin (Dr John, Lou Reed/Berlin, DR John) et avec des musiciens comme Robert Fripp, fondateur de King Crimson, Dick Wagner et Steve Hunter (Lou Reed/Berlin et la tournée mondiale qui s'ensuit) est récompensé en France du grand prix de l'Académie Charles Cros (plus de 200.000 pièces vendues).

Scratch (juin 1978) atteint la dixième place au Royaume-Uni et s'installe à la deuxième dans l'hexagone. Même s'il ne révèle aucun titre à succès, il n'en est pas moins un album important annonçant, pour son auteur, le pic créatif à venir et encore en gestation (Mother Of Violence).

Melt (mai 1980) lui permet d'atteindre ce zénith artistique. Gabriel fait ses premiers pas dans la world music (Games Without Frontiers, Biko), Genesis est alors loin, très loin...

Peter Gabriel trace sa route, persiste et signe avec un 4ème très grand disque de rang, pour ne pas dire un chef d'oeuvre : Security, publié en septembre 1982, année qui le voit lancer le premier festival de World Music. World Of Music Arts And Dance (WOMAD) naît pour l'occasion.

Dans le même temps, l'anglais signe la B.O du film Birdy (Alan Parker/1984) et apporte une touche obscure, touchante et mélancolique. Pour un coup d'essai, c'est un coup magistral !

Peter gabriel manu katche

« J'ai deux grands souvenirs de concert. Le premier avec Paul Simon à Paris dans les années 80. Le second, avec Peter Gabriel avec lequel j'ai joué à Woodstock dans le cadre des 25 ans du légendaire festival. En 1994, très précisément. J'ai eu le bonheur de jouer à ses côtés et devant 300.000 personnes. C'était intense, exceptionnel et mémorable. » (Manu Katché)

Star planétaire...

Cinquième LP studio, So, publié en mai 1986 et toujours chez Charisma, reconduit Daniel Lanois (partenariat commencé sur Birdy) à la production. Pour cet album, Gabriel se veut plus pop qu'à l'accoutumée, une pop qu'il fusionne à la soul, à l'art rock et qu'il dote de touches africaines, asiatiques et brésiliennes.

Résultat, il vend comme il n'a jamais vendu jusque là (certifié 5 fois platine). En 10 ans de carrière solo, cet artiste, respecté mais pas grand public, adhère au rang de star planétaire. Sledgehammer (avril 1986) et Don't Give Up (octobre 1986), en duo avec Kate Bush, contribuent pour beaucoup à ce nouveau statut.

Le succès du titre, N°1 aux Etats-Unis et au Canada, N° 4 au Royaume-Uni, est porté par un clip vidéo révolutionnaire (Stephen R. Johnson remporte 9 prix pour la réalisation animée de Slegehammer).

Faire avancer la musique en explorant de nouvelles voies.

Après So, Gabriel enregistre une nouvelle B.O pour les besoins du film de Martin Scorcese, La Dernière Tentation du Christ. Passion sort en 1989 et fait beaucoup pour le développement de la World Music dont il est devenu un élément moteur en créant le label Real World pour que les artistes puissent avoir accès à ce genre musical. Youssou N'Dour est révélé par ce biais.

En proie à des déboires familiaux (il divorce de Jill en 1987), Peter Gabriel, du début des 90's, tente de se reconstruire auprès de Rosanna Arquette. En attendant, il publie un nouvel opus, plus intime, qui s'avère cependant décevant et un peu ennuyeux, malgré Steam et Digging In The Dirt. Us (1992) est le premier coup de mou d'un artiste au sommet depuis deux décennies. Beaucoup s'en satisferaient...

Après un live (Secret World Live/1994), puis Ovo, réalisé pour un spectacle au Millénium londonien (2000) et une nouvelle bande originale de film (Long Walk Home/2002), l'ancien chanteur de Genesis revient en studio pour un 7ème LP solo pop et électro.

Up, commencé en 1995 et travaillé longuement avant de sortir en septembre 2002, est certainement le disque qui définit le plus sa carrière : intelligente, originale, enrichissante, menée sagement, lentement, patiemment.

Durant les années 2000, Peter Gabriel contribue à la bande originale de Vanilla Sky (avec Tom Cruise/2002), puis à celle du film d'animation Wall-E (2008) avant de signer un 8ème disque studio, Scratch My Back (2010), qu'il consacre à des reprises d'autres artistes comme David Bowie, Lou Reed, Radiohead, Neil Young, Paul Simon ou Randy Newman.

Il se livre ensuite à un travail de revisite de ses anciens titres avec New Blood (2011). Expérimental, cet album réorchestré, loin d'être une compil', permet à Peter Gabriel, soutenu ici par plus d'une quarantaine de musiciens classiques, d'explorer de nouvelles voies. Le résultat est surprenant.

En septembre 1973, soit un an après avoir lancé sa tournée Back To Front Tour (septembre 2012), les artistes auxquels il rend hommage en 2010, via Scratch My Back, lui rendent la pareille, en lui donnant une suite (And I'll Scratch Yours).

Shifumi...

Son tour de 67 dates (entre l'Amérique du Nord et l'Europe), consacré essentiellement à son album multi-platine de 1986 (25ème anniversaire de So), dure deux ans au cours desquels il remplit les salles. Achevée en décembre 2014, la tournée permet de libérer un album : Back To Front In London, enregistré les 21 et 22 octobre 2013 au Millenium O2.

Au terme de ce long périple entre ciel et terre, Peter s'accorde le besoin de souffler un peu et se met en retrait de la scène musicale pour se consacrer entièrement à sa seconde épouse, Meabh Flynn (depuis juin 2002) et aux enfants nés de ce remariage, Isaac Ralph et Luc. Depuis 1974, il était déjà père de Anna-Marie, puis de Mélanie (1976), issues de son union avec Jill Moore.

Du 21 juin au 24 juillet 2016, c'est un Gabriel régénéré qui répond favorablement à l'invitation de Sting d'effectuer une tournée de concert, Rock Paper Scissors (Pierre Papier Ciseaux, alias Shifumi). Jamais rassasié, le musicien de Chobham n'est plus à une expérimentation près (RAZOR©).

DISCOGRAPHIE GENESIS 60'S/70'S.

LP Studio 1 - 1969

 

Genesis from genesis to revelation

 

GENESIS

FROM GENESIS TO REVELATION – 1969  2,5/5

 

Publié le 7 mars 1969.

Produit par Jonathan King.

Durée:43:25.

Label:Decca (U.K),London (U.S.A).

Genre:pop baroque,folk rock,pop psychédélique.

 

En formation, mais pas encore une formation.

 

A part le côté sentimental et purement historique de tenir là le premier album d’un groupe culte, je ne vois pas autre chose qui puisse m’attirer sur Genesis et From Genesis To Revelation (en écoute intégrale ici), sorti en 1969 chez Decca. Ce disque n’est pas bon, malgré certains atouts pop. Aucune identité musicale. Genesis est en gestation.

Produit par un gugusse du nom de Jonathan King qui veut faire de Genesis un groupe pour minettes, From Genesis To Revelation marque un fossé impressionnant entre ce que Genesis a fait de mieux (Selling England, Foxtrot, Nursery Cryme, Trespass) et la daube-concept dont on parle et qui réfère de la Bible. Mais avant de pouvoir marcher, on se casse la gueule, c’est la règle. Donc indulgence pour le manque d’expérience du studio et de maîtrise liée à cette période embryonnaire (ces jeunes avaient de 16 à 18 ans lors de l’enregistrement).

La pop anglaise proposée est sans intérêt, même si ça ne présente pas de tare particulière. Gabriel n’est pas encore le chanteur théâtral qui a mis Genesis sous les feux de l’actualité ; il est même encore très ado dans sa voix.

Les chansons sont surchargées par des violons qui nous cassent sérieusement les bonbons tandis que les guitares restent en retrait. Les titres, dans leur majorité immatures, font trop penser à du mauvais Bee Gees (il y a du bon Bee Gees) et les arrangements sont kitch.

L’influence et les visées commerciales de King les ont certainement emprisonnés dans ce style d’album gentillet. Je ne vois pas d’autres explications pour justifier une telle crédulité. Genesis est en formation, mais pas encore une formation (RAZOR©).

 

1. Where the Sour Turns to Sweet.

2. In the Beginning.

3. Fireside Song.

4. The Serpent.

5. Am I Very Wrong?.

6. In the Wilderness.

7. The Conqueror.

8. In Hiding.

9. One Day.

10. Window.

11. In Limbo.

12. Silent Sun.

13. A Place to Call My Own.

 

Tony Banks:orgue Farfisa,orgue Hammond,piano acoustique et électrique,choeurs.

Peter Gabriel:chant,flûte.

Anthony Phillips:guitare électrique et acoustique,choeurs.

Mike Rutherford:basse,guitare acoustique et électrique,choeurs.

John Silver:batterie sauf sur 12.

Chris Stewart:batterie sur 12.

Arthur Greenslade,Lou Warburton:arrangements cuivres et cordes.

 

LP Studio 2 - 1970

 

Genesis trespass 70

 

GENESIS

TRESPASS – 1970  3/5  

 

Publié le 23 octobre 1970.

Produit par John Anthony.

Durée:42:54.

Label:Charisma.

Genre:rock progressif.

 

Trop ambitieux pour ce Genesis là.

 

Trespass (en écoute intégrale ici) est souvent considéré comme le parent pauvre de Genesis et c’est bien dommage tant cet album, deuxième du groupe (1970) est le premier « vrai Genesis » et coïncide avec le réel démarrage (pas encore par la grande porte) de sa carrière, le précédent et premier album From Genesis To Revelations ayant été un flop.

Dotée d’une grande liberté de manœuvre, la formation, avec ce disque, va commencer à tracer le sillon progressif qui va constituer son avenir proche. Si la manière employée se pare d’une grande complexité, Trespass n’en est pas moins un ambitieux mélange d’influences musicales celtes, médiévales et religieuses au charme très particulier.

Flûte, orgues, guitare 12 cordes manipulée avec doigté par tantôt Rutherford, tantôt Philips. Le son est soul renforcé par la voix profonde mais encore retenue d’un Peter Gabriel juvénile mais déjà théâtral.

Tendre, vaporeux, Trespass installe, mais c’est encore maladroit, la lignée musicale de ce qui allait suivre (Nursery Cryme et Foxtrot). Titillé par King Crilson, le tort de ce Genesis précoce est de vouloir boxer dans la catégorie de son rival, ce qui est, pour le moins, encore un peu présomptueux. Trop tôt.

Cet album « bucolique » démarre en douceur, dans un calme trompeur avec Looking For Someone et ses 7 minutes (Peter Gabriel y chante comme un crooner), pour finir dans une ambiance violente avec The Knife qui vient bouleverser l’atmosphère éthérée. The Knife est un grand classique, aux changements de rythme, qui feront la caractéristique de Genesis. The Knife se dégage par sa puissance, mais Looking For Someone n’est pas en reste dans ce domaine.

La belle mélodie Visions Of Angels et son intro au piano, Stagnation (à la belle envolée) sont un peu en retrait, manquant d’originalité tandis que le mi-acoustique Dusk (tendre et énigmatique) et le dramatique White Moutain (une histoire de meurtre dans une meute de loups) sont de très beaux moments. Seul bémol pour Trespass : côté batterie, ce n’est pas génial. L’arrivée de Phil Collins va régler le problème. Pour l’heure, c’est digne d’intérêt mais ce n’est pas encore le Pérou (RAZOR©).


1. Looking for Someone.

2. White Mountain.

3. Visions of Angels.

4. Stagnation.

5. Dusk.

6. The Knife.

 

Tony Banks:piano,orgue Hammond,mellotron,guitare 12 cordes,chœurs.

Peter Gabriel:chant,flûte traversière,hautbois,accordéon,percussions.

John Mayhew:batterie,percussions,chœurs.

Anthony Phillips:guitare 12 cordes,guitare électrique,dulcimer,chœurs.

Mike Rutherford:basse,guitare 12 cordes,sitar électrique,chœurs.

 

LP Studio 3 - 1971

 

Genesis nursery cryme

 

GENESIS

NURSERY CRYME – 1971  5/5

 

Publié en Novembre 1971.

Produit par John Anthony.

Durée:39:32.

Label:Charisma.

Genre:rock progressif.

 

Roulez Génèse !

 

Nursery Cryme (en écoute intégrale ici) est le troisième LP studio de Genesis qui, pour la première fois se fixe autour de ce qui va constituer le quintet légendaire du groupe anglais : Tony Banks, Mike Rutherford, Peter Gabriel et, apparaissant pour la première fois dans le line-up, le batteur Phil Collins à la place de John Mayhew ainsi que le guitariste Steve Hackett, en remplacement d’Anthony Phillips.

En 1971, cette mouture se retrouve derrière un des meilleurs disques de rock progressif jamais tombé dans les bacs : Nursery Cryme, à la pochette un peu zarbi qui représente une demoiselle aux allures victoriennes jouant au croquet avec des têtes d’enfants, le tout sur un fond jaune épouvantable ! Pas de quoi inciter à se précipiter sur lui…

Quoi qu’il en soit, si le flacon n’est pas des plus enivrants, l’ivresse n’en est pas moins présente et cet album constitue un tournant décisif pour le Genesis de l’époque dite Peter Gabriel, qui est, à mon sens, quasiment le seul créneau discographique qui vaille le coup.

En effet, c’est par ce disque que la formation anglaise va progressivement connaître le succès : en Italie d’abord, puis élargi à l’Europe gagnée par la contagion.

Une seule écoute suffit à prendre la mesure de l’apport des deux nouveaux arrivants que sont Phil Collins et Steve Hackett. Loufoque, théâtral, étrange et doux, aérien, violent, apocalyptique, feutré, Nursery Cryme à l’écriture riche, fluide et lumineuse, est ambitieux sans verser dans le pompeux.

Nursery Cryne est le point d’entrée de la trilogie magique de Genesis forte également des deux disques majeures et incontournables que sont Foxtrot et Selling England By The Pound. Certifié or chez nous qui étions alors des inconditionnels de Genesis, Nursery Cryme traduit enfin dans les actes  l’ambition du groupe de se hisser au niveau de King Crimson. Avec du matériel dernier cri pour s’exprimer, Genesis frappe fort, d’autant qu’il ne manque pas d’idées et de potentiel. Allez, roulez Genèse ! (RAZOR©) 

 

1. The Musical Box.

2. For Absent Friends.

3. The Return Of The Giant Hogweed.

4. Seven Stones.

5. Harold The Barrel.

6. Harlequin.

7. The Fountain Of Salmacis.

 

Tony Banks:orgue,Mellotron,piano,guitare 12 cordes,choeurs.

Mike Rutherford:basse,guitare 12 cordes,choeurs.

Peter Gabriel:chant,flûte,grosse caisse,tambourin.

Steve Hackett:guitare électrique,guitare 12 cordes.

Phil Collins:batterie,percussions,chœurs.

 

LP Studio 4 - 1972

 

Genesis foxtrot

 

GENESIS

FOXTROT – 1972  5/5

 

Publié le 6 octobre 1972.

Produit par David Hitchcock.

Durée:50:53.

Label:Charisma.

Genre:rock progressif.

 

Foxtrot (en écoute intégrale ici) n’intègre pas la trilogie magique de Genesis sans avoir les arguments pour. C’est un très grand album de rock progressif, publié début octobre 1972 ; il est le sommet discographique du groupe, avec Selling England By The Pound, son suivant dans le catalogue. Genesis va crescendo depuis Nursery Cryme. Cette tierce artistique diffère vraiment de tout le reste. Le must est là, ne cherchez pas.

Foxtrot a pour lui également de détenir une pièce exceptionnelle, Supper’s Ready consistant en une suite épique de plus d’une vingtaine de minutes devenues emblématiques depuis que Genesis les a greffées en intégralité sur ces concerts à partir de cette date. La pièce en question, collégiale quant à son écriture, s’appuie sur une sorte de medley fort de 7 titres concis et s’imbriquant parfaitement dans l’œuvre. Exceptionnel !

A côté de cette pièce maîtresse, trônent de très belles compositions comme l’histoire contée dans l’étrange Watcher Of The Skies à l’intro funèbre, comme Get’em Out By Friday au texte superbe et incarné sur scène par un Peter Gabriel très théâtral, ou comme Horizons, un petit instrumental de guitare classique façon Steve Hackett introduisant Supper’s Ready.

Foxtrot est un investissement rentable. Il a bien vieilli. Il a droit à une place privilégiée dans la cave du rock (RAZOR©).

 

1. Watcher of the Skies.

2. Time Table.

3. Get 'Em Out by Friday.

4. Can-Utility and the Coastliners.

5. Horizons.

6. Supper's Ready.

 

Steve Hackett:guitare électrique,guitare nylon,sitar électrique.

Peter Gabriel:chant,flûte,hautbois,grosse caisse,tambourin.

Tony Banks:orgue,piano,mellotron,guitare acoustique 12 cordes.

Phil Collins:batterie,percussions,choeurs.

Mike Rutherford:basse,guitare acoustique 12 cordes,guitare rythmique.

 

LP Studio 5 - 1973

 

Genesis selling england 1

 

GENESIS

SELLING ENGLAND BY THE POUND – 1973  5/5

 

Publié en novembre 1973.

Produit par John Burns.

Durée:53:41.

Label:Charisma.

Genre:rock progressif.

 

Ici et maintenant.

 

Difficile de trouver quelque chose à redire sur cet album sorti en 1974 et qui fait suite à Foxtrot. Selling England By The Pound (en écoute intégrale ici) est un disque majeur de la musique progressive et de la discographie de Genesis. Il est le mieux ficelé de son catalogue. Le plus mélodique, le favori de ses aficionados, le premier à vraiment cartonner et à toucher aux cœurs les yankees aussi.

Foxtrot nous a laissés sur un défi à relever pour Genesis : faire mieux que l’immense Supper’s Ready dont les plus de 20 minutes épiques ont installé le groupe sur le haut de la vague progressiste. Les anglais relèvent le défi avec, cette fois-ci, un disque complet du niveau du titre précédent. Genesis est alors sur un petit nuage. Seul et largement au-dessus de tout les autres acteurs du rock prog.

Les mélodies, les petites histoires et les musiques ici proposées constituent le gratin de ce que Genesis à pu faire. Il se dégage parallèlement une ambiance Old England très agréable, captivante autour d’un son moins caverneux et plus clair. Les musiciens pourtant jeunes, car alors âgés de 22/23 ans, atteignent ici leur maturité. Il y a un avant et un après Selling. Plus rien ne volera jamais plus haut. Genesis, c’est ici et nulle part ailleurs.

Dancing With The Moonlight Knight vous met tout de suite dans le bain. Tantôt doux, tantôt énergique, le titre est long (8 minutes) et la voix de Peter Gabriel se fait aussi folle que douce et théâtrale. I Know What I Like (In Your Wardrobe) est le tube de cet album et le premier titre de Genesis à entrer dans les charts. Firth of Fifth, perle de presque 10 minutes,  est un subtile mélange de synthés, de piano et d’orgue, avec solo de flûte et de guitare (un des meilleurs jamais réalisés et une guitare qui sonne comme un violon).

Sur l’acoustique More Fool Me, peut-être le moins bon des titres de Selling England By The Pound, tendez l’oreille : c’est la première fois que Phil Collins est crédité du chant sur un album de Genesis, on sait aujourd’hui que ce n’est pas la dernière…

The Battle Of Epping Forest (guerre des gangs irlandaise) résonne de la batterie percutante et précise de Phil Collins (grosse prouesse rythmique) et des synthés de Tony Banks. Sur After The Ordeal, un énorme instrumental, la patte de Steve Hackett fait des siennes.

11 minutes pour l’épique The Cinema Show , mais 11 minutes de pure beauté qui enchaînent avec Aisle Of Plenty, déchirant. Que dire de plus et de mieux ? Si que ça n’a strictement rien à voir avec le Genesis d’aujourd’hui. Mais alors rien du tout (RAZOR©).

 

1. Dancing With the Moonlit Knight.

2. I Know What I Like (In Your Wardrobe).

3. Firth of Fifth.

4. More Fool Me.

5. The Battle of Epping Forest.

6. After the Ordeal.

7. The Cinema Show.

8. Aisle of Plenty.

 

Steve Hackett:guitare électrique,guitare classique.

Peter Gabriel:chant,flûte,hautbois,percussions.

Tony Banks:piano,orgue Hammond,mellotron,synthétiseur ARP,guitare 12 cordes,chœurs.

Phil Collins:batterie,percussions,chœurs.

Mike Rutherford:basse,guitare 12 cordes,sitar,chœurs.

DISCOGRAPHIE SOLO 70'S.

LP Studio 1 - 1977

 

Peter gabriel car 77

 

PETER GABRIEL

PETER GABRIEL 1 (CAR) – 1977  4/5

 

Publié en février 1977.

Produit par Bob Ezrin.

Durée:41:42.

Label:Charisma Records,Atco.

Genre:rock progressif,rock expérimental,world music.

 

Débuts réussis.

 

Elu homme de la Paix 2006, celui qui, par ailleurs, a également été considéré comme l’une des personnes les plus influentes de la planète 2008, est un ancien du Genesis première mouture, le vrai et seul Genesis qui vaille pour moi.

Après une carrière bien remplie au sein de ce groupe de rock progressif, Peter Gabriel, de plus en plus à l’étroit dans cette formation et désireux d’exprimer autrement tout son potentiel créatif, quitte Genesis pour se lancer dans une carrière en solitaire.

Nous sommes alors en 1975, au printemps, et Peter Gabriel, chanteur-musicien et songwriter talentueux et respecté, visionnaire avant l'heure, jouit d'un statut de star internationale au sein d'un Genesis qui n'en finit plus de voir sa popularité gonfler. Tous les voyants sont au vert pour le groupe du Surrey dont Peter Gabriel est la figure emblématique.

Cette gloire et tout ce qui s'y rattache, il n'en veut plus, d'autant que le milieu de la musique et ses contraintes n'ont jamais été sa tasse de thé. Gabriel veut continuer à faire du rock progressif quand ses partenaires ont des envies plus lucratives et lorgnent du côté de la variété. Alors il décide de mettre un terme à tout ce bintz, poussé par une petite voix intérieure qui lui dit de mettre les pouces et de se consacrer plus volontiers à la grossesse de son épouse et à lui.

Ce renoncement constitue la trame de fond de Solsbury Hill par lequel l'artiste s'épanche sur ses motivations de quitter le groupe et avec lequel il effectue un retour tonitruant sur le devant de la scène, deux ans plus tard. Il revient seul et amorce dès lors un parcours personnel qui va le conduire, au fil des décennies, à devenir un pionnier de la World Music. Une influence même.

Cette renaissance s'opère par un premier album pour Charisma Records, publié en février 1977, bien évidemment porté par le succès de son tube Solsbury Hill.

Nommé Car (en écoute intégrale ici), au regard de sa pochette le montrant assoupi au volant d'une voiture, il est le premier des quatre LP éponymes réalisés par l'artiste entre 1977 et 1982, ses suivants étant Scratch, Melt et Security.

Ce premier LP à la qualité mélodique permanente voit la participation de très bons musiciens (Steve Hunter à la guitare, Tony Levin à la basse et Allan Schwartzberg à la batterie) de la place et bénéficie aussi de la contribution du guitariste Robert Fripp de King Crimson.

Peter Gabriel y mélange les genres, explore des univers plus cérébraux et traduit sur acétate ce qu’il a envie d’exprimer. Seul, sans pression, sans être cloisonné par un collectif, sans contraintes commerciales et avec une totale maîtrise. Car finit par être un travail très agréable et particulièrement réussi.

Il génère même des morceaux grandioses comme Here Comes The Flood, sublime, l'autobiographique Solsbury Hill, Down The Dolce Vita, Slowburn, Modern Love, le mystérieux Moribund The Burgermeister. Tout n'est certes pas encore parfait, Peter Gabriel se cherchant encore par instants.

Par ailleurs, on n’apprend pas à Gabriel à écrire un texte. Il sait faire et bien faire. Les textes sont magnifiques, mystérieux, gorgés de poésie. Album progressif, Car annoncé déjà la décennie rock suivante. C’est beau, simple, varié. A ne pas manquer (RAZOR©).

 

1. Moribund The Burgermeister.

2. Solsbury Hill.

3. Modern Love.

4. Excuse Me.

5. Humdrum.

6. Slowburn.

7. Waiting For The Big One.

8. Down The Dolce Vita.

9. Here Comes The Flood.

 

Peter Gabriel:chant,claviers,flûte.

Robert Fripp:guitare,guitare acoustique,banjo.

Steve Hunter:guitare,guitare acoustique,pedal steel guitare,banjo.

Dick Wagner:choeurs,guitare solo sur 6/9.

Tony Levin:basse,tuba,chant.

Jozef Chirowski:claviers.

Larry « Wires » Fats:synthétiseur.

Allan Swartzberg:batterie,percussions.

Jim Maelen:percussions.

Orchestre Symphonique de Londres :dirigé par Micheal Gibbs.

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