Queen.

BIOGRAPHIE.

 

QUEEN/Londres (Angleterre)

 

Queen 1

 

Actif depuis 1971.

Labels:Capitol,Parlophone,EMI,Hollywood,Island,Elektra.

Genre:rock progressif,glam rock,heavy metal,hard rock,opéra-rock,arena rock,blues-rock,rock.

Site officiel:queenonline.com

 

Le mythe Queen.

L'étoile sur le Hollywood Hall Of Fame, à la hauteur du célèbre night-club angelin l'Ivar, la statue en hommage à Freddie Mercury à Montreux sur les bords du Léman où le groupe possédait un studio d'enregistrement, l'or et le platine dont se pare aujourd'hui encore sa discographie, son statut de meilleur groupe britannique devant les Beatles et les Stones (source BBC Two 2007), rappellent, si besoin est, que Queen tient du mythe.

On ne compte plus les flèches qu'il a décochées et qui ont touché les charts en plein fans le mille : Bohemian Rhapsody, We Are The Champions, We Will Rock You, Bicycle Race, Another One Bites The Dust, Under Pressure, Radio Ga-Ga et le tristement célèbre The Show Must Go On...

Bien que né dans la seconde partie des années 60 sur les cendres de Smile, Queen est un groupe des 70's. Smile, c'est la voie choisie par le guitariste Brian May et le bassiste-chanteur Tim Staffell, deux anciens du groupe 1984, pour entrer de plain-pied dans le rock.

Fondé avec un Chris Smith (guitariste et claviériste) qui n'y fait qu'un passage furtif et le batteur Roger Taylor, Smile ne compte à son actif que quelques chansons mineures ne lui permettant pas de faire autre chose que de stagner, malgré certaines apparitions remarquées en public (en ouverture d'Hendrix en 1967) et des passages radiophoniques sur la BBC. Ces rebuts ne voient le jour que lorsque Queen devient populaire.

Des têtes bien faites.

Ce sur-place irrite Staffell qui, en 1970, laisse son poste au chant à un certain Farrokh Bulsara, venu de Wreckage (anciennement Ibex), lequel prendra le nom de scène de Freddie Mercury ; la basse échoit alors à John Deacon (passé par The Opposition, puis The New Opposition, Art et Deacon), 19 ans, qui devient le bassiste de Queen en février 1971, après les échecs des expériences avec Mike Grose (3 mois), Barry Mitchell (6 mois) et Doug Bogie (2 concerts). Le line-up classique de Queen, May, Taylor, Deacon et Mercury en prend alors pour 20 ans, autrement dit jusqu'à la mort de son chanteur charismatique en 1991.

Tous ont la tête bien faite. Freddie Mercury a un diplôme en Arts Graphiques, tandis que Brian May est astronome spécialisé dans la branche infra-rouge et ses études dans la physique peuvent lui permettre de décrocher un doctorat en médecine pour peu qu'il pousse plus loin.

Roger Taylor a un diplôme en biologie et a étudié dans la filière dentaire. John Deacon est un diplômé en électronique avisé vers lequel les roadies se tournent pour solliciter son expertise en cas de problèmes. Pour Queen, Deacon met au point le Deacy Amp, un ampli à transistors que Brian May couplera plus tard sur sa guitare.

Queen, dont le nom argotique signifie homosexuel, joue très peu en public au début de son parcours, il préfère répéter pour être au point le jour J. Il faut attendre 1973 pour que sa carrière démarre et qu'il fasse sa première tournée pour promouvoir l'album éponyme Queen publié pour EMI Records.

Queen 2Queen tient du mythe.

Queen 3Des têtes bien faites.

Queen 4Deacon, Taylor, May et Mercury.

Queen concertL'effet Mercury.

Déjà l'effet Mercury.

Le premier LP (juillet 73), influencé par le hard rock, le heavy metal et le rock progressif, affiche de la qualité et de la puissance, même si tout n'est pas encore complètement calé, maîtrisé, voire cohérent et si son écoute révèle un flagrant manque de moyens pour le réaliser.

Le bon alterne avec le moins bon et déjà la voix de Mercury se montre (My Fairy King), les riffs de May s'affichent (Keep Yourself Alive, Liar et Son And Daughter) et Taylor signe ses premiers morceaux rock (Modern Times Rock 'n' Roll).

C'est du bon Queen, au point qu'on le voit gros comme une montagne pour reprendre le trône de Led Zep ; mais le grand Queen, c'est pour plus tard.

Queen II (mars 1974) n'est pas encore le grand Queen attendu, malgré son bon score au Royaume-Uni où il prend une prometteuse 5ème place dans le classements des albums et un single, The Seven Seas Of Rhye, qui fait 10. Le disque marque moins les esprits que son prédécesseur.

Moins excitant que Queen, Queen II montre la faculté du groupe à se diversifier et à pouvoir passer allègrement du hard rock (Ogre Battle) aux ballades (White Queen, Nevermore) en passant par le rock prog (The Firy Feller's Master-Stroke).

Après une tournée américaine harassante où il ouvre pour Mott The Hoople, hélas interrompue par une hépatite affectant Brian May, Queen doit se résoudre à attaquer la réalisation de son troisième LP, le schizophrénique Sheer Heart Attack (novembre 74), sans son guitariste.

A Night At The Opera, pierre angulaire du catalogue.

Les sessions commencent sans lui mais Brian May n'est jamais très loin de Queen, instrumentalement et lyriquement.

Il est de ce troisième volume discographique en studio marquant une avancée notoire dans la popularité du groupe, aussi bien en Angleterre qu'outre-Atlantique.

Le single Killer Queen contribue à ce pas en avant en signant une 2ème place dans les hits britanniques et une 12ème sur le sol américain. Sheer Heart Attack montre la voie à suivre ; jamais Queen ne s'en détournera à l'avenir.

Queen le prouve dès A Night At The Opera (novembre 1975), métissage exceptionnel d'opéra, de hard rock et de baroque, dont la compléxité nécessite 6 studios pour son enregistrement et génère un coût exorbitant.

Pierre angulaire du catalogue d'avant 80, ce disque novateur et à la grande modernité pour l'époque, foisonne de pépites pop (Love Of My Live, You're My Best Friend), de sublimes divagations rock prog (Bohemian Rhapsody), de rock (Death on two Legs, Sweet Lady) et de baroqueries mercuriennes (Seaside Rendez-Vous, Lazing on a Sunday Afternoon). Tournant dans sa carrière, il permet à Queen de prendre une envergure internationale.

Queen taylor portrait

« Nous avons toujours été plus forts ensemble. J'ai eu la chance de pouvoir vivre tous les merveilleux moments que nous avons connus. Freddie était l'énergie. Travailler avec lui impliquait de se surpasser perpétuellement, de donner quotidiennement le meilleur de soi-même. Il poussait et inspirait ceux qui l'entouraient. » (Roger Taylor)

Le fleuron le plus populaire de Night Opera (six semaines pour son enregistrement) est sans conteste l'élaboré Bohemian Rhapsody, chanson jugée par un jury populaire britannique comme étant la meilleure chanson du XXème siècle. Le méli-mélo vu par Rolling Stone à la sortie du disque est aujourd'hui une des bases de son classement des 500 plus grandes chansons de tous les temps (166). Comme quoi...

Un succès phénoménal aux Etats-Unis.

A Day At The Races (décembre 1976) ressemble à A Night At The Opera comme deux gouttes d'eau : similitude dans les morceaux, analogie entre les pochettes, conformité dans le style, titres d'albums empruntés au répertoire des Marx Brothers. A la différence près que A Night At The Opera a ce côté révolutionnaire que n'a pas son pendant ; A Day At The Races ne surprend donc pas. Malgré sa diversité et ses titres réussis de fusion rock et opéra (Lover Boy, You Take My Breath Away et Somebody To Love) peine à convaincre et n'égale pas le précédent opus. Cela s'en ressent dans les ventes.

(A suivre page 2...)

Suite BIOGRAPHIE.

Dernier opus de l'ère classique de Queen, News Of The World (octobre 1977) démarre sur les chapeaux de roue avec We Will Rock You de Brian May et We Are The Champions de Freddie Mercury. Ces deux hymnes, que s'approprient depuis les vainqueurs dans les compétitions sportives, connaissent un succès phénoménal chez l'Oncle Sam. Comme l'album, 4 fois disque de platine. La tournée américaine avec Thin Lizzy n'est pas étrangère à cet engouement exceptionnel du public américain. News Of The World est une base du catalogue des anglais.

 

Queen deaconJohn Deacon, bassiste.

Queen mayBrian May, guitariste.

Queen mercuryFreddie Mercury, chanteur charismatique.

Queen taylorRoger Taylor, batteur.

Jazz (novembre 1978) est encore incontournable. Pas le plus connu des albums de Queen, faute de singles porteurs (quoi que Bicycle Race, ça parle à tout le monde), il n'en est pas moins digne d'un grand intérêt. Le délirant Mustapha vaut son pesant de pois chiches et Jealousy est tout simplement magnifique. Fat Bottomed Girls, le subtil Don't Stop Me Now, Dreamer's Ball, Fun It continuent à installer de délicieuses atmosphères dans l'univers de Queen. Cette variété d'ambiances fait la force de son septième album.

Une envergure internationale.

Sévèrement critiqué à sa sortie sans que l'on se sache vraiment pourquoi, le double Live Killers (juin 1979), vient s'intercaler entre Jazz et la discographie des 80's. Premier live officiel enregistré au printemps 79, il complète un vide dans la discographie, ravissant du même coup les fans contraints, jusque là, de ne consommer que du bootleg de leurs idoles.

En juin 1980 sort The Game, très gros succès au Royaume-Uni (N°1) comme aux States (N°3) par lequel Queen prend un virage pop. Il le doit surtout à deux titres majeurs de la discographie de Queen : Crazy Little Thing Called Love et Another One Bites The Dust. Pour la première fois, les anglais utilisent un synthétiseur.

Les albums s'enchaînent alors avec plus ou moins de réussite : Flash Gordon (décembre 1980), bande- son du film de science-fiction du même nom, le décevant disco/funk/techno Hot Space sauvé par le duo Mercury/Bowie (Under Pressure en mai 1982), The Works (février 1984), bien meilleur que le précédent et qui marque le retour dans les charts grâce à Radio Gaga, It's A Hard Life et I Want To Break Free.

Si aux Etats-Unis Queen perd de sa superbe, sur le reste de la planète, il continue à fédérer autour de son nom. A Kind Of Magic (juin 1986) refait le coup du N° 1 un peu partout. Surtout dans l'Old Albion où, non content d'être également en tête des albums, il reste 63 semaines dans les classements.

La première semaine, pas moins de 100.000 exemplaires sont écoulés. 600.000 le seront au Royaume-Uni et 6 millions dans le monde. 4 singles (la chanson-titre, Friends Will Be Friends, One Vision et Who Wants To Live Forever) et la chanson servant de thème à Highlander (Princes Of The Universe) contribuent à sa réussite : énorme ! Le second live (Live Magic/1986) est presqu'anecdotique. Il rappelle surtout que partout où Queen passe alors, les spectacles affichent complets comme c'est le cas dans la gigantesque tournée européenne 1986 au terme de laquelle le groupe s'octroie une pause avant de revenir en studio.

Le temps des premières rumeurs.

L'inactivité alimente les rumeurs les plus folles de rupture. Dans les faits, Brian May doit gérer un divorce et une dépression, tandis que Freddie Mercury est diagnostiqué séro-positif, mais l'information n'est pas divulguée. Le groupe choisit de se remettre au travail pour digérer cette mauvaise passe ; il s'implique plus que de raison dans son 13ème album, The Miracle, publié en mai 1989.

A nouveau, Queen frappe fort : Breakthru, I Want It All, The Invisible Man, Scandal, The Miracle... L'Autriche, l'Allemagne, les Pays-Bas, la Suisse et le Raoyaume-uni le portent en tête de leurs palmarès respectifs quand les Etats-Unis en font un honorable N° 24. Les estimations parlent de 5 millions de copies vendues.

The Show Must Go On.

Le 4 février 1991 sort Innuendo ; le 24 novembre de la même année, Freddie Mercury s'éteint, victime du Sida. L'info de sa maladie est divulguée avant la sortie de cet album N° 14, profond et poignant. Celui des adieux, dont le prémonitoire Show Must Go On véhicule une puissante charge émotionnelle. Entendue pour la dernière fois, la voix de Mercury est bouleversante ; l'artiste, lui, se montre pudique et digne jusqu'à la dernière note, faisant de Innuendo un des très grands albums de Queen.

Sans sa figure emblématique, Queen, bien que séparé mais non officiellement, continue à faire vivre le légendaire quatuor comme si de rien n'était. Made In Heaven (novembre 1995), 15ème et dernier opus studio, paraît avec des titres que Freddie a signés avant sa mort, en retravaillant les parties vocales et de piano. Made In Heaven, plus vrai que nature, est un succès planétaire, avec ses 7,5 millions de ventes à l'échelon mondial.

La vie post Queen version Mercury consiste pour Taylor et May à alterner projets solos et communs. John Deacon, de son côté, persuadé que Queen ne peut exister sans Freddie, refuse depuis tous les projets de réunion qu'ils soient avec Paul Rodgers ou depuis 2012, avec Adam Lambert ; il goûte depuis à une retraite bien méritée et Queen, nouvelle mouture continue à remplir les stades et salles de spectacles (RAZOR©).

DISCOGRAPHIE 70'S.

LP Studio 4 - 1975

 

Queen a night at the opera

 

QUEEN

A NIGHT AT THE OPERA – 1975  5/5

 

Publié le 21 novembre 1975.

Produit par Roy Thomas Baker,Queen.

Durée:43:10.

Label:EMI/Parlophone,Elektra.

Genre:rock progressif,pop,heavy metal,hard rock.

 

Les diamants sont éternels.

 

Formation britannique de rock, Queen se forme en 1970 autour de Brian May (guitare, harmonica, claviers), Roger Taylor (batterie et percussions) et Freddy Mercury (pianiste et chanteur), tous trois transfuges de Smile. Le bassiste John Deacon vient compléter ce trio un an plus tard. Queen est né.

Dans le même temps, une légende voit également le jour, car Queen est aujourd’hui devenu un groupe légendaire, fédérant toujours autant (sinon plus) autour de son nom. Queen est la formation de l’Old Albion qui a engendré le plus de succès depuis trente ans, le meilleur groupe anglais de tous les temps en terme commercial.

Popularisé dès le milieu des seventies, Queen a beaucoup contribué au rock et demeure une référence incontournable, de même qu’une influence majeure pour des générations de musiciens. Il compte de nombreux disques à son actif, mais celui qui, sans conteste, est Le Queen par excellence, s’appelle A Night At The Opera (en écoute intégrale ici), quatrième album à apparaître dans sa discographie studio.

Il date de novembre1975 et constitue, à mon sens, l’apogée de la bande à Mercury. Avant d’en arriver là, Queen tâtonne, cherche son style, alors plutôt orienté vers la pop (Queen/1973, Queen II et Sheer Heart Attack, tous deux de 1974), attire les premiers regards, mais ne casse pas trois pattes à un canard pour autant.

A l’image de la scolarité de ma fille, le parcours initial laisse entrevoir de belles promesses, mais il relève encore du domaine du « correct, sans plus ». Il lui faut franchir un cap et Night At The Opera va le lui permettre au-delà de toute espérance.

Les membres se crachent dans les mains, remontent les manches, mettent les bouchées doubles, poussent au-delà de leurs dispositions. De cet investissement monstrueux naît l’œuvre qui nous tient encore aujourd’hui et plus que jamais, en haleine, et qui synthétise ce que Queen a su montrer jusqu’alors.

Elle émerge nettement du lot des disques du moment, comme du catalogue de Queen. En un peu moins de trois quarts d’heure, Queen passe d’une popularité naissante à un statut de mythe. Car, n’ayons pas peur des mots, ce brûlot est un chef d’œuvre colossal.

Qu’y a-t-il donc ici qui puisse justifier un tel dithyrambe ? Tout. De l’excentricité, de la variété dans les styles, un usage subtil des instruments, de la maturité, de la maitrise, de la cohérence, de la prise de risques, de l’audace et de l’inspiration.

Et puis y figure le classique intemporel qu’est Bohemian Rhapsody, fruit du travail énorme de tout un groupe. En effet, A Night At The Opera, modèle de rock progressif, est un sacré défi dans une époque qui voit le genre s’essouffler sérieusement.

Mercury, dont c’est incontestablement l’album, atteint ici un niveau inestimable, relayé par un line-up complice et tout acquis à sa cause. Mercury ou plutôt le sanguin Farrokh Bulsara) règle ses comptes (avec Norman Sheffield, le premier manager-voyou de Queen), riposte surtout avec son talent de compositeur, et quand on le fait sortir de ses gonds, ça donne la violente réplique qu’est Death On Two Legs, qu’il dédicace personnellement, mais sans le nommer ouvertement au fieffé gredin.

Mercury est également douceur et sensibilité, comme en atteste Lazing On A Sunday Afternoon. Il rappelle ici, qu’outre le chanteur fantastique qu’il fut, il présente de fort jolies aptitudes au piano.

Passé cette parenthèse plus apaisante, A Night At The Opera permet à Taylor (batterie) d’y placer une offensive plutôt marquée (I’m In Love With My Car), à Deacon un beau et calme You’re My Best Friend et à May un jazzy sympa du nom de Good Company.

39, le ravageur Sweet Lady, Seaside Rendez-vous (ambiance 1930), les huit minutes assassines de The Prophet’s Song, la merveille acoustique Love Of My Live et l’hommage au Star Spangled Banner version rock, immortalisé par Hendrix, livré ici dans son package anglais, Good Save The Queen, montrent que Queen déborde, sans faute note, du cadre rock traditionnel pour prospecter du côté du progressif, quant aux styles et aux influences qui accompagnent les divers titres.

Le sinistre Bohemian Rhapsody, le mini opéra-rock en 6 minutes de Freddie, est la cerise sur le gâteau. Plus progressif, tu meurs ! Numéro un en Angleterre pendant neuf semaines, je ne sais combien de millions d’exemplaires vendus à l’échelle mondiale, vidéo pour le promouvoir (c’est la première fois)… j’en passe et des meilleures. Dès lors, comment échapper à cet indispensable des discothèques ? (RAZOR©)


Face 1.

1. Death On Two Legs (Dedicated To...).
2. Lazing On A Sunday Afternoon.
3. I'm In Love With My Car.
4. You're My Best Friend.
5. '39.
6. Sweet Lady.
7. Seaside Rendez-Vous.


Face 2.

8. The Prophet's Song.
9. Love Of My Life.
10. Good Company.
11. Bohemian Rhapsody.
12. God Save The Queen.



Freddy Mercury:piano,chant.

Brian May:guitare,harmonica,claviers.

Roger Taylor:batterie,percussions.

John Deacon:basse.

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