Spontaneous Combustion.

BIOGRAPHIE.

 

SPONTANEUS COMBUSTION/Poole (Dorset – Angleterre)

 

Spontaneus combustion 4 1973

 

Actif en 1971/1972.

Label:EMI.

Genre:rock progressif,rock psychédélique.

 

Du talent et Greg Lake.

Il est patent que le fait d'avoir eu Greg Lake comme producteur a permis à Spontaneous Combustion d'émerger sur la scène rock progressive/psychédélique du début des 70's.

L'aura du guitariste et bassiste d'Emerson Lake & Palmer a inéluctablement pesé de tout son poids dans le lancement de ces jeunes musiciens. Mais pas que, car Spontaneous Combustion avait aussi ce petit quelque chose qui ne laisse pas indifférent.

Au regard de sa maigrelette œuvre, Spontaneous Combustion aurait mérité une plus large reconnaissance, mais la période durant laquelle il fut actif a été une des plus prolifiques du rock progressif anglais. Ceci explique cela.

Spontaneus combustion 1Originaires de Poole (Dorset)...

Spontaneous combustion studio avec lake tirs et tony droite haut...couvés par Greg Lake d'ELP (dr.) de Poole, également.

Spontaneous combustion gary et tristant margettsGary et Tris Margetts.

Spontaneous combustion tony brockTony Brock.

Spontaneus combustion 2Un contrôle étonnant pour des gamins.

Spontaneous combustion lp 72Deux LP et puis s'en va...

Dans l'ombre des géants.

Étouffé par des groupes aux moyens plus conséquents et plus prestigieux (King Crimson, Soft Machine, Van Der Graaf Generator, Genesis, Yes, ELP, Camel, Pink Floyd, Procol Harum, Moody Blues, Caravan, Wishbone Ash, Gentle Giant, Aphrodite's Child, Jethro Tull...), le trio (au nom prédestiné à disparaître rapidement) est depuis très prisé des collectionneurs.

Trio heavy rock prog et psyché, Spontaneous Combustion est issu de Poole dans le Dorset d'où est originaire Greg Lake.

Considéré comme une des stars du moment pour avoir joué dans King Crimson et appartenir à Emerson Lake & Palmer, Lake n'hésite pas l'ombre d'une seconde quand il s'agit donner un petit coup de pouce aux musiciens, qui plus est quand ceux-ci sont de sa région natale.

Les frères Margetts et Tony Brock.

John House, le manager de ce qui est encore Transiend Sand gropue de la fratrie des Margetts, Gary (chanteur et guitariste) et Tristan (basse, synthés et chant) et du batteur Tony Brock, connaît bien Greg Lake.

Il lui demande de porter un jugement sur les chansons que le jeune trio (15/17 ans) a composées et de donner son avis, notamment, sur le titre prévu pour sortir en single, Lonely Singer/200 lives/Leaving (il est publié en novembre 1971).

Séduit par ce qu'il entend, le regretté Greg Lake (mort en 2016) prend, en 1971, le groupe sous son aile. Entre temps, il devient Spontaneous Combustion et le met en relation avec le label Harvest Records, créé deux ans plus tôt par EMI, et spécialisé dans la promotion du rock progressif britannique.

Deux albums et puis s'en va.

Celui-ci propose de financer un premier LP, ce qui accroît l'intérêt de la maison de disques et, bien que le single n'ait pas marché, accélère la signature d'un contrat d'enregistrement à la fin de l'année 1971.

Cette opportunité inespérée permet à Spontaneous Combustion de montrer de quel bois il se chauffe.

Les deux albums (réédités chez Esoteric Recordings) qu'il réalise en 1972 sont acclamés par la critique mais se vendent très mal. Après avoir été mis sur les bons rails, le trio tire sa révérence un an plus tard.

Le premier des deux albums, éponyme, est enregistré en un peu plus d'un mois. Tous les membres contribuent à son écriture. Spontaneous Combustion, oscillant entre un rock conventionnel et un rock progressif, fait montre d'un contrôle surprenant de la part de gamins. Moins étonnantes sont la puissance et l'intensité qu'il développe.

Du plaisir et de l'énergie.

Si tout n'est pas encore parfait, certains titres comme l'accrocheur Speed Of Light, la ballade Listen To The Wind et les 10 minutes de Reminder, affichent de très belles velléités.

Gary Margetts est un bon chanteur, un guitariste compétent mais encore maladroit, tandis que la rythmique témoigne de beaucoup de vigueur et de détermination.

En incluant dans leur musique tout ce qui musicalement les anime alors (King Crimson, Wishbone Ash, Pink Floyd...), les musiciens semblent prendre un grand plaisir à jouer et à faire ce disque.

Malheureusement, leurs efforts n'aboutissent pas toujours et rendent l'écoute parfois complexe, malgré un gros potentiel et une identité qui leur est déjà propre.

On comprend toutefois pourquoi Lake, dont l'implication a certainement été imposée dans le deal le liant à EMI, s'est rapproché d'eux et les a encouragés à poursuivre dans la même voie.

Ce rapprochement avec le bassiste vaut à Spontaneous Combustion de prendre part à la tournée anglaise d'Emerson Lake & Palmer jusqu'au milieu de l'année 1972.

A son terme, le groupe, sous l'impulsion de Gary Margetts, son songwriter-maison, sort de son sac un lot de nouvelles chansons suffisamment conséquent pour alimenter un deuxième opus.

L'histoire ne repasse pas les plats.

Il faut croire que les commentaires élogieux suscités par l'album éponyme précédent ont donné le vertige à ces jeunes musiciens qui, soudainement se haussent du col et décident de produire seuls leur second LP.

Exit Greg Lake, Spontaneous Combustion, un tantinet désinvolte, se prive là d'un soutien important et laisse passer sa chance, malgré la qualité de Triad (1972), le disque en question. L'histoire ne repasse pas les plats et Spontaneous Combustion, en voulant faire cavalier seul, a de quoi se mordre les doigts de ce choix.

Triad, encore un excellent travail, propose un rock énergique et cohérent qui montre à quel point ces artistes ont pris du volume en un an et ne manquent pas de bonnes idées. A chaque piste dévoilée, on sent la maturité nouvelle prise par ces jeunes musiciens et la progression technique de chacun des acteurs.

Spontaneous combustion tony brock portrait

« J'ai grandi avec Led Zeppelin. Et puis, un jour, tous ces groupes comme Led Zep ou Bad Company, nous les avons cotoyés. Je suis devenu proche des Who et de Keith Moon. Nous avons fait des tournées aux côtés de ces légendes. Notre premier album était déjà produit par une star de l'époque, Greg Lake d'Emerson Lake & Palmer. C'est le cercle dans lequel j'ai évolué. » (Tony Brock)

Le délirant Spaceship, les prog Brainstorm et Pan, la ballade Rainy Day, Child Life, taillé pour la radio, sont certes très probants, mais il manque globalement de la (bonne) matière pour parvenir à se hisser au niveau des meilleurs du genre.

Clap de fin en 1972.

Sans l'appui de Lake et peu soutenu par Harvest qui travaille sur des projets autrement plus porteurs (Dark Side Of The Moon/Pink Floyd), Triad connaît un succès d'estime mais ne perce pas dans les bacs. Cette nouvelle désillusion amène Spontaneous Combustion à se séparer dans la foulée du départ de Tony Brook.

Le batteur rejoint Strider, avant d'intégrer The Babys (fin 70) grâce auxquels il tape dans l'oeil de Rod Stewart et d'Elton John qu'il va accompagner. Devenu producteur et spécialisé dans l'ingénierie depuis le début des années 2000, il est aujourd'hui à la tête de Silver Dreams Studios (Los Angeles).

Au départ de Brock, Tristan et Gary Margetts rebondissent sur Time (un LP en 1975 chez Buk Records), avant que le second nommé ne disparaisse des écrans radars, laissant à son frère le soin de retrouver Greg Lake (The Greg Lake Band) au début des 80's (RAZOR©).

DISCOGRAPHIE 70'S.

LP Studio 1 - 1972

 

Spontaneous combustion lp 72

 

SPONTANEOUS COMBUSTION

SPONTANEOUS COMBUSTION – 1972  3/5

 

Publié en 1972.

Produit par Greg Lake.

Durée:38:57.

Label:Harvest Records.

Genre:rock progressif,rock psychédélique,space rock.

 

A boire et à manger.

 

Dans l'ensemble, Spontaneous Combustion (en écoute intégrale sur deezer) est un album qui passe bien pour peu que l'on aime cette musique anglaise de la fin des 60's, début des 70's.

Le trio qui s'y colle pratique un mélange de hard rock, de psyché, de prog, de pop, de folk et de ballades (et même de country sur Reminder) dans lequel il s'en sort plutôt pas mal.

Les jeunes protégés du bassiste d'ELP, Greg Lake, natifs comme lui de Poole, semblent aimer beaucoup de choses et ne se privent pas de les transposer avantageusement dans leur premier travail discographique, même si parfois ces diverses influences tendent à le complexifier.

C'est un peu le défaut de cette jeunesse qui veut tout bouffer et montrer qui c'est le kéké des plages du Dorset. Il y a du riff, des harmonies vocales, de la vitalité, du potentiel et une propension à pondre des mélodies accrocheuses comme c'est le cas avec le titre d'entrée Speed Of Light ou son suivant le très wishbonashien Listen To The Wind ou à se faire plaisir (Reminder).

Reconnaissons que ce qui se dégage du disque (le début et la fin) est plutôt bien foutu. L'album a matière à faire passer un agréable moment à l'auditeur, mais sur les 6 titres consignés sur ce disque, on ne retiendra que la moitié, celle évoquée précédemment. Non pas que le reste soit mauvais ou à jeter mais il ne parvient pas à me sensibiliser autant.

Conclusion : c'est du 3/5 et c'est déjà pas mal pour ces débutants que Greg Lake a couvés à leurs débuts et qui s'en émancipent dès l'album qui succède, Triad. Le trio (Tristan et Gary Margetts et Tony Brok) signe par la même occasion son arrêt de mort sous Spontaneous Combustion (RAZOR©).

 

1. Speed Of Light.
2. Listen To The Wind.
3. Leaving.
4. 200 Lives.
5. Down With The Moon.
6. Reminder.

 

Gary Margetts:guitare,chant.
Tristian Margetts:basse,chant.
Tony Brock:batterie,percussion,chant.

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