The Gods.

BIOGRAPHIE.

 

 

THE GODS/Hatfield (Hertfordshire – Angleterre)

 

The gods intro

 

Actif de 1965 à 1969.

Labels:EMI,Polydor.

Genre:rock progressif,rock psychédélique.

 

Né sur le terreau actif et inventif de Hatfield.

Il faut bien se jeter à l'eau un jour et The Gods est l'exemple-type de ces musiciens qui démarrent dans le métier et dont on se souvient plus du nom pour ce qu'ils sont devenus plus tard, que pour leur propre musique, encore balbutiante à ce stade de leur parcours.

Même si la scène de Hatfield, à une heure au nord de Londres, n'est pas la plus populaire du pop-rock british, elle n'en a pas moins été, au milieu des 60's, très active, créative et a contribué à former des artistes passés à la postérité depuis. Les Gods en sont issus.

Parmi les patronymes les plus populaires issus de ce brillant terreau, le troubadour écossais Donovan, Mick Taylor, illustre guitariste des Rolling Stones entre 1969 et 1974, après un passage remarqué dans le formateur Bluesbreakers de John Mayall (1967/1969), Colin Blunstone, chanteur et songwriter des Zombies, George Martin, le producteur légendaire des Beatles...

The gods the juniors 2 Les Juniors d'abord.

The gods the juniors mick taylorAvec Mick Taylor (2ème à partir de la gauche).

The gods marquee 68 lakeLes Gods au Marquee en 1968.

The gods hensley kerslakeHensley et Kerslake.

Un tremplin pour une suite plus glorieuse.

D'autres musiciens, aux noms moins ronflants, après avoir fait un passage par les Gods, ont aidé à faire briller à l'international le collectif dans lequel ils se sont impliqués à un moment où l'autre de leur carrière.

Le regretté claviériste Ken Hensley et le batteur Lee Kerslake ont ainsi fait les beaux jours du grand Uriah Heep.

Le bassiste John Glascock a été du Jethro Tull de la période 1976/1979 et son frère Brian, batteur, a fait partie des Motels qui, au début des 80's, a placé deux titres dans le top 10 du Billboard 100.

Cliff Bennett, quant à lui, n'est autre que le chanteur et leader des Rebel Housers qu'il a conduit dans le gratin des charts anglais dans les 60's.

On ne présente plus Greg Lake, membre du trio de renommée planétaire, l'éminent Emerson Lake & Palmer, qui a tenu la basse des Gods de 1967 à 1968, succédant à Paul Newton, bassiste des trois premiers LP d'Uriah Heep.

Joseph Stanley Konas, dit Joe Konas, guitariste de 1965 à 1969 mais retiré dans les affaires immobilières depuis, est peut-être le plus discret des musiciens ayant transité par The Gods.

Son CV plaide pourtant en sa faveur pour avoir partagé la scène avec des artistes de premier plan comme Alvin Lee (Ten Years After), Ritchie Blackmore (Deep Purple, Rainbow) ou Jimi Hendrix.

Les Juniors d'abord.

Quant à Alan Shacklock, il est aujourd'hui un producteur pluri-nominé aux Grammy Awards, après avoir été des Juniors, la mouture à partir de laquelle les Gods se sont constitués.Taylor, les frères Glascock, camarades de classe de Hatfield, ainsi que Shacklock (et Malcolm Collins) en forment l'ossature initiale (1962/1964), avant que le futur Stone ne fasse équipe avec Ken Hensley, trois ans plus tard (début 1965). Ce dernier vient juste de quitter le Jimmy Brown Sound, un groupe de Stevenage, situé à une vingtaine de kilomètres de Hatfield. 

Les Gods voient alors le jour : Mick Taylor, les Glascock, Ken Hensley et Joe Konas en forment le premier line-up.

Cette incarnation des Gods dure jusqu'en mai 1967, quand Mick Taylor rejoint les Bluesbrakers de Papy Mayall, en remplacement de Peter Green.

On retiendra d'elle qu'elle a fait la première partie de Cream au Starlite Ballroom de Wembley, en 1966, et un single, Come On Down To My Boat Baby/Garage Man, enregistré début 1967 et sorti chez Polydor.

Le Marquee londonien.

Au départ de Taylor, le groupe se sent un peu orphelin et perdu. Hensley reprend alors les choses en main. Il déménage dans le Hampshire où il tente de relancer les Gods avec Joe Konas et Lee Kerslake, John Glascock ayant laissé la basse.

Les rescapés rencontrent Paul Newton auquel ils proposent le poste en juin 1967. Newton est lui-même remplacé par Greg Lake qui reste un an avec les Gods, jusqu'à l'été 68, moment où il part rejoindre King Crimson.

Lake figure dans le line-up qui se produit au Marquee de Londres en mars 1968, mais ne prend part à aucun enregistrement officiel du groupe.

Son départ amène les membres à rappeler John Glascock et à réfléchir à un album, d'autant que les Gods ont décroché un contrat avec EMI.

Un Uriah Heep encore en gestation.

Les Gods, trois ans après le démarrage du groupe, publient leur premier LP ; Genesis (1968/EMI-CBS) se place dans une filière faisant le lien entre le psychédélisme british et le hard rock prog.

On peut déjà voir en ses auteurs des Uriah Heep en devenir, mais sans la lourdeur de leurs successeurs et avec des chansons encore trop faiblardes pour pouvoir prétendre à mieux.

Leur musique est articulée autour des claviers de Hensley, des riffs de guitare distordus de Konas et des harmonies vocales, comme c'est de coutume dans les formations pop-rock de la fin des 60's.

The gods ken hensley portrait

« Avec les Gods, je me souviens que nous aimions jouer, nous ne gagnions pas d'argent mais nous nous amusions beaucoup. Après que Mick soit parti pour rejoindre John Mayall, nous avons trouvé un autre guitariste et avons été repris par Dave Paramor d'EMI. C'était passionnant car nous avons fait les deux premiers albums de Gods à Abbey Road. J'ai pu y voir les Beatles. Mon rêve... » (Ken Hensley)


 

Parallèlement à cet opus modeste, le groupe, encore primitif à ce stade de son parcours, sort quelques singles à l'intérêt inégal (Baby's Rich/Somewhere In The Street - 1968, Hey Bulldog/Real Love Guaranteed - février 69 et Maria/Long Time, Sad Time, Bad Time – mai 69). Real Love Guaranteed est incontestablement celui qui se démarque de ce lot.

Surprenant de par son côté conceptuel, son suivant To Samuel A Son (1969) est déjà plus intéressant et plus ambitieux, à l'image du gigantesque Momma I Need et de l'ouvreur Sticking Wings On Flies.

Hensley, principal pourvoyeur de titres ici, commence à se montrer grand claviériste mais aussi excellent songwriter, même si le bât blesse encore au niveau de constance de la qualité des chansons de Samuel. Mais Uriah Heep s'annonce ici.

Head Machine avant Tot Fat...

Hélas, l'année 69 n'est pas achevée que The Gods ne sont plus, ou plutôt, ils avancent masqués. Pour des raisons vraisemblablement contractuelles, Hensley, John et Brian Glascock ainsi que Lee Kerslake, deviennent respectivement Ken Leslie, John Leadhen, Brian et Lee Poole et évoluent sous Head Machine, une mouture dans la filière d'Atomic Rooster. Le quatuor est l'auteur d'un LP, Orgasm (1969).

La dissolution des Gods intervient définitivement quelque temps après quand Hensley, Kerslake et Glascock (John) forment le groupe de soutien de Cliff Bennett, star R & B des 60's (Cliff Bennett & The Rebel Rousers). Toe Fat écrit alors la suite... (RAZOR©2021)

DISCOGRAPHIE 60'S.

LP Studio 1 - 1968 

 

The gods genesis 68

 

THE GODS

GENESIS – 1968  3,5/5

 

Publié en 1968.

Produit par David Paramor.

Durée:37:38.

Label:CBS/EMI

Genre:pop psychédélique,rock psychédélique,rock progressif.

 

Du Uriah Heep à l'état embryonnaire.

 

Les Gods, tels que vous les découvrez dans cet album marquant les véritables premiers pas en studio du groupe, est la marche initiale qui mène à Uriah Heep mais, en l'état actuel des choses, nous en sommes encore à un stade embryonnaire, primitif.

Néanmoins, les bases sont là dans ce solide et puissant alliage de psyché à l'anglaise et de rock prog. Tout n'est pas encore bien calé, le lot des chansons proposées est inégal, mais on tient en ce Genesis, sorti en 1968, un opus agréable, intéressant mais qui ne diffère guère de ce qui se pratique à l'époque.

La suite discographique des Gods, avec To Samuel A Son (1969), est autrement plus costaude et, généralement, c'est sur ce deuxième disque studio que les fans jettent leur dévolu.

J'ai fait le choix de ce Genesis car il est représentatif de tout le chemin parcouru par Hensley et Kerslake pour parvenir au Graal artistique nommé Uriah Heep. Jugez par vous même...(RAZOR©).

 

1 - Towards the Skies.

2 - Candles Getting Shorter.

3 - You're My Life.

4 - Looking Glass.

5 - Misleading Colours.

6 - Radio Show.

7 - Plastic Horizon.

8 - Farthing Man.

9 - I Never Know.

10 - Time and Eternity.

 

Ken Hensley:guitare,percussion,claviers,chant.

John Glascock:basse,chant.

Lee Kerslake:chant.

Joe Konas:guitare,chant.

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