Wishbone Ash.

BIOGRAPHIE.

 

WISHBONE ASH/Torquay (Angleterre)

 

Wishbone ash 1

 

Actif de 1968 à aujourd’hui.

Labels:MCA,AVM,Neat,IRS,Invisible Hands Music,Permanent,Talking Elephant,Decca.

Genres:hard rock,blues-rock,rock progressif.

Site officiel:www.wishboneash.com

Formé sur les restes des Empty Wessels.

Wishbone Ash a écoulé des millions d’albums et assuré des milliers de concerts de par le monde. L’histoire de ce groupe de rock britannique débute en juillet 1966 quand les frères Turner, Martin et Glen, respectivement chanteur-bassiste et guitariste, et Steve Upton, batteur, se rencontrent dans un pub d’Exeter. Ce rapprochement débouche sur la création des Empty Vessels ; le trio se pose alors sur Londres épicentre de la scène musicale du moment.

Dans la capitale londonienne, il fait la connaissance de Miles Copeland, frère de Steve, batteur de Police ; Miles devient manager de Tanglewood qui succède à Empty Vessels, mais perd dans le même temps, Glen Turner qui préfère renoncer à la vie à Londres pour revenir dans sa région d’origine. Sans guitariste, le groupe part en quête d’un remplaçant ; Andy Powell et David Alan Turner, dit Ted pour les intimes, sont les plus performants. Le choix entre eux s’avérant délicat, Martin Turner et Steve Upton qui prévoient de s’adjoindre les services d’un claviériste, décident de conserver les deux nouvelles recrues et renoncent à leur idée de départ. Wishbone Ash est lancé.

Wishbone ash 2

Le groupe qui réconcilie rock et rock prog.

Ses premières apparitions  en public, sous cette nouvelle identification et avec cette structure organisée autour de deux guitares, remontent fin 69, début 70, où il ouvre pour des groupes en vogue du moment, comme Slade, Taste, T.Rex ou plus huppés comme Ten Years After ou Caravan. Grâce à Ritchie Blackmore de Deep Purple et par l’entremise de son producteur Derek Lawrence, Wishbone Ash se voit ouvrir les portes du label MCA.

Son identité musicale est déjà assez unique, s’appuyant sur un son riche en texture, sur des mélodies bien tissées et sur les twin guitares fougueuses de Powell et Turner. Pendant des décennies, Wishbone Ash va tisser une musique parmi les plus appréciées et les plus influentes du rock, comme c’est le cas pour Thin Lizzy.

Wishbone Ash entre en studio en 1970 pour les besoins de son premier LP éponyme. Si Argus est souvent cité comme la poutre maîtresse du catalogue, cet album lui dame largement le pion. A l’instar du troisième jet du catalogue, l’éponyme Wishbone Ash est une merveille d’énergie, d’inventivité avec ses changements de rythmes, ses lignes de guitare exceptionnelles et sa rythmique diabolique. Wishbone Ash est certainement le groupe du moment qui réconcilie le mieux les deux camps qui traditionnellement s’opposent : le rock et le rock progressif. Phoenix apparaît pour la première fois sur ce disque. C’est un basique de concerts.

Wishbone ash andy powell

« Argus est une belle réussite. Il nous a établis définitivement comme un vrai groupe. Wishbone Ash n’a jamais été aussi uni sur un LP. Argus a été un vrai travail de groupe. Chacun avait un rôle clairement défini, mais toutes les parties se chevauchaient. Les contributions respectives ont abouti à une vraie vie de groupe, à une grande ouverture, une créativité accrue, une conscience collective, à un respect mutuel. A la fin, il sonnait comme nous le voulions. Il a répondu à nos attentes et à celles du public puisqu’il s’est écoulé à des millions d’exemplaires. » (Andy Powell) 

Argus la poutre maîtresse.

Pilgrimage (mai 1971), son suivant, n’est pas aussi créatif, ni n’a l’envergure de son devancier ; il n’empêche qu’il demeure de très haut niveau et fait parfaitement la transition vers Argus.

Wishbone ash argus

Argus (1972), c’est la réponse que l’on vous claque au bec quand il s’agit de citer un disque de Wishbone Ash. Il est le plus connu et pour cause, il est meilleur album de l’année 1973 et vaut aux anglais d’enlever le titre de meilleur espoir de cette même année. Argus marque l’apogée artistique de Wishbone Ash, son summum commercial aussi. En point d’orgue de ce monument, le monstrueux The King Will Come.

La difficulté pour Wishbone Four ou 4 (1973) est d'égaler Argus ou de s’en rapprocher au plus près. L’objectif est partiellement atteint, mais tout honorable qu’il soit, il est un peu le chant du cygne de Wishbone Ash, qui perd ted Turner dans la foulée et ça, ça change beaucoup de choses…

Ted Turner est encore de la magnifique tournée de promotion engagée après le quatrième opus et qui aboutit à l’énorme live, l’anthologique Live Dates, double disque incontournable. Turner quitte le groupe dans la partie américaine de la tournée. Laurie Wisefield le supplée. Comme il est bon guitariste, il n’a aucune difficulté à prendre le train en marche.

There’s The Rub et puis l’indifférence.

C’est ce qu’il ressort de sa prestation sur le cinquième volume studio, There's The Rub, sorti à l’automne 1974 et produit par Bill Szymczyk, l’homme derrière Eagles et Joe Walsh. Wisefield est un jeune surdoué et n’a aucune peine à reproduire les duels de guitare chers  à Turner et Powell. Comme les harmonies vocales reviennent en force, que l’énergie est communicative, les mélodies bien gaulées, la rythmique toujours aussi efficace, on peut se satisfaire encore de ce disque, d’autant qu’il propose une matière sympa (Silver Shoes, Hometown, F.U.B.B, Don’t Come back, Lady Jay…), There’s The Rub montre les jolies choses dont Wishbone Four était globalement démuni.

La suite s’annonce moins rose pour Wishbone Ash. Miles Copeland rencontre de grosses difficultés financières et entraine Wishbone Ash dans sa chute, obligeant le groupe à s’en séparer. Steve Upton, le batteur, s’installe tant bien que mal dans le costume laissé vacant ; au moment d’entrer en studio pour le sixième album, Wishbone Ash est un peu livré à lui-même, sans véritable direction artistique.

Là-dessus, Tom Dowd, chargé de le produire, a la tête ailleurs, perturbé par des problèmes de couple et par la charge de travail qu’il consacre alors à Lynyrd Skynyrd. Bref, Locked In (1976), ce N°6, est une grosse déception généralisée que New England, paru la même année et avant que le groupe ne parte pour un grand tour international, corrige quelque peu. Wishbone Ash, en se classant 22ème en Angleterre, regagne en crédibilité. L’Europe les accueille favorablement pour une nouvelle tournée.

L’ombre de Wishbone, mais toujours là.

Front Pages News (1977) et No Smoke Without Fire (1978) clôturent les 70’s dans une quasi indifférence; on est alors loin des Argus et Cie. Le live qui referme la décennie enregistré au Japon (Live In Tokyo/1979) est anecdotique.

Wishbone Ash est sur une trajectoire descendante quand s’amorcent les 80’s. Martin Turner tourne le dos à ce qu’il a lui-même créé, le groupe boite bas jusqu’à la réunion du line-up d’origine en 1988 entraînant la sortie de deux nouveaux LP qui ne changent finalement pas grand-chose au déclin engagé.

Le créneau 1989/1992 sonne le glas de Wishbone Ash avec les départs successifs de Steve Upton (1989), Martin Turner (1991) et de Ted Turner (1992). Seul Andy Powell s’obstine à pérenniser le nom, sans succès cependant. Depuis le milieu des 70’s, Wishbone Ash n’est plus que l’ombre du grand pionnier du rock progressif qu’il fut ; son existence post Argus n’a pas fait bander grand monde. Et pourtant… (RAZOR©)

DISCOGRAPHIE 70'S.

LP Studio 1 - 1970

 

Wishbone ash lp

 

WISHBONE ASH

WISHBONE ASH – 1970  5/5

 

Publié en 1970.

Produit par Derek Lawrence.

Durée:41:09.

Label:MCA Records.

Genre:rock,jazz,blues.

 

Album influent.

 

Dans le débat du moment qui oppose les supporters du rock traditionnel à ceux de la mouvance progressive, Wishbone Ash met tout le monde d’accord. Il plaît autant à l’un qu’à l’autre. C’est ce qu’il ressort de l’écoute de l’album éponyme (en écoute intégrale ici) de 1970, son premier du catalogue, épatant, et de niveau au moins égal à celui toujours cité en exemple, Argus.

Ce disque, réalisé par MCA qui a consenti une avance de fonds pour le faire, contient des basiques du répertoire de Wishbone Ash comme les épiques Phoenix et Handy ou l’instrumental boogie Blind Eye. Sorti aux Etats-Unis sous label Decca et avec une pochette différente, il est un indispensable de la collection du groupe.

Plein d’énergie, avec des joutes guitaristiques flamboyantes et toujours à l’unisson, organisées par les deux tours jumelles complémentaires du poste, Ted Turner et Andy Powell, avec une rythmique ronflante et des vocaux variés et qui ont du corps, Wishbone Ash évolue entre hard rock mélodique et rock progressif.

Cette première pierre du répertoire discographique des anglais ne présente aucune faiblesse au point qu’elle rencontre un succès spontané sur le sol britannique en faisant 29 dans les classements. S’ensuivent un passage TV à la BBC, puis une mini tournée européenne (Grande-Bretagne et Allemagne), avant d’ouvrir un concert américain des Who.   

Outre les titres évoqués antérieurement, j’ai également craqué pour le blues-rock groovy Lady Whiskey et pour la sublime ballade Errors Of My Way et son très beau chant à trois voix.

La palme, au regard de leur popularité et de leur statut de classiques de concert, revient à Phoenix et à Handy, les deux titres les plus longs de l’album, mais aussi les plus magnifiquement spéciaux.

Ce disque, mélange de blues-rock, de hard rock, de boogie et d’influences folk celtique est un tel concentré de virtuosité et de créativité qu’il mérite la note suprême. Il est une excellente entrée dans l’univers inclassable de Wishbone Ash (RAZOR©).  

 

1. Blind Eye.

2. Lady Whiskey.

3. Errors Of My Way.

4. Queen Of Torture.

5. Handy.

6. Phoenix.

 

Andy Powell:guitare,chant.

Martin Turner:basse,chant.

Matthew Fisher:piano sur 1.

Steve Upton:batterie.

Ted Turner:guitare,chant.

LP Studio 2 - 1971

 

Wishbone ash pillgrimage

 

WISHBONE ASH

PILGRIMAGE – 1971  3,5/5

 

Publié en 1971.

Produit par Derek Lawrence

Durée:39:55

Label:MCA Records.

Genre:rock,jazz,blues.

 

En retrait.

 

Autant j’ai craqué sur l’album éponyme inaugurant le catalogue de Wishbone Ash, autant son suivant est loin de me convaincre. Au vu des commentaires qu’il suscite, je ne suis le seul à éprouver de la retenue pour ce disque, Pilgrimage (en écoute intégrale ici), sorti en 1971.

Mes réserves portent d’abord sur le son différent de l’album précédent, plus blues-rock, et, hélas, pas à l’avantage du nouveau venu ainsi que sur son caractère essentiellement instrumental, ce choix n’entrant pas dans le type d’œuvres que je préfère.

De là à dire que Pilgrimage ne vaut pas un clou, non. Il est bon, mais sans avoir l’envergure, ni la créativité du premier jet. Davantage recentré sur l’acoustique et le folk, cet adoucissement sonore, même s’il s’accompagne de belle douceur et d’une matière de qualité, soulève moins les passions. Chez moi s’entend.

Malgré cela, Pilgrimage a ses arguments à l’instar de The Pilgrim, où les deux guitares s’offrent de grandioses envolées, comme le légendaire Jail Bait, un classique de Wishbone Ash, l’instrumental jazz Vas Dis et le séduisant Valediction. Alone et Lullaby, par contre, n’apportent pas grand-chose tandis que Where Were You Tomorrow, boogie dans l’âme, se passe sans susciter de grandes émotions.

Non, soyons honnête, Pilgrimage montre un groupe qui joue au frein à main, victime malgré lui de l’immédiateté de son succès, comme tétanisé par la peur de mal faire ou empêtré dans des choix musicaux pour lesquels il a moins de brillance.

On le lui pardonnera sans hésiter dans la mesure où il corrige le tir avec l’album qui suit. Et l’album suivant, c’est… Argus qui sera son apogée et artistique et commerciale. Pilgrimage n’est pas indispensable malgré de fort beaux moments (RAZOR©).

 

1. Vas Dis.

2. The Pilgrim.

3. Jail Bait.

4. Alone.

5. Lullaby.

6. Valediction.

7. Where Were You Tomorrow.

 

Andy Powell:guitare,chant.

Ted Turner:guitare,chant.

Martin Turner:basse,chant.

Steve Upton:batterie.

LP Studio 3 - 1972

 

Wishbone ash argus

 

WISHBONE ASH

ARGUS – 1972  5/5

 

Publié le 28 avril 1972.

Produit par Derek Lawrence.

Durée:43:48.

Label:Decca (U.S.A),MCA (U.K).

Genre:rock progressif,hard rock.

 

Cocktail anthologique.

       

Argus (en écoute intégrale ici) est le troisième LP studio de Wishbone Ash, groupe qui a connu son heure de gloire essentiellement dans la première moitié des années 70. Le meilleur se situe là.

Le premier album, éponyme, est porteur de grandes espérances (Phoenix, Blind Eye), Wishbone Ash est le groupe qui monte. Pilgrimage (1971), mélange de blues et de jazz, confirme que l’originalité née de l’entente guitaristique entre Powell et Turner, est une option intéressante, mais ne confirme pas vraiment les débuts fracassants au regard d’une direction sonore moins blues-rock et plus acoustique et instrumentale.  

Argus (1972) sort alors, qui est aujourd’hui la plus belle pièce du catalogue de Wishbone Ash, celle qui restera inscrite en lettres d’or dans le livre du rock.

Ce disque mythique et d’une grande beauté est considéré comme étant le meilleur de l’année 72, et il y a de quoi. Wishbone Ash entre dans la cour des très grands, avec 7 titres géants qui s’apprécient naturellement, qui se goûtent d’une traite.

Aucune fausse note de Time Was à Throw Down The Sword. Du grand art rock, peu progressif ou progressif sans la complexité dont il est généralement affublé. Accessible. Très accessible, doux, homogène.

Certains titres sont incontournables et pourtant cette formation de bosseurs invétérés n’a pas toujours eu la reconnaissance qu’elle était en droit d’attendre. Comme elle dispose de ce qui se fait de mieux en matière de guitare avec sa doublette inspirée, virtuose et complémentaire Turner/Powell.

The King Will Come au riff destructeur, Blowin’ Free, l’épique Warrior, Sometime World, Leaf And Stream, Throw Down The Sword, putain que c’est bon, costaud, créatif, raffiné, sensible. C’est à couper le souffle. On appelle un travail de ce niveau, une œuvre culte (RAZOR©)

 

1. Time Was.

2. Sometime World.

3. Blowin’ Free.

4. The King Will Come.

5. Leaf And Stream.

6. Warrior.

7. Throw Down The Sword.

 

Andy Powell:guitares,chant.

Ted Turner:guitares,chant.

Martin Turner:basse,chant.

Steve Upton:batterie,percussions.

John Tout:orgue sur 7.

LP Studio 4 - 1973

 

Wishbone ash four

 

WISHBONE ASH

FOUR – 1973  3,5/5 

 

Publié le 11 mai 1973.

Produit par Wishbone Ash.

Durée:42:57.

Label:MCA Records.

Genre:rock,rock progressif,pop.

 

Trop élémentaire.

 

Succéder à Argus n’est pas une sinécure. Il présente un tel bilan (meilleur disque de l’année, meilleur groupe pour Wishbone Ash) qu’il creuse le fossé entre lui et son prédécesseur, qu’il devance de la tête et des épaules son suivant. Four (en écoute intégrale ici), numéro 4 du catalogue, a de la qualité, on ne peut pas ne pas l’admettre, mais il n’égale pas le niveau de celui qui est la référence incontournable des anglais pour la majorité des fans.

Wishbone Ash est tout à fait conscient de cette difficulté à reproduire la performance d’Argus, et c’est peut-être la raison pour laquelle il la joue modeste et cherche à assurer le coup en se positionnant sur un rock plus terre-à-terre, plus simple.

Alimenté par un lot de chansons encore estimable, ce numéro 4 peine pourtant à accrocher du début à la fin, sauf en de rares, mais splendides occasion comme la pépite de plus de 8 minutes, Everybody Needs A Friend, le hard rock So Many Things To Say, mais surtout les deux perles folk que sont Ballad Of The Beacon et Sorrel référant au Wishbone Ash qui nous est familier depuis 3 LP.

La tendance générale est à plus de rock comme So Many Things To Say, No Easy Road, Doctor, Rock ‘n Roll Widow ou Sing Out The Song. La grosse déception de ce disque, en fait, est de constater que ce qui faisait la force de Wishbone Ash, ses duels de guitare entre Turner et Powell et ses harmonies vocales ne sont pas au rendez-vous ici. C’est quand même la marque de fabrique du groupe et pour la première fois, on fait sans. On en aurait accepté l’augure si des idées originales ou un programme de substitution plus ambitieux avaient pu compenser ce manque, mais arrivé au terme de l’écoute, le sentiment qui domine est la frustration.

Et ce, même si on ne peut nier, à son terme, être encore sous le choc  des merveilles évoquées ci-dessus. Rien que pour elles, il faut faire le déplacement. Le reste s’écoute sans plus. Légèrement au-dessus de la moyenne, ce volume 4 est presque trop élémentaire. Au final, cette simplicité joue contre lui (RAZOR©). 

 

1. So Many Things to Say.

2. Ballad of the Beacon.

3. No Easy Road.

4. Everybody Needs a Friend.

5. Doctor.

6. Sorrel.

7. Sing Out the Song.

8. Rock 'n Roll Widow.

 

Andy Powell:guitare,chant.

Ted Turner:guitare,chant.

Martin Turner:guitare basse,chant.

Steve Upton:batterie.

George Nash:claviers sur 4.

Graham Maitland:piano sur 3.

Phil Kenzie,Dave Coxhill,Bud Parks:cuivres sur 3.

LP Live 1 - 1973

 

Wishbone ash live dates

 

WISHBONE ASH

LIVE DATES – 1973  5/5

 

Publié en décembre 1973.

Produit par Wishbone Ash.

Durée:1:19:47.

Label:MCA Records.

Genre:rock,rock progressif.

 

L’apogée de Wishbone Ash.

 

Wishbone Four est publié dans la première quinzaine de mai 1973. Deux de ses titres (Rock ‘N’ Roll Widow et Ballad Of The Beacon) prennent position dans le premier live du groupe, sorti à la fin de cette même année et qui répond au titre de Live Dates (en écoute intégrale ici).

Le reste des 11 pièces qui le composent est alimenté par les albums précédents : deux pour l’éponyme initial, Lady Whiskey et le légendaire Phoenix, deux pour son suivant Pilgrimage, The Pilgrim et Jail Bait, des classiques. Argus, disque le plus populaire, contribue pour quatre de ses morceaux : The King Will Come, Warrior et Throw Down The Sword placés en ouverture et Blowin’ Free, dans la deuxième partie du lot. La dernière chanson consiste en une reprise de Jimmy Reed, Baby What You Want Me To Do.

Les enregistrements de Live Dates (MCA), cinquième jet général et premier en public, émanent de concerts de Reading, Croydon, Portsmouth et Newcastle (tournée de juin 73) ; le contexte est alors très favorable aux anglais couvert d’or pour Argus et d’argent pour Wishbone Four.

Double LP, il est le dernier des 70’s où apparait Ted Turner, élément essentiel du binôme des Twin Guitars avec Andy Powell et qui définit l’identité de Wishbone Ash. La suite confirmera le lourd tribut qu’engendre cette démission dans le son du groupe, et ce, même si son suppléant Laurie Wisefield s’est montré digne de son prédécesseur au poste.

Live Dates est un excellent moyen, le seul des années 70, de se familiariser avec les prestations scéniques du line-up anthologique de Wishbone Ash.

Le seul reproche que l’on pourrait formuler à son endroit, c’est qu’en piochant à l’aveugle dans les concerts anglais du moment, il apparaît un peu décousu. Il est à regretter que ce double n’ait pas été enregistré sur un même concert, il aurait certainement gagné en qualité.

On n’échappe pas ici aux sublimes mélodies, aux soli inspirés. De l’excellent mélange d’un rock mélodique avec de la belle lourdeur et la fougue qu’il faut. C’est abouti, maîtrisé, efficace et ça se termine en apothéose avec les 17 minutes de l’anthologique Phoenix dont on ne se lasse jamais. Géant ! (RAZOR©)

 

1. The King Will Come.

2. Warrior.

3. Throw Down The Sword.

4. Rock n Roll Widow.

5. Ballad Of The Beacon.

6. Baby What You Want Me To Do.

7. The Pilgrim.

8. Blowin' Free.

9. Jail Bai.

10. Lady Whiskey.

11. Phoenix.

 

Martin Turner:basse,chant.

Andy Powell:guitare,chant.

Ted Turner:guitare,chant.

Steve Upton:batterie.

LP Studio 5 - 1974

 

Wishbone ash there s the rub

 

WISHBONE ASH

THERE’S THE RUB – 1974  4/5

 

Publié en novembre 1974.

Produit par Bill Szymczyk.

Durée:39:51.

Label:MCA Records.

Genre:rock,hard rock,rock progressif.

 

Encore très bon.

 

Quand Laurie Wisefield entre dans Wishbone Ash après le départ de Ted Turner, il ne sait pas encore qu’il signe pour un bail décennal. Il n’en est pas là au moment d’aborder le cinquième album du groupe, There's The Rub (en écoute intégrale ici) pour lequel on lui demande de faire au moins aussi bien que celui auquel il succède.

Il a un toutefois un sacré défi à relever car le démissionnaire en question n’est autre que la moitié du flamboyant binôme des Twin Guitars, particularité musicale articulée autour de la complémentarité de Turner et de Powell, sur laquelle repose toute la stratégie de Wishbone Ash depuis le début.

Il n’est que le quatrième LP, celui qui précède, à ne pas s’appuyer sur cette spécificité guitaristique maison et Wishbone Ash traîne ce reniement comme une casserole. Wishbone Four déçoit malgré quelques belles géniaux soubresauts. La mission du nouvel entrant est claire : relancer la mécanique après cette baisse de régime.

A ce titre, les grands moyens sont mis sur la table pour redresser la tête. Bill Szymczyk, alors producteur d’Eagles, est sollicité pour produire There’s The Rub qui est enregistré dans les studios Criteria de Miami en août/septembre 74.

Laurie Wisefield tient largement son rang dans ce contexte ; l’artiste est virtuose, son passé de Home plaidant en sa faveur. Il ne dépare pas, loin s’en faut, dans cet environnement d’experts instrumentaux et se fond bien dans le collectif, comme il reprend parfaitement à son compte le poste laissé vacant par Turner. Les parties de guitare refont surface et avec la même fougue.

L’énergie qui sied aux disques de Wishbone Ash ne se dément pas ici ; les harmonies vocales, délaissées sur Four, reprennent du service et c’est tant mieux tant elles sont l’autre atout des anglais ; les mélodies sont, comme toujours, bien chiadées. C’est beaucoup plus bandant et inspiré que l’album antérieur qui nous a laissés sur notre faim. On peut donc encore s’enthousiasmer pour There’s The Rub et pour ce line-up à peine retouché.

La matière est également conséquente, alternant entre ballades à la Wishbone (le bluesy Persephone et Lady Jay), instrumental (l’épique F.U.B.B) et hard rock (Hometown, Don’t Come Back). A noter aussi le très bon titre d’ouverture Silver Shoes, qui donne le ton de cet album encore très bon. Profitons-en, la suite ne sera pas toujours aussi élogieuse (RAZOR©).

 

1. Silver Shoes.

2. Don't Come Back.

3. Persephone.

4. Hometown.

5. Lady Jay.

6. F.U.B.B.

 

Andy Powell:guitare,mandoline,chant.

Laurie Wisefield:guitare,banjo,chant.

Martin Turner:basse,chant.

Steve Upton:batterie.

Nelson 'Flaco' Padron:congas sur 6.

Albhy Galuten:orgue,synthétiseur sur 3.

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