Big Brother & The Holding Company.

BIOGRAPHIE.

 

BIG BROTHER & THE HOLDING COMPANY/San Francisco (Californie)

 

Big brother 2

 

Activité:1965/1968,1969/1972,1987 à aujourd’hui.

Label:Columbia,Mainstream.

Genres:blues-rock,rock psychédélique,folk-rock,acid rock,hard rock.

Site officiel:www.bbhc.com

Groupe à part entière avant celui de Janis.

On a trop souvent réduit Big Brother & The Holding Company au groupe de Janis Joplin. Faux. Par contre, on peut admettre sans se tromper qu’il a lancé la carrière de Pearl et a certainement été le meilleur des groupes dans lesquels elle ait chanté. Groupe de pointe de la place psychédélique de San Francisco, Big Brother est un incontournable de la scène du milieu des 60’s, populaire surtout auprès de la communauté hippie de Frisco, plus particulièrement de Haight-Ashbury.

Fondé en 1966, Big Brother & The Holding Company réfère au livre 1984 de George Orwell où l’expression Big Brother qualifie les institutions ou les pratiques visant à porter atteinte aux libertés et à la vie privée des individus, donc au gouvernement américain et à sa bureaucratie et à The Holding Company, pour la manière dont le capitalisme était organisé en holdings, en multinationales. Big Brother est aussi le surnom de Xhet Helms. Parallèlement, l’expression « Are You Holding ? » était la formule consacrée pour demander à quelqu’un s’il avait de la drogue.

Big brother affiche

Pilier de la Baie de Frisco.

Big Brother & The Holding Company a été initié par le chanteur et très fin  guitariste de country-blues Peter Albin, par Sam Andrew, autre guitariste mais lui plus influencé par le blues du delta et les rockers Chuck Berry, Little Richard.

Albin est le chanteur d’origine du groupe ce que la présence de Janis Joplin a eu tendance à gommer au fil du temps. Avec Sam Andrew, qui vient de décéder en févier 2015, et le batteur Chuck Jones déniché par Chet Helms, le père-fondateur, le cœur et l’âme de la musique à San Francisco, ils constituent le noyau dur du groupe. Quand James Gurley rejoint le trio en qualité de second guitariste, Albin glisse à la basse, mais revient à ses premières amours selon l’humeur et le répertoire à jouer.

Durant l’hiver 65/66, Chuck Jones laisse sa place derrière les fûts à Dave Getz, batteur de jazz issu du Dixieland mais d’abord et avant tout artiste peintre.

David Getz intègre officiellement le line-up lors d’un concert au Matrix, le 12 mars 1966. Cette formation n’est, pour ainsi dire, alors jamais sortie de l’Area Bay et de sa communauté artistique ; elle en est un inamovible pilier, toujours à taper le bœuf à l’Avalon, au Matrix, au Western Front, à répéter ou à jammer dans le manoir victorien du 1090 Page Street mis à disposition par l’oncle d’Albin, véritable endroit de convergence de tous les groupes locaux et de la bohème hippie.

Avec la Mama Cosmique.

Le Big Brother donne son premier concert officiel en janvier 1966 à l’Open Theater de Berkeley. Dans le même temps, il devient le groupe maison de l’Avalon Ballroom, dirigé par un groupe de hippies, The Family Dog, collectif managé par Helms et dont la finalité est d’organiser des concerts.

C’est en ces lieux, le 10 juin 1966, que s’organise la première prestation du groupe san franciscain avec Janis Joplin, venue d’Austin. Chelms sert d’entremetteur et convainc la « Mama Cosmique » de rejoindre le Big Brother plutôt que le 13th Floor Elevators de Roky Erickson, comme c’est alors envisagé. Il persuade parallèlement les membres et Peter Albin surtout, de se laisser tenter par l’expérience Joplin en arguant le fait que d’autres groupes de la Baie comme l’Airplane ou It’s A Beautiful Day réussissent bien dans cette configuration. L’affaire est pliée et l’association avec Pearl est un succès immédiat.

L’arrivée de Janis change l’orientation musicale du Big Brother. D’aventureux et expérimental, il devient plus structuré et offre un cadre permettant à la texane de s’y montrer à son avantage et de faire briller le groupe. Très pro, intelligente, drôle, Janis entraîne dans son sillage et sous les projecteurs un des meilleurs combos du moment.

Big brother 3

Mainstream pour débuter.

Le label indépendant de jazz Mainstream Records, dirigé par Bob Shad rencontré en 1966 à San Francisco, signe le Big Brother en septembre 1966. C’est son premier groupe de rock.

Comme la formation est alors engagée pour un mois au Mother Blues de Chicago et qu’elle n’a pas les moyens pour financer son retour vers la Californie, n’ayant pas encore été payée et coincée, elle est contrainte de signer avec Shad pour avoir de quoi rentrer, ce qui lui avait été formellement déconseillé préalablement.

Quatre de ses titres sont enregistrés avec lui dans un studio de Chicago ; le reste l’est à Los Angeles le 12 décembre 66.

Malgré des performances respectables, la matière alimentant le premier LP (1967) du Big Brother débouche sur un succès mineur, sorti par hasard, en retard (presqu’un an après) et sous contrainte alors que le groupe explose dans les premiers festivals du crû : Love Pageant Rally, Human Be-In et Monterey.

Les événements évoqués ci-dessus ont incontestablement nuit à la qualité de ce premier album d’autant que la production n’est pas un modèle de réussite. C’est la raison pour laquelle il brille plus localement qu’au niveau national. Il retrouvera des couleurs sous l’ère Columbia quand le label le republie en insistant sur la présence de Janis en son sein.

Big brother san andrew

« Nous étions un peu plus aventureux et expérimentaux sur la scène de San Francisco que celle de Los Angeles. Même une formation comme les Doors était plus ancrée dans la tradition.

Les Doors, lorsqu’ils sont venus jouer pour la première fois à San Francisco, bien avant qu’ils ne soient populaires, ils ont été présentés comme la version Made in Los Angeles de Big Brother. Ce qui n’était pas faux car à cette époque nous n’avions pas encore Janis. » (Sam Andrew)

Janis, mais pas que.

Invité au festival de Monterey en juin 1967, Big Brother & The Holding Company y livre une prestation énorme, surtout Janis Joplin dont l’interprétation de Ball And Chain de Big Mama Thornton électrise un public déjà très enthousiaste et laisse la planète blues pantoise. Cette performance puissante et énergique influe sur l’avenir professionnel du groupe que Columbia engage quelques semaines plus tard. De formation lambda de la Baie, Big Brother se pare désormais d’un statut international. Si Janis Joplin est pour beaucoup dans cette popularité nouvelle, le mérite en revient également aux autres membres du Big Brother dont la technique et l’inspiration sont loués par les presses spécialisées. James Gurley, Sam Andrew, Dave Getz et Peter Albin rappellent ainsi que le Big Brother n’est pas le jouet de Pearl, mais un groupe à part entière de la musique américaine.

La suite s’appelle Cheap Thrills (août 1968), l’album par lequel les californiens triomphent au Billboard, restant installé 8 semaines à la place de N°1. Sam Gurley, extraordinaire prestataire sur l’album en question, y gagne ses galons de « Père de la guitare psychédélique », mais ce sont les guitares de ce dernier et celle de Sam Andrew qui affichent leur suprématie. Les deux guitaristes portant l’instrument à un niveau exceptionnel ; Dave et Albin assurent une rythmique implacable. Janis, phénoménale chanteuse de blues, c’est la cerise sur le gâteau.

L’envolée de moineaux.

Cheap Thrills, prévu à l’origine pour s’appeler Dope Sex And Thrills traduit l’équilibre parfait entre le rock psychédélique de la côte ouest et le blues. L’après Cheap Thrills du Big Brother devient musicalement plus éclectique d’autant qu’il perd Janis Joplin partie créer le Kozmic Blues Band, son groupe pour lequel elle débauche également Sam Andrew.

Big brother janis joplin

Ce départ, fin 68, scelle la scission du combo, Peter Albin et Dave Getz rejoignant de leur côté Country Joe & The Fish. L’expérience Kozmic Blues (un seul LP/novembre 1969) tourne rapidement en eau de boudin, malgré une participation au festival de Woodstock. Il est reproché au groupe de Janis de ne pas être à la hauteur de sa voix unique et à cette dernière d’abuser de plus en plus des drogues et de l’alcool.

Renaissance.

Sam Andrew fait alors le chemin inverse et réintègre Big Brother & The Holding Company, réactivé à l’automne 69. Albin, Gutley, Getz et Andrew repartent alors pour un tour. Deux autres albums naissent de leur renaissance : Be A Brother (1970) et How hard It Is (1971). Des conflits internes à la formation, au centre desquels la drogue joue un rôle essentiel, se font de plus en plus récurrents ; le groupe survit difficilement à cette situation conflictuelle et perd progressivement de sa splendeur.  

Dès 1972, le Big Brother se disperse, ses membres s’impliquant dans des projets parallèles au détriment du groupe ou commençant à la jouer perso ; il s’éteint progressivement et, au cours de la décennie, n’est réactivé que pour un spectacle organisé par Chet Helms au Greek Thetare de Berkeley (octobre 1978).

Il renaît de ses cendres à l’occasion des 20 ans du Summer Of Love (1987), autour du quatuor légendaire. Gurley, mort en décembre 2008, le quitte en 1996, laissant au trio restant le soin de continuer une aventure dont le moins que l’on puisse dire est qu’elle a laissé une grosse empreinte dans le rock (RAZOR©).

DISCOGRAPHIE 60'S/70'S.

LP Studio 1 - 1967

 

Big brother front 1

 

BIG BROTHER AND THE HOLDING COMPANY

BIG BROTHER AND THE HOLDING COMPANY – 1967  3,5/5

 

Publié en août 1967.

Produit par Bob Shad.

Durée:33:51.

Label:Mainstream,Columbia.

Genre:rock psychédélique,blues-rock,blues.

 

Les premiers pas de Janis en studio.

 

Big Brother, formé en 1965 à San Francisco, apparaît officiellement au début de l’année 1966 à Berkeley (Open Theater). Big Brother est le nom  donné à Chet Helms qui organisait les premiers bœufs du groupe dans une maison de Haight-Ashbury.

Cette même année voit Janis Joplin se joindre à la formation initiale et chanter pour le groupe à l’Avalon Ballroom de Frisco, groupe  constitué de Peter Albin au chant, Sam Andrew (guitare), James Gurley (guitare) et de Chuck Jones.

Le groupe, dans sa nouvelle mouture, enregistre son premier album (éponyme) pour Mainstream Records dans un club de Chicago. Il permet à Big Brother de se faire un nom sur la scène national après avoir donné des garanties sur celle san franciscaine.

L’album, trempé dans le blues-rock psychédélique, sort en 1967, en plein Summer Of Love et six mois avant le festival Pop de Monterey où Big Brother va connaître la consécration et passer d’une formation lambda à un groupe de pointe de l’échiquier psychédélique.

Les membres mâles de Big Brother, pourtant de fortes personnalités, conscients de détenir en Janis Joplin, une voix unique, vont se mettre en retrait et laisser la grande dame exprimer sa puissance scénique et vocale. Cet album, auquel on peut reprocher une production un peu brouillonne, marque les premiers pas de Janis Joplin en studio ; elle y fait montre d’une voix très âpre et bluesy caractérisée par un fort accent texan.

En dépit de beaux passages comme Bye Bye Baby, Easy Rider, Down On Me, Call On Me, il ne connaîtra pas, à sa sortie, le succès de Cheap Trills qui allait lui succéder. Initialement paru sous Big Brother And The Holding Company, sa publication initiale ne fait pas mention de la présence de Janis Joplin en son sein.

Ce n’est qu’après coup, quand Columbia a repris le catalogue, que ce point de détail a été mis en avant, mettant sous les feux de l’actualité Big Brother & The Holding Company dès lors injustement considéré comme le backing band de Pearl. La publication par Columbia en 1970 se fait sous le titre Big Brother & The Holding Company Featuring Janis Joplin et intègre deux titres supplémentaires : les excellents Coo Coo et The Last Time.

Même si ce disque n’arrive pas à la cheville de Cheap Thrills, une œuvre incontournable du rock psychédélique, il n’en a pas moins son intérêt dans la compréhension de l’évolution de ce groupe et de son leader féminin (RAZOR©).

 

1. Bye, Bye Baby.      

2. Easy Rider.    

3. Intruder.       

4. Light Is Faster Than Sound.     

5. Call On Me.   

6. Women Is Losers.  

7. Blindman.     

8. Down On Me.

9. Caterpillar.    

10. All Is Loneliness.

 

Janis Joplin:chant.

Peter Albin:basse.

Sam Andrew:guitare,chant.

David Getz:batterie.

James Gurley:guitare,chant.

LP Studio 2 - 1968

 

Big brother cheap thrills 1

 

BIG BROTHER AND THE HOLDING COMPANY

CHEAP TRILLS – 1968  5/5

 

Publié le 12 août 1968.

Produit par John Simon.

Durée:37:11.

Label:Columbia.

Genre:rock psychédélique,acid rock,blues-rock.

 

Taillé sur mesure pour Pearl.

 

Premier album de Big Brother And The Holding Company chez CBS, alias Columbia, un grand label et deuxième pour son compte. Le disque éponyme précédent, et au succès limité à la seule baie de San Francisco, bien qu’ayant été publié chez Mainstream, un petit éditeur discographique, a permis au groupe de se faire un nom et d’enregistrer ce Cheap Thrills (sensations fortes en anglais) de 1968, qui fait un carton avec plus d’un million d’exemplaires vendus en un mois et qui couronne Janis Joplin comme la star féminine de la fin des sixties.

Cheap Thrills (en écoute intégrale ici), deuxième et dernier disque de Pearl avec le Big Brother, figure à la première place des ventes américaines pendant deux mois, restant classé pendant 66 semaines !

Album très influent de son époque, Cheap Thrills est considéré comme l’album de Janis Joplin avant d’être celui du Big Brother, tant elle l’éclabousse de cette voix rocailleuse jamais égalée.

La musique est d’une grande énergie et taillée sur mesure pour la texane, la guitare de James Gurley n’a jamais été si psychédélique. Qu’y trouve-t-on donc qui puisse faire de cet album une des références en matière de blues psychédélique ?

Trois reprises, et non des moindres : le classique Summertime de Gershwin (quelle voix râpeuse et implorante !) où les prestations agressives des guitaristes Sam Andrew et James Gurley se mettent au niveau de la performance vocale de Janis Joplin, le bouillonnant Piece Of My Heart d’Erma Franklin (la sœur d’Aretha), Ball And Chain, morceau de Big Mama Thornton de près de 10 minutes, avec lequel le groupe et Janis avaient clos le Festival de Monterey.

On y trouve aussi le bluesy Turtle Blues, un titre de Janis Joplin qui ouvrait la face B, à l’époque (enregistrement studio dans les conditions du live), le suave et envoûtant Combination of The Two (Hendrix, quand tu nous tiens…), I Need A Man To Love, Oh Sweet Mary (en duo avec Peter Albin).

La pochette, rappelons-le, est une création de Robert Crumb qui, pour les profanes, était le père de Fritz The Cat, la BD symbole de la contre-culture en vogue fin 60, début 70 (à découvrir, c’est génial !).

Cheap Thrills est l’album de tous les succès pour Big Brother et surtout pour la blueswoman blanche. Janis Joplin quitte le groupe en 1968 et si, le Big Brother continue sa carrière, orphelin de son icône, il ne connaîtra plus jamais le succès de Cheap Thrills, qui doit figurer en très bonne place dans votre collection (RAZOR©).

 

1. Combination of the Two.

2. I Need a Man to Love.

3.  Summertime.

4. Piece of My Heart.

5. Turtle Blues.

6. Oh Sweet Mary.

7. Ball And Chain.

 

Janis Joplin:chant.

Peter Albin:basse,guitare.

Sam Andrew:basse,guitare,chant.

James Gurley:basse,guitare.

David Getz:piano,batterie.

John Simon:piano.

LP Live 1 - 1968

 

Big brother winterland68 1

 

BIG BROTHER & THE HOLDING COMPANY

LIVE AT WINTERLAND ’68 – 1998  4/5

 

Publié le 2 juin 1998.

Enregistré les 12/13 avril 1968.

Produit par Bob Irwin.

Durée:75:46

Label:Columbia/Legacy.

Genre:blues-rock,rock psychédélique.

 

Surtout ne pas rater ça !  

 

Il aura fallu trente ans pour que le feu Winterland Arena (Ballroom), salle de spectacle et patinoire san-franciscaine aujourd’hui remplacé par des immeubles d’habitation, rouvre enfin ses portes pour nous donner l’opportunité d’assister au concert de Big Brother & The Holding Company, groupe attitré du lieu de réjouissances d’alors.

Là même où le Band fait ses adieux et où Peter Frampton enregistre son Comes Alive de 1975, la foule se presse pour voir Janis Joplin, le mythe Joplin, car il ne faut pas se leurrer, c’est elle la star et c’est avant tout pour elle que le public se déplace en masse les 12 et 13 avril 1968.

Cheap Thrills (Columbia), disque phare de l’acid-rock et un des meilleurs témoignages de toute l’histoire du rock, est passé par là. L’engouement pour Pearl est complètement fou et il aurait dommage de manquer ce rendez-vous.

Il aura fallu, en fait, que Columbia, pour marquer le trentième anniversaire de la signature de leur partenariat, exhume de ses archives, ces trésors enfouis. Sustenté par les deux albums studio que l’association Joplin/BBHC a au compteur, le concert tel que restitué sur Live At Winterland 68 (en écoute intégrale ici) se scinde en deux courtes phases de 7 titres chacune.

Il a l’avantage de la cohérence, de la puissance, de l’énergie, mais pas de la nouveauté, car rien que nous connaissions du répertoire d’alors de cette formation n’apparaît ici, et encore moins de l’ambiance, particulièrement fadasse en dépit de la bonne forme et des improvisations d’une Janis chauffée à blanc, derrière laquelle les musiciens s’effacent.

Quelques petites surprises n’auraient pas été de trop pour en faire un immense album. Malgré cela,  Live At Winterland montre un groupe au faîte de son art et à une période cruciale de son existence ponctuée par une séparation huit mois plus tard. Il ne faut surtout pas rater ça et dire aussi : j’y étais, même 30 ans plus tard (RAZOR©).


1. Down on Me.

2. Flower in the Sun.

3. I Need a Man to Love.

4. Bye Bye Baby.

5. Easy Rider.

6. Combination of the Two.

7. Farewell Song.

8. Piece of My Heart.

9. Catch Me Daddy.

10. Magic of Love.

11. Summertime.

12. Light is Faster than Sound.

13. Ball And Chain.

14. Down on Me.

 

Peter Albi:basse,chant.

Sam Andrew:guitare,chant.

David Getz:batterie,chant.

James Gurley:guitare,chant.

Janis Joplin:chant principal.

LP Studio 3 - 1970

 

Big brother be a brother 1970

 

BIG BROTHER & THE HOLDING COMPANY

BE A BROTHER – 1970  3,5/5

 

Pubié en octobre 1970.

Produit par Nick Gravenites.

Durée:35:09.

Label:CBS.

Genre:pop-rock,blues-rock,rock psychédélique.

 

La vie sans Janis.

 

Big Brother & The Holding Company n’avait rien d’un baking-band pour Janis Joplin, mais il est indéniable que Pearl a contribué pour beaucoup à ce qu’il conquiert ses lettres de noblesse.

Comme d’autres pionniers de l’époque (Moby Grape, Dead, Airplane…), le BBHC a ouvert une brèche sur la scène hippie de San Francisco dans laquelle s’engouffrèrent pléthore de formations. Son heure de gloire, c’est à Monterey (1967) qu’il la touche enfin du doigt, obtenant une consécration méritée que confirme, dans la foulée, le fabuleux Cheap Thrills de 1968.

Le Big Brother est alors l’égal des grands du rock et surfe avec succès sur la vague psychédélique san-franciscaine, jusqu’à ce que Janis ne quitte la formation, cette même année 1968,  pour s’en aller constituer son groupe (The Kozmic Blues Band) en compagnie de Sam Andrew, également membre du Big Brother, avec pour dessein avoué, celui de réaliser son propre album.

Dans le même temps, Pete Albin et David Getz, autres musiciens de la formation californienne, prennent la direction du Country Joe & The Fish. Big Brother & The Holding Company disparaît, mais momentanément, car, en 1969, il se reforme avec le quatuor d’origine complété par Nick Gravenites (chant) et Dave Shallock (guitare).

Ainsi dépouillé de sa charismatique et turbulente chanteuse,  la première chose qui vient à l’esprit est de savoir à quoi va ressembler BBHC désormais. La réponse tombe rapidement avec la publication de Be A Brother (1970).

Le travail est propre, très professionnel et s’apparente à  de l’excellent rock. Gravenites y contribue avec 4 belles compositions sur 10 nées sous sa plume : Heartache People, Be A Brother,  I’ll Change Your Flat Tire Merle, dédié à Merle Haggard, qui n’est pas sans rappeler le Paul Butterfield Blues Band  ainsi que Joseph’s Coat (qui donnera le titre à un futur album), coécrit avec John Cippolina du temps de Quicksilver.

Ce troisième jet des Frisco Boys, qui vaut également par Home On The Strange, Mr. Natural, avec Pearl aux chœurs, Funky Jim, Keep On, donne une bonne indication de ce qu’aurait pu être ce groupe sans la fabuleuse voix de Janis tout comme il contribue, par ailleurs, à bien représenter la west coast du début des années 70 (RAZOR©)

 

1. Keep On.

2. Joseph’s Coat.

3. Home Of The Strange.

4. Someday.

5. Heartache People.

6. Sunshine Baby.

7. Mr. Natural.

8. Funkie Jim.

9. I’ll Change Your Flat Tire, Merle.

10. Be A Brother.

 

Sam Andrew:chant,guitare,basse.

James Gurley:basse,guitare.

Peter Albin:guitare,basse.

David Getz:batterie,piano.

Nick Gravenites:chant.

David Shallock:guitare.

Janis Joplin:choeurs sur 7.

Kathy Mcdonald:choeurs.

Mike Finningan:choeurs,claviers.

Tower Of Power:cuivres.

Ira Kamin:claviers.

Richard Greene:violon.

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