Bob Weir.

BIOGRAPHIE.

 

BOB WEIR/San Francisco (Californie)

 

Bob weir

 

Né Robert Hall Weir,dit Bob Weir.

Né le 16 octobre 1947 à San Francisco.

Années actives:1963 à aujourd’hui.

Labels:Warner Bros,Arista,Grateful Dead.

Genre:rock,rock psychédélique.

Site officiel:bobweir.net

 

A la tête de Ratdog en 2014.

Membre fondateur de Grateful Dead, Bob Weir court toujours en 2014. Entendez par cette image qu’il est toujours actif, mais la récente annonce de l’annulation de tous les spectacles jusqu’en 2015, de Ratdog, son groupe actuel, interroge sur l’état de santé du guitariste, un boulimique de travail. Aucune raison n’étant invoquée dans l’information lancée par Rolling Stone Magazine, cela rajoute au trouble qui anime ses fans. Fort heureusement, il semblerait, au vu de la réaction du guitariste auprès de ce média, que ce ne soit qu’un gros coup de pompe qui soit à l’origine de cette décision.

Sans verser dans un alarmisme qui n’a pas lieu d’être présentement puisque la personne concernée assure que tout va bien, Bob Weir a récemment été en proie à des problèmes sanitaires en avril 2013, qui l’ont contraint à lever le pied dans son rythme. A l’amorce du 50ème anniversaire de Grateful Dead l’année prochaine et qu’il a suggéré de commémorer avec les potes et pour les fans, Bob Weir est un peu sur tous les fronts. De quoi fatiguer un artiste qui est de toutes les batailles depuis plus de 50 ans.

Le Dead dans le coeur.

Gros travailleur, l’ex-Dead s’est investi énormément ces derniers mois sur des projets discographiques qui lui tiennent à cœur : l’un avec Josh Kaufman et Josh Ritter ; l’autre consiste à réorchestrer des chansons du légendaire Grateful Dead dans une version orchestrale. Par ailleurs, Weir a dans l’idée de produire un opéra pour Miranda Jones. L’année 2014 est bigrement chargée pour un sexagénaire qui n’a jamais pris de temps libre en cinq décennies. On comprend donc mieux les raisons de ce changement de programme.

Bob weir 1

« Jerry Garcia ?

J’y pense très souvent. Il vit et il respire en moi. » (Bob Weir)

A 17 ans sur le devant de la scène.

Né dans la baie de San Francisco, la mythique Area Bay où il brille avec le Dead, Bob Weir chante, compose et occupe une des guitares du groupe dont Jerry Garcia est à l’origine en 1965. Du haut de ses 17 ans, Robert Hall Weir en est le plus jeune membre. Il était préalablement, et toujours avec Garcia, dans le coup du Mother McCree’s Uptown Jug Champions qui mute en Warlock avant de donner le Grateful Dead. A cette époque, il était fréquent que le Kid parte à l’école après avoir joué avec le groupe toute la nuit.

Pilier de la formation san franciscaine, Bob Weir s’est affirmé au fil du temps comme l’un des meilleurs guitaristes rythmiques du rock, juste retour sur investissement d’un enseignement de l’instrument initié dès l’âge de 14 ans.

Un compositeur remarqué.

Ayant pour modèle le folkeux du crû, Jorma Kaukonen, par ailleurs un des leaders du concurrent Jefferson Airplane, Bob Weir est l’auteur de titres majeurs de la formation reine de l’acid-rock comme Sugar Magnolia sur l’album American Beauty, Mexicali Blues, Playing In The Band, Cassidy, Throwing Stones, The Other One ou Jack Straw.

Personnage d’une grande modestie malgré ses 30 ans de Dead, Bob Weir ouvre un chapitre solo au lendemain de la tournée de son groupe en Europe en 1972. Il était alors de bon ton que tout ce qui gravitait autour de Grateful Dead y aille de son disque et que les potes viennent filer le coup de main. Cet esprit communautaire habitait également le rival Airplane. L’époque voulait qu’il en soit ainsi.

Service gagnant pour Ace.

Sur un plan personnel, Weir signe d’abord Ace (1972), avant de rejoindre deux ans plus tard le très beau Kingfish, avec Matthew Kelly et Dave Torbert, toujours dans le giron de la Dead Family. Un deuxième LP pour son propre compte est réalisé en 1976 : Heaven Help The Fool.

La suite de sa carrière se fait dans diverses formations qu’il fait et défait jusqu’à créer les Ratdog qu’il anime aujourd’hui. Ses compositions, des reprises et le répertoire du Dead constituent aujourd’hui la matière jouée aux autre coins de l’Amérique (RAZOR©).

DISCOGRAPHIE 70'S.

LP Studio 1 - 1972

 

Bob weir ace

 

BOB WEIR

ACE – 1972  5/5

 

Publié en mai 1972.

Produit par Ace.

Durée:37:45.

Label:Warner Bros,Grateful Dead.

 

Le Dead rien que pour lui.

 

Ils sont venus, ils sont tous là… Bob Weir, avec le Dead quasiment au grand complet derrière lui, s’offre un backing band prestigieux en alignant Garcia, Lesh, les Godchaux, Kreutzmann et Torbert, pour réaliser son premier album solo. Sorti en mai 1972, après la tournée européenne du groupe phare de San Francisco, il est baptisé Ace (en écoute intégrale ici).

Ace a donc tout du Dead. Toutes les chansons, sans exception, ont un dénominateur commun : Bob Weir à l’écriture, seul (One More Saturday Night), en co-écriture, avec John Perry Barlow, l’ami d’enfance et complice de toujours (5 titres), ou avec  Mickey Hart et Robert Hunter, autres Dead.

Sept des huit pistes d’Ace devenant par la suite des standards du répertoire de Grateful Dead, c’est dire la pertinence de cet album et sa qualité.

Propre, lumineux, solide, cohérent, Ace comporte les meilleures chansons de Bob Weir : Greatest Story Ever Told, Playing In The Band, Mexicali Blues, Cassidy, Black Throated Wind, Looks Like Rain, One More Saturday Night.

La présence du Dead est une indéniable plus-value et contribue à en faire  un disque formidable pour Bob Weir, allant au-delà de ses espérances. L’histoire est belle. Merci les potes (RAZOR).

 

1. Greatest Story Ever Told.

2. Black-Throated Wind.

3. Walk in the Sunshine.

4. Playing in the Band.

5. Looks Like Rain.

6. Mexicali Blues.

7. One More Saturday Night.

8. Cassidy.

 

Bob Weir:chant,guitare électrique,guitare acoustique.

Jerry Garcia:lead guitare,pedal steel guitare sur 5,choeurs sur 1.

Phil Lesh:basse,choeurs sur 6.

Bill Kreutzmann:batterie,percussions.

Keith Godchaux:piano,orgue.

Donna Jean Godchaux:choeurs sur 1/3/4/8.

Dave Torbert:basse sur 1.

Snooky Flowers,Luis Gasca,The Space Rangers:cuivres sur 2/6/7.

LP Studio 2 - 1978

 

Bob weir heaven help the fool

 

BOB WEIR

HEAVEN HELP THE FOOL – 1978  3/5

 

Publié en janvier 1978.

Produit par Keith Olsen.

Durée:34:43.

Label:Arista.

Genre:rock,country,folk.

 

Médiocre Bobby solo.

 

Heaven Help The Fool (1978) est le deuxième album solo de Bob Weir. Son premier, Ace, bénéficiait du concours de son groupe de toujours, Grateful Dead, et en était fort agréablement imprégné, au point d’en faire un excellent disque.

Son second LP, malheureusement, ne jouit pas de cette aide musicale essentielle, et cela lui est préjudiciable malgré des musiciens dont le talent n’est en rien contestable ; il résulte de ce produit purement Bob Weir, pop dans l’âme, un disque exagérément lissé, diamétralement opposé à son prédécesseur.

Ceux qui pensent y trouver une ambiance similaire à Ace, sorti six ans avant, en seront pour leurs frais.  Le Deadhead ne partira donc pas en quête de cet album, réservé à une autre clientèle, amatrice de belles mélodies et d’arrangements disco.

Décontracté, parfois un peu trop sophistiqué quand même, il a les arguments pour se mettre dans la poche les amoureux de ces trop nombreux disques excessivement lustrés et destinés à briller, coûte que coûte, dans une fin de décennie qualitativement très insignifiante. Respectons ce choix, mais les Deadheads doivent se ronger les ongles (RAZOR©).

 

1. Bombs Away.

2. Easy to Slip.

3. Salt Lake City.

4. Shade of Grey.

5. Heaven Help the Fool.

6. This Time Forever.

7. I'll Be Doggone.

8. Wrong Way Feelin'.

 

Bob Weir:guitare rythmique,chant.

Mike Baird:batterie sur 1/3/6/8.

Bill Champlin:choeurs sur 1/3/8,claviers sur 2/7,orgue sur 3/8.

David Foster:claviers sur 1/8.

Lynette Gloud:choeurs sur 5/8.

Tom Kelly:choeurs sur 1/6/8.

Dee Murrey:basse sur 2.

Nigel Olsson:batterie sur 2/7.

David Paich:claviers sur 1/3/6/8.

Mike Porcaro:basse sur 1/3/8.

Peggy Sandvig:claviers sur 4.

Tom Scott:saxophone sur 1/3/5.

Carmen Twilley:choeurs sur 5/8.

Waddy Wachtel:lead guitar sur 2/3/7.

DISCOGRAPHIE ÈRE MODERNE.

LP Studio 3 - 2016

 

Bob weir blue mountain 2016

 

BOB WEIR

BLUE MOUNTAIN - 2016  4/5

 

Publié en septembre 2016.

Produit par Josh Kaufman,Bob Weir.

Durée:51:43.

Label:Legacy,Columbia.

Genre:rock,country,folk.

 

Tout l'esprit hippie.

 

La mort, en 1995, de son pote Jerry Garcia, ainsi que la dissolution du Grateful Dead qu'ils ont contribué à fonder et qui les réunissait depuis 1965, a mis Bob Weir sur le carreau.

Certes, le plus jeune des membres du Dead a, une fois son deuil achevé, rebondi sur un projet destiné avant tout à préserver le souvenir de ce groupe fondateur du rock et de son âme défunte, The Other Ones (1998) devenu plus tard The Dead.

Mais le mal était bien plus profond que ça. La perte de son frère Jerry a sclérosé Bob Weir, qui perd alors le goût pour l'écriture, un poste qu'il a souvent partagé avec son mentor et avec Robert Hunter (décédé le 24 septembre 2019), au sein du légendaire groupe san franciscain.

Ses ambitions professionnelles se limitent alors à évoluer au sein de RatDog Revue, créé peu de temps avant la disparition de son pote, et à interpréter des reprises de Dylan, des Beatles et des monstres sacrés du rock, des classiques de Grateful Dead. Triste constat pour un mec qui vient d'être intronisé par le Rock & Roll Hall Of Fame avec ses copains du Dead (1994).

Qu'il revienne en 2016 avec un nouvel album personnel, son troisième, est, dans ce contexte, déjà une victoire pour lui et plus conforme à son statut de Grammy (2007) pour l'ensemble de son œuvre.

On attendait mieux d'un profil comme lui, 30 ans de bons et loyaux services dans la formation reine de l'Area Bay. Désormais, on tient les preuves de sa renaissance et celle-ci s'appelle Blue Mountain (septembre 2016).

Son retour en solo, 38 ans après Heaven Help The Fool (1978), s'il n'a pas la qualité de son premier LP Ace (1972), fait plaisir à voir. Et à entendre.

Le baroudeur au look de chercheur d'or n'a certes pas découvert le filon d'or mais son gisement personnel est loin d'être tari pour autant. Il a retrouvé le chemin pour redonner du plaisir à son panel de fidèles.

Comme il n'était pas encore suffisamment motivé pour entreprendre sa thérapie seul, Bob Weir est passé chez Josh : Josh Kaufman pour la production et Josh Ritter pour l'écriture. Aaron Dessner et Bryce Dessner aux guitares, Scott Devendorf à la basse sont également de la partie.

Le Blue Mountain qu'il nous propose s'articule autour d'histoires de cowboys, et installe en 12 titres une ambiance feu de camp. La voix est certes fatiguée ou usée, mais elle donne encore matière à vibrer. Les mélodies sont belles, captivantes, simples et efficaces. On retrouve là l'esprit hippie cher au tandem Weir-Garcia.

Premier album avec du matériel original depuis 3 décennies, il flotte au dessus de Blue Mountain des odeurs de temps qui passe, de lassitude et de chagrin. Le tout magnifiquement soutenu par une belle performance folk soul, blues et country acoustique. Que cette montagne est belle (RAZOR©).

 

1. Only A River.

2. Cottonwood Lullaby.

3. Gonesville.

4. Lay My Lily Down.

5. Gallop On The Run.

6. Whatever Happened To Rose.

7. Ghost Towns.

8. Darkest Hour.

9. Ki-Yi Bossie.

10. Storm Country.

11. Blue Mountain.

12. One More River To Cross.

 

Bob Weir:chant,guitare acoustique.

The Bandana Splits:choeurs.

Rob Burger:orgue,vibraphone,accordéon.

Sam Cohen:guitare électrique,pedal steel,chant.

Aaron Dessner:guitare électrique,guitare à archet.

Bryce Dessner:guitare électrique.

Scott Devendorf:basse électrique,chant.

Conrad Doucette:tambourin.

Ramblin' Jack Elliott & The Ramblin' Jac Kernacle Choir:chant,yodel,cris.

Dan Goodwin:chant.

Jose Kaufman:guitare électrique,guitare acoustique,guitare nylon,guitare baryton,pedal steel,mandoline électrique,banjo ténor,basse,piano,Wurlitzer électrique,orgue,batterie,chant.

Steve Kimock:lap steel.

JaY Lane:batterie,percussions,chant.

Nate Martinez:guitare électrique,guitare acoustique,shruti-box,chant.

Annie Nero:choeurs.

Ray Rizzo:batterie,percussions,harmonica,shruti-box,chant.

Joe Russo:batterie,percussions.

Jon Shaw:upright basse,piano,choeurs.

Robin Sylvester:basse électrique,upright basse,orgue Hammons,choeurs.

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