Grace Slick.

BIOGRAPHIE.

 

GRACE SLICK/Chicago (Illinois – USA)

 

Graceslickgi

 

Née Grace Barnett Wing, le 30 octobre 1939 à Chicago (Illinois).

Dite Grace Slick.

Active entre 1965 et 1990.

Label:RCA,Grunt.

Genre:acid rock,rock psychédélique,rock.

 

L'acid rock de la baie.

En redescendant d'un trip sous acid au cours duquel elle a écouté pendant 24 heures d'affilée le magnifique Sketches Of Spain de Miles Davis, Grace Slick s'installe devant le piano désaccordé de sa maison du conté de Marin et compose White Rabbit.

Elle ne le sait pas encore mais sa chanson va définir l'acid rock san franciscain. Pour l'heure, elle évolue encore sous la casaque du groupe The Great Society avant de devenir l'icône du rock psychédélique avec Jefferson Airplane.

Dans son monde à elle.

Née Grace Barnett Wing, fin octobre 1939 dans la périphérie de Chicago (Highland Park), la fille d'Ivan et de Virginia Wing, respectivement banquier d'affaires et actrice, est d'origine norvégienne. Le nom de Vinje est anglicanisé en Wing.

Issue de la classe moyenne supérieure, la famille s'installe d'abord à San Francisco, puis à Chicago où Grace naît, avant de se poser à Los Angeles, puis, en 1945, de revenir à Frisco.

Elle n'a pas encore dix ans quand ses parents donnent naissance à un petit frère, Chris (1949) et déménagent plus au sud, à Palo Alto où Grace intègre l'école publique.

Jeune élève, Grace vit dans un monde bien à elle, une manière de tourner le dos à la formalité de l'enseignement scolaire alors dispensé. Elle s'invente des personnages, se prend pour Wonder Woman, Alice Aux pays des Merveilles, écrit des histoires et des poèmes dont elle est la seule à comprendre le sens.

Elle lit beaucoup et dessine aussi. Son public ? Ses parents. Le cas échéant, elle joue pour elle. Elle prend quelques leçons de piano, mais sans vraiment donner suite à cet enseignement.

Graceslickgros planAnti-sociale notoire...

Graceslickcharismatique...et chanteuse charismatique de l'Airplane.

Graceslickgreat societyThe Great Society...

Graceslickjefferson airplane...Jefferson Airplane avant...

Graceslickjeffersonstarship...Jefferson Starship.

GarceslickpaulkantnerchinaChina, la fille de Grace et de feu Paul Kantner.

GraceslickwoodstockLa figure légendaire de l'acid rock.

Une jeune fille dévergondée.

Bien vite, son comportement est perçu comme anti-social. Elle ne passe pas inaperçue à l'école David Starr Jordan Junior High School : elle fume, elle boit, ses amies se détachent d'elle. Elle n'est pas vraiment appréciée.

Après avoir échoué, en 1955, à la Senior High School de Palo Alto, elle est envoyée deux ans dans l'enseignement privé (Castilleja High School For Girl), dans la même ville. Encore mineure, elle succombe, alcoolisée, aux avances d'un joueur de football et découvre le monde du sexe.

A 16 ans, elle est déjà très dévergondée et n'a qu'une hâte : s'éloigner de Palo Alto. Ses parents l'inscrivent à New York au Collège Flinch, une école pretigieuse. Elle y reste de septembre 1957 à juin 1958.

De Greenwich à Frisco.

Durant son séjour new yorkais, elle fréquente les clubs de Greenwich Village et se prend de passion pour la place folk alors en effervescence. Elle y apprend la guitare et se met à chanter. Odetta lui met en tête que la musique peut être une voie professionnelle pour elle, d'autant qu'elle a une belle voix. Ce sera pour plus tard.

Elle prend d'abord et jusqu'en 1959, la direction de l'Université de Miami (Coral Gables) où elle opte pour une voie artistique ; son choix se fait non pas au regard de la bonne renommée de l'établissement, mais parce que le campus a la réputation d'être chaud. Elle y fume ses premiers joints.

De retour à Palo Alto, après avoir quitté ses études, Grace Barnett Wing fait quelques petits jobs sans intérêt avant de se marier, le 26 août 1961 et de devenir Madame Slick. Son mari, Gerald Jerry Slick, est étudiant en cinéma.

Le couple Slick ainsi que le frère de Jerry, Darby, influencés par les Beatles, fondent un groupe qui va se faire une place sur la scène acid rock de la baie de San Francisco.

Actrice majeure de l'acid rock.

The Great Society voit le jour durant l'été 1965 quand David Miner, Bard DuPont et Peter Van Gelder viennent le compléter. Sur ce grouillant échiquier rock psychédélique, Grace Slick a un faible pour Jefferson Airplane emmené par sa chanteuse Signe Anderson.

The Great Society ne laisse pas insensible le groupe de Balin et Kantner ; on le retrouve donc à ouvrir pour son illustre aîné.

Ce rapprochement permet au groupe de décrocher un contrat qui, lorsqu'il est rendu public, ne concerne plus Grace Slick, partie pour Jefferson Airplane. Privée de sa chanteuse charismatique, The Great Society rend l'âme à la fin de l'année 1966. Dans le même mouvement, le couple Slick divorce.

Elle entre au sein de l'Airplane dès le deuxième album, Surrealistic Pillow (1967), pierre angulaire du Summer Of Love et de la contre-culture des 60's ; tombé dans les bacs en février 1967, Surrealistic Pillow entre au Billboard en mars et y reste plus d'une année, avec un pic à 3.

Elle remplace Signe Anderson, alors jeune maman. Son arrivée s'accompagne de l'apport de deux titres inscrits comme les plus populaires de Jefferson Airplane : White Rabbit, évoqué par ailleurs, et Somebody To Love. L'un comme l'autre atteignent le top 10 du Billboard en se plaçant respectivement 8ème et 5ème.

Figure charismatique de l'Airplane...

Jefferson Airplane est littéralement boosté par ce renfort de talent et cette personnalité charismatique. Le groupe apparaît en vedette dans les plus grands festivals du moment (le Pop Festival de Monterey en 1967, Woodstock en 1969). Il s'impose alors comme l'une des formations américaines les plus représentatives de l'acid rock.

Grace Slick, aimée des fans et incarnation même de l'esprit d'une époque expérimentale (sexe et drogue), devient l'icône de la place psychédélique ; elle est de tous les LP du groupe entre Surrealistic Pillow (1967) et Long John Silver (1972).

Au sein de l'Airplane de la fin des 70's, Paul Kantner et Grace Slick vivent une passion amoureuse qui donne naissance à une petite China (janvier 1971) et à un album qui lui est dédié (Sunfighter/1971).

Professionnellement, le couple rebondit, après le délitement de Jefferson Airplane, sur une carrière marginale qui, après Sunfighter aboutit à Baron Von Toolbooth & The Chrome Nun (1973).

...puis du Starship.

Sur un plan plus personnel, Grace Slick signe l'excellent Manhole, son premier opus studio (1974). Collectivement, la suite, c'est un autre Jefferson, le Starship (1974). Le nom de Jefferson Starship apparaît pour la première fois en filigrane de l'opus solo de son compagnon Paul Kantner, Blows Against The Empire (1970) auquel contribuent Grace Slick et des membres d'un Airplane en fin de cycle.

Graceslick portrait

« J'ai quitté le rock à 49 ans. C'est déjà trop tard. Certaines personnes peuvent se l'autoriser, cela dépend de qui vous êtes. Quand vous êtes jeune et jolie, que vous portez des jupes courtes et que vous êtes sexy, ça passe. A 50 ans, moins. Je fais une chose à la fois. Soit je suis chanteuse, soit je suis peintre, je ne m'éparpille pas. » (Grace Slick)


 


 

Avec Jefferson Starship, elle participe à la réalisation de quatre albums, Dragon Fly (N°11) en 1974, Red Octopus (N°1) en 1975, Spitfire (N°5) en 1976 et Earth (1978), puis quitte provisoirement le groupe après une tournée allemande, en raison de ses problèmes avec l'alcool.

Une fois remise de ses addictions, elle reprend sa place au sein du Jefferson Starship. Elle pointe sur les premiers disques des 80's, Modern Times (1981), Winds Of Change (1982) et Nuclear Furniture (1984) ; elle est également impliquée sur Knee Deep in the Hoopla (1985) et No Protection (1987), crédités au Starship, le nom de Jefferson Starship ayant été raboté suite au départ de Paul Kantner. Elle quitte le Starship en 1988.

La peinture, son autre dada.

Parallèlement, elle complète sa discographie personnelle de trois autres pièces : Dream (1980), Welcome To The Wrecking Ball (1981) et l'intéressant Software (1984).

Apparue une dernière fois en 1989 à l'occasion d'une réunion de Jefferson Airplane, elle est, depuis le début des 90's, retirée du milieu de l'industrie musicale et coule des jours heureux en Californie où elle se consacre à son autre passion, la peinture (RAZOR©).

DISCOGRAPHIE JEFFERSON AIRPLANE 60'S/70'S.

LP Studio 2 - 1967

 

Jefferson airplane surrealistic pillow 1967

 

JEFFERSON AIRPLANE

SURREALISTIC PILLOW – 1967  5/5

 

Publié en février 1967.

Produit par Rick Jarrad.

Durée:33:40.

Label:RCA Victor

Genre:rock psychédélique,folk-rock,acid rock.

 

Pierre angulaire du rock.

 

L’année 1967 est un millésime exceptionnel pour le rock et Surrealistic Pillow, au nom allusif au vocabulaire de la drogue, deuxième album de Jefferson Airplane, contribue grandement à cet état de fait, sortant en février de cette année légendaire.

Symbole de l’acid-rock, Surrealistic Pillow (en écoute intégrale ici), classé 146 pour Rolling Stone Magazine, est le premier des deux albums que Jefferson Airplane publie en 1967, l’autre étant After Bathing At Baxter’s.

Il est aussi le premier sans Signe Anderson, la chanteuse initiale du groupe et que remplace ici celle qui va devenir le visage de l’Airplane, Grace Slick.Spencer Dryden y figure également pour la première fois.

Jefferson Airplane commence son opération décollage  sous LSD, en aspergeant son folk rock californien de gouttes lysergiques. Jefferson Airplane et la drogue, nous y sommes en plein.

Jorma Kaukonen et sa guitare acide, la sculpturale Grace Slick à la voix inimitable (White Rabbit), glaçante et délurée, riche et envoûtante, plantent un décor parfois inquiétant, parfois chaleureux, tourmenté et exaltant, et incarnent le son du Jefferson de cette période d’immersion dans les trips. C’est perceptible sur le célébrissime "Somebody To love" et sur l’hymne à la drogue qu’est l’éthéré White Rabbit.

J’ai personnellement un faible pour les deux ballades que sont le mystérieux Today et Comin’ Back To Me à la sublime mélodie. Unique, zarbi, doté d’un son exceptionnel dans sa remastérisation car pour ce qui est de l’original, ça laisse sérieusement à désirer, bénéficiant d’une brochette techniquement affûtée de beaux sujets (Kaukonen, Balin, Casady, Kantner, Dryden et Slick), psychédélique comme pas deux, ce disque, dû pour l’essentiel à l’exquise écriture du raffiné Marty Balin, est un joyau en toile de fond duquel apparaît un certain Jerry Garcia du Grateful Dead, autre maître du genre, à titre de conseiller musical et spirituel.

Raison de plus pour y accorder du crédit et se faire plaisir en l’écoutant en boucle et en le replaçant dans l’esprit de l’époque. L’écriture un peu nunuche au regard des idéaux d’alors s’avère aujourd’hui dépassée, les utopies du moment, vite étouffées dans l’œuf, font bien sourire de nos jours. N’empêche, c’est un must et historiquement une pierre angulaire du rock. Donc…  (RAZOR©).

 

1. She Has Funny Cars.

2. Somebody To Love.

3. My Best Friend.

4. Today.

5. Comin’ Back To Me.

6. 3.5 Miles In 10 Seconds.

7. DCBA-25.

8. How Do You Feel.

9. Embryonnic Journey.

10. White Rabbit.

11. Plastic Fantastic Lover.

 

Grace Slick:chant,piano,orgue,flûte.

Paul Kantner:guitare,chant.

Jorma kaukonen:guitare solo,guitare rythmique,chant.

Jack Casady:basse,basse fuzz,guitare rythmique.

Spencer Dryden:batterie,percussions.

Marty Balin:guitare,chant.

Jerry Garcia:guitares,chœurs,conseiller musical et spirituel.

 

LP Studio 3 - 1967

 

Jefferson airplane after bathing at baxter s

 

JEFFERSON AIRPLANE

AFTER BATHING AT BAXTER’S – 1967  5/5

 

Publié le 27 novembre 1967.

Produit par Al Schmitt.

Durée:43:38.

Label:RCA Victor.

Genre:acid rock,rock psychédélique.

 

Plus chargé que ça tu meurs.

 

Fin 1967, alors que Jefferson Airplane a déjà sorti les deux albums Takes Off et surtout Surrealistic Pillow qui les a propulsés sur le devant de la scène internationale, arrive After Bathing At Baxter’s (en écoute intégrale ici).

Ce disque est une petite merveille de rock psychédélique, une oeuvre brillante, un peu fofolle, audacieuce et qui représente une évolution musicale importante pour le groupe californien, à ce moment précis de sa carrière.

Bâti à la manière d’un album-concept, en tiroirs étiquetés, After Bathing At Baxter’s est certainement le meilleur opus de l’Airplane, en tout cas le plus représentatif de l’influence du LSD sur leur musique et le plus étroitement lié à l’acid rock et au mouvement hippie alors en vogue (avec le Dead, bien sûr).

Laissant de côté le folk-rock qui l’a révélé, l’Airplane explore l’univers musico-hallucinatoire. D’emblée, le délirant The Ballad Of You & Me & Pooneil met en avant les guitares et une sonorité différente. Il situe bien l’ambiance d’un album, dont Kantner et Slick ont assuré une grande part de l’écriture. Un instrumental des plus étonnants lui emboîte le pas (A Short Package Of Value Will Come To You, Shortly). L’acid fait son effet, c’est indéniable.

Dans un registre plus pop, le compartiment nommé Streetmasse s’achève par un titre de Balin, qui est peut-être le seul dans les normes, de cet album (Young Girl Sunday Blues). La très jolie ballade de Kantner (Martha) entame The War Is Over, le deuxième tiroir, suivie du très hip Wild Tyme (encore de Kantner).

Hymn To An Older Generation, troisième palier à deux titres, ouvre sur The Last Wall Of The Castle, un morceau résolument pop et se referme sur Rejoyce, une magnifique ballade de Grace Slick.

Dans la partie nommée How Suite It Is, on retrouve le superbe Watch Her Ride, enchaîné par plus de neuf minutes d’un titre cosigné Casady, Kaukonen et Dryden, Spare Chaynge, une sorte de jam instrumentale déjantée.

Le cinquième bloc d’After Bathing At Baxter’s s’intitule Shizoforest Love Suite. Two Heads, le premier des deux morceaux qui le compose est une des meilleures compositions d’une Grace Slick tordue (quelle puissance vocale !) et précède un Won’t You Try/ Saturday Afternoon, aussi zarbi que rock (un titre phare de la discographie du groupe, repris à Woodstock en 1969).

Les musiciens sont exceptionnels, les titres très bons. Cet album est spécial, mais unique. Avec le recul, je me dis qu’ils étaient quand même bien arrangés (et chargés) pour faire ce genre d’œuvre d’art, par moments, déstructurée, qui, soit-dit-en-passant, colle parfaitement à son temps mais qui, de par sa complexité, risque de rebuter les profanes.

Ce disque est un sommet du groupe, fait dans une bonne humeur et une béatitude chimiques. Leur cuistot devait leur concocter de supers omelettes aux champignons mexicains pour les repas. L’Airplane aura-t-il l’occasion de nous refaire le coup dans ses prochains travaux ? La suite dans le prochain episode … (RAZOR©).

 

Streetmasse

1. The Ballad of You & Me & Pooneil.

2. A Small Package of Value Will Come to You, Shortly.

3. Young Girl Sunday Blues.

 

The War Is Over

4. Martha.

5. Wild Tyme.

 

Hymn to an Older Generation

6. The Last Wall of the Castle.

7. ReJoyce.

 

How Suite It Is

8. Watch Her Ride.

9. Spare Chaynge.

 

Shizoforest Love Suite

10. Two Heads.

11. Won't You Try / Saturday Afternoon.

 

Grace Slick:piano,orgue,recorder,chant.

Paul Kantner:guitare rythmique,chant.

Jorma Kaukonen:lead guitare,sitar,chant.

Jack Casady:basse.

Spencer Dryden:batterie,percussion,arrangements cuivres.

Marty Balin:guitare rythmique,chant.

Gary Blackman:choeurs.

Bill Thompson:choeurs.

 

LP Studio 4 - 1968

 

Jefferson airplane crown of creation 1968

 

JEFFERSON AIRPLANE

CROWN OF CREATION – 1968  4/5

 

Publié en septembre 1968.

Produit par Al Schmitt.

Durée:38:31.

Label:RCA.

Genre:acid rock,rock psychédélique.

 

L’état de Grace.

 

Paru en 1968, Crown Of Creation (en écoute intégrale ici) est le quatrième album studio du groupe californien qui conserve le même line-up depuis le phénoménal After Bathing At Baxter’s, l’ouvrage de référence rock psychédélique précédent.

Moins bordélique et décalé que ce dernier, plus expérimental,  Crown Of Creation fait un véritable carton (6ème des charts). Cependant, le groupe semble ne pas trop savoir quoi faire, semble hésiter sur la voie à prendre musicalement parlant, ce qui dénote une certaine inégalité dans son style sur cet album, et dévoile au grand jour, quelques faiblesses.

Revenant à un son Surrealistic Pillow, le groupe continue, parallèlement à expérimenter. Cette hésitation lui est donc quelque peu préjudiciable. Mais, que de magnifiques morceaux malgré tout : la grâce de Grace sur Lather, sa performance vocale sur Greasy Heart, le Kantner/Balin qu’est In Time (où l’acoustique et l’électrique se côtoient agréablement), Crown Of Creation, l’efficace Ice Cream Phoenix et Triad, un cadeau du ciel offert par un David Crosby qui venait (je crois bien) se faire lourder des Byrds et qui a emmené avec lui son bien.

Ce disque permet de passer de très bons moments avec les titres que je vous ai sélectionnés. Le reste de l’album reste du bon crû de l’Airplane, avec une finesse et un style bien dans le ton West Coast. Un album majeur du groupe.

 

1. Lather.

2. In Time.

3. Triad.

4. Star Track.

5. Share a Little Joke.

6. Chushingura.

7. If You Feel.

8. Crown of Creation.

9. Ice Cream Phoenix.

10. Greasy Heart.

11. The House at Pooneil Corners.

 

Marty Balin:chant,guitare rythmique.

Grace Slick:chant,piano,orgue.

Paul Kantner:chant,guitare rythmique.

Jorma Kaukonen:chant,guitare électrique.

Spencer Dryden:chant,batterie,piano,orgue.

Jack Casady:basse.

Charles Cockey:guitare,chant.

David Crosby:guitare.

Tim Davis:congas.

Dan Woody:bongos.

Gene Twombly:effets sonores.

 

LP Live 1 - 1969

 

Jefferson airplane bless its pointed little head 1969

 

JEFFERSON AIRPLANE

BLESS IT’S POINTED LITTLE HEAD – 1969  5/5

 

Publié en février 1969.

Produit par Al Schmitt.

Durée:52:48.

Label:RCA Victor.

Genre:rock psychédélique,acid rock,hard rock.

 

69, année hédonique.

 

Je pourrais résumer ma chronique de Bless It's Pointed Little Head (en écoute intégrale ici), par un “allonge-toi dans l’herbe, ne dis rien, ferme les yeux et prends-en plein la gueule !”. Tout le bien que j’en pense aurait été condensé dans ces quelques mots et je lui aurais ainsi rendu le meilleur des hommages. Comme ça n’est pas le genre de la maison aussi vais-je tenter de t’éclairer sur cet album d’un autre monde, paru en 1969, un live comme on dit.

Cette même année, sur la scène californienne ambiante, les albums exceptionnels foisonnent. Quicksilver Messenger Service sort un tonitruant Happy Trails, Grateful Dead y va de son exceptionnel Live Dead. Jefferson Airplane montre qu’il est fait du même tonneau avec Bless It’s Pointed Little Head. Le leadership de cette scène musicale californienne et de la contre-culture hippie est en jeu.

Jefferson Airplane est à son meilleur niveau avec une épine dorsale exceptionnelle, Kaukonen, Casady et Dryden, une chanteuse aux prouesses vocales incomparables, comme le rock en a rarement enfantées. Ajoutez à ce line-up mythique, l’expérimenté Balin et un Kantner, toujours là pour assurer parfaitement le rôle qui lui est imparti.

Extraordinaire groupe de blues-rock et d’acid rock dont on ne connaît alors que la sublime facette studio, l’Airplane de Bless It’s Pointed Little Head, enregistré aux Fillmore East de New York et West de Frisco, fin 1968, prouve que sur scène également, il peut atteindre la même perfection avec la même énergie.

J’en veux pour preuve The Other Side Of This Life de Fred Neil, 3/5 Of A Mile in 10 Seconds de Balin, la fabuleuse reprise de Donovan, l’épique et psychédélique Fat Angel, une des pièces maîtresses du disque, It’s No Secret, Somebody To Love, ainsi qu’un Rock Me Baby arrangé par l’Airplane et qui met en exergue la technique parfaite  et le chant plein d’émotion de Jorma Kaukonen, de même que la virtuosité d’un Casady qui fait chauffer à blanc une basse magnifiquement maîtrisée. Ce dernier titre préfigure ce que sera le futur Hot Tuna.

Les onze minutes de Bear Melt (avec une rythmique incroyable) clôturent, dans une grande déferlante improvisée, ce fabuleux live qui installe définitivement le groupe au Panthéon du rock. Pour l’éternité.

Slick, Kaukonen, Balin, Kantner, Dryden et Casady te transportent à des années-lumière. Et quand la navette spatiale retrouve la terre ferme, tu es encore « tout chose »…. C’est à couper le souffle ! (RAZOR©).

 

1. Clergy.

2. 3/5 of a Mile in 10 Seconds.

3. Somebody to Love.

4. Fat Angel.

5. Rock Me Baby.

6. The Other Side of This Life.

7. It's No Secret.

8. Plastic Fantastic Lover.

9. Turn Out the Lights.

10. Bear Melt.

 

Marty Balin:chant,basse.

Jack Casady:guitare rythmique,basse.

Spencer Dryden:batterie,percussions.

Paul Kantner:chant,guitare rythmique.

Jorma Kaukonen:chant,guitare.

Grace Slick:chant.

 

LP Studio 5 - 1969

 

Jefferson airplane volunteers 1969

 

JEFFERSON AIRPLANE

VOLONTEERS – 1969  5/5

 

Publié en novembre 1969.

Produit par Al Schmitt.

Durée:44:19.

Label:RCA Victor.

Genre:rock psychédélique,acid rock.

 

Dernier vol pour la gloire.

 

1969. Le très discuté Volunteers (en écoute intégrale ici) sort dans les bacs. Le sujet de cette controverse vient de sa coloration politique, affichant clairement des positions antimilitaristes dans certains titres et une incitation à l’anarchie.

Ce sixième LP aborde également des idéaux écolos (The Farm et Eskimo Blue Day) tandis que certaines chansons dévoilent des textes que l’Amérique puritaine réprouve (We Can Be Together). Cela fait donc beaucoup de sujets de discorde pour un album dont les enregistrements ont été effectués à Frisco avec le line-up traditionnel (ce sera la dernière fois), auréolé d’invités de prestige, Jerry Garcia, Nicky Hopkins, Joey Covington (futur Airplane), David Crosby et Stephen Stills. Rien que des V.I.P !  

Succès commercial en dépit de son caractère sulfureux et d’une prestation quelconque à Woodstock, ce disque possède une touche particulière à laquelle Paul Kantner, le mec de Grace Slick (ça fait pas un peu Voici ou Closer ce genre de locution) n’est pas étranger.

Les brûlots polico-anti-guerre Volunteers et We Can Be Together, c’est lui qui les a signés. Tout comme Wooden Ships, écrit avec David Crosby. Volonteers annonce les prémices de la fin de l’idéal hippie.

Dernier monument de la discographie de l’Airplane, il permet de découvrir un Good Sheperd de la meilleure veine folk-rock psyché, un excellent Hey Frederick (et les solos lourds de Kaukonen). A avoir, sans aucun doute (RAZOR©).    

 

1. We Can Be Together.
2.  Good Shepherd.
3.  The Farm.
4.  Hey Fredrick.
5.  Turn My Life Down.
6.  Wooden Ships.
7.  Eskimo Blue Day.
8.  A Song For All Seasons.
9.  Meadowlands.
10.  Volunteers.

 

Grace Slick:chant,piano,orgue.

Paul Kantner:chant,guitare rythmique.

Marty Balin:chant,percussions.

Jorma Kaukonen:guitare,chant.

Jack Casady:basse.

Spencer Dryden:batterie,percussions.

Nicky Hopkins:piano.

Stephen Stills:orgue Hammond.

Jerry Garcia:pedal steel guitare sur 3.

Joey Covington:congas sur 5.

David Crosby:chant sur 6.

Ace of Cups:chant sur 3 et 5.

Bill Laudner:chant sur 8.     

 

LP Studio 6 - 1971

 

Jefferson airplane bark 1

 

JEFFERSON AIRPLANE

BARK – 1971  3/5

 

Publié en septembre 1971.

Produit par Jefferson Airplane.

Durée:44:17.

Label:Grunt,RCA.

Genre:rock psychédélique,hard rock.

 

Beurk !

 

Médiocre. Voilà comment peut se résumer Bark (en écoute intégrale ici) de 1971, premier album du Jefferson Airplane (sous son propre label Grunt Records) de l’après Balin, son fondateur, et faisant également suite au départ du batteur Spencer Dryden.

Bark est aussi la première apparition de Papa John Creach, violoniste et de Joey Covington, en remplacement de Dryden. L’Airplane n’est plus réapparu en studio depuis deux ans.

Jorma Kaukonen et Jack Casady ont le museau à fond dans leur projet personnel, le Hot Tuna. Kantner et Slick également (Sunfighter).

Bref, le groupe balbutie sa musique, qui n’a plus l’envergure et la brillance de sa période blues-rock ou rock psychédélique antérieures. Il est orphelin de son créateur.

Kaukonen tente bien de reprendre la place laissée vacante par Balin (il écrit quatre titres), mais sans grand succès. Dans ces conditions, difficile d’attendre monts et merveilles de Bark, qui reste une curiosité, mais qui est une bien pâle copie comparée aux monuments discographiques dont le groupe nous a gratifiés.

Bark sent l’album qui ne sert pas à grand-chose, si ce n’est qu’à rajouter une ligne supplémentaire sur la carte de visite. Je vous laisse seul juge pour en trouver la substantifique moelle. En ce qui me concerne, c’est plutôt beurk que Bark…. Vous m’avez compris ? (RAZOR©)

 

1. When the Earth Moves Again.

2. Feel So Good.

3. Crazy Miranda.

4. Pretty as You Feel.

5. Wild Turkey.

6. Law Man.

7. Rock and Roll Island.

8. Third Week in the Chelsea.

9. Never Argue with a German If You're Tired or European Song.

10. Thunk.

11. War Movie.

 

Jack Casady:basse.

Joey Covington:chant,batterie,percussions.

Paul Kantner:chant,guitare.

Jorma Kaukonen:chant,guitare.

Grace Slick:chant,piano.

Papa John Creach:violon sur 1/4/5.

Bill Laudner:chant sur 11.

Will Scarlett:harmonica sur 8.  

 

LP Studio 7 - 1972

 

Jefferson airplane long john silver 1

 

JEFFERSON AIRPLANE

LONG JOHN SILVER – 1972  2,5/5 

 

Publié en juillet 1972.

Produit par Jefferson Airplane.

Durée:41:25.

Label:Grunt/RCA.

Genre:rock psychédélique.

 

Sortie de piste fatale.

 

Avec ce septième album, Long John Silver (en écoute intégrale ici), Jefferson Airplane touche le fond. C’est le sentiment qui habite la presse de l’époque et ce ‘est pas la trompeuse vingtième place occupée dans le Billboard 200 qui change quoi que ce soit à la donne. Jefferson Airplane n’est plus.

Entre les aspirations en solitaire des uns (Hot Tuna, d’un côté et le binôme Kantner et Slick de l’autre), le départ de Balin, un Covington qui quitte le groupe durant les sessions, entre le travail individuel des membres qui, chacun dans son coin, enregistrent ses propres contributions, entre les tergiversations d’une formation qui ne sait plus vraiment où se situer et en manque d’inspiration pour le faire, le chaos règne, menant à un incroyable gâchis.

L’arrêt du groupe est la seule issue. Il y va de son image à préserver une réputation qui commence sérieusement à s’écorner et à occulter tout ce que le groupe a pu véhiculer au rock avant. Sage décision que celle prise de tout stopper avec un Long John Silver qui, vous vous en doutez bien au regard de mon pessimisme et de mon peu d’enthousiasme à introduire le sujet, est insignifiant (1972).

Le groupe tentera un rapprochement à la fin des années 80, tentative réduite à un feu de paille. Long John Silver ne véhicule pas grand-chose  qui puisse en faire un bon album.

Même avec le recul, habité par le sentiment d’avoir peut-être manqué quelque chose, je n’ai trouvé aucun argument qui puisse contrecarrer ce ressenti de raté et d’inutile. Certes, on ne peut pas mettre la sincérité du travail en cause. L’ensemble  parait si naïf et semble n’être que du remplissage.

Heureusement que le chant de Grace Slick sauve cet album du naufrage total (et encore, y a des fois…) dont je retiens le seul Trail By Fire, très Hot Tuna. Désolé, mais y a plus la flamme, la classe. Il sent le poisson pourri ce Bark (le vinyle Bark était, si ma mémoire est bonne, représenté par une tête de hareng ou quelque chose du genre). Le seul côté positif de cet album, c’est le talent de Papa John Creach au violon. Et basta. L’Airplane a été, mais n’est et ne sera plus (RAZOR©).

 

1. Long John Silver.

2. Aerie (Gang of Eagles).

3. Twilight Double Leader.

4. Milk Train.

5. The Son of Jesus.

6. Easter?

7. Trial by Fire.

8. Alexander the Medium.

9. Eat Starch Mom.

 

Jack Casady:basse.

Paul Kantner:chant,guitare.

Jorma Kaukonen:chant,guitare.

Grace Slick:chant,piano.

Papa John Creach:violon.

John « Goatee » Barbata:batterie,tambourin.

Joey Covington:batterie sur 3/5.

Sammy Piazza:batterie sur 7.

 

LP Live 2 - 1973

 

Jefferson airplane thirty second 1

 

JEFFERSON AIRPLANE

THIRTY SECONDS OVER WINTERLAND – 1973  3/5

 

Publié en avril 1973.

Enregistré les 24 et 25 août 1972 (Chicago Auditorium) et les 21 et 22 septembre 1972 (Winterland Arena San Francisco).

Produit par Jefferson Airplane.

Durée:38:13

Label:Grunt.

Genre:rock.

 

Y a-t-il encore un pilote dans l’avion ?

 

Thirty Seconds Over Winterland (en écoute intégrale ici) est l’album des fameux grille-pain ailés ! Les initiés sauront de quoi je parle. Sorti en 1973, ce disque est le deuxième live que le groupe ait enregistré après celui de 1969, le fabuleux Bless It’s Pointed Little Head. Il s’inscrit, dans le temps, après Long John Silver (1972) et est enregistré pendant la tournée de promotion de ce dernier.

L’avion Airplane n’a plus son pilote et le groupe, en proie à des tensions, des choix professionnels plus personnels pour certains, doit remplir ses obligations contractuelles avec la maison de disques. Enregistré fin août 1972 à Chicago et  en septembre, à San Francisco, l’album est assez court (36 minutes).

Le groupe est désuni et devenu une réunion d’individualités, loin du collectif qu’il fut. Le binôme Kaukonen/Casady est impliqué dans Hot Tuna, Slick et Kantner travaillent sur leurs propres projets. Au milieu, Kantner et Papa John Creach, rejoints par Barbata (qui supplée le défaillant Covington) et le nouveau David Freiberg, co-fondateur de Quicksilver Messenger Service, composent avec.

Kantner préfère se concentrer sur l’écriture. Dans ce contexte où tout le monde se regarde en chiens de faïence, le groupe fait tout son possible pour sauver les apparences sur scène. Bark (ou Beurk !) alimente deux morceaux de ces prestations scéniques captées sur Thirty Seconds Over Winterland, Long John Silver les trois derniers titres.

Figure aussi Crown Of Creation, vestige du répertoire de  1968 et Feel so Good, le plus fougueux et le meilleur passage. Have You Seen The Saucers et Twilight Double Leader passent encore, mais pour le reste, que l’on ne me force pas la main pour me faire dire que l’album en question mérite autre chose qu’un trois étoiles maxi.

Ce disque, à des années-lumière du premier live de 1969, révèle une Grace Slick qui se met maintenant à miauler et un David Freiberg complètement perdu. Il met surtout en avant, une fois n’est pas coutume, un Papa John Creach lumineux sur Milk Train. On est bien loin de l’avion qui faisait vrombir ses moteurs sur scène. Le long courrier Airplane n’a même plus rien du planeur (RAZOR©).

 

1. Have You Seen the Saucers?

2. Feel So Good.

3. Crown of Creation.

4. When the Earth Moves Again.

5. Milk Train.

6. Trial by Fire.

7. Twilight Double Leader.

 

Jack Casady:basse.

Paul Kantner:chant,guitare rythmique.

Jorma Kaukonen:chant,guitare.

Grace Slick:chant.

Papa John Creach:violon.

John Barbata:batterie,percussions.

David Freiberg:chant.

DISCOGRAPHIE JEFFERSON STARSHIP 70'S.

LP Studio 1 - 1974

 

Jefferson starship dragonfly 1

 

JEFFERSON STARSHIP

DRAGON FLY – 1974  3,5/5

 

Publié en septembre 1974.

Produit par Jefferson Starship,Larry Cox.

Durée:42:25.

Label:Grunt/RCA.

Genre:rock.

 

Le début d’une autre histoire.

 

Jorma Kaukonen et Jack Casady d’un côté. Grace Slick, Paul Kantner de l’autre. L’Airplane a explosé en vol et s’est scindé, d’une part en Hot Tuna, de l’autre en Jefferson Starship (ce nom avait déjà été utilisé en 1970 pour un projet de Paul Kantner en 1970).

De Jefferson, ce dernier n’en a que le nom car il n’a pas et n’aura jamais l’aura du groupe californien de la première période, en dépit de sa qualité. Le cherche-il d’ailleurs ?

Papa John Creach (violon électrique), Craig Chaquico (lead guitar), John Barbata (batterie), David Freiberg (ex-Quicksilver et claviers) et Peter Sears (basse) complètent ce line-up de Dragon Fly (en écoute intégrale ici), premier véritable album sorti en 1974, travail qui, entre parenthèses, n’est pas passé loin du top ten et qui est disque d’or au bout de six mois d’existence.

Pour un album plutôt de transition entre la fin d’une histoire et le démarrage d’une autre, c’est plutôt rassurant sur le potentiel et le devenir de cette formation. Certes, le style n’est pas celui du défunt Jefferson Airplane. Il sonne plus seventies.

Parmi les titres les plus marquants et d’excellente facture : Hyperdrive de Slick, Devil’s Den, Caroline (avec l’apparition du revenant Marty Balin), Ride The Tiger, Be Young You, All Fly Away.

Plus harmonique et faisant appel aux synthés et aux claviers, Dragon Fly est le fruit d’un travail artistique différent de la mouture de l’Airplane. Il n’est en rien une pâle copie nostalgique de l’Airplane. C’est élégant, raffiné et tout l’album est agréable à écouter.

Une nouvelle histoire est en marche. Elle ne manque pas d’intérêt, même si j’en suis moins friand. Mais ceux qui veulent connaître la suite de l’histoire, c’est le moment pour prendre le train du Jefferson Starship en marche (RAZOR©).

 

1. Ride the Tiger.
2. That's for Sure.
3. Be Young You.
4. Caroline.
5. Devils Den.
6. Come to Life.
7. All Fly Away.
8. Hyperdrive.

 

Grace Slick:chant,piano sur 3.

Paul Kantner:chant,guitare rythmique.

John Barbata:batterie,percussions.

Craig Chaquico:lead guitare.

Papa John Creach:violon électrique.

Pete Sears:piano,clavecin,orgue.

David Freiberg:chant,claviers,orgue.

Marty Balin:chant sur 4.

 

LP Studio 2 - 1975

 

Jefferson starship red octopus 1

 

JEFFERSON STARSHIP

RED OCTOPUS – 1975  3,5/5

 

Publié en juin 1975.

Produit par Jefferson Starship,Larry Cox.

Durée:42:00.

Label:Grunt/RCA.

Genre:rock.

 

Rien à voir avec qui vous savez.

 

Red Octopus (en écoute intégrale ici) est très agréable à écouter. Le Jefferson Starship avait eu la belle surprise d’assister au retour discret de Marty Balin pour une pige (Caroline) sur l’album précédent Dragon Fly. Balin est encore là sur Red Octopus de 1975. Le moins qui puisse être dit sur cette collaboration est qu’elle a déposé une véritable empreinte sur ce disque.

Red Octopus se classe au sommet des charts et, sur un plan purement commercial, dépasse même tous les albums de l’Airplane. Là s’arrête la comparaison, car ce groupe, formé sur les cendres de son illustre aîné, n’a en rien le son des années 60’s de la bande californienne. C’est un produit purement 70’s, comme Dragon Fly, et il ne faut pas chercher des points de rapprochement entre les deux histoires, ni entre les rendus artistiques.

Je ne répéterais jamais assez que ceux qui viennent visiter le répertoire du Starship par pure nostalgie, espérant y retrouver des bribes de l’Airplane, perdent leur temps. Les deux époques diffèrent, les formations ne sont plus dans le même registre.

Red Octopus est album intéressant, puissant et plein d’énergie, qui révèle un bon équilibre entre les titres rock et les ballades. Il y en a pour tout le monde. Grace Slick (par ailleurs très expressive) y va de ses trois titres, Marty Balin (qui a écrit ou coécrit 5 des 10 titres) et Paul Kantner veille toujours autant au grain.

Papa John  Creach y va de son instrumental (Git Fiddler), Pete Sears, du sien, plus progressif et très Procol Harum (Sandalphon). Ces deux derniers titres font toutefois un peu remplissage.

Parmi les titres forts, je vous invite à découvrir la très belle histoire d’amour et ballade intemporelle Miracles (écrite par Balin pour son amie de l’époque, Barbara), chantée par deux êtres qui s’aimaient beaucoup (Marty et Grace) et dont les échanges vocaux sont magnifiques, Al Garimasu, Sweeter Than Honey, Play On Love, There Will Be Love ou encore I Want To See Another World.

A l’image d’un line-up qui joue comme si les membres étaient ensemble depuis longtemps, le groupe regarde avers l’avant. Cet album agréable, je le répète, se caractérise par sa diversité musicale. Il peut donc manquer parfois de cohérence mais, au moins, il est abordable dans une orientation purement 70’s. Pourquoi le bouder ? (RAZOR©)

 

1. Fast Buck Freddie.

2. Miracles.

3. Git Fiddler.

4. Ai Garimasu (There Is Love).

5. Sweeter Than Honey.

6. Play On Love.

7. Tumblin.

8. I Want To See Another World.

9. Sandalphon.

10. There Will Be Love.

 

David Freiberg,Pete Sears:basse,claviers,chant.

John Barbata:batterie,percussions,congas,chant.

Craig Chaquico:lead guitare,chant.

Bobbye Hall:percussions,congas.

Grace Slick:piano,chant.

Paul Kantner:guitare rythmique,chant.

Irv Cox:saxophone.

Papa John Creach:violon.

Marty Balin:chant.

 

LP Studio 3 - 1976

 

Jefferson starship spitfire

 

JEFFERSON STARSHIP

SPITFIRE – 1976  3,5/5

 

Publié en juin 1976.

Produit par Larry Cox, Jefferson Starship.

Durée:42:04.

Label:Grunt,RCA.

Genre:rock,AOR (Adult Oriented Rock).

 

Un esprit communautaire.

 

Après le succès de Red Octopus, bien accueilli par la presse spécialisée et par les nouveaux fans du groupe, le Starship publie un Spitfire (en écoute intégrale ici) qui ne manque pas d’intérêt.

Le groupe semble prendre plaisir à faire participer tous ses membres au projet. L’esprit communautaire propre aux années 60, est toujours de mise au sein d’un groupe où Kantner et Slick, ses fondateurs au lendemain du split de l’Airplane, ne tirent aucunement la couverture à eux. Le Jefferson Starship a fait le choix du succès et livre un album bâti pour ce défi.

Album de détente et de décontraction, il se distingue par une très bonne qualité de son et par des titres dont plusieurs feront des hits. A l’image d’un Cruisin’ qui sonne funky, on pourra également aimer la petite merveille de St Charles, laquelle n’est pas sans évoquer, en moins émotionnelle cependant, le Miracles, morceau-roi de l’album précédent et signé Balin ; on peut aussi en pincer pour With Your Love (N° 12 des charts), les romantiques Love Love Lovely et Switchblade (sur la rivalité romantique), pour le séducteur Hot Water ou pour les contributions de Paul Kantner comme Dance With The Dragon et Song To The Sun, plus politisées.

Spitfire manque de quelques titres porteurs qui auraient pu prétendre le voir rivaliser avec l’excellent et commercial Red Octopus. Il peut cependant se satisfaire d’être un album de bonne lignée. Même le batteur John Barbata affiche une présence lyrique sur cet album, c’est dire combien la porte est grande ouverte à l’esprit collectif dans ce groupe.

Le trip du Starship, c’est de faire de la musique commerciale, en s’appuyant sur un son symphonique, avec une instrumentation riche et Spitfire va dans ce sens. De surcroît, en s’amusant visiblement. Dans l’ombre de cette réussite, le petit Craig Chaquico prouve qu’il a tout d’un grand. On n’est plus dans l’Airplane mais dans un rock très seventies et qui a ses clients pour cela. Et ça marche ! (RAZOR©).

 

1. Cruisin'.

2. Dance With The Dragon.

3. Hot Water.

4. St Charles.

5. Song To The Sun/Ozymandias/Don'T Let It Rain.

6. With Your Love.

7. Switchblade.

8. Big City.

9. Love Lovely Love.

 

Grace Slick:chant,piano sur 5/7.

Marty Balin:chant.

Paul Kantner:chant,guitare rythmique.

John Barbata:batterie,percussion,chant sur 8.

Craig Chaquico:guitare,chant.

David Freiberg:chant,basse sur 7/8,claviers sur 1/2/3/4/5/6/9.

Pete Sears:basse sauf 7/8,piano sur 2/5,Mellotron sur 3,claviers sur 4/8,orgue sur 5/7,Moog sur 5/7.

Bobbye Hall:percussion,congas.

Dave Roberts:arrangements cordes et cuivres.

Steven Schuster:saxophone sur 5.

 

LP Studio 4 - 1978

 

Jefferson starship earth

 

JEFFERSON STARSHIP

EARTH – 1978  3,5/5

 

Publié en février 1978.

Produit par Larry Cox,Jefferson Starship.

Durée:41:27.

Label:Grunt,RCA.

Genre:rock,AOR.

 

Agréablement pop et commercial.

 

Quand vous comptez dans vos rangs une Grace Slick et un Marty Balin au chant, deux grandes voix du rock des années 60/70, soutenus par de bons choristes et par un groupe performant, homogène, soudé et au diapason, vous en arrivez à un disque comme Earth (en écoute intégrale ici). Ok, c’est commercial, c’est tout ce que vous voulez.

Mais ajoutez-y une pincée de douceur et vous obtenez des compositions d’un très bon niveau comme Love Too Good, titre bien bâti, comme le chaleureux et efficace Count On Me (avec un Balin à son meilleur), le sensuel Take Your Time, le sexy Crazy Feelin’ (Balin excelle une fois encore), Skateboard sur lequel toute la puissance du timbre vocal de Grace Slick s’exprime au mieux, l’énergique Fire.

L’album se termine sur Runaway, suivi All Nite Long, une bien belle performance. Moi qui ne suis pas forcément client du Starship (j’ai plus été Airplane de la première heure), j’avoue ne pas m’être ennuyé une seconde à l’écoute de cet album qui m’accompagne souvent sur la route.

J’adore me me faire péter les tympans avec Fire. C’est bien fait. J’aime ce son et son instrumentation bien équilibrée. Ca s’appelle Earth, c’est pop et commercial, c’est daté de 1978 et je me fous royalement de ce que peuvent penser les détracteurs.

J’aime bien, c’est comme ça. Point barre. Par contre, une autre ère s’annonce pour le Starship, avec les retraits annoncés de Slick et Balin, et c’est une autre paire de manches (RAZOR©).

 

1. Love Too Good.

2. Count On Me.

3. Take Your Time.

4. Crazy Feelin’.

5. Skateboard.

6. Fire.

7. Show Yourself.

8. Runaway.

9. All Nite Long.

 

Paul Kantner:chant,guitare.

Grace Slick,Marty Balin:chant.

Craig Chaquico:guitare.

David Freiberg,Pete Sears:claviers,basse.

John Barbata:batterie.

DISCOGRAPHIE SOLO 70'S.

LP Studio 1 - 1974

 

Grace slick manhole

 

GRACE SLICK

MANHOLE – 1974  4/5

 

Publié en janvier 1974.

Produit par Grace Slick,David Freiberg,Paul Kantner,Keith Grant,Steven Schuster.

Durée:37:40.

Label:Grunt/RCA.

Genre:rock,acid rock,rock psychédélique.

 

Beaucoup à offrir.

 

La Grace Slick de Manhole (en écoute intégrale ici), publié en 1974, la joue solo pour la première fois. C’est son album. Il aura fallu que l’Airplane tire sa révérence pour que sa chanteuse emblématique s’aventure enfin dans un effort individuel (on ne tiendra pas pour albums purement personnels, les disques cosignés avec Paul Kantner).

Bon LP, il est conçu comme la bande son d’un film qui n’aura jamais vu le jour. Des six titres qui composent ce répertoire, les regards se tournent principalement vers Epic (# 38), It’s Only Music (qui n’aurait pas dépareillé sur un album de l’Airplane), le blues Better Lying Down, l’étrange Come Again Toucan et surtout, le rock underground Theme From The Movie Manhole, chanté simultanément en anglais et en espagnol, qui se prolonge, pour notre plus grand bonheur, au-delà du ¼ d’heure.

Grace Slick est à son meilleur et Manhole permet de passer un des meilleurs moments jamais enregistrés en compagnie de la rock star de Frisco. Elle était l’une des voix les plus influentes de l’histoire du rock, une des figures majeures de l'acid rock, il faut s’en souvenir (RAZOR©).

 

1. Jay.

2. Theme From The Movie Manhole.

3. Come Again Toucan.

4. It's Only Music.

5. Better Lying Down.

6. Epic (#38).

 

Grace Slick:guitare,chant.

Peter Kaukonen:basse,guitare.

David Freiberg:piano,percussion,basse,guitare,choeurs.

John Barbata:batterie,percussion.

Craig Chaquico:guitare.

Paul Kantner:guitare,chant,harmonica.

Gary Duncan:guitare.

Jack Casady:basse.

Seeder Pears:basse.

Iaian MacDonald,Calum Innes,Cohn Graham,Angus McTavish,Tom Duncan,Jack Scott,Angus MacKay,William Stewart:cornemuses.

DISCOGRAPHIE AVEC PAUL KANTNER.

LP Studio 1 - 1970

 

Kantner blow against empire

 

PAUL KANTNER'S JEFFERSON STARSHIP

BLOWS AGAINST THE EMPIRE – 1970  4,5/5

 

Publié en novembre 1970.

Produit par Paul Kantner.

Durée:41:41.

Label:RCA Victor.

Genre:rock,folk-rock,rock psychédélique.

 

Délire cosmique.

 

Paul Kantner, en 1970, après Volunteers (Jefferson Airplane) rassemble les potes de l’Area Bay, à savoir Crosby et Nash, Jerry Garcia, Mickey Hart, Bill Kreutzmann, tous trois du Dead, David Freiberg du Quicksilver, Harvey Brooks de l’Electric Flag et ses proches de l’Airplane (Grace Slick, Jack Casady, Joey Covington et Peter Kaukonen) autour du projet Blows Against The Empire.

Blow Against The Empire (en écoute intégrale ici) consiste en un album-concept et est assez caractéristique de la contre-culture des années 60. Le concept est simple et naïf : rompre avec la société, faire des gosses, l’amour, la paix, dans un souffle de grande liberté et repeupler cette planète avec une société qui soit dans l’esprit du flower power propre à l’idéal hippie. Belle utopie.

Le disque en question, au thème cosmique inspiré d’un roman de Robert A. Heinlein, Les Enfants de Mathusalem, est publié sous le nom de Paul Kantner’s Jefferson Starship, groupe d’un jour, mais qui préfigure le futur Jefferson Starship de 1974. Il fait partie d’un groupe de LP produits par la famille élargie des musiciens de la baie, connus sous le nom de Planet Earth Rock ‘n’Roll Orchestra (PERRO) : If I Could Only Remember My Name de Crosby, Songs Of Beginners (Nash), l’album Graham Nash David Crosby, Sunfighter de Kantner et Slick, Rolling Thunder de Mickey Hart et Baron Von Tolbooth & The Chrome Nun (Kantner/Slick/Freiberg).

Succès critique et commercial, Blows Against The Empire est un classique de la musique de la cote ouest américaine et une traduction de l’esprit ambiant d’Haight-Asbury durant les années 60. Sur le plan musical, c’est un excellent album dont la filiation avec l’Airplane est facilement identifiable.

Il contient suffisamment de belles mélodies pour maintenir un intérêt constant à ce concept naïvement idéaliste, à l’image de l’acoustique A Child Is Coming qui nous renvoie à la grossesse de Grace Slick, futur maman d’un rejeton de Paul Kantner, du folk acoustique The Baby Tree ou de Have You Seen The Stars Tonite.

La voix de Slick, plus divine et éthérée que jamais, et le casting rarement aussi exceptionnel que sur ce projet ambitieux, contribuent à en faire une œuvre culte, indispensable pour qui a toujours des fleurs dans les cheveux et le Khol à portée de main (RAZOR©).

 

1. Mau Mau (Amerikon).

2. The Baby Tree.

3. Let's Go Together.

4. A Child Is Coming.

5. Sunrise.

6. Hijack.

7. Home.

8. Have You Seen the Stars Tonite ?

9. X-M.

10. Starship.

 

Paul Kantner:chant,guitares,banjo,effets sonores.

Harvey Brooks,Jack Casady:basse.

Joey Covington:batterie,congas.

David Crosby:chant,guitares.

David Freiberg:chant.

Jerry Garcia:banjo,guitares,effets sonores.

Mickey Hart:percussions,effets sonores.

Peter Kaukonen:guitare.

Bill Kreutzmann:batterie.

Graham Nash:chant,congas,effets sonores.

Phil Sawyer:effets sonores.

Grace Slick:chant,piano.

 

LP Studio 2 - 1971

 

Kantner slick sunfighter 1

 

PAUL KANTNER/GRACE SLICK

SUNFIGHTER – 1971  4/5

 

Publié en novembre 1971.

Produit par Paul Kantner.

Durée:41:36.

Label:Grunt/RCA.

Genre:rock psychédélique,folk rock.

 

Tout le gratin autour du berceau.

 

Très beau premier album que Sunfighter (en écoute intégrale ici), réalisé par le couple Paul Kantner/Grace Slick en hommage à  China Wing-Kantner, la petite fille (de la pochette) qui vient de naître.

Sorti en novembre 1971, ce baptême musical réunit le gratin de la famille West Coast : David Crosby, Graham Nash, Jerry Garcia, Jack Casady, Joey Covington, Craig Chaquico, Papa John Creach, Spencer Dryden, Jorma Kaukonen, ainsi que le trio de cuivres Tower Of Power et les Edwin Hawkins Singers (Oh Happy Days).

Doté d’une belle qualité d’écriture qui aborde les problèmes de la race humaine et de la planète terre, Sunfighter, disque un peu mystérieux et mystique, commence de façon on-ne-peut-plus sublime et convaincante, avec un captivant Silver Spoon que vient relayer un Diana élégiaque (Part I), scindé en deux parties, en hommage à Diana Oughton, une militante gauchiste, tuée par la bombe qu’elle confectionnait et soufflant la maison de Greenwich Village où elle cohabitait.

Look at The Wood, China, Earth Mother ou When I Was A Boy I Watched The Wolves situent bien le talent des auteurs que sont Kantner et Slick. Il est un des trésors de cette époque de rébellion contre la politique américaine, de la révolution écologique naissante.

Le duo Kantner/Slick n’a pas à faire le moindre complexe par rapport à l’Airplane du moment, aussi, ceux que cette scène musicale et que cette période inspirent, doivent être au rendez-vous de Sunfighter (RAZOR©).

 

1. Silver Spoon.

2. Diana.

3. Sunfighter.

4. Titanic.

5. Look at the Wood.

6. When I Was a Boy I Watched the Wolves.

7. Million.

8. China.

9. Earth Mother.

10. Diana 2.

11. Universal Copernican Mumbles.

12. Holding Together.

 

Paul Kantner:chant,guitare rythmique.

Grace Slick:chant,piano.

Greg Adams:trompette,bugle.

Jack Casady:basse.

Craig Chaquico:guitare.

Joey Covington:batterie.

Papa John Creach:violon.

David Crosby:choeurs,tambourin.

Spencer Dryden:batterie.

Jerry Garcia:guitare.

Mick Gillette:trombone.

Pat Gleeson:piano,synthétiseur.

Jorma Kaukonen:guitare.

Peter Kaukonen:guitare, mandoline.

Bill Laudner:choeurs.

Graham Nash:choeurs,arpèges.

Phil Sawye:effets sonores.

Steven Schuster:saxophone,flûte,arrangements.

Shelley Silverman:batterie

Edwin Hawkins Singers:choeurs.

The Spanish Sexuals:flûte.

Jack Traylor:choeurs,guitare.

John Vierra:synthétiseur.

Chris Wing:batterie.

 

LP Studio 3 - 1973

 

Paul kantner baron von tollbooth and the chrome nun

 

PAUL KANTNER/GRACE SLICK/DAVID FREIBERG

BARON VON TOLBOOTH & THE CHROME NUN – 1973  5/5

 

Publié en mai 1973.

Produit par Paul Kantner,Grace Slick,David Freiberg.

Durée:40:22.

Label:Grunt/RCA.

Genre:rock,rock psychédélique.

 

La tête dans les étoiles.

 

Les cendres de Jefferson Airplane fument encore que Paul Kantner, Grace Slick et David Freiberg se plongent dans l’enregistrement du superbe Baron Von Tolbooth & The Chrom Nun (en écoute intégrale ici), dont le titre est suggéré par David Crosby, l’auteur de ces surnoms affectés respectivement à Paul Kantner et Grace Slick.

Produit par les trois artistes, il réunit, hormis Crosby, les proches de la scène californienne comme Jerry Garcia et Mickey Hart (Grateful Dead), Jorma Kaukonen et Jack Casady de l’Airplane ou comme John Barbata et Papa John Creech.

Album de 1973 qui fait le lien entre feu Jefferson Airplane et l’avenir, représenté par le Jefferson Starship, Baron Von Tolbooth & The Chrome Nun balance entre folk et psychédélisme.

Nanti d’un son exceptionnel (presque trop clean), il est un des plus beaux fleurons  de la famille Airplane/Starship.  Kantner (qui n’a jamais été aussi prolifique) et Slick persistent et signent dans le psychédélisme, continuent à rêver, la tête dans les étoiles, et à nous faire rêver.

De Ballad Of The Chrome Nun à Sketches Of China, cet album, porté par le couple Kantner/Slick, est une vraie merveille (RAZOR©).

 

1. Ballad of The Chrome Nun.

2. Fat.

3. Flowers of The Night.

4. Walkin’.

5. Your Mind Has Left Your Body.

6. Across The Board.

7. Harp Tree Lament (Freiberg-Hunter).

8. White Boy.

9. Fishman.

10. Sketches of China.

 

Johnny Barbata:batterie.

Chris Ethridge:basse.

Craig Chaquico:guitare.

Jerry Garcia:guitare.

David Crosby:choeurs.

The Pointer Sisters:choeurs.

Jack Traylor:chant,guitare.

Papa John Creach:violon.

Jack Casady:basse.

Mickey Hart:percussions.

Jorma Kaukonen:guitare.

Grace Slick:chant,piano.

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