Headstone Circus.

BIOGRAPHIE.

 

 HEADSTONE CIRCUS/WASHINGTON (U.S.A)

 

Headstone circus

 

Actif entre 1966 et 1970.

Label:Shadoks.

Genre:rock psychédélique,west coast.

 

Formé à Washington.

C’est Glenn Faria, chanteur et guitariste du groupe qui le raconte : « Le soir d’Halloween 66, avec le bassiste Mike Bonis, l’autre guitariste Mike Johnstone et le batteur Randy Pope, nous sommes allés nous défouler dans un vieux cimetière. Nous étions alors tous sous acide ; nous avons passé une nuit très étrange à déambuler à travers les pierres tombales. Dans notre trip du moment, les tombes fondaient, se liquéfiaient pour prendre l’apparence de formes animalières les plus angoissantes. Certains d’entre nous ont même vu des esprits cette nuit là. C’était très inquiétant. Un peu plus tard, quand nous avons été placés devant le choix d’un nom pour notre groupe, nous avons fait allusion à cette soirée ; il nous a semblé, au regard de notre orientation musicale acid rock, de référer à cet épisode pour nommer la formation : Headstone Circus était né. »

Ce qui est frappant, à l’écoute de ce groupe très sympa, formé à Washington, et de son album éponyme enregistré sur la période 68/70 faute d’un contrat en bonne et due forme, c’est la ressemblance avec le Crosby Stills Nash & Young électrique de 4 Way Street (Bear Down), ses faux airs de Buffalo (I’m Going Down), de Poco (Healer) ou de Neil Young en mode Crazy (I Hear The Thunder). Personnellement, j’adore cette formation pétillante, très compétente, visiblement marquée au fer rouge par le quatuor magique cité précédemment ; elle tourne quasi quotidiennement sur mon autoradio.

Glenn faria

« Le soir d’Halloween 66, avec Mike Bonis, Mike Johnstone et Randy Pope, nous sommes allés nous défouler, sous acide, dans un vieux cimetière. Nous avons passé une nuit très étrange à déambuler à travers les pierres tombales.

Dans notre trip, les tombes prenaient l’apparence de formes animalières les plus angoissantes. Certains d’entre nous ont même vu des esprits cette nuit là. Quand nous avons dû choisir le nom du groupe, nous avons fait allusion à cette soirée et il nous a semblé, au regard de notre orientation musicale acid rock, de référer à cet épisode pour nommer la formation Headstone Circus.» (Glenn Faria)

Ambiance west-coast.

L’ambiance west-coast est ici garantie. L’écriture, signée Faria, par ailleurs chanteur à la magnifique voix, est belle, le collectif talentueux avec un beau guitariste en la personne de Mike Johnstone, les harmonies vocales calquées sur qui vous savez maintenant. L’ensemble, malheureusement cantonné à une popularité locale, aurait eu de quoi faire pâlir de jalousie Stephen Stills en personne.

Méritait mieux.

Des 12 pièces resurgies d’on-ne-sait-trop-où au point que la qualité s’en ressente quelque peu techniquement, les 8 premières étaient destinées à un album qui n’est jamais sorti, je crois, les 4 autres étant des démos. De ce trésor exhumé, même s’il ne constitue pas la trouvaille du siècle, il émerge une chaleur et des morceaux qui auraient mérité un avenir meilleur, voire une carrière sur les ondes comme Reach Out, porté par une mélodie accrocheuse et soutenu par un beau saxo. En ce qui me concerne, j’ai un faible pour l’acoustique Summer’s Gone que Neil Young n’aurait pas boudé. De la belle ouvrage.

On n’en sait, hélas, pas beaucoup plus sur ce quatuor typiquement west-coast et à l’identité propre, contentons-nous dès lors de cette offrande en 12 actes, une jolie occasion de se faire du bien. Conclusion, si vous aimez les références précédemment énumérées, cette étape est pour vous (RAZOR©).

DISCOGRAPHIE.

LP unique 1968/70 - 2004

 

Headstone circus lp

 

HEADSTONE CIRCUS

HEADSTONE CIRCUS  (1968/1970) – 2004  4/5

 

Publié en 2004.

Durée:52:59.

Label:Shadoks Music (Allemagne).

Genre:acid rock,rock psychédélique,west coast.

 

Belle surprise.

 

Dans la décennie expérimentale des sixties, prétexte à gober le moindre cacheton pour être in, il ne faisait pas bon laisser traîner la boite à pilules sur la table du salon. Certains ont fait la libellule du balcon du troisième étage et n’ont jamais connu les joies de la paternité pour avoir croisé la route des psychotropes alors en vogue ; d’autres ont exploré les égouts de nuit et sous acide (c’est arrivé dans notre paisible cité de Villerupt et je tairais le nom de son auteur).

Convenons-en, ce n’est pas le meilleur moyen de faire du tourisme, mais pour la grande majorité des clients de cette pharmacopée, le trip consistait surtout à tenir le bout de gras avec les esprits des cimetières. J’en ai même connu qui, dans un genre différent, guettaient inlassablement l’arrivée de la navette spatiale qui les mènerait vers les cobaiens de Magma.

Pour les zozos qui nous accaparent, Headstone Circus (qui peut se traduire par Pierre Tombale du Cirque), le délire nocturne parmi les tombes et les pots de chrysanthèmes a même été jusqu’à leur suggérer leur nom d’artistes. J’ignore qui de Nick Bonis, Randy « Ray » Pope, Glenn Faria ou Mike Johnstone a refourgué le matos en cette lugubre soirée d’Halloween, mais force est de constater que le produit ingurgité était manifestement surdosé car celle-ci a été très influente sur leur orientation musicale. En atteste un répertoire jamais dévoilé du temps de leur vivant, mais depuis couché sur le seul testament existant et révélé sous  l’épitaphe tombale de Headstone Circus 1968/1970.

Inutile de faire mystère plus longtemps que ce quatuor avait pour modèle le Crosby Stills Nash & Young de la belle époque et ce tout qui gravite autour, avant et après. Les harmonies vocales ne trompent personne, le côté électrique n’est pas sans rappeler Four Way Street.

Fort bien gaulées avec de belles mélodies et un chant soul très agréable, au point qu’on peut légitimement s’interroger sur l’insuccès, que dis-je, sur la méconnaissance totale de cette formation et de son disque éponyme (en écoute intégrale ici), les 12 plages (les huit premières étaient vraisemblablement destinées à constituer la base du LP prévu) de ce « selftitled » dégagent beaucoup de fraîcheur et de tonicité, de compétence et d’inspiration à l’image de I’m Going Down, Healer, Arms Of God, Summer’s Gone, I’m Crazy, You Don’t Know.

Il est toujours excitant de découvrir, plus de 40 ans après, des groupes qui sont passés à l’as malgré des dispositions affichées. Même s’il ne change pas la face du monde, cet album est une vraie belle surprise à laquelle j’ai succombé, d’autant plus que la qualité sonore est là malgré des bandes qui datent (RAZOR©).  

 

1. I'm Going Down.

2. You Don't Know.

3. Summers Gone.

4. I'm Crazy.

5. Healer.

6. Arms Of God.

7. Born In Georgia.

8. Reason To Live.

9. Reach Out.

10. I Hear The Thunder.

11. Love The Wind.

12. Bear Down.

 

Nick Bonis:basse.

Randy "Ray" Pope:batterie.

Mike Johnstone:lead guitare.guitare.

Glenn Faria:chant,guitare.

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