Mickey Hart.

BIOGRAPHIE.

 

MICKEY HART/Brooklyn (New York)

 

Mickey hart

 

Né Michael Steven Hartman, le 11 septembre 1943 (Brooklyn),dit Mickey Hart.

Actif depuis 1960.

Genre:rock,acid-rock,rock psychédélique,World Music.

Labels:Warner Bros,Round Records,Passport,Rykodisc,Shout Factory,Grateful Dead Records,360° Productions.

Site officiel:www.mickeyhart.net

Mickey Hart, batteur du mythique Grateful Dead.

Natif de Brooklyn (New York), Mickey Hart a de qui tenir. Fils de Leonard Hart, il est batteur comme lui. Il faut chercher les raisons de cette vocation dans le fait que papa Lenny est propriétaire, à San Carlos en Californie, d’un magasin d’instruments de musique dans lequel le fils travaille.

Le géniteur de celui qui apparaît à l’état civil sous le nom de Michael Steven Hart est l’élément déclencheur de la passion pour la musique de son fils, passion qui le conduit à faire carrière dans le légendaire Grateful Dead, dont le père est un temps manager financier.

Ce dernier est également le responsable, en 1971, du départ de son rejeton de la formation sanfranciscaine, penaud et ennuyé, neuf mois après qu’il ait disparu de la circulation avec la caisse du groupe. Ce contretemps lui fait manquer la mémorable tournée européenne du groupe, entérinée dans Live In Europe (1972).

Percussionniste, batteur et musicologue américain, Mickey Hart est surtout connu pour avoir fait partie du mythique Grateful Dead, groupe de rock californien fondé en 1965, expérimental tant en termes de sonorités que de psychotropes (acid tests), brillant sur scène comme en studio studio, mais surtout considéré comme un des principaux initiateurs du San Francisco Sound et représentants du mouvement psychédélique de la Baie avec Jefferson Airplane.

Elément clé du son du Dead.

Mickey en est l’un des deux batteurs avec Bill Kreutzmann et y entre le 9 septembre 1967. Le jeu de batterie des deux acteurs est unanimement reconnu comme remarquable de synchronisation et de cohésion (on peut parfois en douter sur certains titres en public), il fut l’un des éléments clés du son de Grateful Dead.

Après une mise en retrait qu’il s’impose pour digérer les frasques de son père, il en revient trois ans plus tard, en 1974, une fois que les choses se sont vraiment apaisées.

Il met à profit cette pause pour enregistrer son propre album solo, Rolling Thunder. Le Dead n’a pas la rancune tenace dans la mesure où il envoie son artillerie lourde pour aider Mickey à faire aboutir favorablement ce projet sorti dans le cadre des accords entre la maison de disques et la famille Dead d’ouvrir ses infrastructures aux albums des membres également.

Rolling Thunder, super coup discographique.

Jerry Garcia, Bob Weir et Phil Lesh sont là. Les potes de l’Area Bay sont également au rendez-vous : Freiberg Cipollina du Quicksilver Messenger Service, Paul Kantner et Grace Slick de Jefferson Airplane, Stephen Stills, Melton Barry, cofondateur de Country Joe And The Fish, Terry Raggerty des Sons Of Champlin, Andrew Sam de Big Brother & The Holding Company ainsi que le baroudeur de la scène de la baie, Robbie Stokes.

Réalisé après y avoir consacré une année et demie, dans l’esprit de ce qui se fait alors en Californie, Mickey Hart signe un bel album, créatif et dans la lignée discographique du Dead.

Mickey hart 2

« Je ne me sens pas une pression particulière à continuer à jouer les chansons de Grateful Dead en public. Ce sont mes bébés. Les sensibilités ne sont pas les mêmes que celles du Dead et certaines de ses chansons vont dans l’esprit de notre répertoire. Notre groupe n’est pas vraiment au courant de ce que fut le Grateful Dead. Nous ne sommes pas des clones de Jerry Garcia, de Phil Lesh ou de Bob Weir. Il ne peut y avoir deux Dead. » (Mickey Hart)                                  

Mickey Hart  est des meilleurs coups discographiques de Grateful Dead. Débarqué sur l’excellent album Anthem Of The Sun (1968), il figure dans le staff des plus grandes heures du groupe : Aoxomoxoa (1969), Live Dead (1969), Workingman’s Dead et American Beauty (1970).

Blues For Allah (1975) est le LP par lequel il revient aux affaires fin 1974. Le Dead, à force de trop s’éloigner de son registre acid rock, suscite moins d’intérêt que dans sa période pré American Beauty, mais continue néanmoins à assurer quelques rares bons disques, tout ce qui est live notamment, qui rassurent les Dead Heads, ces indécrottables supporters à vie du groupe de Jerry Garcia. Blues For Allah est peut-être le seul de la fin de la décennie à échapper aux critiques.

Les Rhythm Devils pour oublier le Dead.

Mickey Hart, jusqu’à ce que Grateful Dead, ne se dissolve en 1995 après la mort de Jerry Garcia, demeure fidèle à la formation qui a lancé sa carrière. Le Dead venait alors de boucler son 2314ème concert. Ce fut son dernier.

En 2003, Grateful Dead étant reparti sous l’identité de The Dead, Mickey Hart est de cette nouvelle mouture avec Phil Lesh, Bob Weir et Bill Kreutzmann ; elle se positionne uniquement sur les concerts en exploitant essentiellement le catalogue de Grateful Dead.

Bill Kreutzmann et Mickey Hart Phil, recrutés par Francis Ford Coppola pour appuyer le son d’Apocalypse Now (1979), s’en détachent en 2006 pour aller créer The Rhythm Devils (2006). Le nom est hérité du milieu des années 70 quand les deux batteurs en question s’adonnent alors à de longues improvisations de batterie en deuxième partie de concerts.

Un musicologue avisé.

Si la carrière discographique hors Grateful Dead est maigre, Mickey Hart n’en est pas resté pour autant les mains dans les poches. Sa passion pour les sons exotiques et ethniques, pour la percussion, les instruments et les traditions de la musique du monde, l’a amenée à devenir un expert dans ce registre et les albums qu’il a signés par après sont essentiellement axés sur les percussions et les sons. Musicologue avisé, ce pendant de ce que Ry Cooder réalise pour la guitare est également l’auteur de plusieurs livres sur le sujet.

En 2013, il publie Superorganism, un album un peu spécial, il faut le reconnaître, où il retrouve Robert Hunter à l’écriture de quatre des chansons de l’album. Robert Hunter ? Le parolier historique de Grateful Dead. Décidément ce nom lui colle à la peau. Depuis, RAMU (2017) est venu grossir son catalogue (RAZOR©2015).

DISCOGRAPHIE GRATEFUL DEAD 60'S/70'S.

LP Studio 1 - 1967

 

Grateful dead the grateful dead

 

GRATEFUL DEAD

GRATEFUL DEAD – 1967  3,5/5

 

Publié le 17 mars 1967.

Produit par David Hassinger.

Durée original 1967:34:53.

Durée réédition 2003:75:46.

Label:Warner Bros.

Genre:blues-rock,rock psychédélique.

 

Le grand Dead, c'est pour après.

 

Disque constitué essentiellement de reprises, ce premier album éponyme de Grateful Dead paraît en 1967. Attention à ne pas le confondre avec le double live de 1971 qui porte le même nom et que l’on surnomme généralement Skull And Roses pour le différencier du studio.

Seule une chanson signée de celui qui sera le leader charismatique du Dead, Jerry Garcia, figure comme contribution propre du groupe à Grateful Dead l’album. Cet album éponyme, initialement baptisé The Golden Road, est quasiment passé inaperçu lors de sa publication en mars 1967. Et pourtant, s’il ne reflète pas vraiment les qualités musicales que le groupe étale en live surtout, et le son typique du Dead, cet album, à tendance folk-blues, peut se targuer de recéler d’excellents morceaux rock psychédélique.

Le Dead, dont le vrai leader est alors Pigpen, fait partie de la vague hippie qui déferle sur Frisco, rappelons-le, et est un des habitués des acid-test, ces soirées d’initiation au LSD. La pièce maîtresse de cet album, dont la réputation initiale peine à dépasser le cadre de la baie de San Francisco, est Viola Lee Blues et ses 10 minutes. Ce titre est l’exemple type de jam pour le plaisir, de ce vers quoi va tendre le Dead dans l’avenir.

La formation californienne, alors composée de Bob Weir (guitare et chant), de Jerry Garcia (guitare et chant), de Ron Pig Pen Mc Kernan (claviers et chant), de Phil Lesh (chant et basse) et du déjanté Bill Kreutzmann (batteur), ne parvient pas à retranscrire, sur cet album, la créativité de ses shows, la spontanéité de ses longues et folles improvisations initiées dans les rues de Haight-Asbury.

Quelques morceaux se mettent en évidence toutefois : les deux rocks sympas que sont Sitting On Top Of The World, Cold Rain And Snow sur lesquels Pig Pen s’éclate comme un damné sur son orgue, Good Morning Little School Girl (de Pig Pen), Morning Dew, une ballade antimilitariste poignante et classique, et The Golden Road.

Pris individuellement, on peut considérer que Grateful Dead est un très bon album. Si on le met en compétition avec ce que le groupe a fait dans la foulée, et là je réfère au tryptique Anthem Of The Sun, Aoxomoxoa et du fabuleux Live Dead), il s’efface naturellement et rentre dans le rang.

Enregistré et mixé en 4 jours, à Los Angeles, produit par David Hassinger, ingénieur pour les Stones et pour le concurrent Jefferson Airplane sur Surrealistic Pillow, fait pour Warner, cet album est le début de l’incarnation pure et dure de l’utopie hippie des années 60/70.

A avoir, si vous êtes un des indécrottables Deadheads, autrement dit si vous comptez parmi les inconditionnels fidèles qui suivaient partout ce groupe communautaire (RAZOR©).

 

1. The Golden Road (To Unlimited Devotion).

2. Beat It on Down the Line.

3. Good Morning Little Schoolgirl.

4. Cold Rain and Snow.

5. Sitting on Top of the World.

6. Cream Puff War.

7. (Walk Me Out in the) Morning Dew.

8. New Minglewood Blues.

9. Viola Lee Blues.

 

Jerry Garcia:guitare,chant.

Bob Weir:guitare,chant.

Ron "Pigpen" McKernan:claviers,harmonica,chant.

Phil Lesh:basse,chant.

Bill Kreutzmann:batterie.

 

LP Studio 2 - 1968

 

Gratefuldeadanthemofthesun 282

 

GRATEFUL DEAD

ANTHEM OF THE SUN - 1968  5/5

 

Publié le 18 juillet 1968.

Produit par David Hassinger,Grateful Dead.

Durée (Original 1968):38:57.

Durée réédition 2003:75:46.

Label :Warner Bros,Seven Arts.

Genre:rock psychédélique,rock experimental.

 

Le Dead, c’est ça !

 

L’Hymne du Soleil, alias Anthem Of The Sun, nous  transpose dans la phase psychédélique du Grateful Dead. A sa parution en 1968,  ce deuxième opus se démarque par sa structure, sorte de compilation entre le Dead des concerts et celui des studios. Les titres s’étirent sous l’effet des cachetons et l’étrangeté s’installe.

Sur scène, le Grateful Dead est hors norme, tout comme l’est sa consommation d’acids. Les deux font toutefois l’affaire et le Dead n’a pas son pareil pour partir dans de géniales improvisations très étendues et psychédéliques à volonté, généralement le temps de redescendre de leurs trips.

Côté studio, par contre, la formation d’Haight-Ashbury peine à y retranscrire l’atmosphère qui accompagne leurs concerts. Pour pallier cette déficience, un panachage entre des performances live captées durant la tournée US de fin 1967/début 1968 et des nouveaux titres est imaginé, travail qui consignera six mois durant, les Dead au studio.

Anthem Of The Sun fait rapidement  l’effet d’une bombe, remplissant parfaitement son rôle de disque curieux, culotté, original, puissant, excitant, ambitieux, parfois très étrange (LSD oblige) et innovant.

Pour promouvoir  l’affaire, le Dead, instigateur des acid-tests dans la West Coast, pousse le jeu jusqu’à agrémenter les 300 premières ventes de cet album d’autant de doses lysergiques. Petits veinards, va.

Cinq  titres l’alimentent (dont certains furent mixés sous psychotropes), qui témoignent de l’indéniable talent instrumental de son line-up, lequel est enrichi d’un second  batteur, Mickey Hart et bénéficie, pour la partie dévolue au mal portant claviériste Ron « Pigpen » McKernan, du soutien ponctuel de Tom Constanten.

Deux chansons se dégagent : le délirant et endiablé Alligator et le tout aussi foldingue, Caution (Do Not Stop On Tracks). Ce mélange hallucinant, qui a du scotcher sur leur siège les 300 premiers acheteurs, est  caractéristique du Dead complètement zinzin de la deuxième moitié des années 60. Si j’étais vous, je mettrais le mouchoir dessus (RAZOR©).

 

1. That’s It For The Other One.

2. New Popato Caboose.

3. Born cross-Eyed.

4. Alligator.

5. Caution (Do Not Stop On Tracks).

 

Jerry Garcia:guitare,kazoo,chant.

Bob Weir:guitare,kazoo,chant.

Ron “Pigpen” McKernan:orgue,chant.

Phil Lesh:basse,trompette,kazoo,piano,timbales,clavecin,chant.

Bill Kreutzmann:batterie,cloches,gong.

Mickey Hart:batterie,cloches,gong.

Tom Constanten:piano.

 

LP Studio 3 - 1969

 

Grateful dead aoxomoxoa

 

GRATEFUL DEAD

AOXOMOXOA – 1969  5/5

 

Publié le 20 juin 1969.

Produit par Grateful Dead.

Durée:38:07.

Label:Warner Bros,Seven Arts.

Genre:rock psychédélique,rock expérimental.

 

Fait avec les trips.

 

Après l’album éponyme en 1967 et Anthem Of The Sun en 1968, Grateful Dead sort, toujours en 1969, son troisième album studio, au nom palindromique imprononçable : Aoxomoxoa. Ce nom est vraisemblablement né d’une soirée trop psychotrope. Avant de continuer plus loin dans cette chronique, je vous le dis sans détour : cet album est un incontournable de la discographie du Dead. C’est l’album de nombreux classiques des californiens de Frisco.

Le groupe, à ce moment précis de sa carrière, accueille Mickey Hartman aux percussions et Tom Constanten, pianiste. Il est alors à fond dans le LSD, dont il est le pionnier des acid-tests du moment. Aoxomoxoa sent le trip à plein nez, l’influence psychédélique étant perceptible tant dans l’interprétation que dans les textes (CF l’inintelligible Rosemary).

On y retrouve l’acoustique et magique Mountains Of The Moon, chanté par Jerry Garcia et soutenu par un clavecin archaïque, le fantastique St Stephen, un des titres mythiques et préférés du Dead, le long, inquiétant et créatif  What’s Become Of The Baby, surprenant thème à vocalises.

Le Dead tente quelques expériences intéressantes sur cet album, pour fixer un son Dead. Le court Rosemary en est le symbole, qui fait appel à un filtre pour doter la voix de Garcia d’un son si particulier. Pas mal du tout.

Tout se tient sur Aoxomoxoa : Dupree’s Diamond Blues est un bon titre old rock qui deviendra un classique du groupe. Doin’ The Rag est un  bon folk, avec encore et toujours, des variations vocales intéressantes (en live, c’est un régal !), tandis que China Cat Sunflower (si ça ne sent pas le hippie, ça en est très ressemblant !) révèle un morceau excellemment produit, et aux effets sonores superbes. Cosmic Charlie, qui fait référence à un Deadhead en plein trip, lors d’un de leurs concerts, se fait soft dans son entame pour péter littéralement dans son final.

Aoxomoxoa, initialement prévu pour s’appeler Earthquake Country, en référence aux séismes qui affectent la Californie, est rempli de grands moments originaux et uniques. Très diversifié, très psychédélique, avec un chant excellent et une qualité de musique toujours égale à elle-même, il est magnifiquement produit et révèle le Dead tel qu’il était à cette époque expérimentale, dans tous les sens du terme.

Ce disque, qui a coûté énormément de fric à Warner, a vu sa pochette récompensée d’une huitième meilleure place de tous les temps. Il est un tournant de la merveilleuse carrière du Dead (RAZOR©).

 

1. St. Stephen.

2. Dupree's Diamond Blues.

3. Rosemary.

4. Doin' That Rag.

5. Mountains of the Moon.

6. China Cat Sunflower.

7. What's Become Of The Baby.

8. Charlie.

 

Jerry Garcia:guitare,chant.

Bob Weir:guitare,chant.

Tom Constanten:claviers.

Ron "Pigpen" McKernan:orgue.

Phil Lesh:basse,chant.

Bill Kreutzmann:batterie.

Mickey Hart:batterie.

 

LP Live 1 - 1969

 

Grateful dead live dead

 

GRATEFUL DEAD

LIVE DEAD – 1969  5/5

 

Publié le 10 novembre 1969.

Produit par Grateful Dead,Bob Matthews,Betty Cantor.

Durée:75:07.

Label:Warner Bros,Seven Arts.

Genre:rock psychédélique.

 

S'il en est un, c'est celui-ci.

 

S’il est un album de Grateful Dead qu’il faut avoir, c’est ce Live Dead enregistré sur plusieurs date de concerts en 1969, considéré par beaucoup d’initiés comme le plus grand du groupe et un des plus grands live ayant jamais été produit.

Il faut dire que la bande à Garcia (pas le sergent mais Jerry) n’a jamais été aussi à l’aise que sur scène, qu’en public et qu’il était grand temps que la mayonnaise prenne car les dettes engendrées par la production des deux albums studio précédents commençaient à s’alourdir.

Live Dead est une des plus grandes impros rock jamais réalisées. Certains titres dépassent les 10 minutes, les profanes pouvant  trouver l’affaire un peu longue… Soyez sûrs que les vrais initiés au Dead (et ils étaient peu nombreux à l’époque fin 60 début 70) apprécient encore aujourd’hui la performance musicale de cette jam et le talent du regretté Jerry Garcia.

Il faut savoir que les concerts du Dead étaient alors des messes psychédéliques au cours desquelles l’acide tournait à plein régime. Le Dead accompagnait ses concerts de projections de vidéo. Il ne s’agissait pas seulement de jouer de la musique. C’était le mode de vie communautaire de l’époque Power Flower et Grateful Dead était un membre de la communauté hippie de Frisco. C’était leur mode d’expression artistique et sensorielle. Tout cela, bien sûr, n’est pas perceptible sur l’album.

A nous, il nous reste cette musique qui a la particularité de ne présenter aucune faute de goût, même si quelques petits couacs au chant et aux harmonies sont perceptibles. Non stop, lancinante mais pas soporifique, cool sans être ennuyeuse, hypnotisante, bluesy, la prestation est une grande page du rock.

Live Dead, c’est le summum du rock sous acid. Paradoxalement il se situe alors que les hippies ont replié leurs gaules (RAZOR©)

 

1. Dark Star (Fillmore West de San Francisco le 27/2/69).

2. St. Stephen (Fillmore West de San Francisco le 27/2/69).

3. The Eleven (Avalon Ballroom de San Francisco le 26/1/69).

4. Turn On Your Lovelight (Avalon Ballroom de San Francisco le 26/1/69).

5. Death Don't Have No Mercy (Fillmore West de San Francisco le 2/3/69).

6. Feedback (Fillmore West de San Francisco 2/3/69).

7. And We Bid You Goodnight (Fillmore West de San Francisco 2/3/69).

 

Jerry Garcia:guitare,chant.

Bob Weir:guitare,chant.

Tom Constanten:orgue.

Ron "Pigpen" McKernan:chant,batterie.

Phil Lesh:basse,chant.

Bill Kreutzmann:batterie.

Mickey Hart:batterie.

 

LP Studio 4 - 1970

 

Grateful dead workingma s dead

 

GRATEFUL DEAD

WORKINGMAN’S DEAD – 1970  5/5

 

Publié le 14 juin 1970.

Produit par Bob Matthews,Betty Cantor,Grateful Dead.

Durée:36:00.

Label:Warner Bros.

Genre:rock,country-rock.

 

Hier c’était du caviar, aujourd’hui trop d’la balle !

 

Il est des albums sur lesquels le temps n’a pas fait œuvre d’avilissement. J’en veux pour exemple le quatrième maillon du parcours discographique studio alors tonitruant de Grateful Dead, Workingman’s Dead

Près de 45 ans plus tard, repassé au test impitoyable d’une aiguille stéréophonique renaissante, qu’on avait trop vite enterré au profit des formats modernisés, et auquel il a déjà souscrit avec succès une première fois en 1970, il nous ressort de l’examen contemporain fidèle à ce qu’il dégageait alors. La seule différence se situe dans le vocabulaire employé pour en faire l’éloge. Hier, c’était bat, du caviar. Aujourd’hui, c’est trop d’la balle. De quoi être fier de montrer aux minots ce que leurs vioques écoutaient, pour qui ils en pinçaient et ce qui alimentait les débats dans la cour du bahut, de quoi opposer à leurs arguments immatures et hâtivement avancer les incitant à croire que leurs idoles du moment ont inventées la musique.

Workingman’s Dead, dans la chronologie d’apparition au catalogue, pointe en fait en cinquième position, puisque le Live Dead de novembre 1969 précède le disque qui nous intéresse, et s’intercale dans ce qui est la discographie mythique du Dead : The Grateful Dead (1967), Anthem Of The Sun (1968), Aoxamoxoa (1969), le Live Dead (en concert). Il devance dans ce brillant répertoire l’autre œuvre de 1970, American Beauty : Juin pour Workingman’s Dead et novembre pour son suivant. Grateful Dead de 1971 (en concert), Live In Europe (1972) et, à un degré moindre, Wake Of The Flood (1973) complètent le fleuron des californiens. Blue For Allah (1975) marque le pas et après, ça se gâte. Pour moi, en tous cas.

Enregistré et édité en 1970, Workingman’s Dead est, cette même année, plébiscité par les lecteurs de Rolling Stones Magazine, s’offrant même le luxe de se glisser devant deux autres œuvres de référence : le fantastique Déjà Vu de Crosby Stills Nash & Young et le non moins délicieux Moondance de l’irlandais en vogue, Van Morrison.

Au moment de son exécution, une menace d’emprisonnement plane sur la formation san-franciscaine, alors à  donf dans les psychotropes, comportement que cautionne le sublime Casey Jones, véritable apologie à la cocaïne.

Workingman’s Dead marque un changement de cap dans la carrière du Dead, s’éloigne de l’atmosphère Haight-Ashbury que le groupe a lui-même initiée pour une incursion dans l’Americana. Sans jamais se départir de son énergie et de sa puissance, la bande à Jerry Garcia abandonne pourtant sa traditionnelle capture de son dans les conditions du direct, celle qui faisait la force des premiers LP. Elle se veut moins planante et moins expérimentale avec moins d’effets et d’étrangetés, revenant à un positionnement musical plus dans la tradition américaine : country, folk, rock, blues et jugband. Comme si le Dead s’était présentement réincarné…

Au final, Workingman’s Dead s’affirme comme un vrai album studio ; son rendu est surprenant, sobre, structuré, appliqué, crû, simple, novateur, détendu, efficace et cohérent. Il en résulte une belle collection de titres à forte majorité acoustique que l’on doit au tandem Garcia/Hunter, rehaussés de belles voix auxquelles les voisins du CSN & Y ne sont pas étrangers et d’une instrumentation équilibrée.

Le grandiose Casey Jones, un des airs favoris du Dead, en interne comme auprès des Deadheads indécrottables, l’ouvreur Uncle John’s Band, un classique, le génial High Time, grand mélange d’acoustique et d’électrique, le country Dire Wolf et son super jeu de steel guitare de qui vous savez, le bluesy New Speedway Boogie, Cumberland Blues venu du bluegrass, Black Peter, Easy Wind et sa basse travailleuse, c’est du solide, du mahousse costaud. On tient là un des meilleurs enregistrements du Dead.

Plus de quatre décennies après, on a beau chercher la plus petite des failles, peau de balle. Après un nombre incalculable d’écoutes, on en a toujours autant pour son argent. Avec le recul, on leur pardonnera volontiers le choc occasionné par le fait d’avoir tourné le dos au psychédélisme ambiant des réussis Anthem Of The Sun ou autres Aoxamoxoa, au profit d’un pari musical traditionnel osé et alors lourd de conséquences pour une équipe au sommet de sa gloire ; Workingman’s Dead et American Beauty sont intemporels. Pari réussi. Le Dead est un mythe (RAZOR©).


1. Uncle John's Band.

2. High Time.

3. Dire Wolf.

4. New Speedway Boogie.

5. Cumberland Blues.

6. Black Peter.

7. Easy Wind.

8. Casey Jones.

 

Jerry Garcia:guitare,chant.

Bob Weir:guitare,chant.

Ron "Pigpen" McKernan:claviers,chant.

Phil Lesh:basse,chant.

Bill Kreutzmann:batterie.

Mikey Hart:percussions.

David Nelson:guitare.

Robert Hunter:textes.

 

LP Studio 5 - 1970

 

Grateful dead american beauty

 

GRATEFUL DEAD

AMERICAN BEAUTY – 1970  5/5

 

Publié en novembre 1970.

Produit par Steve Barncard,Grateful Dead.

Durée:42:21.

Label:Warner Bros.

Genre:folk rock,country-rock.

 

Chef d’œuvre collectif.

 

American Beauty est le deuxième LP dans l’ordre d’arrivée de cette prolifique année 70 du Dead. Il est surtout leur cinquième studio, studio qui n’a jamais été leur tasse de thé. Le fabuleux Workingman’s Dead précédent est publié courant juin, tandis que début novembre, American Beauty prend le relais et confirme la mutation qui anime les californiens de Frisco, lesquels s’éloignent de leurs penchants psychédéliques et expérimentaux pour revenir vers leurs racines : le bluegrass, la country, le rock et plus discrètement le blues.

A l’instar de son prédécesseur, cette œuvre folk rock/country rock à l’atmosphère plutôt acoustique figure parmi les disques les plus mémorables du rock, dans le top 3 du catalogue du Dead, et peut certainement être vu comme leur meilleur en termes de studio. Il a ce petit quelque chose en plus que Workingman’s Dead n’a pas. L’ignorer reviendrait à s’en mordre les doigts.

Produit Warner Bros Records comme ses devanciers, il renoue avec la méthode artistique gagnante de Workingman’s Dead. Robert Hunter et Jerry Garcia reconduisent leurs efforts à l’écriture, même si tout le monde met la main à la pâte ; le line-up élargi est quasi identique, malgré un Ron « Pigpen » McKernan en proie à des ennuis de santé de plus en plus sérieux et l’absence du staff technique accaparé par la tournée nationale du Medicine Ball Caravan (1970), une réunion d’artistes (Alice Cooper, B.B King, le violoniste cadien Doug Kershaw, Sal Valentino) censée prôner la paix et l’amour.

Pour pallier cette déficience au niveau de la prod’, c’est donc Steve Barncard qui s’y colle. Pour l’anecdote, Barncard a bossé avec Lovecraft (Valley Of The Moon), Brewer & Shipley (Tarkio et Shake Off The Demon), Seals & Crofts, mais a surtout été, en 71, derrière le Tupelo Honey de Van Morrison, Songs For Beginners de Nash, If I Only Could Remember My Name de Stills (72) ou Toulouse Street du Doobie Brothers (72). Pas mal, non ?

Terreau de plages parmi les plus représentatives et les mieux appréciées du supporter du Dead, ce disque, 248 de tous les temps pour Rolling Stone Magazine, modèle de prestation collective et symbole du changement qui s’opère chez ces trentenaires, est un de leurs chefs d’œuvre.  

Box Of Rain, plein de spiritualité, le mélodique et rythmé mais surtout éternel Ripple, les astucieux Truckin' (N° 64 des Pop Singles), le cajun Friend Of The Devil, l'attachant Sugar Magnolia, l’enivrant Candyman, la splendide ballade qu'est Brokedown Palace ou encore Attics Of My Life (une page de souvenirs) font de cet American Beauty, bien équilibré, plus mature que jamais, un binôme indissociable de Workingman's Dead et surtout un très très grand album que je ne vous imagine pas snober une seule seconde . Le Dead a enfin eu la reconnaissance studio qu'il méritait ! Ce line-up était anthologique. La mort de Pigpen (73) et le départ de Mickey Hart tenaillé par une dépression suite aux détournements de fonds de son manager de père y mettent fin. Ce disque est bien la beauté américaine vantée par son titre. Pour les 7 à 77 ans (RAZOR©).

 

1. Box of Rain.

2. Friend of the Devil.

3. Sugar Magnolia.

4. Operator.

5. Candyman.

6. Ripple.

7. Brokedown Palace.

8. Till the Morning Comes.

9. Attics of My Life.

10. Truckin'.

 

Jerry Garcia:guitare,piano,chant.

Bob Weir:guitare,chant.

Ron "Pigpen" McKernan:harmonica,chant.

Phil Lesh:guitare basse,guitare,piano,chant.

Bill Kreutzmann:batterie,percussions.

Mickey Hart:batterie,percussions.

Dave Torbert:guitare basse sur 1.

David Nelson:guitare sur 1.

David Grisman:mandoline sur 2/6.

Howard Wales:orgue sur 5/10,piano sur 7.

Ned Lagin:piano sur 5.

New Riders of the Purple Sage

Robert Hunter:textes.

 

LP Studio 8 - 1975

 

Grateful dead blues for allah

 

GRATEFUL DEAD

BLUES FOR ALLAH – 1975  3,5/5

 

Publié en septembre 1975.

Produit par Grateful Dead.

Durée:44:13.

Label:Grateful Dead,United Artists.

Genre:acid rock,jam rock,jazz rock,psychedelic blues,blues-rock,folk-rock.

 

Le Dead rassure.

 

On les croyait morts ! Artistiquement parlant. Ou du moins, on s’inquiétait  de les voir par trop s’éloigner de ce qui faisait leur force, et dans le même temps, la grandeur du rock psychédélique californien. Beaucoup de fans, à ce stade de leur parcours, regrettent le Dead des grandes heures (Anthem Of The Sun, Aoxomoxoa, Live Dead, American Beauty).

Blues For Allah donne l’occasion de rassurer tous les Deadheads. C’est une réalité, après avoir dérivé vers le commercial, le Dead revient en force. Il apporte le démenti à ceux qui doutent alors de son aptitude à pouvoir encore nous ravir musicalement.

Grâce à la beauté vocale de Donna Godchaux, aux belles harmonies avec Garcia, Lesh, Weir et Keith Godchaux, à la finesse des textes, au raffinement des chœurs, aux envolées diaboliques d’une guitare garcienne toujours aussi fluide (une guitare jazz-rock, mais toujours bluesy), à une rythmique légère, souple et efficace, Blues For Allah s’inscrit comme un bon disque du Dead.

Pas le grand disque pouvant venir semer le trouble dans la collection majeure du groupe et cantonnée dans la première partie discographique du catalogue. Moyen de gamme +, il permet au Dead de mener son public comme il le veut, quand il le veut, où il le veut.

Enregistré dans le nouveau studio de Bob Weir, l’album, qui enregistre le retour de Mickey Hart, s’articule autour d’une épine dorsale faite de l’enchaînement un peu fou Help On The Way/Slipknot/Franklin’s Tower, suivi du magnifique King Salomon’s Marbles, du funky et enjoué The Music Never Stopped de Weir, du doux Crazy Fingers, de l’instrumental Sage And Spirit et de Blues For Allah, une chanson moyen-orientale merveilleuse et unique, certainement la moins en rapport avec la marque de fabrique du Dead (en concert, ce morceau est monstrueux !). A l’image de ce dernier titre, l’album est très abordable pour les non-Dead (RAZOR©).

 

1. Help on the Way.

2. Slipknot!.

3. Franklin's Tower.

4. King Solomon's Marbles.

5. Stronger Than Dirt or Milkin' the Turkey.

6. The Music Never Stopped.

7. Crazy Fingers.

8. Sage & Spirit.

9. Blues for Allah.

10. Sand Castles & Glass Camels.

11. Unusual Occurrences in the Desert.

 

Jerry Garcia:guitare,chant.

Bob Weir:guitare,chant.

Keith Godchaux:claviers,chant.

Donna Jean Godchaux:chant.

Phil Lesh:basse.

Bill Kreutzmann:batterie.

Mickey Hart:batterie.

Steven Schuster:flûte.

Robert Hunter:lyre,chant.

 

LP Studio 9 - 1977

 

Grateful dead terrapin station

 

GRATEFUL DEAD

TERRAPIN STATION – 1977  2,5/5

 

Publié en juillet 1977.

Produit Keith Olsen.

Durée:35:38.

Label:Arista.

Genre:rock progressif.

 

Le pire est là…et à venir.

 

Je ne sais pas de quel mal je souffre qui consiste, dès qu’un album est couvert d’or, de m’inscrire en faux contre ce que la majeure partie du public a plébiscité. A plus forte raison quand ça affecte un groupe mythique comme Grateful Dead qui a tellement pesé sur le rock.

Terrapin Station et son suivant Shakedown Street sont pour moi les deux LP les plus catastrophiques du Dead. Qu’ils aient, l’un comme l’autre, une réussite dans les bacs indiquent bien la voie commerciale que les californiens ont empruntée à la fin des années 70.

Changement de son, changement de registre, matière discutable, le Dead tente de séduire une autre clientèle. Il laisse en contrepartie au bord de la route les supporters des Workingman’s Dead, American Beauty, Aoxomoxoa, Anthem Of The Sun. Ces derniers ne peuvent pas être de la daube que sert le Dead de la deuxième moitié des 70’s. Impossible, aucun d’entre eux ne s’y retrouve.

Ce neuvième album du Dead sort en 1977, la même année que la compil’ What A Long Strange Trip It’s Been. Exit son propre label, le Dead publie Terrapin Station chez Arista. Exit le Dead, Terrapin Station, ça n’a plus rien à voir avec ce que le groupe a pu faire. Le son est totalement différent, plus symphonique. C’est très désagréable à entendre, dès lors que l’on est habitué, depuis une décennie, à un Frisco sound influent, à un folk rock psychédélique de derrière les fagots.

Du Dead, ce disque est le pire qu’il m’ait été donné d’entendre. Et le pire est à venir. Que l’on ne vienne surtout pas me présenter Terrapin Station comme un grand album ! Il ne ressemble à rien. C’est terriblement ennuyeux, si on va au bout de l’écoute.

Plus que très médiocre dans tout son contenu. L’histoire dit que le Dead, au travers de cet album, veut boxer dans la catégorie rock prog des européens comme Yes, Krimson. D’où la tentative de fixer ce son si particulier. Je suis mort de rire. PTDR pour reprendre l’acronyme né sous les pouces des djeunes. Ils en sont loin.

Remarquez, ils auront eu le mérite d’essayer. Mais franchement, je suis mort de rire. Que chacun reste à sa place et les vaches seront bien gardées ! Restons sérieux. Reprenez les cachetons, messieurs Garcia et consorts. C’est là que vous étiez le mieux. Non, mais… (RAZOR©)

 

1. Estimated Prophet.
2. Dancin' In The Streets.
3. Passenger.
4. Samson & Delilah.
5. Sunrise.
6. Terrapin Station.

 

Jerry Garcia:guitare,chant.

Bob Weir:guitare,chant.

Keith Godchaux:claviers,chant.

Donna Jean Godchaux:chant.

Phil Lesh:basse.

Bill Kreutzmann:persussions.

Mickey Hart:percussions.

Paul Buckmaster:arrangements orchestraux.

The Martyn Ford Orchestra.

The English Choral:choeurs.

Tom Scott:saxophones sur 1.

 

LP Studio 10 - 1979

 

Grateful dead shakedown street

 

GRATEFUL DEAD

SHAKEDOWN STREET – 1978  2/5

 

Publié en novembre 1978.

Produit par Lowell George.

Durée:39 :04.

Label:Arista.

Genre:jam rock,funk rock,disco.

 

Attention, produit avarié !

 

Oyez, oyez, braves gens, en ce quinzième jour de brumaire de l’an 78, le dénommé Grateful Dead, figure emblématique du rock, entre en discothèque. Fallait bien que ça arrive un jour, au vu du chemin commercial emprunté depuis deux LP.

Le grand Grateful Dead, l’unique Grateful Dead, mythe du du rock est à la dérive. Shakedown Street est la fiente du catalogue, preuve que même les Dead étaient capables de faire de la vraie daube et ils le prouvent dans cet album.

Pour qui veut prendre son pied sur du Dead, il y a quand même autre chose à se mettre sous la dent que ce travail ordurier. Dans la série des pires albums, ils rejoignent d’autres grands et illustres groupes comme les Beatles ou les Stones qui ont également fait de la merde.

Vous avez certainement autre chose à faire, par ces temps de disette, que d’investir de la tune dans un album de cet acabit. Hormis Shakedown Street, il n’y a rien du tout dans cet album. Avis aux amateurs : ne vous faites pas piéger ! Pour Deadhead de discothèque uniquement (RAZOR©).

 

1. Good Lovin'.

2. France.

3. Shakedown Street.

4. Serengetti.

5. Fire on the Mountain.

6. I Need a Miracle.

7. From the Heart of Me.

8. Stagger Lee.

9. New Minglewood Blues.

10. If I Had the World to Give.

 

Jerry Garcia:guitare,chant.

Bob Weir:guitare,chant.

Keith Godchaux:chant,claviers.

Donna Jean Godchaux:chant.

Phil Lesh:guitare basse.

Bill Kreutzmann:percussions.

Mickey Hart:percussions.

Jordan Amarantha:percussions.

Robert Hunter:paroles.

Matthew Kelly:harmonica.

DISCOGRAPHIE SOLO 70'S.

LP Studio 1 - 1972

 

Mickey hart rolling thunder

 

MICKEY HART

ROLLING THUNDER – 1972  4/5

 

Publié en septembre 1972.

Produit par Rock Scully.

Durée:39:06.

Label:Warner Bros.

Genre:rock.

 

Digne du plus grand intérêt.

 

A l’instar de Jerry Garcia (Garcia 1972) et de Bob Weir (Ace 1972), et comme le lui permet l’accord avec la maison de disques du Grateful Dead,  visant à soutenir les projets en solo de trois de ses membres, Mickey Hart le binôme de la section batterie avec Bill Kreutzmann, s’engouffre goulument dans cette proposition cette même année.

Ayant les coudées franches, car détaché momentanément de la formation mère en raison de relations plombées par son père, Mickey Hart prend une année sabbatique dans l’idée de réaliser Rolling Thunder, son premier album.

Le Dead n’a pas la rancune tenace, puisqu’il envoie sur ce projet son artillerie lourde, constituée de Captain Garcia et d’éminents soldats comme Bob Weir et Phil Lesh.

Non content d’avoir les Dead pour lui seul, Mickey Hart bénéficie du soutien de tous les potes de l’Area Bay : David Freiberg  et John Cipollina du Quicksilver, Grace Slick et Paul Kantner de l’Airplane, Stephen Stills, Terry Haggerty, Robbie Stokes, Andrew Sam (Big Brother), Melton Barry (Country Joe) et les cuivres du Tower Of Power Horns…

Rolling Thunder est tout à fait dans l’esprit du décor musical californien du moment et ceux qui aiment  tout particulièrement la scène psychédélique de Frisco ne peuvent se détourner de ce disque créatif, très caractéristique de la Dead Family, dont les meilleurs faits sont Deep Wide And Frequent, Pump Song, Granma’s Cookies, The Main Ten (plus connue sous Playing In The Band), Blind John et Young Man (RAZOR©).

 

1.Rolling Thunder / Shoshone Invocation" (Rolling Thunder).

2. The Main Ten (Playing in the Band).

3. Fletcher Carnaby.

4. The Chase (Progress).

5. Blind John.

6. Young Man.

7. Deep, Wide, and Frequent.

8. Pump Song.

9. Granma's Cookies.

10. Hangin' On.

 

Mickey Hart:batterie,percussions,timpani.

Sam Andrew:guitare.

Bill Champlin:orgue.

John Cipollina:guitare.

Greg Errico:batterie.

David Freiberg:basse,piano,guitare acoustique,viola,pompe à eau,choeurs.

Carmelo Garcia: timbales,conga.

Jerry Garcia:guitare,pedal steel guitare.

Terry Haggerty:guitare.

Mike Hinton:marimba.

Nancy Hinton:marimba.

Zakir Hussain:tabla,pluie.

Paul Kantner:choeurs.

Phil Lesh:basse,choeurs.

Barry Melton:guitare,guitare acoustique,choeurs.

Alla Rakha:table,pluie.

Steven Schuster:flûte.

Grace Slick:piano,chant.

Stephen Stills:basse.

Robbie Stokes:guitare,basse.

Tower of Power:section cuivres.

Bob Weir:guitare,choeurs.

1 vote. Moyenne 5.00 sur 5.