Mickey Hart.

BIOGRAPHIE.

 

MICKEY HART/Brooklyn (New York)

 

Mickey hart

 

Né Michael Steven Hartman, le 11 septembre 1943 (Brooklyn),dit Mickey Hart.

Actif depuis 1960.

Genre:rock,acid-rock,rock psychédélique,World Music.

Labels:Warner Bros,Round Records,Passport,Rykodisc,Shout Factory,Grateful Dead Records,360° Productions.

Site officiel:www.mickeyhart.net

Mickey Hart, batteur du mythique Grateful Dead.

Natif de Brooklyn (New York), Mickey Hart a de qui tenir. Fils de Leonard Hart, il est batteur comme lui. Il faut chercher les raisons de cette vocation dans le fait que papa Lenny est propriétaire, à San Carlos en Californie, d’un magasin d’instruments de musique dans lequel le fils travaille. Le géniteur de celui qui apparaît à l’état civil sous le nom de Michael Steven Hart est l’élément déclencheur de la passion pour la musique de son fils, passion qui le conduit à faire carrière dans le légendaire Grateful Dead, dont le père est un temps manager financier.

Ce dernier est également le responsable, en 1971, du départ de son rejeton de la formation sanfranciscaine, penaud et ennuyé, neuf mois après qu’il ait disparu de la circulation avec la caisse du groupe. Ce contretemps lui fait manquer la mémorable tournée européenne du groupe, entérinée dans Live In Europe (1972).

Percussionniste, batteur et musicologue américain, Mickey Hart est surtout connu pour avoir fait partie du mythique Grateful Dead, disais-je, ce groupe de rock californien fondé en 1965, expérimental tant en termes de sonorités que de psychotropes (acid tests), brillant sur scène plus qu’en studio (quoique), mais surtout considéré comme un des principaux initiateurs et représentants du mouvement psychédélique avec Jefferson Airplane.

Elément clé du son du Dead.

Mickey en est l’un des deux batteurs avec Bill Kreutzmann et y entre le 9 septembre 1967. Le jeu de batterie des deux acteurs est unanimement reconnu comme remarquable  de synchronisation et de cohésion, il fut l’un des éléments clés du son de Grateful Dead.

Après une mise en retrait qu’il s’impose pour digérer les frasques de son père, il en revient trois ans plus tard, en 1974, une fois que les choses se sont vraiment apaisées.

Il met à profit cette pause pour enregistrer son propre album solo, Rolling Thunder. Le Dead n’a pas la rancune tenace dans la mesure où il envoie son artillerie lourde pour aider Mickey à faire aboutir favorablement ce projet sorti dans le cadre des accords entre la maison de disques et la famille Dead d’ouvrir ses infrastructures aux albums des membres également.

Rolling Thunder, super coup discographique.

Jerry Garcia, Bob Weir et Phil Lesh sont là. Les potes de l’Area Bay sont également au rendez-vous : Freiberg Cipollina du Quicksilver Messenger Service, Paul Kantner et Grace Slick de Jefferson Airplane, Stephen Stills, Melton Barry, cofondateur de Country Joe And The Fish, Terry Raggerty des Sons Of Champlin, Andrew Sam de Big Brother & The Holding Company ainsi que le baroudeur de la scène de la baie, Robbie Stokes.

Réalisé après y avoir consacré une année et demie, dans l’esprit de ce qui se fait alors en Californie, Mickey Hart signe un bel album, créatif et dans la lignée discographique du Dead.

Mickey hart 2

« Je ne me sens pas une pression particulière à continuer à jouer les chansons de Grateful Dead en public. Ce sont mes bébés. Les sensibilités ne sont pas les mêmes que celles du Dead et certaines de ses chansons vont dans l’esprit de notre répertoire. Notre groupe n’est pas vraiment au courant de ce que fut le Grateful Dead. Nous ne sommes pas des clones de Jerry Garcia, de Phil Lesh ou de Bob Weir. Il ne peut y avoir deux Dead. » (Mickey Hart)                                  

Mickey Hart  est des meilleurs coups discographiques de Grateful Dead. Débarqué sur l’excellent album Anthem Of The Sun (1968), il figure dans le staff des plus grandes heures du groupe : Aoxomoxoa (1969), Live Dead (1969), Workingman’s Dead et American Beauty (1970).

Blues For Allah (1975) est le LP par lequel il revient aux affaires fin 1974. Le Dead, à force de trop s’éloigner de son registre acid rock, suscite moins d’intérêt que dans sa période pré American Beauty, mais continue néanmoins à assurer quelques rares bons disques, tout ce qui est live notamment, qui rassurent les Dead Heads, ces indécrottables supporters à vie du groupe de Jerry Garcia. Blues For Allah est certainement le seul de la fin de la décennie à échapper aux critiques.

Les Rhythm Devils pour oublier le Dead.

Mickey Hart, jusqu’à ce que Grateful Dead, ne se dissolve en 1995 après la mort de Jerry Garcia, demeure fidèle à la formation qui a lancé sa carrière. Le Dead venait alors de boucler son 2314ème concert. Ce fut son dernier.

En 2003, Grateful Dead étant reparti sous l’identité de The Dead, Mickey Hart est de cette nouvelle mouture avec Phil Lesh, Bob Weir et Bill Kreutzmann ; elle se positionne uniquement sur les concerts en exploitant essentiellement le catalogue de Grateful Dead. Bill Kreutzmann et Mickey Hart Phil, recrutés par Francis Ford Coppola pour appuyer le son d’Apocalypse Now (1979), s’en détachent en 2006 pour aller créer The Rhythm Devils (2006). Le nom est hérité du milieu des années 70 quand les deux batteurs en question s’adonnent alors à de longues improvisations de batterie deuxième partie de concerts.

Un musicologue avisé.

Si la carrière discographique hors Grateful Dead est maigre, Mickey Hart n’en est pas resté pour autant les mains dans les poches. Sa passion pour les sons exotiques et ethniques, pour la percussion, les instruments et les traditions de la musique du monde, l’a amenée à devenir un expert dans ce registre et les albums qu’il a signés par après sont essentiellement axés sur les percussions et les sons. Musicologue avisé, ce pendant de ce que Ry Cooder réalise pour la guitare est également l’auteur de plusieurs livres sur le sujet.

Dernier en date, Superorganism, sorti en 2013, un peu spécial, il faut le reconnaître, où il retrouve Robert Hunter à l’écriture de quatre des chansons de l’album. Robert Hunter ? Le parolier historique de Grateful Dead. Décidément ce nom lui colle à la peau (RAZOR©).

DISCOGRAPHIE SOLO 70'S.

LP Studio 1 - 1972

 

Mickey hart rolling thunder

 

MICKEY HART

ROLLING THUNDER – 1972  4/5

 

Publié en septembre 1972.

Produit par Rock Scully.

Durée:39:06.

Label:Warner Bros.

Genre:rock.

 

Digne du plus grand intérêt.

 

A l’instar de Jerry Garcia (Garcia 1972) et de Bob Weir (Ace 1972), et comme le lui permet l’accord avec la maison de disques du Grateful Dead,  visant à soutenir les projets en solo de trois de ses membres, Mickey Hart le binôme de la section batterie avec Bill Kreutzmann, s’engouffre goulument dans cette proposition cette même année.

Ayant les coudées franches, car détaché momentanément de la formation mère en raison de relations plombées par son père, Mickey Hart prend une année sabbatique dans l’idée de réaliser Rolling Thunder (en écoute intégrale ici), son premier album.

Le Dead n’a pas la rancune tenace, puisqu’il envoie sur ce projet son artillerie lourde, constituée de Captain Garcia et d’éminents soldats comme Bob Weir et Phil Lesh.

Non content d’avoir les Dead pour lui seul, Mickey Hart bénéficie du soutien de tous les potes de l’Area Bay : David Freiberg  et John Cipollina du Quicksilver, Grace Slick et Paul Kantner de l’Airplane, Stephen Stills, Terry Haggerty, Robbie Stokes, Andrew Sam (Big Brother), Melton Barry (Country Joe) et les cuivres du Tower Of Power Horns…

Rolling Thunder est tout à fait dans l’esprit du décor musical californien du moment et ceux qui aiment  tout particulièrement la scène psychédélique de Frisco ne peuvent se détourner de ce disque créatif, très caractéristique de la Dead Family, dont les meilleurs faits sont Deep Wide And Frequent, Pump Song, Granma’s Cookies, The Main Ten (plus connue sous Playing In The Band), Blind John et Young Man (RAZOR©).

 

1.Rolling Thunder / Shoshone Invocation" (Rolling Thunder).

2. The Main Ten (Playing in the Band).

3. Fletcher Carnaby.

4. The Chase (Progress).

5. Blind John.

6. Young Man.

7. Deep, Wide, and Frequent.

8. Pump Song.

9. Granma's Cookies.

10. Hangin' On.

 

Mickey Hart:batterie,percussions,timpani.

Sam Andrew:guitare.

Bill Champlin:orgue.

John Cipollina:guitare.

Greg Errico:batterie.

David Freiberg:basse,piano,guitare acoustique,viola,pompe à eau,choeurs.

Carmelo Garcia: timbales,conga.

Jerry Garcia:guitare,pedal steel guitare.

Terry Haggerty:guitare.

Mike Hinton:marimba.

Nancy Hinton:marimba.

Zakir Hussain:tabla,pluie.

Paul Kantner:choeurs.

Phil Lesh:basse,choeurs.

Barry Melton:guitare,guitare acoustique,choeurs.

Alla Rakha:table,pluie.

Steven Schuster:flûte.

Grace Slick:piano,chant.

Stephen Stills:basse.

Robbie Stokes:guitare,basse.

Tower of Power:section cuivres.

Bob Weir:guitare,choeurs.

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