Paul Kantner.

BIOGRAPHIE.

 

PAUL KANTNER/San Francisco (Californie)

 

Kantner 1

 

Né Paul Lorin Kantner, le 17 mars 1941 à San Francisco (Californie).

Décédé le 28 janvier 2016 à San Francisco.

Actif entre 1964 et 2016.

Labels:RCA,Grunt,Arista.

Genre:rock psychédélique,folk-rock,acid rock.

 

Le père des Jefferson.

Satané mois de janvier 2016 qui, après nous avoir enlevé sans distinction d’âge, de statut, ni de fonction, autant de managers (Giorgio Gomelsky et Robert Stigwood), que de légendes comme David Bowie, Glenn Frey, ou que d’artistes moins connus ou essentiellement de leurs fans, à l’instar Dave Griffin (Mott The Hoople) ou de Mic Gillette (trompettiste de Tower of Power).

En ce 28 janvier, Paul Kantner, le père des Jefferson (Airplane et Starship) vient à son tour d’être convoqué en haut lieu. La répétitivité et le rapprochement de ces allers sans retour pour l’au-delà laissent à penser que la Grande Faucheuse a décidé de régler, sans considération aucune, ses comptes avec les agitateurs du rock.

Kantner airplaneAvec Jefferson Airplane.

Kantner starshipAvec Jefferson Starship.

Kantner slickAvec Grace Slick.

Agitateur, Paul Kantner le fut, mais comme toute la scène rock psychédélique de San Francisco, la célèbre école de l’Area Bay le fut. Sans préjuger du rôle que sa démarche allait tenir dans l’histoire du rock, Kantner est quand même l’initiateur de Jefferson Airplane, groupe politiquement engagé et placé dans le collimateur du gouvernement Nixon pour l’avoir attaqué avec virulence (Volunteers) ; il est également le père fondateur du dissident Jefferson Starship.

Dans le viseur de Nixon et du F.B.I.

Jefferson Airplane était dans le viseur du F.B.I pour avoir un effet subversif sur la jeunesse américaine ; l’Amérique puritaine les accuse alors de donner des récitals où les drogues, LSD en tête, tournent chichement et constituent une source potentielle de dépravation de sa jeunesse.

Le gouvernement américain les met à l’index aux seules fins de fédérer des anarchistes et de favoriser une nouvelle gauche, hostile au Président, via les concerts organisés par le libertaire Youth International Party, parti sans véritable tête, sans corps franchement affiché. Une nébuleuse, quoi.

Paul Kantner ne peut être tenu pour responsable ni de subversion de la jeunesse, ni de la dérive hippie, née du côté de Palo Alto et de Haight-Ashbury, même si le groupe qu’il fonde en 1965 avec Marty Balin, le légendaire Jefferson Airplane, est le signataire de deux hymnes hippies par excellence : Somebody To Love et White Rabbit.

De ce théâtre de la contre-culture américaine, il en a été, il est vrai, un incontournable et influent acteur, n’ayant jamais craché sur les interdits, allant même jusqu’à défendre l’usage des drogues comme l’acide et à prôner la libéralisation de la marijuana. 

De là à considérer Jefferson Airplane et son géniteur comme les dangereux moutons noirs que les services sécuritaires américains ont infiltrés...

Le cerveau des Jefferson.

Fondateur de Jefferson Airplane, ce guitariste et songwriter natif de San Francisco n’est encore qu’un modeste chanteur folk de la Baie, quand Marty Balin l’approche dans un club local, le Drinking Gourd, et lui propose de fonder un groupe folk-rock qui puisse se démarquer de ceux alors existant à Frisco. Celui dont il est question doit être amplifié, électrifié et s’approcher de ce que les Byrds font.

Kantner 2

"Après l'assassinat de Kennedy, on s'est mis à prendre des drogues parce que justement c'était interdit. Et parce qu'on avait l'impression, après cet assassinat, que tout le monde nous mentait. Et donc, nous avons voulu explorer autre chose.

La cigarette que je tiens à la main est l'une des drogues les plus insidieuses et les plus dangereuses. Car, elle tue près de 500 000 personnes par an, alors que toutes les autres drogues tuent de 20 000 à 80 000 personnes maximum par an et que la marijuana ne tue absolument personne » (Paul Kantner)

Jefferson Airplane naît, dans lequel Paul Kantner prend toute sa part et s’implique conséquemment jusqu’à en devenir, et malgré son effacement, son véritable cerveau artistique. Si on lui doit quelque chose, c’est bien d’avoir été un des artisans du fameux San Francisco Sound.

Paul Kantner est de tous les albums studio et live de la période 1966/1973 de l’Airplane. A l’extinction du groupe, il lui donne une suite en amorçant avec Grace Slick et David Freiberg, ce qui va donner officiellement naissance à Jefferson Starship.

La transition entre les deux formations se fait par son exceptionnel album personnel, Blows Against The Empire (1970). Crédité à Paul Kantner And Jefferson Starship, il provoque, en quelque sorte, le basculement vers le Starship.

Kantner 3

19 ans de Jefferson.

Le coauteur de Wooden Ship (avec David Crosby et Stephen Stills) en passe également par Sunfighter (1971) avec sa compagne Grace Slick, puis par Baron Von Tollbooth & the Chrome Nun (1973) avec David Freiberg et encore Grace Slick.

L’officialisation de Jefferson Starship intervient vraiment en 1974. La nouvelle mouture est réorganisée autour de rescapés de Jefferson Airplane.

L’homme aux lunettes cerclées est partie prenante dans toute la discographie 1974/79 du Starship, et notamment derrière Red Octopus, lequel se classe au sommet des charts. Sur un plan purement commercial, Red Octopus dépasse même tous les albums de l’Airplane. Jefferson confondus, Paul Kantner passe 19 ans entre ces deux structures. Il retrouve ensuite quelques potes de l’Airplane autour du KBC Band (1985 à 1987, puis 1989), à savoir Jack Casady et Marty Balin.

Victime d’un grave accident de moto dans les années 60, d’une hémorragie cérébrale en octobre 1980, d’un accident cardiaque en mars 2015, Paul Kantner s’est toujours relevé, continuant à tourner avec Jefferson Starhip (réactivé en 1991), sans alerte particulière, prenant même part en novembre dernier, aux festivités du 50ème anniversaire de Grateful Dead et de Jefferson Airplane. Une défaillance multiviscérale, la semaine dernière, hélas fatale, referme aujourd’hui le livre d’or d’une des figures cultes des 60’s. Il est le premier des Jefferson Airplane à disparaître, il va beaucoup nous manquer (RAZOR©).

DISCOGRAPHIE JEFFERSON AIRPLANE 60'S/70'S.

LP Studio 1 - 1966

 

Jefferson airplane takes off 1

 

JEFFERSON AIRPLANE

JEFFERSON AIRPLANE TAKES OFF – 1966  4/5

 

Publié le 15 août 1966.

Produit par Keith Wright,Mickey Thomas.

Durée:29:19.

Label:RCA Victor.

Genre:folk-rock,rock psychédélique.

 

Attachez vos ceintures.

 

Sur la scène musicale de San Francisco, l’Airplane a été un précurseur et surtout un promoteur de ce fabuleux rock psychédélique qui lui était si  caractéristique. Très populaires, les auteurs du sublime White Rabbit ou de Somebody To Love demeurent la figure de proue de ce mouvement musical particulièrement nourri qui a déferlé sur le rock.

Ce premier album Jefferson Airplane Takes Off (en écoute intégrale ici), publié par RCA en 1966 s’inscrit dans un registre folk-rock psychédélique. La formation initiale comprend alors Marty Balin, créateur du groupe, chanteur, guitariste rythmique et songwriter (il signe huit des onze titres de Takes Off), Jack Casady à la basse, Jorma Kaukonen (guitare), Paul Kantner (chant et guitare rythmique), ainsi que Skip Spence à la batterie et Signe Anderson au chant.

Signe Toly Anderson, dotée d’une belle voix puissante, apparaît sur cet album. Elle ne participe pas longtemps aux projets de l’Airplane et est vite remplacée par Grace Slick. Sa dernière contribution est datée au 15 Octobre 1966 (au Fillmore de Frisco).

Quant à Skip Spence (un schizo notoire qui, sous acid, a démoli un studio d’enregistrement), transfuge du Quicksilver Messenger Service, dont il fut un des premiers guitaristes, il intègre Jefferson Airplane pour en devenir… le premier batteur avant de cofonder Moby Grape. Spencer Dryden lui succédera.

Jefferson Airplane Takes Off pose les bases de ce que le groupe va développer dans les années à suivre et qui vont l’installer au sommet de la vague psychédélique et du flower power. Deux titres symbolisent à merveille ce groupe encore en gestation : It’s Not Secret et Run Around.

Autres bons moments: Tobacco Road, Blues From An Airplane de Skip Spence, Bringin’ Me Down, Run Around, And I Like It et Chauffeur Blues. Ce disque est une aubaine pour qui veut  découvrir ou ré-entendre le son du milieu des années 60 d’un groupe qui l’a façonné. La Baie, c’était ça et c’est appréciable de se remettre un p’tit coup de Takes Off, de temps en temps, de se remémorer les premiers pas d’un line-up qui va compter dans la musique. Takes Off est un classique (RAZOR©).

 

1. Blues From An Airplane.

2. Let Me In.

3. Bringing Me Down.

4. It’s No Secret.

5. Tobacco Road.

6. Come Up The Years.

7. Run Around.

8. Let’s Get Together.

9. Don’t Slip Away.

10. Chauffeur Blues.

11. And I Like It.

 

Signe Anderson:chant,percussions.

Marty Balin:chant,guitare rythmique.

Jack Casady: basse.

Paul Kantner:chant,guitare rythmique.

Jorma Kaukonen: lead guitare.

Skip Spence:batterie.

 

LP Studio 2 - 1967

 

Jefferson airplane surrealistic pillow 1967

 

JEFFERSON AIRPLANE

SURREALISTIC PILLOW – 1967  5/5

 

Publié en février 1967.

Produit par Rick Jarrad.

Durée:33:40.

Label:RCA Victor

Genre:rock psychédélique,folk-rock,acid rock.

 

Pierre angulaire du rock.

 

L’année 1967 est un millésime exceptionnel pour le rock et Surrealistic Pillow, au nom allusif au vocabulaire de la drogue, deuxième album de Jefferson Airplane, contribue grandement à cet état de fait, sortant en février de cette année légendaire.

Symbole de l’acid-rock, Surrealistic Pillow (en écoute intégrale ici), classé 146 pour Rolling Stone Magazine, est le premier des deux albums que Jefferson Airplane publie en 1967, l’autre étant After Bathing At Baxter’s.

Il est aussi le premier sans Signe Anderson, la chanteuse initiale du groupe et que remplace ici celle qui va devenir le visage de l’Airplane, Grace Slick.Spencer Dryden y figure également pour la première fois.

Jefferson Airplane commence son opération décollage  sous LSD, en aspergeant son folk rock californien de gouttes lysergiques. Jefferson Airplane et la drogue, nous y sommes en plein.

Jorma Kaukonen et sa guitare acide, la sculpturale Grace Slick à la voix inimitable (White Rabbit), glaçante et délurée, riche et envoûtante, plantent un décor parfois inquiétant, parfois chaleureux, tourmenté et exaltant, et incarnent le son du Jefferson de cette période d’immersion dans les trips. C’est perceptible sur le célébrissime "Somebody To love" et sur l’hymne à la drogue qu’est l’éthéré White Rabbit.

J’ai personnellement un faible pour les deux ballades que sont le mystérieux Today et Comin’ Back To Me à la sublime mélodie. Unique, zarbi, doté d’un son exceptionnel dans sa remastérisation car pour ce qui est de l’original, ça laisse sérieusement à désirer, bénéficiant d’une brochette techniquement affûtée de beaux sujets (Kaukonen, Balin, Casady, Kantner, Dryden et Slick), psychédélique comme pas deux, ce disque, dû pour l’essentiel à l’exquise écriture du raffiné Marty Balin, est un joyau en toile de fond duquel apparaît un certain Jerry Garcia du Grateful Dead, autre maître du genre, à titre de conseiller musical et spirituel.

Raison de plus pour y accorder du crédit et se faire plaisir en l’écoutant en boucle et en le replaçant dans l’esprit de l’époque. L’écriture un peu nunuche au regard des idéaux d’alors s’avère aujourd’hui dépassée, les utopies du moment, vite étouffées dans l’œuf, font bien sourire de nos jours. N’empêche, c’est un must et historiquement une pierre angulaire du rock. Donc…  (RAZOR©).

 

1. She Has Funny Cars.

2. Somebody To Love.

3. My Best Friend.

4. Today.

5. Comin’ Back To Me.

6. 3.5 Miles In 10 Seconds.

7. DCBA-25.

8. How Do You Feel.

9. Embryonnic Journey.

10. White Rabbit.

11. Plastic Fantastic Lover.

 

Grace Slick:chant,piano,orgue,flûte.

Paul Kantner:guitare,chant.

Jorma kaukonen:guitare solo,guitare rythmique,chant.

Jack Casady:basse,basse fuzz,guitare rythmique.

Spencer Dryden:batterie,percussions.

Marty Balin:guitare,chant.

Jerry Garcia:guitares,chœurs,conseiller musical et spirituel.

 

LP Studio 3 - 1967

 

Jefferson airplane after bathing at baxter s

 

JEFFERSON AIRPLANE

AFTER BATHING AT BAXTER’S – 1967  5/5

 

Publié le 27 novembre 1967.

Produit par Al Schmitt.

Durée:43:38.

Label:RCA Victor.

Genre:acid rock,rock psychédélique.

 

Plus chargé que ça tu meurs.

 

Fin 1967, alors que Jefferson Airplane a déjà sorti les deux albums Takes Off et surtout Surrealistic Pillow qui les a propulsés sur le devant de la scène internationale, arrive After Bathing At Baxter’s (en écoute intégrale ici).

Ce disque est une petite merveille de rock psychédélique, une oeuvre brillante, un peu fofolle, audacieuce et qui représente une évolution musicale importante pour le groupe californien, à ce moment précis de sa carrière.

Bâti à la manière d’un album-concept, en tiroirs étiquetés, After Bathing At Baxter’s est certainement le meilleur opus de l’Airplane, en tout cas le plus représentatif de l’influence du LSD sur leur musique et le plus étroitement lié à l’acid rock et au mouvement hippie alors en vogue (avec le Dead, bien sûr).

Laissant de côté le folk-rock qui l’a révélé, l’Airplane explore l’univers musico-hallucinatoire. D’emblée, le délirant The Ballad Of You & Me & Pooneil met en avant les guitares et une sonorité différente. Il situe bien l’ambiance d’un album, dont Kantner et Slick ont assuré une grande part de l’écriture. Un instrumental des plus étonnants lui emboîte le pas (A Short Package Of Value Will Come To You, Shortly). L’acid fait son effet, c’est indéniable.

Dans un registre plus pop, le compartiment nommé Streetmasse s’achève par un titre de Balin, qui est peut-être le seul dans les normes, de cet album (Young Girl Sunday Blues). La très jolie ballade de Kantner (Martha) entame The War Is Over, le deuxième tiroir, suivie du très hip Wild Tyme (encore de Kantner).

Hymn To An Older Generation, troisième palier à deux titres, ouvre sur The Last Wall Of The Castle, un morceau résolument pop et se referme sur Rejoyce, une magnifique ballade de Grace Slick.

Dans la partie nommée How Suite It Is, on retrouve le superbe Watch Her Ride, enchaîné par plus de neuf minutes d’un titre cosigné Casady, Kaukonen et Dryden, Spare Chaynge, une sorte de jam instrumentale déjantée.

Le cinquième bloc d’After Bathing At Baxter’s s’intitule Shizoforest Love Suite. Two Heads, le premier des deux morceaux qui le compose est une des meilleures compositions d’une Grace Slick tordue (quelle puissance vocale !) et précède un Won’t You Try/ Saturday Afternoon, aussi zarbi que rock (un titre phare de la discographie du groupe, repris à Woodstock en 1969).

Les musiciens sont exceptionnels, les titres très bons. Cet album est spécial, mais unique. Avec le recul, je me dis qu’ils étaient quand même bien arrangés (et chargés) pour faire ce genre d’œuvre d’art, par moments, déstructurée, qui, soit-dit-en-passant, colle parfaitement à son temps mais qui, de par sa complexité, risque de rebuter les profanes.

Ce disque est un sommet du groupe, fait dans une bonne humeur et une béatitude chimiques. Leur cuistot devait leur concocter de supers omelettes aux champignons mexicains pour les repas. L’Airplane aura-t-il l’occasion de nous refaire le coup dans ses prochains travaux ? La suite dans le prochain episode … (RAZOR©).

 

Streetmasse

1. The Ballad of You & Me & Pooneil.

2. A Small Package of Value Will Come to You, Shortly.

3. Young Girl Sunday Blues.

 

The War Is Over

4. Martha.

5. Wild Tyme.

 

Hymn to an Older Generation

6. The Last Wall of the Castle.

7. ReJoyce.

 

How Suite It Is

8. Watch Her Ride.

9. Spare Chaynge.

 

Shizoforest Love Suite

10. Two Heads.

11. Won't You Try / Saturday Afternoon.

 

Grace Slick:piano,orgue,recorder,chant.

Paul Kantner:guitare rythmique,chant.

Jorma Kaukonen:lead guitare,sitar,chant.

Jack Casady:basse.

Spencer Dryden:batterie,percussion,arrangements cuivres.

Marty Balin:guitare rythmique,chant.

Gary Blackman:choeurs.

Bill Thompson:choeurs.

 

LP Studio 4 - 1968

 

Jefferson airplane crown of creation 1968

 

JEFFERSON AIRPLANE

CROWN OF CREATION – 1968  4/5

 

Publié en septembre 1968.

Produit par Al Schmitt.

Durée:38:31.

Label:RCA.

Genre:acid rock,rock psychédélique.

 

L’état de Grace.

 

Paru en 1968, Crown Of Creation (en écoute intégrale ici) est le quatrième album studio du groupe californien qui conserve le même line-up depuis le phénoménal After Bathing At Baxter’s, l’ouvrage de référence rock psychédélique précédent.

Moins bordélique et décalé que ce dernier, plus expérimental,  Crown Of Creation fait un véritable carton (6ème des charts). Cependant, le groupe semble ne pas trop savoir quoi faire, semble hésiter sur la voie à prendre musicalement parlant, ce qui dénote une certaine inégalité dans son style sur cet album, et dévoile au grand jour, quelques faiblesses.

Revenant à un son Surrealistic Pillow, le groupe continue, parallèlement à expérimenter. Cette hésitation lui est donc quelque peu préjudiciable. Mais, que de magnifiques morceaux malgré tout : la grâce de Grace sur Lather, sa performance vocale sur Greasy Heart, le Kantner/Balin qu’est In Time (où l’acoustique et l’électrique se côtoient agréablement), Crown Of Creation, l’efficace Ice Cream Phoenix et Triad, un cadeau du ciel offert par un David Crosby qui venait (je crois bien) se faire lourder des Byrds et qui a emmené avec lui son bien.

Ce disque permet de passer de très bons moments avec les titres que je vous ai sélectionnés. Le reste de l’album reste du bon crû de l’Airplane, avec une finesse et un style bien dans le ton West Coast. Un album majeur du groupe.

 

1. Lather.

2. In Time.

3. Triad.

4. Star Track.

5. Share a Little Joke.

6. Chushingura.

7. If You Feel.

8. Crown of Creation.

9. Ice Cream Phoenix.

10. Greasy Heart.

11. The House at Pooneil Corners.

 

Marty Balin:chant,guitare rythmique.

Grace Slick:chant,piano,orgue.

Paul Kantner:chant,guitare rythmique.

Jorma Kaukonen:chant,guitare électrique.

Spencer Dryden:chant,batterie,piano,orgue.

Jack Casady:basse.

Charles Cockey:guitare,chant.

David Crosby:guitare.

Tim Davis:congas.

Dan Woody:bongos.

Gene Twombly:effets sonores.

 

LP Live 1 - 1969

 

Jefferson airplane bless its pointed little head 1969

 

JEFFERSON AIRPLANE

BLESS IT’S POINTED LITTLE HEAD – 1969  5/5

 

Publié en février 1969.

Produit par Al Schmitt.

Durée:52:48.

Label:RCA Victor.

Genre:rock psychédélique,acid rock,hard rock.

 

69, année hédonique.

 

Je pourrais résumer ma chronique de Bless It's Pointed Little Head (en écoute intégrale ici), par un “allonge-toi dans l’herbe, ne dis rien, ferme les yeux et prends-en plein la gueule !”. Tout le bien que j’en pense aurait été condensé dans ces quelques mots et je lui aurais ainsi rendu le meilleur des hommages. Comme ça n’est pas le genre de la maison aussi vais-je tenter de t’éclairer sur cet album d’un autre monde, paru en 1969, un live comme on dit.

Cette même année, sur la scène californienne ambiante, les albums exceptionnels foisonnent. Quicksilver Messenger Service sort un tonitruant Happy Trails, Grateful Dead y va de son exceptionnel Live Dead. Jefferson Airplane montre qu’il est fait du même tonneau avec Bless It’s Pointed Little Head. Le leadership de cette scène musicale californienne et de la contre-culture hippie est en jeu.

Jefferson Airplane est à son meilleur niveau avec une épine dorsale exceptionnelle, Kaukonen, Casady et Dryden, une chanteuse aux prouesses vocales incomparables, comme le rock en a rarement enfantées. Ajoutez à ce line-up mythique, l’expérimenté Balin et un Kantner, toujours là pour assurer parfaitement le rôle qui lui est imparti.

Extraordinaire groupe de blues-rock et d’acid rock dont on ne connaît alors que la sublime facette studio, l’Airplane de Bless It’s Pointed Little Head, enregistré aux Fillmore East de New York et West de Frisco, fin 1968, prouve que sur scène également, il peut atteindre la même perfection avec la même énergie.

J’en veux pour preuve The Other Side Of This Life de Fred Neil, 3/5 Of A Mile in 10 Seconds de Balin, la fabuleuse reprise de Donovan, l’épique et psychédélique Fat Angel, une des pièces maîtresses du disque, It’s No Secret, Somebody To Love, ainsi qu’un Rock Me Baby arrangé par l’Airplane et qui met en exergue la technique parfaite  et le chant plein d’émotion de Jorma Kaukonen, de même que la virtuosité d’un Casady qui fait chauffer à blanc une basse magnifiquement maîtrisée. Ce dernier titre préfigure ce que sera le futur Hot Tuna.

Les onze minutes de Bear Melt (avec une rythmique incroyable) clôturent, dans une grande déferlante improvisée, ce fabuleux live qui installe définitivement le groupe au Panthéon du rock. Pour l’éternité.

Slick, Kaukonen, Balin, Kantner, Dryden et Casady te transportent à des années-lumière. Et quand la navette spatiale retrouve la terre ferme, tu es encore « tout chose »…. C’est à couper le souffle ! (RAZOR©).

 

1. Clergy.

2. 3/5 of a Mile in 10 Seconds.

3. Somebody to Love.

4. Fat Angel.

5. Rock Me Baby.

6. The Other Side of This Life.

7. It's No Secret.

8. Plastic Fantastic Lover.

9. Turn Out the Lights.

10. Bear Melt.

 

Marty Balin:chant,basse.

Jack Casady:guitare rythmique,basse.

Spencer Dryden:batterie,percussions.

Paul Kantner:chant,guitare rythmique.

Jorma Kaukonen:chant,guitare.

Grace Slick:chant.

 

LP Studio 5 - 1969

 

Jefferson airplane volunteers 1969

 

JEFFERSON AIRPLANE

VOLONTEERS – 1969  5/5

 

Publié en novembre 1969.

Produit par Al Schmitt.

Durée:44:19.

Label:RCA Victor.

Genre:rock psychédélique,acid rock.

 

Dernier vol pour la gloire.

 

1969. Le très discuté Volunteers (en écoute intégrale ici) sort dans les bacs. Le sujet de cette controverse vient de sa coloration politique, affichant clairement des positions antimilitaristes dans certains titres et une incitation à l’anarchie.

Ce sixième LP aborde également des idéaux écolos (The Farm et Eskimo Blue Day) tandis que certaines chansons dévoilent des textes que l’Amérique puritaine réprouve (We Can Be Together). Cela fait donc beaucoup de sujets de discorde pour un album dont les enregistrements ont été effectués à Frisco avec le line-up traditionnel (ce sera la dernière fois), auréolé d’invités de prestige, Jerry Garcia, Nicky Hopkins, Joey Covington (futur Airplane), David Crosby et Stephen Stills. Rien que des V.I.P !  

Succès commercial en dépit de son caractère sulfureux et d’une prestation quelconque à Woodstock, ce disque possède une touche particulière à laquelle Paul Kantner, le mec de Grace Slick (ça fait pas un peu Voici ou Closer ce genre de locution) n’est pas étranger.

Les brûlots polico-anti-guerre Volunteers et We Can Be Together, c’est lui qui les a signés. Tout comme Wooden Ships, écrit avec David Crosby. Volonteers annonce les prémices de la fin de l’idéal hippie.

Dernier monument de la discographie de l’Airplane, il permet de découvrir un Good Sheperd de la meilleure veine folk-rock psyché, un excellent Hey Frederick (et les solos lourds de Kaukonen). A avoir, sans aucun doute (RAZOR©).    

 

1. We Can Be Together.
2.  Good Shepherd.
3.  The Farm.
4.  Hey Fredrick.
5.  Turn My Life Down.
6.  Wooden Ships.
7.  Eskimo Blue Day.
8.  A Song For All Seasons.
9.  Meadowlands.
10.  Volunteers.

 

Grace Slick:chant,piano,orgue.

Paul Kantner:chant,guitare rythmique.

Marty Balin:chant,percussions.

Jorma Kaukonen:guitare,chant.

Jack Casady:basse.

Spencer Dryden:batterie,percussions.

Nicky Hopkins:piano.

Stephen Stills:orgue Hammond.

Jerry Garcia:pedal steel guitare sur 3.

Joey Covington:congas sur 5.

David Crosby:chant sur 6.

Ace of Cups:chant sur 3 et 5.

Bill Laudner:chant sur 8.     

 

LP Studio 6 - 1971

 

Jefferson airplane bark 1

 

JEFFERSON AIRPLANE

BARK – 1971  3/5

 

Publié en septembre 1971.

Produit par Jefferson Airplane.

Durée:44:17.

Label:Grunt,RCA.

Genre:rock psychédélique,hard rock.

 

Beurk !

 

Médiocre. Voilà comment peut se résumer Bark (en écoute intégrale ici) de 1971, premier album du Jefferson Airplane (sous son propre label Grunt Records) de l’après Balin, son fondateur, et faisant également suite au départ du batteur Spencer Dryden.

Bark est aussi la première apparition de Papa John Creach, violoniste et de Joey Covington, en remplacement de Dryden. L’Airplane n’est plus réapparu en studio depuis deux ans.

Jorma Kaukonen et Jack Casady ont le museau à fond dans leur projet personnel, le Hot Tuna. Kantner et Slick également (Sunfighter).

Bref, le groupe balbutie sa musique, qui n’a plus l’envergure et la brillance de sa période blues-rock ou rock psychédélique antérieures. Il est orphelin de son créateur.

Kaukonen tente bien de reprendre la place laissée vacante par Balin (il écrit quatre titres), mais sans grand succès. Dans ces conditions, difficile d’attendre monts et merveilles de Bark, qui reste une curiosité, mais qui est une bien pâle copie comparée aux monuments discographiques dont le groupe nous a gratifiés.

Bark sent l’album qui ne sert pas à grand-chose, si ce n’est qu’à rajouter une ligne supplémentaire sur la carte de visite. Je vous laisse seul juge pour en trouver la substantifique moelle. En ce qui me concerne, c’est plutôt beurk que Bark…. Vous m’avez compris ? (RAZOR©)

 

1. When the Earth Moves Again.

2. Feel So Good.

3. Crazy Miranda.

4. Pretty as You Feel.

5. Wild Turkey.

6. Law Man.

7. Rock and Roll Island.

8. Third Week in the Chelsea.

9. Never Argue with a German If You're Tired or European Song.

10. Thunk.

11. War Movie.

 

Jack Casady:basse.

Joey Covington:chant,batterie,percussions.

Paul Kantner:chant,guitare.

Jorma Kaukonen:chant,guitare.

Grace Slick:chant,piano.

Papa John Creach:violon sur 1/4/5.

Bill Laudner:chant sur 11.

Will Scarlett:harmonica sur 8.  

 

LP Studio 7 - 1972

 

Jefferson airplane long john silver 1

 

JEFFERSON AIRPLANE

LONG JOHN SILVER – 1972  2,5/5 

 

Publié en juillet 1972.

Produit par Jefferson Airplane.

Durée:41:25.

Label:Grunt/RCA.

Genre:rock psychédélique.

 

Sortie de piste fatale.

 

Avec ce septième album, Long John Silver (en écoute intégrale ici), Jefferson Airplane touche le fond. C’est le sentiment qui habite la presse de l’époque et ce ‘est pas la trompeuse vingtième place occupée dans le Billboard 200 qui change quoi que ce soit à la donne. Jefferson Airplane n’est plus.

Entre les aspirations en solitaire des uns (Hot Tuna, d’un côté et le binôme Kantner et Slick de l’autre), le départ de Balin, un Covington qui quitte le groupe durant les sessions, entre le travail individuel des membres qui, chacun dans son coin, enregistrent ses propres contributions, entre les tergiversations d’une formation qui ne sait plus vraiment où se situer et en manque d’inspiration pour le faire, le chaos règne, menant à un incroyable gâchis.

L’arrêt du groupe est la seule issue. Il y va de son image à préserver une réputation qui commence sérieusement à s’écorner et à occulter tout ce que le groupe a pu véhiculer au rock avant. Sage décision que celle prise de tout stopper avec un Long John Silver qui, vous vous en doutez bien au regard de mon pessimisme et de mon peu d’enthousiasme à introduire le sujet, est insignifiant (1972).

Le groupe tentera un rapprochement à la fin des années 80, tentative réduite à un feu de paille. Long John Silver ne véhicule pas grand-chose  qui puisse en faire un bon album.

Même avec le recul, habité par le sentiment d’avoir peut-être manqué quelque chose, je n’ai trouvé aucun argument qui puisse contrecarrer ce ressenti de raté et d’inutile. Certes, on ne peut pas mettre la sincérité du travail en cause. L’ensemble  parait si naïf et semble n’être que du remplissage.

Heureusement que le chant de Grace Slick sauve cet album du naufrage total (et encore, y a des fois…) dont je retiens le seul Trail By Fire, très Hot Tuna. Désolé, mais y a plus la flamme, la classe. Il sent le poisson pourri ce Bark (le vinyle Bark était, si ma mémoire est bonne, représenté par une tête de hareng ou quelque chose du genre). Le seul côté positif de cet album, c’est le talent de Papa John Creach au violon. Et basta. L’Airplane a été, mais n’est et ne sera plus (RAZOR©).

 

1. Long John Silver.

2. Aerie (Gang of Eagles).

3. Twilight Double Leader.

4. Milk Train.

5. The Son of Jesus.

6. Easter?

7. Trial by Fire.

8. Alexander the Medium.

9. Eat Starch Mom.

 

Jack Casady:basse.

Paul Kantner:chant,guitare.

Jorma Kaukonen:chant,guitare.

Grace Slick:chant,piano.

Papa John Creach:violon.

John « Goatee » Barbata:batterie,tambourin.

Joey Covington:batterie sur 3/5.

Sammy Piazza:batterie sur 7.

 

LP Live 2 - 1973

 

Jefferson airplane thirty second 1

 

JEFFERSON AIRPLANE

THIRTY SECONDS OVER WINTERLAND – 1973  3/5

 

Publié en avril 1973.

Enregistré les 24 et 25 août 1972 (Chicago Auditorium) et les 21 et 22 septembre 1972 (Winterland Arena San Francisco).

Produit par Jefferson Airplane.

Durée:38:13

Label:Grunt.

Genre:rock.

 

Y a-t-il encore un pilote dans l’avion ?

 

Thirty Seconds Over Winterland (en écoute intégrale ici) est l’album des fameux grille-pain ailés ! Les initiés sauront de quoi je parle. Sorti en 1973, ce disque est le deuxième live que le groupe ait enregistré après celui de 1969, le fabuleux Bless It’s Pointed Little Head. Il s’inscrit, dans le temps, après Long John Silver (1972) et est enregistré pendant la tournée de promotion de ce dernier.

L’avion Airplane n’a plus son pilote et le groupe, en proie à des tensions, des choix professionnels plus personnels pour certains, doit remplir ses obligations contractuelles avec la maison de disques. Enregistré fin août 1972 à Chicago et  en septembre, à San Francisco, l’album est assez court (36 minutes).

Le groupe est désuni et devenu une réunion d’individualités, loin du collectif qu’il fut. Le binôme Kaukonen/Casady est impliqué dans Hot Tuna, Slick et Kantner travaillent sur leurs propres projets. Au milieu, Kantner et Papa John Creach, rejoints par Barbata (qui supplée le défaillant Covington) et le nouveau David Freiberg, co-fondateur de Quicksilver Messenger Service, composent avec.

Kantner préfère se concentrer sur l’écriture. Dans ce contexte où tout le monde se regarde en chiens de faïence, le groupe fait tout son possible pour sauver les apparences sur scène. Bark (ou Beurk !) alimente deux morceaux de ces prestations scéniques captées sur Thirty Seconds Over Winterland, Long John Silver les trois derniers titres.

Figure aussi Crown Of Creation, vestige du répertoire de  1968 et Feel so Good, le plus fougueux et le meilleur passage. Have You Seen The Saucers et Twilight Double Leader passent encore, mais pour le reste, que l’on ne me force pas la main pour me faire dire que l’album en question mérite autre chose qu’un trois étoiles maxi.

Ce disque, à des années-lumière du premier live de 1969, révèle une Grace Slick qui se met maintenant à miauler et un David Freiberg complètement perdu. Il met surtout en avant, une fois n’est pas coutume, un Papa John Creach lumineux sur Milk Train. On est bien loin de l’avion qui faisait vrombir ses moteurs sur scène. Le long courrier Airplane n’a même plus rien du planeur (RAZOR©).

 

1. Have You Seen the Saucers?

2. Feel So Good.

3. Crown of Creation.

4. When the Earth Moves Again.

5. Milk Train.

6. Trial by Fire.

7. Twilight Double Leader.

 

Jack Casady:basse.

Paul Kantner:chant,guitare rythmique.

Jorma Kaukonen:chant,guitare.

Grace Slick:chant.

Papa John Creach:violon.

John Barbata:batterie,percussions.

David Freiberg:chant.

DISCOGRAPHIE JEFFERSON STARSHIP 70'S.

LP Studio 1 - 1974

 

Jefferson starship dragonfly 1

 

JEFFERSON STARSHIP

DRAGON FLY – 1974  3,5/5

 

Publié en septembre 1974.

Produit par Jefferson Starship,Larry Cox.

Durée:42:25.

Label:Grunt/RCA.

Genre:rock.

 

Le début d’une autre histoire.

 

Jorma Kaukonen et Jack Casady d’un côté. Grace Slick, Paul Kantner de l’autre. L’Airplane a explosé en vol et s’est scindé, d’une part en Hot Tuna, de l’autre en Jefferson Starship (ce nom avait déjà été utilisé en 1970 pour un projet de Paul Kantner en 1970).

De Jefferson, ce dernier n’en a que le nom car il n’a pas et n’aura jamais l’aura du groupe californien de la première période, en dépit de sa qualité. Le cherche-il d’ailleurs ?

Papa John Creach (violon électrique), Craig Chaquico (lead guitar), John Barbata (batterie), David Freiberg (ex-Quicksilver et claviers) et Peter Sears (basse) complètent ce line-up de Dragon Fly (en écoute intégrale ici), premier véritable album sorti en 1974, travail qui, entre parenthèses, n’est pas passé loin du top ten et qui est disque d’or au bout de six mois d’existence.

Pour un album plutôt de transition entre la fin d’une histoire et le démarrage d’une autre, c’est plutôt rassurant sur le potentiel et le devenir de cette formation. Certes, le style n’est pas celui du défunt Jefferson Airplane. Il sonne plus seventies.

Parmi les titres les plus marquants et d’excellente facture : Hyperdrive de Slick, Devil’s Den, Caroline (avec l’apparition du revenant Marty Balin), Ride The Tiger, Be Young You, All Fly Away.

Plus harmonique et faisant appel aux synthés et aux claviers, Dragon Fly est le fruit d’un travail artistique différent de la mouture de l’Airplane. Il n’est en rien une pâle copie nostalgique de l’Airplane. C’est élégant, raffiné et tout l’album est agréable à écouter.

Une nouvelle histoire est en marche. Elle ne manque pas d’intérêt, même si j’en suis moins friand. Mais ceux qui veulent connaître la suite de l’histoire, c’est le moment pour prendre le train du Jefferson Starship en marche (RAZOR©).

 

1. Ride the Tiger.
2. That's for Sure.
3. Be Young You.
4. Caroline.
5. Devils Den.
6. Come to Life.
7. All Fly Away.
8. Hyperdrive.

 

Grace Slick:chant,piano sur 3.

Paul Kantner:chant,guitare rythmique.

John Barbata:batterie,percussions.

Craig Chaquico:lead guitare.

Papa John Creach:violon électrique.

Pete Sears:piano,clavecin,orgue.

David Freiberg:chant,claviers,orgue.

Marty Balin:chant sur 4.

 

LP Studio 2 - 1975

 

Jefferson starship red octopus 1

 

JEFFERSON STARSHIP

RED OCTOPUS – 1975  3,5/5

 

Publié en juin 1975.

Produit par Jefferson Starship,Larry Cox.

Durée:42:00.

Label:Grunt/RCA.

Genre:rock.

 

Rien à voir avec qui vous savez.

 

Red Octopus (en écoute intégrale ici) est très agréable à écouter. Le Jefferson Starship avait eu la belle surprise d’assister au retour discret de Marty Balin pour une pige (Caroline) sur l’album précédent Dragon Fly. Balin est encore là sur Red Octopus de 1975. Le moins qui puisse être dit sur cette collaboration est qu’elle a déposé une véritable empreinte sur ce disque.

Red Octopus se classe au sommet des charts et, sur un plan purement commercial, dépasse même tous les albums de l’Airplane. Là s’arrête la comparaison, car ce groupe, formé sur les cendres de son illustre aîné, n’a en rien le son des années 60’s de la bande californienne. C’est un produit purement 70’s, comme Dragon Fly, et il ne faut pas chercher des points de rapprochement entre les deux histoires, ni entre les rendus artistiques.

Je ne répéterais jamais assez que ceux qui viennent visiter le répertoire du Starship par pure nostalgie, espérant y retrouver des bribes de l’Airplane, perdent leur temps. Les deux époques diffèrent, les formations ne sont plus dans le même registre.

Red Octopus est album intéressant, puissant et plein d’énergie, qui révèle un bon équilibre entre les titres rock et les ballades. Il y en a pour tout le monde. Grace Slick (par ailleurs très expressive) y va de ses trois titres, Marty Balin (qui a écrit ou coécrit 5 des 10 titres) et Paul Kantner veille toujours autant au grain.

Papa John  Creach y va de son instrumental (Git Fiddler), Pete Sears, du sien, plus progressif et très Procol Harum (Sandalphon). Ces deux derniers titres font toutefois un peu remplissage.

Parmi les titres forts, je vous invite à découvrir la très belle histoire d’amour et ballade intemporelle Miracles (écrite par Balin pour son amie de l’époque, Barbara), chantée par deux êtres qui s’aimaient beaucoup (Marty et Grace) et dont les échanges vocaux sont magnifiques, Al Garimasu, Sweeter Than Honey, Play On Love, There Will Be Love ou encore I Want To See Another World.

A l’image d’un line-up qui joue comme si les membres étaient ensemble depuis longtemps, le groupe regarde avers l’avant. Cet album agréable, je le répète, se caractérise par sa diversité musicale. Il peut donc manquer parfois de cohérence mais, au moins, il est abordable dans une orientation purement 70’s. Pourquoi le bouder ? (RAZOR©)

 

1. Fast Buck Freddie.

2. Miracles.

3. Git Fiddler.

4. Ai Garimasu (There Is Love).

5. Sweeter Than Honey.

6. Play On Love.

7. Tumblin.

8. I Want To See Another World.

9. Sandalphon.

10. There Will Be Love.

 

David Freiberg,Pete Sears:basse,claviers,chant.

John Barbata:batterie,percussions,congas,chant.

Craig Chaquico:lead guitare,chant.

Bobbye Hall:percussions,congas.

Grace Slick:piano,chant.

Paul Kantner:guitare rythmique,chant.

Irv Cox:saxophone.

Papa John Creach:violon.

Marty Balin:chant.

 

LP Studio 3 - 1976

 

Jefferson starship spitfire

 

JEFFERSON STARSHIP

SPITFIRE – 1976  3,5/5

 

Publié en juin 1976.

Produit par Larry Cox, Jefferson Starship.

Durée:42:04.

Label:Grunt,RCA.

Genre:rock,AOR (Adult Oriented Rock).

 

Un esprit communautaire.

 

Après le succès de Red Octopus, bien accueilli par la presse spécialisée et par les nouveaux fans du groupe, le Starship publie un Spitfire (en écoute intégrale ici) qui ne manque pas d’intérêt.

Le groupe semble prendre plaisir à faire participer tous ses membres au projet. L’esprit communautaire propre aux années 60, est toujours de mise au sein d’un groupe où Kantner et Slick, ses fondateurs au lendemain du split de l’Airplane, ne tirent aucunement la couverture à eux. Le Jefferson Starship a fait le choix du succès et livre un album bâti pour ce défi.

Album de détente et de décontraction, il se distingue par une très bonne qualité de son et par des titres dont plusieurs feront des hits. A l’image d’un Cruisin’ qui sonne funky, on pourra également aimer la petite merveille de St Charles, laquelle n’est pas sans évoquer, en moins émotionnelle cependant, le Miracles, morceau-roi de l’album précédent et signé Balin ; on peut aussi en pincer pour With Your Love (N° 12 des charts), les romantiques Love Love Lovely et Switchblade (sur la rivalité romantique), pour le séducteur Hot Water ou pour les contributions de Paul Kantner comme Dance With The Dragon et Song To The Sun, plus politisées.

Spitfire manque de quelques titres porteurs qui auraient pu prétendre le voir rivaliser avec l’excellent et commercial Red Octopus. Il peut cependant se satisfaire d’être un album de bonne lignée. Même le batteur John Barbata affiche une présence lyrique sur cet album, c’est dire combien la porte est grande ouverte à l’esprit collectif dans ce groupe.

Le trip du Starship, c’est de faire de la musique commerciale, en s’appuyant sur un son symphonique, avec une instrumentation riche et Spitfire va dans ce sens. De surcroît, en s’amusant visiblement. Dans l’ombre de cette réussite, le petit Craig Chaquico prouve qu’il a tout d’un grand. On n’est plus dans l’Airplane mais dans un rock très seventies et qui a ses clients pour cela. Et ça marche ! (RAZOR©).

 

1. Cruisin'.

2. Dance With The Dragon.

3. Hot Water.

4. St Charles.

5. Song To The Sun/Ozymandias/Don'T Let It Rain.

6. With Your Love.

7. Switchblade.

8. Big City.

9. Love Lovely Love.

 

Grace Slick:chant,piano sur 5/7.

Marty Balin:chant.

Paul Kantner:chant,guitare rythmique.

John Barbata:batterie,percussion,chant sur 8.

Craig Chaquico:guitare,chant.

David Freiberg:chant,basse sur 7/8,claviers sur 1/2/3/4/5/6/9.

Pete Sears:basse sauf 7/8,piano sur 2/5,Mellotron sur 3,claviers sur 4/8,orgue sur 5/7,Moog sur 5/7.

Bobbye Hall:percussion,congas.

Dave Roberts:arrangements cordes et cuivres.

Steven Schuster:saxophone sur 5.

 

LP Studio 4 - 1978

 

Jefferson starship earth

 

JEFFERSON STARSHIP

EARTH – 1978  3,5/5

 

Publié en février 1978.

Produit par Larry Cox,Jefferson Starship.

Durée:41:27.

Label:Grunt,RCA.

Genre:rock,AOR.

 

Agréablement pop et commercial.

 

Quand vous comptez dans vos rangs une Grace Slick et un Marty Balin au chant, deux grandes voix du rock des années 60/70, soutenus par de bons choristes et par un groupe performant, homogène, soudé et au diapason, vous en arrivez à un disque comme Earth (en écoute intégrale ici). Ok, c’est commercial, c’est tout ce que vous voulez.

Mais ajoutez-y une pincée de douceur et vous obtenez des compositions d’un très bon niveau comme Love Too Good, titre bien bâti, comme le chaleureux et efficace Count On Me (avec un Balin à son meilleur), le sensuel Take Your Time, le sexy Crazy Feelin’ (Balin excelle une fois encore), Skateboard sur lequel toute la puissance du timbre vocal de Grace Slick s’exprime au mieux, l’énergique Fire.

L’album se termine sur Runaway, suivi All Nite Long, une bien belle performance. Moi qui ne suis pas forcément client du Starship (j’ai plus été Airplane de la première heure), j’avoue ne pas m’être ennuyé une seconde à l’écoute de cet album qui m’accompagne souvent sur la route.

J’adore me me faire péter les tympans avec Fire. C’est bien fait. J’aime ce son et son instrumentation bien équilibrée. Ca s’appelle Earth, c’est pop et commercial, c’est daté de 1978 et je me fous royalement de ce que peuvent penser les détracteurs.

J’aime bien, c’est comme ça. Point barre. Par contre, une autre ère s’annonce pour le Starship, avec les retraits annoncés de Slick et Balin, et c’est une autre paire de manches (RAZOR©).

 

1. Love Too Good.

2. Count On Me.

3. Take Your Time.

4. Crazy Feelin’.

5. Skateboard.

6. Fire.

7. Show Yourself.

8. Runaway.

9. All Nite Long.

 

Paul Kantner:chant,guitare.

Grace Slick,Marty Balin:chant.

Craig Chaquico:guitare.

David Freiberg,Pete Sears:claviers,basse.

John Barbata:batterie.

 

LP Studio 5 - 1979

 

Jefferson starship freedom at point zero

 

JEFFERSON STARSHIP

FREEDOM AT POINT ZERO- 1979  3/5

 

Publié le 1er novembre 1979.

Produit par Ron Nevison.

Durée:42:27.

Label:Grunt,RCA.

Genre:rock,hard rock,rock arena.

 

Point zéro ou de non-retour ?

 

Arrive Mickey Thomas. Sortent Grace Slick et Marty Balin, les deux merveilles de chanteurs du Starship. Disparaît de la formation John Barbata, l’ex-batteur des Turtles, de Crosby Stills Nash & Young (1970), de l’Airplane (en remplacement de Coevington), contraint et forcé, grièvement blessé suite à un grave accident de la route en octobre 1978.

Du line-up des derniers albums (Spitfire et Earth) restent donc Paul Kantner, David Freiberg, Pete Sears et Craig Chaquico. Aynsley Dunbar (des Mothers de Zappa) prend la place de Barbata aux fûts. C’est le grand chambardement.

Album rock rocailleux et dur, il n’y a pas photo entre ce son heavy de Freedom At Point Zero (en écoute intégrale ici) et la douceur d’Earth (1979). Jane, sorti d’abord en single et qui débute le disque, annonce cette ambiance musicale, radicalement différente des derniers albums. Le producteur Ron Nevison n’y est pas étranger.

Paul Kantner, seul membre de la formation originale, est revenu aux affaires et le ton se durcit. Les compositions sont « maison ». Finies les chansons externes. Ce sont Kantner et Miss Sears, alias Jeannette, l’épouse du bassiste/claviériste qui assurent une écriture qui puise son inspiration dans le monde de la science-fiction et du fantastique.

Le sublime Awakening en est le fruit. Just The Same, Rock The Music, la ballade électrique Fading Light Lady, Lightning Rose, Girl With The Hungry Eyes s’inscrivent dans un registre identique. Pour qui aime le rock Arena, le Jefferson Starship de cet album navigue dans un rock dur classique de la fin des seventies, début eighties, un rock heavy qui se vend bien et qui sera son cheval de bataille des prochains travaux.

Je trouve que le groupe dépense beaucoup d’énergie pour pas grand-chose car, hormis Jane, il faut aimer ! Moi, pas vraiment. J’ai avis que le groupe part sérieusement en vrille et ça n’augure rien de bon. Un mec comme Paul Kantner, avec son passé légendaire, a-t-il encore quelque chose à prouver en figurant dans un tel contexte ? (RAZOR©)

 

1. Jane.
2. Lightning Rose.
3. Things to Come.
4. Awakening.
5. Girl with the Hungry Eyes.
6. Just the Same.
7. Rock Music.
8. Fading Lady Light.
9. Freedom at Point Zero.

 

Paul Kantner:chant,guitare rythmique,claviers sur 3.

Pete Sears:basse sur 3/4/5/7/9,claviers sur 1/2/4/6,orgue sur 8,guitare rythmique sur 8,chant.

David Freiberg:chant sur 1/2/4/5/8,claviers sur 3/5/7/9.

Mickey Thomas:chant.

Aynsley Dunbar:batterie,percussion.

Craig Chaquico:lead guitare,guitare rythmique.

Steven Schuster:cuivres.

Tower of Power:cuivres sur 1.

DISCOGRAPHIE 70'S SOUS PAUL KANTNER.

LP Studio 1 - 1970

 

Kantner blow against empire

 

PAUL KANTNER ‘S JEFFERSON STARSHIP

BLOWS AGAINST THE EMPIRE – 1970  4,5/5

 

Publié en novembre 1970.

Produit par Paul Kantner.

Durée:41:41.

Label:RCA Victor.

Genre:rock,folk-rock,rock psychédélique.

 

Délire cosmique.

 

Paul Kantner, en 1970, après Volunteers (Jefferson Airplane) rassemble les potes de l’Area Bay, à savoir Crosby et Nash, Jerry Garcia, Mickey Hart, Bill Kreutzmann, tous trois du Dead, David Freiberg du Quicksilver, Harvey Brooks de l’Electric Flag et ses proches de l’Airplane (Grace Slick, Jack Casady, Joey Covington et Peter Kaukonen) autour du projet Blows Against The Empire.

Blow Against The Empire (en écoute intégrale ici) consiste en un album-concept et est assez caractéristique de la contre-culture des années 60. Le concept est simple et naïf : rompre avec la société, faire des gosses, l’amour, la paix, dans un souffle de grande liberté et repeupler cette planète avec une société qui soit dans l’esprit du flower power propre à l’idéal hippie. Belle utopie.

Le disque en question, au thème cosmique inspiré d’un roman de Robert A. Heinlein, Les Enfants de Mathusalem, est publié sous le nom de Paul Kantner’s Jefferson Starship, groupe d’un jour, mais qui préfigure le futur Jefferson Starship de 1974. Il fait partie d’un groupe de LP produits par la famille élargie des musiciens de la baie, connus sous le nom de Planet Earth Rock ‘n’Roll Orchestra (PERRO) : If I Could Only Remember My Name de Crosby, Songs Of Beginners (Nash), l’album Graham Nash David Crosby, Sunfighter de Kantner et Slick, Rolling Thunder de Mickey Hart et Baron Von Tolbooth & The Chrome Nun (Kantner/Slick/Freiberg).

Succès critique et commercial, Blows Against The Empire est un classique de la musique de la cote ouest américaine et une traduction de l’esprit ambiant d’Haight-Asbury durant les années 60. Sur le plan musical, c’est un excellent album dont la filiation avec l’Airplane est facilement identifiable.

Il contient suffisamment de belles mélodies pour maintenir un intérêt constant à ce concept naïvement idéaliste, à l’image de l’acoustique A Child Is Coming qui nous renvoie à la grossesse de Grace Slick, futur maman d’un rejeton de Paul Kantner, du folk acoustique The Baby Tree ou de Have You Seen The Stars Tonite.

La voix de Slick, plus divine et éthérée que jamais, et le casting rarement aussi exceptionnel que sur ce projet ambitieux, contribuent à en faire une œuvre culte, indispensable pour qui a toujours des fleurs dans les cheveux et le Khol à portée de main (RAZOR©).

 

1. Mau Mau (Amerikon).

2. The Baby Tree.

3. Let's Go Together.

4. A Child Is Coming.

5. Sunrise.

6. Hijack.

7. Home.

8. Have You Seen the Stars Tonite ?

9. X-M.

10. Starship.

 

Paul Kantner:chant,guitares,banjo,effets sonores.

Harvey Brooks,Jack Casady:basse.

Joey Covington:batterie,congas.

David Crosby:chant,guitares.

David Freiberg:chant.

Jerry Garcia:banjo,guitares,effets sonores.

Mickey Hart:percussions,effets sonores.

Peter Kaukonen:guitare.

Bill Kreutzmann:batterie.

Graham Nash:chant,congas,effets sonores.

Phil Sawyer:effets sonores.

Grace Slick:chant,piano.

LP Studio 2 - 1971

 

Kantner slick sunfighter 1

 

PAUL KANTNER/GRACE SLICK

SUNFIGHTER – 1971  4/5

 

Publié en novembre 1971.

Produit par Paul Kantner.

Durée:41:36.

Label:Grunt/RCA.

Genre:rock psychédélique,folk rock.

 

Tout le gratin autour du berceau.

 

Très beau premier album que Sunfighter (en écoute intégrale ici), réalisé par le couple Paul Kantner/Grace Slick en hommage à  China Wing-Kantner, la petite fille (de la pochette) qui vient de naître.

Sorti en novembre 1971, ce baptême musical réunit le gratin de la famille West Coast : David Crosby, Graham Nash, Jerry Garcia, Jack Casady, Joey Covington, Craig Chaquico, Papa John Creach, Spencer Dryden, Jorma Kaukonen, ainsi que le trio de cuivres Tower Of Power et les Edwin Hawkins Singers (Oh Happy Days).

Doté d’une belle qualité d’écriture qui aborde les problèmes de la race humaine et de la planète terre, Sunfighter, disque un peu mystérieux et mystique, commence de façon on-ne-peut-plus sublime et convaincante, avec un captivant Silver Spoon que vient relayer un Diana élégiaque (Part I), scindé en deux parties, en hommage à Diana Oughton, une militante gauchiste, tuée par la bombe qu’elle confectionnait et soufflant la maison de Greenwich Village où elle cohabitait.

Look at The Wood, China, Earth Mother ou When I Was A Boy I Watched The Wolves situent bien le talent des auteurs que sont Kantner et Slick. Il est un des trésors de cette époque de rébellion contre la politique américaine, de la révolution écologique naissante.

Le duo Kantner/Slick n’a pas à faire le moindre complexe par rapport à l’Airplane du moment, aussi, ceux que cette scène musicale et que cette période inspirent, doivent être au rendez-vous de Sunfighter (RAZOR©).

 

1. Silver Spoon.

2. Diana.

3. Sunfighter.

4. Titanic.

5. Look at the Wood.

6. When I Was a Boy I Watched the Wolves.

7. Million.

8. China.

9. Earth Mother.

10. Diana 2.

11. Universal Copernican Mumbles.

12. Holding Together.

 

Paul Kantner:chant,guitare rythmique.

Grace Slick:chant,piano.

Greg Adams:trompette,bugle.

Jack Casady:basse.

Craig Chaquico:guitare.

Joey Covington:batterie.

Papa John Creach:violon.

David Crosby:choeurs,tambourin.

Spencer Dryden:batterie.

Jerry Garcia:guitare.

Mick Gillette:trombone.

Pat Gleeson:piano,synthétiseur.

Jorma Kaukonen:guitare.

Peter Kaukonen:guitare, mandoline.

Bill Laudner:choeurs.

Graham Nash:choeurs,arpèges.

Phil Sawye:effets sonores.

Steven Schuster:saxophone,flûte,arrangements.

Shelley Silverman:batterie

Edwin Hawkins Singers:choeurs.

The Spanish Sexuals:flûte.

Jack Traylor:choeurs,guitare.

John Vierra:synthétiseur.

Chris Wing:batterie.

LP Studio 3 - 1973

 

Paul kantner baron von tollbooth and the chrome nun

 

PAUL KANTNER/GRACE SLICK/DAVID FREIBERG

BARON VON TOLBOOTH & THE CHROME NUN – 1973  5/5

 

Publié en mai 1973.

Produit par Paul Kantner,Grace Slick,David Freiberg.

Durée:40:22.

Label:Grunt/RCA.

Genre:rock,rock psychédélique.

 

La tête dans les étoiles.

 

Les cendres de Jefferson Airplane fument encore que Paul Kantner, Grace Slick et David Freiberg se plongent dans l’enregistrement du superbe Baron Von Tolbooth & The Chrom Nun (en écoute intégrale ici), dont le titre est suggéré par David Crosby, l’auteur de ces surnoms affectés respectivement à Paul Kantner et Grace Slick.

Produit par les trois artistes, il réunit, hormis Crosby, les proches de la scène californienne comme Jerry Garcia et Mickey Hart (Grateful Dead), Jorma Kaukonen et Jack Casady de l’Airplane ou comme John Barbata et Papa John Creech.

Album de 1973 qui fait le lien entre feu Jefferson Airplane et l’avenir, représenté par le Jefferson Starship, Baron Von Tolbooth & The Chrome Nun balance entre folk et psychédélisme.

Nanti d’un son exceptionnel (presque trop clean), il est un des plus beaux fleurons  de la famille Airplane/Starship.  Kantner (qui n’a jamais été aussi prolifique) et Slick persistent et signent dans le psychédélisme, continuent à rêver, la tête dans les étoiles, et à nous faire rêver.

De Ballad Of The Chrome Nun à Sketches Of China, cet album, porté par le couple Kantner/Slick, est une vraie merveille (RAZOR©).

 

1. Ballad of The Chrome Nun.

2. Fat.

3. Flowers of The Night.

4. Walkin’.

5. Your Mind Has Left Your Body.

6. Across The Board.

7. Harp Tree Lament (Freiberg-Hunter).

8. White Boy.

9. Fishman.

10. Sketches of China.

 

Johnny Barbata:batterie.

Chris Ethridge:basse.

Craig Chaquico:guitare.

Jerry Garcia:guitare.

David Crosby:choeurs.

The Pointer Sisters:choeurs.

Jack Traylor:chant,guitare.

Papa John Creach:violon.

Jack Casady:basse.

Mickey Hart:percussions.

Jorma Kaukonen:guitare.

Grace Slick:chant,piano.

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