Quicksilver Messenger Service.

BIOGRAPHIE.

 

QUICKSILVER MESSENGER SERVICE/San Francisco (Californie)

 

Quicksilver messenger service 1970

 

Appelé aussi Quicksilver.

Années actives:1964 à aujourd'hui.

Labels:Capitol,Edsel.

Genre:rock psychédélique,acid rock.

 

Un line-up stable.

Parmi les formations évoluant dans le cadre de l’Area Bay et de San Francisco à la fin des 60’s, Quicksilver Messenger Service, formé en 1964, est resté quasiment une dizaine d’années dans une configuration très proche de celle d’origine. Démarré autour de Dino Valenti (ou Valente), de John Cippolina, David Freiberg, Gary Duncan et Greg Elmore, l’arrestation pour faits de drogue de Valenti le réduit à un quatuor en 1968. Nicky Hopkins le complète dès 1969 et Shady Grove, tandis que Valenti réintègre sa place dès 1970, jusqu’en 1972 date de cessation d’activité, avant de renaître de ses cendres en 1975 pour un petit tour. Depuis, diverses incarnations ont tenté de remettre la machine en route, notamment sous la conduite de Duncan et Freiberg.

Qms 2

Qms 3Un des cadres de l'Area Bay.

Mémorable Happy Trails.

Doté de son propre style, d’un son hérité de Haight-Ashbury, ce fleuron du théâtre acid rock californien a flirté avec la gloire dans sa phase initiale, autrement dit celle dans laquelle le groupe fait sans Valenti. Entre 1968 et 1970, créneau marqué par la publication des trois premiers LP de Quicksilver Messenger Service, l’éponyme Quicksilver, le redoutable Happy Trails et, à un degré moindre, Shady Grove, les californiens ne sont pas loin de décrocher le pompon. Il est alors un des top 3 de cette scène rock psychédélique.

Le cas Valenti.

Le retour de Valenti, acteur du poste clé qu’est le chant, compromet les promesses suscitées par ce groupe. Valenti n’est pas mauvais chanteur mais son chant ne colle pas du tout à la musique distillée par Quicksilver et installée depuis sa mise au ballon. A trop vouloir se mettre en évidence, à façonner l’écriture pour son chant, à mettre carrément la main sur Quicksilver, il décrédibilise aussitôt une formation qui ne vaut alors que par lui.

Les Cippolina, Duncan, Freiberg, Hopkins et Elmore ont le tort de laisser faire ; ils coulent avec le navire certes, mais ils coulent. Valenti est l’homme par lequel la perte de Quicksilver s’est opérée. Loin de moi l’idée de casser l’homme et l’artiste, de nombreux fans de QMS partageant cet avis, mais reconnaissons que la phase artistique qui l’implique depuis Just For Love (1970) à l’album de la reformation Solid Silver en 1975 est inacceptable pour les admirateurs des premières heures de ce Quicksilver à la double attaque de guitares, que les figures de la place locale rêvent d’intégrer tant il dégage quelque chose de très fort.

Qms gary duncan

« Notre seule ambition était de prendre notre pied, de jouer de la musique et de pouvoir amasser assez d’argent pour nous permettre de fumer de la marijuana.» (Gary Duncan)

Et ce n’est pas par l’opération du Saint Esprit que des sommités comme Nicky Hopkins ou Skip Spence ont rallié ce groupe qui enflamme alors l’Avalon Ballroom ou le Fillmore.

Manque d’ambition.

Célèbre pour son improvisation autour du Who Do You Love de Bo Diddley, Quicksilver avait tout pour venir titiller le Dead et l’Airplane mais ne parviendra jamais à toucher du doigt la popularité rencontrée par leurs deux illustres rivaux, en raison d’ambitions limitées. C’est peut-être dans les propos de Gary Duncan qu’il faut y puiser les raisons de ce parcours d’abord tonitruant puis vite étouffé dans l’œuf : « Notre seule ambition était de prendre notre pied, de jouer de la musique et de pouvoir amasser assez d’argent pour nous permettre de fumer de la marijuana.» (RAZOR©)

DISCOGRAPHIE 60'S/70'S.

LP Studio 1 - 1968

 

Quicksilverlp68

 

QUICKSILVER MESSENGER SERVICE

QUICKSILVER MESSENGER SERVICE – 1968  4/5

 

Publié en mai 1968.

Produit par Nick Gravenites,Harvey Brooks,Pete Welding.

Durée:31:46.

Label:Capitol Records.

Genre:rock psychédélique,acid rock.

 

Son Francisco.

 

Pour ceux qui prennent le train en marche, l’Area Bay, c’est la région de la baie de San Francisco en Californie du Nord. La Baie, The Bay pour les autochtones, a pour centre historique et surtout culturel, Frisco, autrement dit San Francisco (The City) où prend naissance le San Francisco Sound au milieu des 60’s jusqu’au début des 70’s.

Siège de la contre-culture ambiante, ce courant musical anthologique donne le jour à des formations légendaires du rock : The Charlatans, les pionniers, The Beau Brummels, The Vejtables, Grateful Dead, Jefferson Airplane, Big Brother & The Holding Company de Janis Joplin, Moby Grape, It’s A Beautiful Day, Steve Miller Band, Fifty Foot Hose, Blue Cheer, Country Joe & The Fish, Tripsicord…

… Et Quicksilver Messenger Service qui nous préoccupe aujourd’hui, un des maillons importants de ce son si particulier caractérisé par des improvisations en live, des jams étirées et induit par la prise de psychotropes, de LSD le plus souvent. La longueur des morceaux proposés par ces groupes s’accommodent alors mal de passages sur les ondes qui ont fixé, comme limite au format type, une durée de 3 minutes. Les acteurs du San Francisco Sound prolongent leurs prestations jusque tard dans la nuit, s’achevant généralement quand le trip est terminé. On peut aller jusqu’à une demie heure.     

Cette caste musicale spécifique répertoriée sous acid rock a un style, une âme et un son propre. C’est son ADN. Quicksilver Messenger Service, né en 1964, de la rencontre entre John Cipollina (guitariste), Jim Murray (chant et harmonica), et Dino Valenti, rejoints par David Freiberg (basse et chant) et Casey Sonoban, a le sien.

Le line-up dans lequel a figuré un moment  un certain Skip Spence, futur Moby Grape, se fixe plus ou moins dans le temps, à la différence près que Greg Elmore remplace Casey Sonoban et le guitariste Gary Duncan, Skip Spence.

Rendu populaire par ses exhibitions dans les clubs de la Baie, Quicksilver Messenger Service signe chez Capitol fin 1967 qui permet au quatuor du moment Cipollina, Freiberg, Elmore et Duncan, Valenti étant au ballon pour des faits de drogue, de sortir, en 1968, cet album éponyme Quicksilver Messenger Service (en écoute intégrale ici), sans Jimmy Murray (pas chaud pour en faire son métier).

Folk-rock mélodique, le folk-rock étant une base de ce mouvement musical, ce disque est un grand classique. Les 6 pistes sont inspirées et remarquables techniquement. L’interaction entre les jeux de guitare de Cipollina et de Duncan est fabuleux et fait la force de ce très bon disque.

En point d’orgue, The Fool qui, durant douze minutes, met en avant ce qu’était cette mouvance musicale psychédélique, capable du meilleur comme du pire. Le moins bon de cet album n’affecte pas l’écoute ; pour qui ne capte rien de l’anglais, la faiblesse se situe au niveau des textes et de l’écriture, en général. Donc ça ne gêne pas.

On leur pardonne volontiers, compte tenu de leur virtuosité, de leur jeu franc, solide, de leur acid sound, de leur début prometteur. Happy Trails qui suit sera un disque indispensable du rock. La critique l’encensera. Parmi les autres titres marquants : Gold And Silver, Pride Of Man, Light Your Windows. Ce disque éponyme est une bonne entrée en matière pour aborder ce groupe et cette scène culte (RAZOR©).

 

1. Pride of Man.

2. Light Your Windows.

3. Dino's Song.

4. Gold and Silver.

5. It's Been Too Long.

6. The Fool.

 

John Cipollina:guitare.

Gary Duncan:chant,guitare.

David Freiberg:chant,basse.

Greg Elmore:batterie.

LP Studio 2 - 1969

 

Quicksilverhappytrails

 

QUICKSILVER MESSENGER SERVICE

HAPPY TRAILS – 1969  5/5

 

Publié le 29 mars 1969.

Produit par Quicksilver Messenger Service.

Durée:48 :41.

Label:Capitol Records.

Genre:acid rock,rock psychédélique.

 

Pas question de s'en détourner.

 

1969, c’est l’année de Happy Trail (en écoute intégrale ici), le monument de Quicksilver Messenger Service, l’album acid-rock de référence, emblématique du San Francisco Sound. Peut-être un des cinq meilleurs albums de cette période 60/70.

Certainement un des trois meilleurs live enregistré au Fillmore (East et West) qu’il m’ait été donné d’entendre. Le son y est excellent, vous prenez une grande claque dans la gueule, tant les Cipollina, Duncan et Elmore donnent une vraie leçon de musique au monde et tant les impros dont je ne suis pas fans généralement, ont du chien. C’est divin et la musicalité n’a jamais été égalée.

40 ans plus tard, ce chef d’œuvre, qui est le second album du groupe, résonne comme à ses plus beaux jours. Il faut savoir que le Quicksilver Messenger Service, en dépit des deux pointures qu’étaient Duncan et Cipo, ne compte pas, au départ, parmi les plus célèbres bands du courant acid. Malheureusement en 1969, la bande à Cipo est déjà à son apogée et leur carrière, si l’on épargne encore le LP Shady Grove à venir derrière, va partir en sucette. Considérez donc qu’après ce dernier disque, il n’y a pas grand-chose à retenir de ce groupe plombé par Dino Valenti, certainement un bon garçon, mais surtout chanteur envahissant et casse-couilles qui sous le pseudo de Farrow va s’approprier Quicksilver et en faire un désastre. Cipollina était l’âme de QMS et c’est ici que ça se passe.

La face A abrite un sidérant  Who Do You Love de Bo Diddley dans une version longue (25 minutes) et psyché, divisée en plusieurs parties (What Do You Love, How Do You Love, Where Do You Love). Cipollina et Duncan émaillent ce morceau de soli de guitares monstrueux, appuyé par une rythmique qui assure grave, par un David Freiberg impressionnant à la basse notamment.

Puis viennent Mona, encore emprunté à Bo Diddley, Maiden Of The Cancer Moon et Calvary, psychédéliques en diable, à l’image du temps d’alors.

Happy Trails, thème d’un feuilleton des années 60 avec Roy Rogers en vedette, boucle la boucle. Je recommande plus que tout autre ce disque psyché live de la fin des années soixante au même titre que les œuvres emblématiques du Dead ou de l’Airplane, entre autres. On ne passera pas à côté de ce disque si on veut avoir le meilleur dans sa discothèque perso (RAZOR ©).


1. Who Do You Love,Pt. 1.

2. When You Love.

3. Where You Love.

4. How You Love.

5. Which Do You Love.

6. Who Do You Love,Pt. 2.

7. Mona.

8. Maiden of the Cancer Moon.

9. Calvary.

10. Happy Trails.

 

John Cipollina:guitare,chant.

Gary Duncan:guitare,chant.

Greg Elmore:batterie.

David Freiberg:basse,chant.

LP Studio 3 - 1969

 

Quicksilvershadygrove

 

QUICKSILVER MESSENGER SERVICE

SHADY GROVE – 1969  3,5/5

 

Publié en décembre 1969.

Produit par Quicksilver Messenger Service.

Durée:42:56.

Label:Capitol Records.

Genre:rock psychédélique,acid rock.

 

Coup de mou, mais ça passe encore.

 

Gary Duncan n’en est pas. L’interaction des jeux de guitare de ce dernier et de Cipollina, qui porte jusqu’alors la marque de fabrique de Quicksilver, fait donc défaut dans ce troisième LP de 1969, Shady Grove (en écoute intégrale ici) et c’est tout le disque qui s’en ressent.

La musique des californiens en devient différente, mais pas dévalorisée pour autant, loin s’en faut. Tout simplement différente. Sur Shady Grove, si Duncan n’a pas contribué, Nicky Hopkins (l’illustrissime claviériste britannique qui a participé à des projets pour les Who, les Beatles, l’Airplane, les Stones ou les Kinks) s’est invité, apportant avec son jeu, un son totalement autre.

L’ambiance est plus décontractée, relax et figurez-vous, que c’est plutôt agréable, chatoyant. Construit autour de titres plutôt concis, dans l’ensemble bien écrits et bien faits, c’est l’album « zen » par excellence, même s’il n’est pas constant d’un bout à l’autre. Il se dégage malgré tout une atmosphère d’une grande sérénité.

Beaucoup de fans de Quicksilver se sont toujours essentiellement reportés sur l’album éponyme de 1968 et fait les yeux doux au phénoménal Happy Trail, mais ont souvent zappé ce Shady Grove. Il mérite d’être sérieusement  reconsidéré.

En replongeant dans cet album, on reprend avec grand plaisir du Shady Grove, très bonne chanson, du Holy Moly (de Gravenites/Electric Flag), du Flashing Lonesome, du Joseph’s Coat, du Song Flute… Ce n’est pas sympa, tout ça? Et Edward The Mad Singer ? C’est quand même au dessus du niveau de flottaison ? Soyons sérieux, c’est bien foutu et ce, en dépit de l’absence de la flamboyance des jeux de guitare conjoints de Duncan et de Cipollina.

Cet album a suffisamment à proposer pour passer un moment agréable. Quand on a la chance de réunir sur un album, une pointure comme Cipollina, un virtuose comme Hopkins (dont le jeu domine sur Shady Grove) et la belle voix de Freiberg, on se doute bien que ce n’est pas pour filer droit dans le mur. Qu’on laisse donc les préjugés, les « on-dit » ou « on a dit que »  au vestiaire, une fois pour toutes, et qu’on accorde l’attention qu’il mérite à l’intéressant et surprenant Shady Grove. D’autant que derrière se profile l’ère Valenti. Je ne vous en dis pas plus. Si ça vous tente, rejoignez-moi sur Just For Love, le prochain LP de Quicksilver, mais en attendant faites une overdose de Shady Grove, parce que… (RAZOR©).


1. Shady Grove.

2. Flute Song.

3. Three or Four Feet From Home.

4. Too Far.

5. Holy Moly.

6. Joseph's Coat.

7. Flashing Lonesome.

8. Words Can't Say.

9. Edward, the Mad Shirt Grinder.

 

David Freiberg:basse,guitare,viola,chant

John Cipollina:guitare,chant.

Nicky Hopkins:orgue,piano,céleste,cello,clavecin,claviers.

Gary Duncan:basse guitarz,chant.

Greg Elmore:percussions,batterie.

LP Studio  4 - 1970

 

Quicksilverjustforlove

 

QUICKSILVER MESSENGER SERVICE

JUST FOR LOVE – 1970  1/5

 

Publié en août 1970.

Produit par John Palladino.

Durée:39:50.

Label:Capitol Records.

Genre:rock psychédélique,acid rock.

 

Che stronzo !

 

On m’a demandé, une fois, pourquoi je chroniquais aussi les albums sans intérêt. Ma réponse est simple. Mon seul désir est d’éviter aux gens qui aiment et qui s’intéressent à la musique, de tomber dans certains pièges. Just For Love, sorti en août 1970, en est un. Je chronique pour vous en aviser.

Duncan est de retour au bercail et l’italo-américain Dino Valenti en a fini avec son stage carcéral pour détention de marijuana. C’est ce dernier qui signe l’essentiel de cette bouillie insipide de Just For Love (8 daubes sur 9) sous le pseudo de Farrow (c’est peu être la raison pour laquelle il avance masqué). John Cipollina, quant à lui, assure l’écriture de Cobra.

Just For Love (en écoute intégrale ici) est le N°4 de la discographie de Quicksilver Messenger Service. On l’oubliera volontiers. Passé dans un registre plus pop, trop facilement accessible, cet album marque une chute libre du groupe dont on se demande combien de temps il va tenir, avec un Valenti-Maccione, alias Dino la classe, revenu aux affaires et qui, à mon sens, est la pire chose qui pouvait arriver au Quicksilver. N’en déplaise à la famille et aux fans de ce chanteur, il aurait dû être pizzaïolo ce mec.

J’aime les albums cohérents et celui-ci est cohérent…dans la médiocrité. Sur ce disque, le groupe perd d’un coup de sa crédibilité, on en oublie qu’il a mis le feu aux plus grands stades et qu’il a pondu un très bon premier LP éponyme, un Happy Trails hors norme, et un Shady Grove surprenant et intéressant (sans lui).

Ce Just For Love me fait comprendre un peu mieux pourquoi ce groupe étalon de l’acid-rock de la fin des sixties, a pu être, à un moment de sa carrière, plus insignifiant en studio. Ah, on ne peut pas dire qu’on ne l’entend pas le beau Dino (je me demande même si ce n’est pas lui qui fait le loup sur Wolf Run). Ma, e Dino la classe, a fato cet album per flattere  son égo, per sé fare mousser.

Pas pour faire avancer le schmilblick, c’est évident tant Just For Love n’apporte strictement rien à l’aura de Quicksilver. Au contraire, il œuvre contre un groupe qui a quand même eu pignon sur Haight-Ashbury.

A son seul crédit, Fresh Air. Et encore ! Par ailleurs, j’ai consulté un commentaire disant que cet album est un des meilleurs albums de toute l’histoire du rock. J’hallucine ! Mais t’es né quand, mon gars ? Tu as encore beaucoup de choses à écouter avant d’avancer de telles inepties. Non, non, ce Just For Love n’arrive pas tirer l’auditeur de l’ennui. Il l’écoute une fois dans sa vie et il se sert du disque dessous de plat vintage ou de sa pochette pour caler un meuble qui brinqueballe de la pate. C’est pathétique et je me demande ce que Nicky Hopkins avait encore comme intérêt (Freiberg et Cipollina aussi) à continuer avec ce singe hurleur, cette pleureuse  suffisante de Valenti. Qu’on lui mette une muselière, vite ! Je viens de le réécouter le temps de retravailler mon commentaire, c’est pire que le souvenir qu’il m’en avait laissé à sa sortie. Mama Santa, che stronzo ! (RAZOR©)

 

1. Wolf Run, Pt. 1.

2. Just for Love, Pt. 1.

3. Cobra.

4. The Hat.

5. Freeway Flyer.

6. Gone Again.

7. Fresh Air.

8. Just for Love, Pt. 2.

9. Wolf Run, Pt. 2.

 

John Cipollina:guitares,chant.

Gary Duncan:chant,guitare,basse,maracas,wood-blocks.

Greg Elmore:batterie,percussions.

David Freiberg:chant,guitare,basse.

Nicky Hopkins:piano,claviers.

Dino Valenti:chant,guitare,flûte,congas.

LP Studio 5 - 1970

 

Quicksilverwhat

 

QUICKSILVER MESSENGER SERVICE

WHAT ABOUT ME – 1970  1/5

 

Publié en décembre 1970.

Produit par John Palladino.

Duré:45:09.

Label:Capitol Records.

Genre:rock psychédélique,acid rock.

 

Che stronzo 2 !

 

J’aurais pu faire un copié/collé de la critique de la chronique précédente Just For Love, l’album qui devance What About Me, pour évoquer cette nouvelle publication tombée la même année 70. Même désastre pendant ¾ d’heure et ¾ d’heure à se faire chier à 100 sous de l’heure, vous imaginez bien que ce cinquième LP studio de Quicksilver ne vole pas haut. Il rase même la moquette. Mais comment ils font les Duncan, Freiberg, Hopkins et Cipollina pour continuer avec Aldo Valenti, ou Valente.  

Dino-la-classe est le fossoyer de Quicksilver et les copains continuent à lui laisser prendre les choses en main. Les fans de la première heure s’en sont détournés depuis longtemps. Après Shady Grove, les californiens font les disques de trop, une daube inimaginable.

Par rapport à Just For Love, vous avez le même son, la même pauvreté d’écriture, le même manque d’intérêt, le même casse-burnes au chant, qui compose et ressasse les mêmes conneries, en utilisant les effets pour mettre en avant sa voix nasillarde très désagréable, en se faisant toujours appeler Farow, comme pour mieux se planquer, conscient sans doute de l’insignifiance de son travail. Il a une telle emprise sur Quicksilver que, désabusés par autant de suffisance, Cipo et Hopkins préfèrent aller humer l’air frais ailleurs après What About Me. Freiberg prendra la même décision, mais pour d’autres raisons. Il était temps, les mecs.

Ce mec a foutu le bordel dans cette formation-phare du rock psychédélique et joyau d’Haight-Aisbury, l’a avili jusqu’au bout, a fait des membres ses larbins comme Duncan qui n’a rien compris que le désormais seul talent du groupe, c’est lui.

Si au moins ce lascar avait eu un soupçon de qualité, passe encore… Si vous devez passer à côté de deux albums (c’est dur à dire), retenez bien leur nom : Just For Love et What About Me. Alors, au niveau cotation, même tarif que l’autre désastre signé Valente ou Valenti : 1. Ne perdez pas votre temps, rabattez-vous sur Quicksilver jusqu’à Shady Grove. Vous avez certainement autre chose de mieux à faire, non ? (RAZOR©)

 

1. What About Me.

2. Local Color.

3. Baby Baby.

4. Won't Kill Me.

5. Long Haired Lady.

6. Subway.

7. Spindrifter.

8. Good Old Rock and Roll.

9. All in My Mind.

10. Call On Me.

 

Dino Valenti:chant,guitare,flûte,percussions.

Gary Duncan:chant,guitare,percussions,basse,orgue.

John Cipollina:guitare,percussions.

David Freiberg:chant,basse,guitare.

Greg Elmore:batterie,percussions.

Nicky Hopkins:piano,claviers.

Martin Fierro:flûte,saxophones.

Frank Morin:saxophone.

Mark Naftalin:piano.

Pat O'Hara:trombone.

Jose Reyes:percussions,conga,chant.

Ron Taormina:saxophones.

LP Studio 6 - 1971

 

Quicksilver messenger service quicksilver 1971

 

QUICKSILVER MESSENGER SERVICE

QUICKSILVER – 1971  2/5

 

Publié en novembre 1971.

Durée:39:52.

Label:Capitol Records.

Genre:rock.

 

Du mieux… j’déconne.

 

 

Le nom de Quicksilver Messenger Service ne signifie plus rien depuis deux ans, depuis que Dino Valenti a mis la main sur le groupe. Nous en avons eu la preuve avec les deux albums cul-et-chemise affligeants qui ont précédés (Just For Love et What About Me) et pour lesquels nous avons eu droit aux pitreries du faraud Farow (alias qui vous savez).

Naftalin (claviers) remplace Monsieur Hopkins, parti écœuré, tandis que Cipollina, qui a d’autre chats à fouetter que de rester à faire le singe dans ce groupe passé sous l’influence du « as-tu vu » de service, va former Copperhead .

Cipo laisse la guitare à Mark Ryan pour deux albums ce Quicksilver de 71 (en écoute intégrale ici) et son suivant, Comin’ Thru, ne sait pas encore dans quelle galère il se fourre. Après, c’est basta ! Ce sixième disque a, malgré tout, quelques chansons légèrement meilleures que ce que j’ai entendu ces deux dernières années.

Hope, Fire Brothers et c’est tout. Mais qu’on est loin d’Haight-Aisbury et du groupe qui a enflammé la baie. Par contre, la pochette du vinyle est intéressante et une bonne occasion de faire un beau tableau, une fois encadrée. Ne tournons plus autour du tout et ne nous voilons plus la face, Quicksilver est bel et bien mort. Je l’ai même déjà enterré depuis longtemps (RAZOR©).

 

1. Hope.

2. I Found Love.

3. Song for Frisco.

4. Play My Guitar.

5. Rebel.

6. Fire Brothers.

7. Out of My Mind.

8. Don't Cry My Lady Love.

9. The Truth.

 

Gary Duncan:chant,guitare.

Greg Elmore:batterie,percussions.

Mark Ryan:basse.

Chuck Steaks:piano,orgue.

Dino Valenti:chant,guitare,flûte,percussions.

LP Studio 7 - 1972

 

Quicksilvercominthru

 

QUICKSILVER MESSENGER SERVICE

COMIN’ THRU – 1972  2/5

 

Publié en avril 1972.

Durée:36:23.

Label:Capitol Records.

Genre:rock.

 

Arrêtons les frais.

 

Ce septième QMS, Comin' Thru (en écoute intégrale ici) publié en 1972, est le dernier avant de baisser le rideau. Il était grand temps, car depuis la publication de Shady Grove, Don Dino Valenti se l’est proprement accaparé, en continuant à exploiter  le groupe dans un registre has been. Il ne représentait plus rien aux yeux des vrais fans.

Cette usurpation d’identité manifeste a fait s’éloigner les vrais talents du groupe. Seul Duncan, talentueux guitariste, est encore là (c’est lui qui a introduit ce mouton noir dans QMS), mais il erre comme une âme en peine.

Côté album, rien de nouveau à l’horizon. Le feu couve depuis quelque temps entre les puristes de la musique de QMS et Dino le magnifique, comme il couve entre les autres cadres du groupe. En effet, Cipollina, Hopkins et Freiberg sont partis car le « coco bello » devient ingérable artistiquement parlant.

Depuis 1970, et la trilogie insignifiante pondue dans la foulée le confirme, je vous avais annoncé que a fin était pour bientôt. On y est et c’est tant mieux. J’ai vu des Dead, des Airplane, des Eagles, des Doobie Brothers être atteints par le syndrome de la page blanche, du manque d’inspiration.

Ceux-ci ont eu l’humilité et l’intelligence de le reconnaître plus tard. Il n’y a donc pas de honte à ce qu’il en soit ainsi pour le QMS qu’a formaté Valenti. Et c’est quand même mieux que de faire n’importe quoi et de croire que c’est encore bon et original.

Franchement, par instants, c’est à mourir de rire, tant c’est du niveau d’un groupe de pub. Au rythme où le bateau QMS s’enfonçait, on risquait bien de le retrouver un jour sur la scène de la fête de la Poste à Bachecul-derrière-mes fesses.

J’ai tenté d’écouter ce Comin’ Thru influencé par le jazz, je ne suis pas réfractaire quand c’est bien, mais, dans le cas présent, rien ne me pompe plus que cette orgie de cuivres qui veut imiter le Blood Sweat & Tears, sans en avoir la qualité et l’inspiration. La faute à Dino Libido le maestro dont la voix me casse les oreilles plus que tout. Mamma mia, quelle faiblesse ! Arrête les frais Dino et achète-toi une muselière (RAZOR©)

 

1. Doin' Time in the U.S.A.

2. Chicken.

3. Changes.

4. California State Correctional Facility Blues.

5. Forty Days.

6. Mojo.

7. Don't Lose It.

 

Gary Duncan:chant,guitare.

Greg Elmore:batterie.

Mark Ryan:basse.

Chuck Steaks:orgue.

Dino Valenti:chant,guitare,percussions.

Ken Balzell,Dalton Smith,Bud Brisbois:trompette.

Pat O'Hara,Charles C. Loper:trombone.

Sonny Lewis,Donald Menza:saxophone.

LP Studio 8 - 1975

 

Quicksilversolidsilver

 

QUICKSILVER MESSENGER SERVICE

SOLID SILVER – 1975  2/5

 

Publié en octobre 1975.

Durée:38:05.

Label:Capitol Records.

Genre:rock.

 

Rien de neuf sous le soleil.

 

Si ce disque avait été bon, on l’aurait su. Au milieu des années 70, ni Best, Ni Rock&Folk, ni aucune autre presse internationale ne s’est embrasée pour cet album d’anciens combattants qui ont décidé de se réunir trois ou quatre ans après s’être quittés. Si, pris individuellement, chacun d’entre eux en avait encore sous la semelle et possédait toujours les qualités qui les avaient révélés, en revanche, l’image de Quicksilver, groupe indissociable de la période dorée de l’Area Bay, avait été sérieusement écornée depuis que Duncan eut l’idée géniale d’apporter dans ses valises un Dino Valenti, tout juste sorti du trou.

C’est un coup de fil parvenu à Cipo, alors absorbé par une tournée en Angleterre avec Copperhead, son nouveau groupe, qui lui apprend la volonté des potes d’origine du QMS, de repartir pour un tour. Quand on sait ce que représente Quicksilver pour Cipollina, qui l’a immortalisé avec sa guitare magique, il est bien évident que ce dernier ne refuse pas, même si le loup est toujours dans la bergerie, le loup Dino, il lupo Valenti.

A l’automne de 1975, Duncan, Cipollina, Elmore, Freiberg et Dino (qui a fait perdre au groupe, son originalité, sa spécificité, sa force et surtout sa crédibilité depuis son apparition dans Just For Love en 1970) sortent ce Solid Silver, à peine meilleur que les très faibles albums de l’ère Valenti, précédemment publiés.

Autrement dit, ça vaut une note équivalente. La petitesse de ce disque n’a rien à voir avec les qualités des membres (exception faite pour le loup), elle est due au manque d’inspiration flagrant et les rares tournées de promotion qui suivirent, furent des échecs retentissants. On n’attrape pas les mouches avec du vinaigre.

Hormis quelques passages flamboyants orchestrés par les guitares de Duncan et de Cipo, à leur meilleur niveau, rien ne séduit. QMS, tel qu’on l’a connu et pour lequel on était prêt à se déplacer au bout du monde pour le voir, n’avait plus sa place sur l’échiquier du rock en 1975.

La fin de ce line-up extraordinaire, duquel aurait dû être immédiatement écarté Valenti, a quelque chose de pitoyable, de triste. Ce retour aux sources était éphémère et la fin inéluctable. Freiberg part pour l’Airplane, Elmore passe la main, Cipo va bricoler à gauche, à droite avant de disparaître pour l’éternité en mai 1989. Duncan au milieu des années 80, relance une fois, puis deux fois Quicksilver (avec Freiberg). Ils sont encore en activité. Quant à Dino, il a continué à exercer au niveau local, dans des petits clubs, à écrire, livrant un dernier concert au Great American Music Hall de Frisco, avant de s’endormir à tout jamais en 1994, la même année que Nicky Hopkins, également parti rejoindre le paradis du rock (RAZOR©).

 

1. Gypsy Lights.

2. Heebie Jeebies.

3. Cowboy On The Run.

4. I Heard You Singing.

5. Worryin' Shoes.

6. The Letter.

7. They Don't Know.

8. Flames.

9. Witches Moon.

10. Bittersweet Love.

 

John Cipollina:chant,guitares.

Gary Duncan:chant,guitares.

Greg Elmore:batterie.

David Freiberg:chant,basse.

Dino Valenti:chant,guitare.

Nicky Hopkins,Pete Sears:piano.

Michael Lewis:piano,orgue,synthétiseur.

Skip Olson,Mario Cipollina:basse.

Kathi McDonald:chant.

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