Rock psychédélique.

Un rock qui accroît le champ de la conscience.

 

Creamdisraeli gears

Disraeli Gears (Cream):plus près du rock psychédélique que du blues d'origine. (Pochette Martin Sharp).

 

Pas d'acid rock sans LSD.

Genre musical apparu au milieu des 60’s, le rock psychédélique est directement lié à la prise de drogues psychédéliques, la mescaline, les champignons hallucinogènes mais plus particulièrement le LSD, d’où son appellation également d’acid rock. Cette absorption banalisée et idéalisée de substances rend le mouvement psychédélique parce que c’est dans cette période que les consommateurs essaient de reproduire les sons, les images, les couleurs et les sensations éprouvés dans leurs trips.

Reproduire les sons sous acid.

Le rock psychédélique repose sur une ossature rythmique hypnotique, avec des mélodies mordantes qui reviennent en boucle, des soli étirés en longueur, des notes lancinantes, agrémentée d’effets sonores de par l’utilisation de la wah-wah, du larsen et de la distorsion. Les chansons, souvent surréalistes, sont dans des formats temps étendus et réfèrent beaucoup aux drogues. La guitare est l’élément principal mais le clavier y tient une place de choix ; le but premier de ce genre est de tenter de reproduire les sons nés sous trip d’acid.

Une première.   

Le rock psychédélique est qualifié comme tel pour la première fois par le 13th Floor Elevators, qui s’est autoproclamé comme l’initiateur du genre. L’album qui les lance dans la carrière, c’est également une première, fait référence dans son titre au terme psychédélique : l’excellent The Psychedelic Sounds Of The 13th Floor Elevators (1966).

La côte ouest, plate-forme du genre.

C’est principalement sur la côte ouest des Etats-Unis que se concentre la scène acid rock. La Californie recense l’essentiel des formations phare du genre : Grateful Dead (Pato Alto), Jefferson Airplane (San Francisco), Quicksilver Messenger Service (San Francisco), The Seeds (Los Angeles), Love (Los Angeles), Spirit (Los Angeles) mais le genre a ses adeptes au Texas (Bubble Puppy) ou à New York (Vanilla Fudge). Des influences psychédéliques ont, par ailleurs, dicté certaines moments de carrière. Il en va ainsi pour Hendrix ou les Doors, Beach Boys (Pet Sounds/1966) ou les Byrds (Fifth Dimension/1966) qui eux, ont bouffé un peu à tous les râteliers du rock. Plus tard, le heavy metal, par la voix de Grand Funk ou d’Iron Butterfly piqueront également au truc.

Syd Barrett, pionnier chez les rosbeefs.

En Angleterre, Pink Floyd fut, grâce à Syd Barrett, un précurseur du genre, avant que les Beatles (Revolver) et les Stones (Their Satanic Majesties Request) ne s’y collent à leur tour sans pour autant qu’il faille les considérer comme des purs produits du rock psychédélique. La page psychédélique, intimement liée au phénomène hippie et dont Woodstock est le parfait symbole, se tourne définitivement avec la tragédie du festival d’Altamont (RAZOR©).

 

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