Sam Gopal.

BIOGRAPHIE.

 

SAM GOPAL/Londres (Angleterre – Royaume-Uni)

 

Sam gopal intro 1

 

Connu aussi sous The Sam Gopal Dream.

Actif entre 1966 et 1970.

Label:Stable Records.

Genre:rock psychédélique,underground.

Site Internet:samgopal.com

 

Un bleu-bite nommé Kilmister.

Connu pour avoir été un membre influent d'Hawkwind (de 1971 à 1975), puis le sulfureux leader de Motorhead, Lemmy Kilmister, après avoir fourbi ses premières armes au sein des Rainmakers, de Motown Sect, des Rockin' Vickers, est passé par la case Sam Gopal.

Alors qu'il vient de quitter les Rockin' Vickers pour s'installer à Londres en 1967 et partager un appartement avec Noël Redding, bassiste du Jimi Hendrix Experience, il occupe un emploi de roadie pour le power trio psychédélique avant de rejoindre le malaisien Gopal, qui lui, vient d'en terminer avec sa phase transtoire identifiée sous The Sam Gopal Dream, pour rebondir sur une formation en son nom propre, Sam Gopal.

Son passage chez Gopal tient de l'itinéraire classique du musicien touche-à-tout, opportuniste, qui partage son quotidien avec la faune de Ladbroke Grove, point de ralliement de tous les esprits rebelles, des formations et artistes interlopes de la place anglaise.

Sam gopal dream 67Sam Gopal Dream 1967.

Sam gopal kilmisterUn tremplin pour Lemmy Kilmister.

Sam gopal dream sears 67Peter Sears, passé par Sam Gopal Dream.

Sam gopal 1Sam Gopal, l'initiateur du projet.

Sam gopal escalator 1Escalator, publié en janver 1969.

Si le Ian Willis de Sam Gopal est encore un bleu-bite à cette époque, sommeillent déjà en lui les germes de la légende vivante du rock qu'il va fabriquer à partir du milieu des 70's sous Lemmy Kilmister.

Dans le collectif de Gopal, il est à des années-lumières des excès d'alcools troublant ses urines comme le Nil après l'orage et de l'addiction aux drogues dures qui réservent les diagnostics de ses médecins sur ses chances de vivre vieux, mais il a déjà un penchant pour le petit coup de lance aux belettes qui croisent sa route et une fâcheuse tendance au jeu.

Le Lemmy de Gopal, encore agnelet dans son attitude rock and roll, moins agressif que ce pour quoi il est resté célèbre, apparaît sous les traits de Ian Willis, patronyme de son beau-père.

Si la voix a déjà une belle raucité et ses soli de gratte sont déjà de lourdes envolées acid blues, on n'a pas encore vu tout de ce que la bête de scène heavy métal est capable de développer.

Son implication dans Sam Gopal, si elle n'offre rien de révolutionnaire, n'en est pas pour autant une erreur de casting. L'artiste en est encore à se chercher.

Du Sam Gopal Dream à Sam Gopal.

L'affaire dans laquelle il évolue en 1966 est avant tout celle de Sam Gopal qui, lui, n'est pas mécontent d'ancrer enfin son nom sur la scène rock underground londonienne, après une expérience qui a tourné court sous pavillon Sam Gopal Dream.

Le collectif précédent avait la fâcheuse habitude de taper plus que de raison dans la boite à speeds ; trop défoncé, il en a payé le prix en faisant de son rendez-vous avec les pontes d'un label venu le signer au Speakeasy, un spectacle pitoyable. Pete Sears (Steamhammer, Copperhead, Jefferson Starship) en fut un des maillons les plus perchés.

Pas de batterie mais des tablas.

L'histoire de Sam Gopal, le groupe, est plus apaisée et discrète, même avec Lemmy/Willis à la guitare et au chant (il signe également une partie des titres de l'album Escalator). Formation de type guitare/basse/chant mais sans batterie (remplacée par des tablas), Sam Gopal est une belle surprise dans le Swinging London ambiant.

L'aura dont bénéficie aujourd'hui Lemmy Kilmister permet au combo de Gopal de ne pas avoir complètement disparu de la circulation...

Débarqué à Londres au début des années 60 dans le but d'étudier la musique, le malaisien Sam Gopal, formé aux percussions indiennes dès l'âge de 7 ans, est un des premiers joueurs de tablas à intégrer la place musicale de la capitale, alors en pleine fusion blues, rock et psychédélique.

Au milieu des 60's, dans le sillage des Beatles, l'intérêt pour les influences indiennes et pour le tabla (Love You To sur Revolver et Within Without You sur Sgt Pepper's) se fait plus marqué. Les Yardbirds, les Byrds, les Moody Blues et les Kinks y succombent également.

Sam Gopal sent tout le parti qu'il a à tirer du potentiel de son instrument dans le concert ambiant et à apporter sa sensibilité orientale au brassage en cours.

Dans cette optique, il constitue en 1967 un trio instrumental autour de Mitch Hutchinson, guitariste, de Pete Sears (bassiste et organiste) et de lui-même (tablas). L'effectif sera complété, par la suite, par le claviériste Andy Clark.

La tierce se produit partout où le psychédélisme tient le haut du pavé (UFO Club, Happening 44, Electric Garden, Roundhouse, Speakeasy) et partage les podiums des plus grandes pointures du moment, comme Pink Floyd, Soft Machine, Jimi Hendrix, The Move, Savoy Brown, The Crazy World Of Arthur Brown ou Traffic.

On la retrouve souvent à jammer (sous influence de psychotropes) et dans un sentiment de liberté totale, dans d'interminables sets instrumentaux improvisés.

Si elle a enregistré quelques démos (dont Floating signé du duo Gerry Goffin/Carole King) sous l'égide de Gus Dudgeon (Screen Gems Records/1967), celles-ci n'ont jamais été éditées et le groupe s'est séparé dans la foulée, Clark, Hutchinson et Sears rebondissant sous Vamp et Sam Gopal se mettant alors en quête d'un nouveau projet personnel.

Sam gopal portrait

« J'aime Lemmy et je suis fier de ce qu'il a fait. » (Sam Gopal)

Ce sera Sam Gopal, organisé en quatuor autour de Lemmy Kilmister-Willis, de Roger D'Elia, de Phil Duke et du joueur de tabla malaisien et managé par Robert Stigwood (RSO), manager de Cream.

Escalator.

Ce line-up est celui qui vaque aux sessions de l'album Escalator, enregistré à la fin de l'année 1968 et sorti en janvier de l'année suivante sur le label underground de Simon Stable, Stable Records. Un single a également été publié pour cette étiquette, Horse/Back Door Man (1969).

Escalator, produit par Trevor Walters (c'est une première pour lui), est alimenté par une écriture collective mais 5 des ses 11 titres portent la signature de Willis, autrement dit de Lemmy dont s'est une des toutes premières apparitions sur disque ici.

Sam Gopal y développe une musique psychédélique rugueuse, lourde, sombre (The Dark Lord, Grass, You're Alone Now), mais assez minimaliste qui en fait un disque dispensable.

Un an plus tard, un nouveau line-up est constitué (Alan Mark, Mox Gowland, Micky Waller, Freddy Gandy et Sam Gopal) qui enregistre quelques titres pour Stable Records (Somebody Stole The Sun), mais rien de très probant.

Sam Gopal devient alors Cosmosis, pris en main par Peter Grant avant que son fondateur ne soit victime d'un accident de la circulation. Après une longue mise en stand-by du fait de son immobilisation, Sam Gopal sort l'album Bâtiment B (1980).

Le seul intérêt de Sam Gopal (toujours actif aujourd'hui) réside surtout dans la présence d'un Lemmy Kilmister alors au début de sa carrière ; c'est une curiosité.

Pour le reste, le rock psychédélique qui lui est crédité reste trop moyen pour s'inscrire durablement dans les esprits. Mais c'est l'époque qui voulait ça....(RAZOR©2022).

MON CHOIX DISCOGRAPHIQUE.

LP Studio unique - 1969

 

Sam gopal escalator 1

 

SAM GOPAL

ESCALATOR – 1969  3/5

 

Publié en janvier 1969.

Produit par Trevor Walters.

Durée:40:22.

Label:Stable Records.

Genre:rock psychédélique,underground.

 

Valeur historique principalement.

 

Tout n'est pas à garder dans le rock psychédélique anglais de la fin des 60's et on tient là, avec Sam Gopal et son Escalator (1969), l'exemple même du disque dispensable, au regard du manque de crédibilité du collectif qui vaque à sa réalisation.

On peut toujours se raccrocher aux branches en se disant que, comme c'est un des premiers enregistrements de Lemmy Kilmister (Hawkwind, Motorhead), on y trouve un intérêt. Pas faux.

Mais en dehors de la valeur historique de cette présence, il est difficle de se pâmer devant l'oeuvre, redondante donc générant très peu d'enthousiasme, au fil de l'écoute. Quelques étincelles (Season Of The Witch de Donovan, Midsummer Night Dream, Yesterlove, The Dark Lord et la chanson-titre) soupçonnent quelques possibilités mais celles-ci se mettent jamais le feu aux poudres.

Si l'effectif et les chansons tenaient la route, on ferait contre mauvaise fortune bon cœur, mais on ne peut pas considérer Sam Gopal comme étant une des fines lames de l'époque et le gars Lemmy (il est Ian Willis) est encore un pied tendre pour sauver les meubles ici.

C'est moyen, d'où le 3/5 mais il y a une clientèle pour ce type de rock minimaliste fait avec un petit budget.

Moi je n'en suis que pour vous le présenter car pour le reste, Escalator n'est pas un choix du cœur et j'ai mieux à faire qu'à perdre du temps à écouter cette matière brouillonne (RAZOR©2022).

 

1. Cold Embrace.

2. The Dark Lord.

3. The Sky Is Burning.

4. You're Alone Now.

5. Grass.

6. It's Only Love.

7. Escalator.

8. Angry Faces.

9. Midsummer Night's Dream.

10. Season of the Witch.

11. Yesterlove.

 

Sam Gopal:tablas,percussions.

Ian Wilis (Lemmy Kilmister):chant,guitare solo,guitare rythmique.

Roger D'Elia:guitare solo,guitare acoustique.

Phil Duke:basse.

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