Strawberry Alarm Clock.

BIOGRAPHIE.

 

STRAWBERRY ALARM CLOCK/Los Angeles (Californie)

 

Strawberry alarm clock 1

 

Actif entre 1967 et 1971,1974-1975,en 1982 jusqu’à aujourd’hui.

Labels:Uni Records, Global Recording Artists.

Genre:rock psychédélique,acid rock,pop psychédélique.

Site officiel:strawberryalarmclock.com

 

L’affaire est dans le SAC.

L’acid rock a donné le jour à des groupes pour le moins étonnants, pour ne pas dire à de sacrés phénomènes. Dans le genre, on a le Strawberry Alarm Clock (le réveil en fraise), clin d’œil au Strawberry Fields Forever des Beatles. Le nom est en soi révélateur de l’extravagance et de l’originalité de ses acteurs et de son époque, par ailleurs à l’origine des contemporains de Prunes Electriques (The Electric Prunes) ou de la montre en chocolat (Chocolate Watch Band).

Celui qui nous réunit ici, plus communément appelé SAC, appartient à la flopée de groupes psychédéliques débarqués sur la scène de Los Angeles dans le milieu des années 60. Toujours en activité, le groupe est fondé en 1965/66 avec la base des précédents Thee Sixpence, audacieuse formation de garage punk placée dans la mouvance des Leaves, des Standells ou encore de Love à ses débuts dont il reprend alors certains morceaux.

Où il est question de Thee Sixpence…

Thee Sixpence est composé de d’Ed King (lead guitare et chant), Michael Luciano (chant), Lee Freeman (guitare rythmique, chant et harmonica), Gary Lovetro (basse), Steve Rabe (guitare, chant) et Gene Gunnels (batterie). Il compte quatre singles à son credit, tous chez All-American  Records : Long Day's Care/Can't Explain, My Flash on You/Fortune Teller, In the Building/Hey Joe et Heart Full of Rain/First Plane Home.

Gunnels et Luciano sur le départ, le groupe fait entrer à la batterie Randy Seol et aux claviers Mark Weitz. Le passage de Thee Sixpence à Strawberry Alarm Clock s’opère avec l’enregistrement d’Incense And Peppermints, leur premier et plus fameux single.

Ce titre, initialement crédité à Thee Sixpence et figurant comme face B du single The Birdman Of Alkatrash (All-American Recors/avril 1967), les radios locales vont en faire leur chouchou au point que le groupe gagne vite en popularité sur l’échiquier local.

Un hymne incontournable de l’acid rock.

Flairant un succès autrement plus conséquent, un second pressage est effectué par Uni Records, filiale de MCA (mai 1967). L’ordre des pistes est inversé, Incense And Peppermints est mis sous les projecteurs. Désormais il est l’œuvre de Strawberry Alarm Clock et non plus des Thee Sixpence. La chanson est propulsée en tête du Billboard 100 ; elle y reste 16 semaines. Elle est aujourd’hui un hymne incontournable de l’ère psychédélique californienne, reprise par toute bonne compil’ du genre qui se respecte.

Pendant les sessions d’enregistrement de ce titre, personne ne voulait chanter ce morceau tel qu’écrit et interprété par son auteur John Carter ; aussi, après certains réaménagements de Weitz et de King, c’est une personne proche du groupe, présente dans le studio, qui s’y colle : Greg Munford des Shapes Of Sound, a 16 ans.

Après ce premier succès, George Bunnell (bassiste) intègre le SAC. Steve Bartek (flûte) en fait de même. Ils constituent le tandem qui va alors alimenter l’essentiel de la matière du premier LP du groupe : Incense and Peppermints, sorti en novembre 1967 chez Uni Records. Bunnell sera même la signature musicale des trois premiers LP de Strawberry Alarm Clock.

Strawberry alarm clock 3

De l’audace, encore de l’audace…

Cet audacieux premier disque, dans le ton du Summer Of Love ambiant, même publié en dehors de ce cadre, porte sa patte avec de belles mélodies, accrocheuses et mémorables, des ambiances sonores trippy. Ensemble cohérent de sunshine pop, de psychédélisme, de rock garage, soutenu par de belles harmonies vocales typiquement californiennes, Incense And Peppermints prend une  belle 11ème place dans les charts US.

Ecoulé alors à 250.000 pièces, il compte assurément parmi les plus grands disques psychédéliques du moment. Arrivé dans les bacs en janvier 1968, Wake Up… It’s Tomorrow est une seconde offrande de rang proposée par un SAC évoluant désormais dans la cour des grands, mais sans Gary Lovetro, le faisant passer à un combo à 5 unités. Bénéficiant de moyens supplémentaires du fait de son nouveau statut, le groupe s’y avère plus mature ; l’influence de Bunnell à l’écriture se révèle déterminante, soutenu en cela par une implication active des autres membres (Seol, Freeman, King et Weitz).

Une belle carrière.

En reprenant la recette gagnante des mélodies, des harmonies vocales, du chevauchement entre pop-rock psychédélique et sunshine pop, le SAC vient nourrir son catalogue d’une nouvelle très belle ligne. Elle n’a pourtant pas le succès escompté, la faute à une promotion un peu bâclée et à un public de freaks alors en train de faire progressivement sa mue post hippie et se détournant du genre.

En 1968, on retrouve le line-up de Strawberry Alarm Clock à l’affiche d’un film pro-hippie, Psych Out (de Richard Bush et avec Jack Nicholson), avant qu’il n’entre en studio pour un troisième LP. Il y joue la chanson-thème du film mais interprète également la scène filmée au Fillmore East.

Seol et Bunnell sont encore à l’appel de The World In A Sea Shell (novembre 1968), mais pour la dernière fois car ils quittent le SAC juste après les sessions d’enregistrement du N° 3 au motif de ne plus être en phase avec la gestion du manager Bill Holmes. Ils montent en parallèle Buffington Roads avec… Steve Bartek et Bill Holmes est remercié par les membres restants.

Sur l’insistance du label…

Le SAC embauche alors Marty Katin, batteur, et Jim Pitman, chanteur-guitariste au registre plus bluesy. Ed King passe à la basse. Cela l’amène à l’éloigner de ses racines psychédéliques. Il subit en retour la pression du label qui insiste pour que l’avenir se construise dorénavant  autour de titres d’auteurs extérieurs en vogue comme Carole King ou plus familiers comme Tim Gilbert et John Carter.

The World In A Sea Shell est alimenté par 5 chansons externes, enrichi d’orchestrations luxuriantes qui ne sont pas du goût du noyau de fans irréductibles encore existant. Strawberry Alarm Clock voit ses supporters s’éloigner. Cette orientation musicale imposée annonce une disparition proche.

Strawberry alarm clock ed king

« J’ai grandi en Californie du sud, le Strawberry Alarm Clock est mon premier groupe majeur. J’avais 17 ans. Nous avons fait un numéro 1, Incense & Peppermints et même eu droit la couverture de Cash Box Magazine. Hormis ce coup d’éclat, nous n’avons pas signé d’autres succès derrière et le groupe a rompu une première fois, fin 1968, puis définitivement en 1971.

Lors de l’une de nos dernières tournées de 1970, alors qu’il ouvrait pour nos spectacles dans le sud, j’ai noué des liens avec Ronnie Van Zant et Lynyrd Skynyrd. En 1972, je l’ai intégré et l’ai quitté juste avant les funestes événements. » (Ed King) 

Le mouvement qui précède le quatrième LP, Good Morning Starshine (1969), est révélateur que tout ne va pas pour le mieux au sein du SAC. Katin est jugé inapproprié pour continuer à la batterie, Gene Gunnels revient. Good Morning Starshine ne permet pas à ce line-up mieux équilibré de repartir du bon pied, Pitman le quitte à son tour, remplacé par Paul Marshall. Puis Weitz en décembre 1969 qui préfère se consacrer aux siens.

Strawberry Alarm Clock continue sous forme de quatuor : Ed King, Lee Freeman, Gene Gunnels, Paul Marshall. En 1970 et 1971, il repart sur la route et prend plus particulièrement le chemin du sud des Etats-Unis pour se reconstituer un réseau de supporters. Il y croise un certain Lynyrd Skynyrd qui va ouvrir pour lui. Ed King en profite pour tisser des liens avec un groupe qu’il va rejoindre dès novembre 1972 et jusqu’en 1975, remplacé par Steve Gaines (1976), soit juste avant que la formation phare du southern rock ne soit décimée lors de l’accident d’avion du 20 octobre 1977.

Strawberry alarm clock 2015

Toujours actif aujourd’hui.

Arrêté en 1971, le groupe renaît brièvement en 1974 sous forme de trio (Bunnel, Seol et Bartek), le temps de prendre part à la première Cal Jam du 6 avril 1974. SAC ne fait plus reparler de lui jusqu’en 1982, date de sa seconde réunion. Une partie du line-up classique s’est depuis récemment reconstituée jusqu’à réapparaître en studio en 2012 et nous gratifier d’un nouvel album, Wake Up Where You Are, le premier depuis plus de 40 ans, alimenté d’inédits, de classiques réinterprétés et référant surtout à ses débuts.

Toujours actif en 2015 autour du noyau George Bunnell/Mark Weitz/Randy Seol/Gene Gunnels/Howie Anderson, Strawberry Alarm Clock a eu la douleur de perdre en route le fidèle Lee Freeman, emporté par un cancer le 14 février 2010. Revenu en studio à l’été 2014, on n’a décidément pas fini d’entendre ce groupe au nom loufoque, véritable symbole du flower power de la deuxième moitié des 60’s (RAZOR©).

DISCOGRAPHIE 60'S.

LP Studio 1 - 1967

 

Strawberry alarm clock incense and peppermints

 

STRAWBERRY ALARM CLOCK

INCENSE AND PEPPERMINTS – 1967  5/5

 

Publié en 1967.

Produit par Frank Slay.

Durée:32:38.

Label:Uni.

Genre:rock psychédélique,acid rock,pop psychédélique.

 

Pour senior freak.

Qu’elle était cocasse cette période où les Flower Children mâles arboraient chemises tunisiennes ou à fleurs colorées, jeans pattes d’eph défraîchis, cols pelle à tarte, vestes frangées et customisées (généralement tous les groupes qui passaient par l’esprit y étaient inscrits au feutre indélébile), ou en peau de chèvre, chaussaient sandalettes en cuir ou Clarks (également recouvertes de tous les graffitis) , portaient cheveux longs, rouflaquettes  et barbe façon Jésus, la guitare en bandoulière, cette époque, qui a vu les freaks femelles se coiffer de nattes tressées qu’elles piquaient de fleurs, se colorer la chevelure au henné, souligner leurs paupières d’ombre mauve, se parfumer au patchouli (c’était soûlant !), afficher de grandes boucles d’oreilles, pendentifs, foulards, bagues à tous les doigts, bracelets de cheville, poncho, sac artisanal pendant sur l’épaule et brûlant l’encens.

San Francisco était le paradis de cette jeunesse en marge suspectant toute personne au-dessus de 30 ans et qui vivait ostensiblement, sans se soucier un seul instant de ce qu’en pensaient les autres, les Straights. Haight-Ashbury était alors la référence incontournable. Mais ils étaient partout ces hip, jusque dans les villages du Larzac ou au coin de votre rue.

Le milieu des années 60 a baigné dans cette ambiance de liberté et d’insouciance, de paix et d’amour, de contre-culture et d’expérimentation musicale, associée aux psychotropes. Strawberry Alarm Clock était de cette période. Comme leur public, ils étaient aux aussi des Acid Heads. C’était le passage obligé pour être in.

Donc, en plein milieu de ce mouvement hippie, sort ce premier disque au titre révélateur des ambiances du moment : Incense And Peppermints (l’encens et les pastilles mentholées). La pochette est vraiment évocatrice de ce style de vie. Ce disque est une vitrine du son typique de San Francisco, de l’univers pop psychédélique ambiant et de l’influence lysergique sur l’esprit de ses auteurs. Les purs « Beautiful People » des sixties en éprouvent encore aujourd’hui beaucoup de nostalgie.

Mark Weitz (claviers et dans les poissons tropicaux depuis), Lee Freeman (guitare rythmique), Gary Lovetro (basse),Randy Seol (batterie) et Ed King, guitariste, futur Lynyrd Skynyrd, forment le line-up de ce disque de Strawberry Alarm Clock, baptisé ainsi en mémoire de la chanson des Beatles (Strawberry Fields Forever).

On peut leur adjoindre George Bunnell (bassiste et vendeur de Béhèmoué aujourd’hui) et Steve Bartek (flûtiste et chanteur), non crédité sur le LP mais qui, comme Bunnell composait les chansons du groupe. Il faut également mentionner l’interprète fantôme de la chanson titre de ce disque, un certain Greg Munford, talentueux jeune homme de 16 ans, lequel n’a fait partie du SAC que l’espace de son enregistrement. Il ne faisait alors que passer dans le studio pour des projets personnels.

La chanson Incense And Peppermints, censée être une démo et finir comme face B de 45 tours, atteint finalement la première place du Bilboard Pop Singles fin 1967 et se vend à plus d’un million d’exemplaires. Le rock a décidément de bien belles légendes à proposer.

Si le titre Incense And Peppermints (en écoute intégrale ici) a tous les ingrédients musico-psychédéliques nécessaires pour captiver les cerveaux embrumés de toute une génération, pour faire carrière dans le contexte du moment, et affirmer sa popularité auprès des freaks, de nombreuses compositions du disque sont influencées par les prises de drogues.

Vrai et bon disque de rock psychédélique, il saisit parfaitement l’essence de cette tranche culturelle légendaire. Je ne suis pas franchement convaincu que l’auditoire des années 2010, non aguerri aux hallucinations induites par le LSD, trouve l’affaire engageante.

Parfois aventureux, il me semble plus être à la portée de ceux qui, en 1967, portaient rouflaquettes, barbe, chaussaient Clarks, qui étaient bons clients de la fumette et des trips sous acids, ceux que les étrangetés expérimentales n’offusquent ou ne lassent pas. Ceux là, même rangés des bagnoles, n’en perdront pas une miette.

Par contre, une mise en garde pour ceux qui sont intéressés par le produit : la compilation de 1990 (MCA), portant le même nom (pour tromper le consommateur), si intéressante soit-elle, est moins révélatrice et croustillante que l’original de 1967.

Quatre des 10 titres y figurent (les classiques Incense And Peppermints, Rainy Day Mushroom Pillow, Birds In My Tree, Strawberries Mean Love). Manquent à l’appel du LP d’origine: The World’s On Fire et ses plus de 8 minutes, Lose To Live, le parfumé au rock garage Paxton’s Back Street Carnival, Hummin’ Happy et ses belles harmonies, Pass Time With The SAC, Unwind With The Clock. Soit le meilleur.

Nantis de ces éléments, partez à la recherche de votre jean patte d’eph. Que maman, Petit Scarabé d’hier, sorte son poncho et ses lunettes rondes. Un p’tit coup de khôl sous les yeux, confisquez le chichon du gamin et envolez-vous pour Frisco à bord du vol Incense And Peppermints.Y’a des moments, ça fait du bien (RAZOR©).

 

1. The World's on Fire.

2. Birds in my Tree.

3. Lose to Live.

4. Strawberries Mean Love.

5. Rainy Day Mushroom Pillow.

6. Paxton's Back Street Carnival.

7. Hummin' Happy.

8. Pass Time with SAC.

9. Incense and Peppermints.

10. Unwind with the Clock.

 

Mark Weitz:orgue,clavecin,chant.

Randy Seol:batterie,bongos,vibraphone,chant.

Ed King:guitare,chant.

Lee Freeman:guitare rythmique,basse,harmonica,batterie,chant,flûte.

George Bunnell:basse,chant.

Gary Lovetro:basse,chant.

Steve Bartek:flûte.

LP Studio 2 - 1968

 

Strawberry alarm clock wake up it s tomorrow

 

STRAWBERRY ALARM CLOCK

WAKE UP…IT’S TOMORROW – 1968  4,5/5

 

Publié en 1968.

Produit par Bill Holmes,Frank Slay.

Durée:35:56.

Label:Uni.

Genre:rock psychédélique,acid rock,pop psychédélique.

 

Un SAC bien rempli.

 

Dans le pôle du mouvement hip des sixties, le quartier d’Haight-Ashbury, les freaks en sont encore à dodeliner les yeux hagards et à danser comme des pantins désarticulés au son d’Incense And Peppermints, qu’arrive dans les bacs de janvier 1968 une deuxième offrande de Strawberry Alarm Clock : Wake Up …It’s Tomorrow (en écoute intégrale ici).

Son premier LP s’étant écoulé à 250.000 exemplaires,  SAC joue désormais dans la cour des grands, a droit à un budget plus conséquent et des moyens technologiques supérieurs pour rentabiliser sa notoriété naissante.

Plus mature aussi, armé d’une confiance inébranlable, Strawberry Alarm Clock solidifie parallèlement son écriture et diversifie son offre pour répondre aux goûts de chacun. Bref, tous les voyants sont au vert pour l’enregistrement de Wake Up…It’s Tomorrow.

En gros, Strawberry Alarm Clock repousse encore les limites de son acid rock. Il  n’est pas le meilleur représentant du genre, mais ses harmonies et ses mélodies en font un très bon disque du début à la fin.

Nightmare Of Percussion et Soft Skies No Lies situent bien  l’ambiance dans laquelle vous allez vous poser. Du soleil, de la pop psychédélique, de la douceur et de l’étrangeté. SAC alterne la sensation d’étouffement et la légèreté. Cette combinaison gagnante fait son charme et son intérêt.

Pourtant, ce disque n’aura pas le succès escompté, car sorti très tardivement et induisant des problèmes de promotion. Par ailleurs, une grande majorité de freaks, en 1968, avaient tourné la page de leur idéal hippie. Strawberry Alarm Clock a été une des victimes de l’évolution des époques (RAZOR©).

 

1. Nightmare of Percussion

2. Soft Skies, No Lies

3. Tomorrow

4. They Saw the Fat One Coming

5. Curse of the Witches

6. Sit With the Guru

7. Go Back, You're Going the Wrong Way

8. Pretty Song from Psych-Out

9. Sitting on a Star

10. Black Butter, Past

11. Black Butter, Present

12. Black Butter, Future

 

Mark Weitz:claviers,chant.

Randy Seol:batterie,claviers,percussion,chant.

Ed King:guitare,chant.

Lee Freeman:guitare rythmique,sitar,chant.

George Bunnell:basse,chant.

Howard Davis:arrangements vovaux,passage parlé sur 1.

LP Studio 3 - 1968

 

Strawberry alarm clock the world in a sea shell

 

STRAWBERRY ALARM CLOCK

THE WORLD IN A SEA SHELL – 1968  3/5

 

Publié en novembre 1968.

Produit par Bill Holmes,Frank Slay.

Durée:34:09.

Label:Uni.

Genre:rock psychédélique,acid rock,pop psychédélique.

 

La tête dans le SAC.

       

The World In A Sea Shell (en écoute intégrale ici) traduit bien les dégâts que peut occasionner la mainmise aveugle d’un producteur et d’une maison de disques. Tenu par les burnes, le SAC se voit imposer une autre direction par son employeur.

Peu importe si cette orientation décrédibilise ou dénature, l’important c’est le pognon. Strawberry Alarm Clock, privé de sa brillance psychédélique, va laisser des plumes dans l’opération.

Comme le groupe refuse de subir la loi sans broncher,  Frank Slay et Bill Holmes leur mettent dans les pattes des compositeurs extérieurs, afin de mieux contrôler le produit encore juteux qu’est le SAC.

La pop ensuquée et somnolente vers laquelle tendent les deux compères est une offense pour des artistes plus enclins à propulser des feux d’artifices psychédéliques, bruyants, explosifs et colorés, que ce pétard mouillé.

La deuxième partie de l’album laisse entrevoir quelques réminiscences d’un passé lysergique, mais à dose homéopathique. Pour avoir dégradé le matériel, je mets cet album et ses instigateurs, au banc des accusés. Je ne supporte pas que l’on bride la créativité, donc je ne me fais, en aucun cas, complice de ce disque dans lequel il est encore de belles cueillettes à faire (RAZOR©).

 

1. Sea Shell.

2. Blues for a Young Girl Go.

3. Angry Young Man.

4. Million Smiles Away.

5. Home Sweet Home.

6. Lady of the Lake.

7. Barefoot in Baltimore.

8. Wooden Woman.

9. Heated Love.

10. Love Me Again.

11. Eulogy.

12. Shallow Impressions.

 

Mark Weitz:claviers,chant.

Randy Seol:batterie,chant.

Lee Freeman:guitare,chant.

George Bunnell:basse,chant

Ed King:guitare,chant.

LP Studio 4 - 1969

 

Strawberry alarm clock good morning starshine

 

STRAWBERRY ALARM CLOCK

GOOD MORNING STARSHINE – 1969  2,5/5

 

Publié en 1969.

Produit par Mark Weitz,Ed King.

Durée:41:21.

Label:Uni.

Genre:pop psychédélique.

 

Bad Trip !

 

En proie à des problèmes juridiques avec Holmes, leur manager, qui les a orientés, sans qu’ils aient eu leur mot à dire,  vers une musique pour laquelle, visiblement ils ne sont pas faits (voir l’épisode antérieur du nom de The World In A Sea Shell), les Strawberry Alarm Clock voient les éléments de longue date, George Bunnell et Randy Seol, prendre leurs distances avec cet environnement étouffant. Jimmy Pitman et Gene Gunnels pourvoient à ces désaffections.

Malgré ces tensions, un nouveau LP est publié sous le nom de Good Morning Starshine (en écoute intégrale ici). On ne remplace pas impunément les cadres d’un tel groupe sans affecter la cohésion, d’autant plus que les arrivants ne sont pas vraiment au niveau, et que la matière (Pitman) ne tient pas la route pour la musique du SAC.

Complètement dénaturée, privée de son mélange psychédélique (seules quelques décombres sonores demeurent comme Small Package et Dear Boy), la musique erratique (hard rock bluesy) de Good Morning Starshine est à l’opposé de ce pour quoi  les freaks s’enflammaient et à des années lumières de la référence Incense And Peppermints.

Le SAC, alors en guenilles, livré à lui-même, mais trop heureux d’avoir enfin les coudées franches, doté de moyens techniques limités, en arrive même à se planter dans la production (Weitz et King). Ils se sont carrément ramassés avec cet album mais, au moins, ont eu le mérite de tenter. Amis collectionneurs, ce disque vous tend les bras. Amis Freaks, bienvenue dans le bad trip (RAZOR©).

 

1. Me And The Township.

2. Off Ramp Road Tramp.

3. Small Package.

4. Hog Child.

5. Miss Attraction.

6. Good Morning Starshine

7. Miss Attraction.

8. Write Your Name In Gold.

9. Standy By (You Put Me On).

10. Dear Joy.

11. Changes.

 

Mark Weitz:claviers,chant.

Jimmy Pitman:guitare,chant.

Ed King:guitare,basse,chant.

Lee Freeman:basse,harmonica,guitare,cuivres,chant.

Gene Gunnels:batterie,chant.

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