The Blues Magoos.

BIOGRAPHIE.

 

THE BLUES MAGOOS/New York (Etats-Unis)

 

Bluesmagoos 4

 

Actif entre 1964 et 1972, 2008 à aujourd'hui.

Label:Verve,Mercury,Ganim,ABC, Repertoire.

Genre:rock garage,rock psychédélique,blues-rock.

Site officiel:bluesmagoos.net

 

Du Bronx à Greenwich Village.

Les Blues Magoos sont new yorkais ; du Bronx pour ne pas le nommer, ce borough alors rongé par l'insécurité, le crime et les trafics, ghettoïsé, aux maisons vétustes et aux murs graphés. C'est dans ce décor peu reluisant que les Trenchcoats de 1964 font leurs premières armes, avant de devenir les Bloos Magoos, puis les Blues Magoos. Leur terrain de prédilection : la scène de Greenwich et sa filière rock émergente, à deux pas de chez eux, dont ils écument les clubs et cafés.

Les Trenchcoats en question ont pour nom Emil Thielhelm, chanteur et guitariste, Dennis LaPore, guitariste, Ralph Scala, claviériste et chanteur, Ronnie Gilbert, bassiste et John Finnegan, batteur. Ces jeunes gens, dont l'aîné dépasse de peu la vingtaine, élisent plus particulièrement domicile au Night Owl Club, fameux endroit du quartier de Manhattan, jusque là spécialisé dans la folk music, le blues et le jazz et évoluant, dès 64/65 vers le rock. Ils y occupent l'espace avec Lovin Spoonful et Tim Hardin

Pour coller au psychédélisme dont ils sont des avant-gardistes dès la fin de l'année 1966, ils prennent alors le nom de Blues Magoos, dont l'association de mots réfère au blues, leur plus grande influence, et à un champignon chinois, le Moo Goo.

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Bluesmagoos 1

Bluesmagoos 5De 1964 à aujourd'hui.

Tobacco Road puis (We Ain't Got) Nothin' Yet.

Surfant sur la vague déclenchée par la British Invasion, les Blues Magoos s'accaparent un des titres en vogue de cette déferlante britannique, Tobacco Road, pour faire de leur chanson préférée leur premier single. Son interprétation est loin de valoir la pétillante version garage-rock des Nashville Teens en 1964 ou la reprise faite à la même période par Jefferson Airplane ; c'est un flop.

Le premier vrai succès a pour nom (We Ain't Got) Nothin' Yet, publié en novembre 1966 pour Mercury, après les échecs pour Ganim et Verve. 5ème du Billboard début 1967, ce titre qui, visiblement, a inspiré le Deep Purple de Black Night, figure sur le premier des trois LP affectés au groupe, Psychedelic Lolipop, dont la sortie se fait parallèlement au single.

Déstabilisants.

Le line-up a lors évolué: Ralph Scala, Peppy Thielhelm et Ron Gilbert sont désormais accompagnés de Mike Esposito (guitare) qui a joué avec Lou Reed au collège et Geoff Daking (batterie). Les Blues Magoos prennent alors une autre dimension.

Entre cet album (21 dans les charts) et The Psychedelic Sounds des 13th Floor Elevators, tous deux sortis en novembre 1966, il doit y avoir l'épaisseur du trait pour déterminer lequel des deux a été le premier à utiliser le terme de psychédélisme dans le rock.Les mêmes acteurs se retrouvent sur les 3 albums de la période 1965/1968, celle qui couvre, outre Psychedelic Lollypop, Electric Comic Book (1967) et Basic Blues Magoos (1968).

Dire qu'ils ont un talent gros comme ça et un potentiel au moins équivalent relève du lieu commun : il ne faut pas être grand clerc pour renifler ces choses-là.

Malheureusement, autant ils peuvent se montrer déstabilisants dans leurs titres-phares, autant ils peuvent aussi faire preuve d'une grande platitude, d'une irrégularité irritante, voire parfois d'une surprenante faiblesse au regard de dispositions évidentes.

Dans cet ordre d'idées, si l'ouvreur rock (We Ain't Got) Nothing Yet suscite les plus gros espoirs pour l'auditeur, ce qui suit n'est pas toujours du même niveau et les ballades en sont tenues pour responsables. Tobacco Road revisité, I'll Go Crazy, Gotta Get Away, She's Coming Home et (We Ain't Got) Nothing retiennent surtout l'attention ici.

Blues magoos peppy castro thielhelm

“Les Blues Magoos faisaient partie de la scène de Greenwich Village des 60's. C'était un moment très spécial pour moi. Imaginez un gamin de 17 ans avec un succès sur les épaules. Dans mes rêves, j'aurai payé pour ça. J'aime aujourd'hui quand la nouvelle génération découvre les 60's ; pour moi, ces années ont été les plus étonnantes de l'histoire de la musique avec la British Invasion. Alors en être acteur en même temps que des Gerry & The Pacemakers, que des Manfred Mann, des Animals, Dave Clark Five et les Beatles...” (Emil Thielhelm)

La bonne surprise Basic Blues Magoos.

En corrigeant le tir dès Electric Comic Book (74 au Billboard) et en mettant le paquet sur une offre plus acid rock (Pipe Dream, Rush Hour, There's A Chance We Can Make It, Intermission et That's All Folks), les Blues Magoos se positionnent comme une valeur sûre du rock garage de l'époque.

Basic Blues Magoos (1968) referme de fort belle manière le catalogue réalisé avec le line-up classique, lequel splitte la même année que la sortie du 3ème LP. Le groupe se scinde alors en deux moutures : l'une new-yorkaise avec Thielhelm à sa tête qui signe deux autres disques (Never Goin' Back To Georgia/ABC-1969 et Gulf Coast/ABC-1970) jusqu'en 1972, l'autre californienne qui disparaît aussi vite qu'elle s'est constituée. Basic Blues Magoos est certainement leur meilleur album, il ne bénéficie pas de retombées commerciales favorables, ni n'entre dans le Billboard. Et pourtant...

Le Blues Magoos d'origine se retrouve partiellement à l'été 2008 (Scala, Thielhelm et Daking) pour deux concerts new-yorkais; une mini tournée espagnole s'ensuit en 2009. Depuis le groupe est même retourné en studio pour la première fois depuis 45 ans et Gulf Coast. En 2015 est publié Psychedelic Resurrection, prélude à une tournée. Il fait la part belle aux titres du passé, revitalisés pour l'occasion. Résultat : si ça n'est pas neuf, c'est costaud ; ça plaît aux nostalgiques de LSD et de flower power; c'est l'essentiel, on n'en attendait pas moins (RAZOR©)

 

DISCOGRAPHIE 60'S.

LP Studio 2 - 1967

 

Blues maggos electric comic book

 

THE BLUES MAGOOS

ELECTRIC COMIC BOOK – 1967  4/5

 

Publié en avril 1967.

Produit par Bob Wyld,Art Polhemus.

Durée:29:58.

Labe :Mercury,Repertoire.

Genre:rock garage,garage psych,rock psychédélique,acid rock.

 

Maillon fort de l'ère psychédélique.

 

Moins de 6 mois après que Psychedelic Lollipop ne soit tombé dans les bacs et ne serve de bonne rampe de lancement à leur carrière, les Blues Magoos font un retour remarqué dans les rayons des disquaires avec Electric Comic Book (avril 1967). Autant continuer à exploiter comme il se doit un binôme qui fonctionne bien.

Les new-yorkais ont le vent en poupe, les dents longues et ont depuis rôdé leur collectif dans de multiples concerts. C'est ce que traduit d'emblée ce disque plus ambitieux et meilleur que son prédécesseur lequel est souvent placé dans l'ombre du grand succès que fut (We Ain't got) Nothin' Yet.

Solide, cohérent, punchy, moins blues et R & B mais plus psychédélique que son devancier, Electric Comic Book abrite quelques belles pièces distinctives de cette évolution comme Pipe Dream, There's A Chance We Can Make It, Albert Common Is Dead et Rush Hour.

Très bon disque de garage-psych animé par de belles guitares bien nerveuses et incisives, de judicieuses variations de style et d'effets lysergiques intéressants, parfois par des percussions tribales (There's A Chance We Can Make It), le deuxième LP du quintet du Bronx abrite également une excellente version de Gloria des Them et une adaptation non moins réussie de Let's Get Together de Jimmy Reed.

Electric Comic Book est l'un des chouchous de l'ère psychédélique ; au regard de ce qu'il véhicule, l'éloge n'a rien d'usurpé (RAZOR©).

 

1. Pipe Dream.

2. There's a Chance We Can Make It.

3. Life Is Just a Cher O'Bowlies.

4. Gloria.

5. Intermission.

6. Albert Common is Dead.

7. Summer Is the Man.

8. Baby, I Want You.

9. Let's Get Together.

10. Take My Love.

11. Rush Hour.

12. That's All Folks.

Ralph Scala:claviers,chant.

Emil "Peppy" Thielhelm:guitare,chant.

Ron Gilbert:basse,chant.

Mike Esposito:guitare.

Geoff Daking:battere,percussions.

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