The Electric Prunes.

BIOGRAPHIE.

 

THE ELECTRIC PRUNES/Los Angeles (Californie)

 

Electric prunes 2

 

Actif entre 1965 et 1970, depuis 2001.

Label:Reprise.

Genre:garage rock,rock psychédélique.

Site officiel:electricprunes.com

 

The Electric Prunes : plombé avant l'heure.

Ceux qui sont familiers avec la compilation nommée Nuggets : Original Artyfacts from the First Psychedelic Era et regroupant des formations marginales du rock de la seconde moitié des 60's, garage et psychés surtout et influentes sur le mouvement punk, le sont forcément aussi avec les Electric Prunes, dont les titres prennent régulièrement place dans ce type de collections de one-shots.

Ce n'est pas pour autant que ce groupe, né dans la vallée de San Fernando à proximité de Los Angeles et non à Seattle comme le bruit a longtemps couru, se réduit seulement à une formation de coups. Avec 5 albums entre 1967 et 1969, on peut parler, à son sujet, d'un vrai parcours discographique, quoi que plombé dès le troisième LP par les manœuvres de celui qui en avait la charge : Dave Hassinger. Sur ses seuls débuts, il mérite toutefois bien mieux que ses apparitions sur compils.

Electric prunes 1

Electric prunes 2015

Electric prunes 2002

La (mauvaise) influence de Dave Hassinger.

Né en 1965 sur les cendres des Sanctions, groupe de rock garage influencé par le surf rock, The Electric Prunes sont le fait de James Lowe, chanteur et guitariste, Mark Tulin, bassiste, Ken Williams, guitariste et Michael Quint Weakley, batteur.

Si le choix du nom d'Electric Prunes est aussi absurde que celui de Chocolate Watchband, de Peanut Butter Conspiracy ou de Strawberry Alarm Clock, il est délibéré et dans l'air du temps ; il sonne mieux que Jim and The Lords qui fut un moment pressenti.

Le rock tient là son premier groupe « électrique » ; l'argument est de taille à l'heure de s'engager pour Reprise pour lequel il signe en ayant 12 reprises toutes prêtes mais artisanales dans la besace, le minimum syndical pour alimenter un premier album.

Si l'ambition de faire un LP suffit aux membres d'Electric Prunes, la démarche telle quelle ne satisfait pas le label qui exige plus et en ce sens, Dave Hassinger, qui les a dénichés et pris sous sa coupe, donc le titulaire des droits sur le groupe, s'avère très influent et très regardant.

Celui qui a travaillé avec les Stones aux USA, Jefferson Airplane, Grateful Dead, les Mamas & Papas, Presley, les Monkees, CSN & Y, Seals & Crofts et les Doors est l'ingénieur de studio en vogue du moment et il ne laisse rien passer. L'idée du nom, c'est lui. Son pédigrée inspire confiance, aussi Reprise Records place la formation californienne sous son autorité, via un contrat parallèle.

Des nanas dans les pattes ; non mais allo quoi ?Le batteur Michael Weakley la quitte en 1966 et il est aussitôt remplacé par Preston Ritter, tandis que le guitariste James Weasel Spagnola l'intègre pour lui donner plus de corps encore ; The Electric Prunes passe alors en mode quintet : Lowe, Williams, Tulin et les deux nouveaux entrants.

Hassinger prend alors l'initiative de leur adjoindre une paire de compositeurs féminine : Annette Tucker et Nancie Mantz. Le but avoué est de signer des chansons qui fassent des tubes.

A cette époque, les acteurs du groupe en sont encore à apprendre à jouer de leurs instruments et ne sont que de timides songwriters ; la présence et le coaching du légendaire ingénieur sont une réelle aubaine et tombent à pic pour faire décoller Electric Prunes, avec un répertoire clé en main.

Les deux femmes s'y collent dès le premier LP, The Electric Prunes : I Had Too Much To Dream (Last Night), publié en avril 1967 et pour lequel elles signent pas moins de 6 des 12 titres, deux chansons supplémentaires étant l'oeuvre d'Anette Tucker en co-écriture. La chanson titre, sortie en single (le 2ème après Ain't It Hard) fait 11 au Billboard 100 et 49 au Royaume-Uni en 1967.

2 gros LP psychédéliques et puis plus rien.

Ce succès, conforté par celui de Get Me To The World On Time (Tucker/Jill Jones) lui vaut le droit de s'engager dans une tournée. Ils sont les deux têtes de pont du premier LP du groupe, un véritable puits d'éxpérimentation qui fait que pas deux chansons se ressemblent dans ce lot.

Cet album et son suivant, Underground (août 1967) demeurent des classiques du rock psychédélique, même si ce dernier, en mal de hits est plombé par les défections inattendues de Preston Ritter pour divergences artistiques et James Spagnola pour raisons de santé.

Le batteur d'origine, Michael Weakley assure de quoi boucler l'album en cours, avant que Michael Fortune et Mike Gannon n'entrent à leur tour. Ils sont du troisième opus, Mass in F Minor (janvier 68) qui ambitionne d'intégrer des éléments classiques et religieux à leur rock psychédélique. Ecrit et arrangé par David Axelrod avec la bénédiction d'Hassinger, cet album concept ferait se retourner dans leur tombe tous les papes de l'ère chrétienne.

L'effet Hassinger.

Cet album signe le début de la phase du n'importe quoi mise en place par Hassinger. L'entreprise dans laquelle il est très impliqué semble de moins en moins le motiver, ayant le Dead et l'Airplane dans son escarcelle de producteur ; la direction artistique est supplantée par des objectifs purement financiers : Hassinger veut refaire du hit quand le groupe veut avoir les coudées franches pour enfin s'exprimer. L'existence d'Electric Prunes n'y résiste pas et les enregistrements se finissent à l'os, avec des musiciens de studio canadiens, les Collectors.

Electric prunes james lowe

« Nous avons vu Underground comme l'opportunité de faire ce que nous avions envie. Mark et moi avons même menti sur l'origine de nos chansons pour que Dave Hassinger ne sache pas qui était derrière. Dave avait alors perdu tout intérêt pour Electric Prunes car il produisait déjà le Dead et l'Airplane. Il passait son temps pendant Underground à lire le journal. Nous en avons profité pour développer nos idées. Les relations avec Dave ont touché le fond à ce moment ; il n'avait en tête que de refaire un hit. » (James Lowe)

Release of an Oath (novembre 1968), toujours sous la direction d'Hassinger, se fait encore avec Axelrod ; dans le même registre que Mass In F Minor, il réalise l'exploit d'être crédité à Electric Prunes sans qu'un seul de ses membres y ait joué une seule note. Hassinger détient les droits et se permet le luxe de faire paraître ce disque avec des musiciens externes et qui n'ont d'Electric Prunes que le nom: Lou Morrell, Gary Coleman, Richard Whestone, Howard Roberts, Carol Kaye, Don Randi et Earl Palmer. Malré cela, il s'avère meilleur que celui auquel il succède. Gagnant, le label ferme les yeux.

Renaissance en 2001...sans Hassinger.

Craignant que le subterfuge ne soit découvert, le groupe prend le nom de The New Improved Electric Prunes à l'appel du dernier LP, paru en juin 1969, Just Good Old Rock and Roll, Hassinger est encore et toujours derrière cette nouvelle pantalonnade qui scelle la fin de son parcours durant les 60's.

Après une période de silence d'une trentaine d'années, The Electric Prunes, dans le sillage de Lowe (et de son fils), de Tullin, de Williams et de Weakley, est réactivé en 2001 ; trois LP découlent de ces retrouvailles : Artifact (2001), California (2004) et Feedback (2007). Sans Dave Hassinger, mort cette même année 2007 (RAZOR©).

DISCOGRAPHIE 60'S.

LP Studio 1 - 1967

 

Electric prunes i had too much

 

THE ELECTRIC PRUNES

I HAD TOO MUCH TO DREAM (LAST NIGHT) – 1967 3,5/5


Publié en avril 1967.

Produit par Dave Hassinger.

Durée:29:47.

Label:Reprise

Genre:rock psychédélique,rock garage.


Pieds et mains liés.


Une chose est sûre. Ken Williams, James Lowe, Michael Weakley, Mark Tulin et Dick Hargrave (de même que les futurs adhérents James Weasel Spagnolia et Preston Ritter), sujets de Sa Majesté Psychedelic Rock, ne carburaient pas aux caramels mous ou aux pop corns.

Membres d’Electric Prunes, ces jeunes hommes de l’année 1967, étaient typiquement de leur époque. Acids, trips, love-in et tutti quanti meublaient, à n'en point douter, leur quotidien de hippie. Ils ne s’en échappaient que pour prendre la route des studios d’enregistrement de RCA dans lesquels Dave Hassinger les avait attirés, soupçonnant en eux une originalité, une créativité et une propension à l’expérimentation.

Le technicien de studio n’avait pas tort. Electric Prunes était bien dans l’esprit psychédélique ambiant ; il était inventif et mélangeait pop, rock, garage et électronique, dont il fut un utilisateur avant-gardiste. Ces jeunes gens, issus de San Fernando Valley (L.A) étaient bien dans la tradition des groupes de rock garage du moment ; ils expérimentaient.

Leurs deux premiers LP demeurent, plus de 40 ans plus tard, leurs vrais faits d’armes car après, ça part sérieusement en sucette du fait d'Hassinger qui en détenait le nom et qui a commencé à s'en foutre dès lors qu'il a hérité des Deads et de l'Airplane.

I Had Too Much To Dream/Last Night (en écoute intégrale ici) est le disque qui installe officiellement Electric Prunes dans la profession. Il paraît en avril 1967. Il vient après qu’un premier single ‘Ain’t It Hard ait fait un bide complet. I Had Too Much To Dream est le deuxième single ; il est né sous la plume à double bec de Nancy Mantz et d’Annette Tucker.

L’histoire du rock l’a retenue comme étant une de ses très grandes pages, il est La Signature d’Electric Prunes. Ce titre ouvre le LP et de quelle manière ! Une espèce de bourdon supersonique, échappé du jardin psychédélique ambiant, alimenté au pollen électronique et lysergique, vient vous butiner le pavillon auriculaire.

Cette parfaite entrée en matière laisse augurer l’accès dans un curieux espace de réjouissances sous LSD. Laisse augurer seulement. Le LSD étant la norme pour pratiquer ce genre de musique, il est à regretter toutefois qu’il n’ait pas tapé un peu plus souvent dans la boite à Smarties, ou qu’on leur ait laissé toute latitude pour œuvrer, ce qui aurait impacté sur l’originalité et la folie de la globalité des titres ici présents.

Dave Hassinger ne voyait certainement pas les choses de la même façon. Il a donné du mou à la laisse, mais, obéissant à des impératifs de rentabilité, a conservé une main mise despotique sur l’affaire. Point trop n’en faut.

L’Electric Prunes, ainsi muselé, répond encore présent à l’appel sur Get Me To The World On Time, Luvin’, Try Me On For Size et Are You Lovin’ Me More, puis se love dans sa coquille et rentre dans le rang des seconds couteaux. Business et créativité ont rarement fait cause commune.

Le reliquat démontre parfaitement la différence de niveau qui pouvait séparer les groupes de rock psychédélique comme Electric Prunes de ceux qui avaient alors pignon sur rue et dont la rue porte le nom pour l’éternité. Inventer et expérimenter n’est parfois pas suffisant. Faut-il encore être inspiré et avoir les coudées franches.

Electric Prunes aura eu le mérite de tenter ; il une heureuse influence sur les générations futures, sans pourtant se prévaloir d’une position de leader dans le genre. Qu’il en ait cependant la reconnaissance en retour (RAZOR©).


1. I Had Too Much To Dream (Last Night).

2. Bangles.

3. Onie.

4. Are You Lovin' Me More (But Enjoying It Less).

5. Train For Tomorrow.

6. Sold To The Highest Bidder.

7. Get Me To The World On Time.

8. About A Quarter To Nine.

9. The King Is In The Counting House.

10. Luvin'.

11. Try Me On For Size.

12. The Toonerville Trolley.

 

James Lowe:chant,guitare rythmique,cithare,tambourin.

Mark Tulin:basse,piano,orgue.

Ken Williams:lead guitare.

Weasel Spagnola:guitare rythmique,chant.

Preston Ritter:batterie,percussions.

LP Studio 2 - 1967

 

Electric prunes underground

 

THE ELECTRIC PRUNES

UNDERGROUND – 1967  4/5

 

Publié en août 1967.

Produit par Dave Hassinger.

Durée:41:30.

Label:Reprise.

Genre:rock psychédélique,rock garage.

 

Psyché jusqu'aux chaussettes.

 

Ce deuxième LP d’Electric Prunes est vu comme un classique de l’époque psychédélique et c’est tout à fait justifié. Underground (en écoute intégrale ici), sorti au cœur de l'été 67, est la transposition quasiment aboutie de ce que Lowe avait en tête. Il est en tout cas le plus distinctif des travaux du groupe.

Muselé, sur l’album précédent, par un producteur en proie à compter les billets surtout, Electric Prunes, à qui on a desserré la bride sur le cou, laisse ici libre cours à son excentricité et à sa soif de créer.

L’ambiance regorge, du même coup, de plus de psyché. J’avais déploré l’insuffisance de matière à trips sur I Had Too Much To Dream. Personnellement, je suis comblé avec Underground, car il baigne dans le psyché jusqu’aux chaussettes.

C’est ce que j’attendais d’un groupe qui mange à la table de l’acid rock et qui le revendique haut et fort. Ils ont fait le boulot, comme on dit. Comme la production tient la route et que tout s’imbrique superbement, avec cohérence (les instruments, les effets spéciaux, le son, les harmonies, les textes, les mélodies), le niveau s’en trouve forcément rehaussé par rapport au LP qui précède.

The Great Banana Hoax, Children Of The rain, Antique Doll, I, Hideaway, Dr Do-Good, I Happen To Love You et Long Day’s Flight font d’Underground un des meilleurs happy trips de cette année du Summer Of Love (RAZOR©).

 

1. The Great Banana Hoax.

2. Children of Rain.

3. Wind-Up Toys.

4. Antique Doll.

5. It's Not Fair.

6. I Happen to Love You.

7. Dr. Do-Good.

8. I.

9. Hideaway.

10. Big City.

11. Captain Glory.

12. Long Day's Flight.

13. Everybody Knows You're Not in Love.

14. You Never Had It Better.

 

Ken Williams:lead guitare,effets spéciaux.

James Lowe:chant,cithare,harmonica.

James Weasel Spagnola:chant,guitare rythmique.

Mark Tulin:basse,orgue.

Michael Quint Weakley,Preston Ritter:batterie.

LP Studio 3 - 1968

 

Electric prunes mass in f minor 68

 

THE ELECTRIC PRUNES

MASS IN F MINOR – 1968 2/5

 

Publié en janvier 1968.

Produit par Dave Hassinger.

Durée:26:26.

Label:Reprise.

Genre:rock psychédélique,rock.

 

Vade Retro Satanas !

 

Il faut quand même être de drôles de paroissiens pour pondre un truc comme ce Mass In F Minor de 1968. Pour l'occasion, il semble évident que l'entourage de ce disque ait puisé un peu plus que de raison dans la boîte à Smarties, ait osé franchir le pas et sortir, en collaboration avec l’auteur-compositeur David Axelrod, un album conceptuel zarbi de chez zarbi.

Sous le prétexte de rock psychédélique, certains groupes ont confondu musique et cacophonie. C’est présentement le cas pour ce répertoire d’église qui a du faire se retourner dans leurs tombes tous les défunts papes depuis l’avènement de l’ère chrétienne.

De l’opéra rock religieux, comme ils disent. Et quoi encore ? Le rock avait-il besoin d’aller troubler l’eau des bénitiers de ses notes acides ? Un petit coup d’œil dans les rétroviseurs nous rappellera qu’il y a moins d’un an, ces diablotins installaient leur vision d’un rock psychédélico-technologique aux premières loges de la scène musicale (Underground).

A moins d’être subitement possédés et convertis au satanisme, la vérité étant à rechercher du côté de l’avide gourou Hassinger, il ne me vient aucune autre raison sensée à l’esprit pour expliquer le choix de cette orientation subite et inachevée, que celle purement commerciale. Ou le menfoutisme affectant le producteur et titulaire du nom Electric Prunes.

Le diabolique Hassinger n’en avait strictement rien à cirer de la musique et de ses protégés à ce moement précis. Son dada, c’était les dollars, le Dead et l'Airplane.

Le groupe n’y résistera pas, préférant en finir pendant l’enregistrement (c’est un autre groupe, des canadiens il me semble, qui finira cette messe d’enterrement). Il assurera seulement Kyrie Eleison (qui figure étrangement sur la bande originale d’Easy Rider), Gloria et Credo.

Le démoniaque Hassinger le commercialisera sous l’appellation Electric Prunes ; idem pour les deux albums suivants du catalogue, sans que ce soit ces derniers qui jouent. Pas balaize, le Méphisto ? Vade retro Satanas (RAZOR©).

 

1. Kyrie Eleison.

2. Gloria.

3. Credo.

4. Sanctus.

5. Benedictus.

6. Agnus Dei.

 

James Lowe:chant.

Mark Tulin:basse,orgue.

Ken Williams:guitare.

Mike Gannon:guitare rythmique.

Michael Quint Weakley:batterie.

The Collectors.

LP Studio 4 - 1968

 

Electric prunes release of an oath

 

THE ELECTRIC PRUNES

RELEASE OF AN OATH -1968 3/5

 

Publié en novembre 1968.

Produit par Dave Hassinger.

Durée:24:56.

Label:Reprise.

Genre:rock psychédélique,rock chrétien.

 

Amen.

 

Mettons les choses au point. Release Of An Oath (novembre 1968) attribué à Electric Prunes, n’est pas, une seule seconde, son œuvre. Mais alors, comment se fait-ce ?

La faute à un faisan de première, un fieffé filou, le producteur Hassinger. Il suit Electric Prunes depuis ses débuts, a contribué à leur réussite, se les est mis dans la poche, leur a mis un fil à la patte, a acheté les droits, le nom et, intéressé par le seul profit, les a roulés dans la farine au point d’exploiter le filon, sans eux, mais sous leur patronyme. Du costaud.

Il les a amenés à se foruvoyer dans un pitoyable rock chrétien dans l’album-concept précédent, au point de faire exploser le groupe durant l’enregistrement, et de faire achever le travail par d’autres. On appelle ça une belle saloperie.

D’autant plus que les scrupules ne semblent pas l’étouffer, car il remet le couvert avec celui qui est son alibi, David Axelrod. D’où ce disque. Je vous propose de faire comme si je n’avais rien vu, ni entendu de ces magouilles, de juger uniquement le contenu de ce groupe de substitution, à propos duquel je ne connais rien, si ce n’est ce que les notes veulent bien m’en dire et d’accorder un regard curieux au travail du collabo Axelrod, qui persiste à exploiter le rock d’église (à dose homéopathique).

Nier son intérêt serait faux-cul, ne pas reconnaître que, même s’il est inspiré par la religion (le rock psychédélique proposé est mélangé à des chants liturgiques chrétiens et juifs), il est meilleur et plus utile que l’ersatz précédent, Mass In F Minor.

Complexe, pendant un peu moins de 25 minutes, le disque dévoile une connotation mystificatrice non dérangeante. Cohérent, il marie bien les orchestrations classiques et le rock, sans que ce soit franchement chiant ou pompeux.

La musique, même si elle n’opère pas de sentiment particulier sur moi, peut satisfaire un auditoire plus concerné par le genre. Moi, je vous attends à la sortie de l’église, au Bar de La Mère Casse-Bite. Ainsi soit-il (RAZOR©).

 

1. Kol Nidre.

2. Holy Are You.

3. General Confessional.

4. Individual Confessional.

5. Our Father, Our King.

6. The Adoration.

7. Closing Hymn.

 

John Herron:orgue.

Brett Wade:basse,flûte.

Mark Kincaid:guitare,chant.

Richard Whitestone:chant,batterie.

LP Studio 5 - 1969

 

Electric prunes just good old rock and roll

 

THE ELECTRIC PRUNES

JUST GOOD OLD ROCK AND ROLL – 1969 1/5

 

Publié en juin 1969.

Produit par dave Hassinger.

Durée:37:28.

Label:Reprise.

Genre:rock psychédélique.

 

No comment.

 

Triste épilogue d'une histoire à laquelle des gamins, baptisés Electric Prunes, ont cru dur comme fer, Just Good Old Rock and Roll est une énième arnaque de Dave Hassinger qui, en l'occurence, continue à exploiter le nom des poulains qu'il a pris sous sa coupe trois ans auparavant.

Just Good Old Rock and Roll, publié en 1969 et qui boucle la supercherie mise en place par le producteur-maison depuis Mass in F Minor, ne concerne en rien les membres qui ont lancé et popularisé le nom d'Electric Prunes.

Ceux du présent album ne sont en rien responsables de cette fumisterie discographique; ils font le job qu'on leur commande. Hassinger continue donc à tourner à vide sous Electric Prunes; sans scrupules, sans honte c’est à se les prendre et se les bouffer. Hassinger a décapité sa poule aux œufs d’or et continue à se régaler, seul, avidement, des restes. Pauvre de lui : nul (RAZOR©).

 

1. Sell.

2. 14 Year Old Funk.

3. Love Grows.

4. So Many People To Tell.

5. Finders Keepers, Losers Weepers.

6. Giant Sunhorse.

7. Violent Rose.

8. Thorjon.

9. Silver Passion Mine.

10. Tracks.

11. Sing To Me.

 

Mark Kincaid:chant,guitare.

Brett Wade:chant,flûte,basse.

Dick Whitestone:batterie,chant.

Ron Morgan:guitare.

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