The Great Society.

BIOGRAPHIE.

 

The Great Society/San Francisco (Californie)

 

Great society 1

 

Actif entre 1965 et 1966.

Label:Columbia.

Genre:rock psychédélique,acid rock,folk rock,garage rock,San Francisco Sound.

 

Groupe influent du San Francisco Sound.

16 mois, voilà grosso modo, la durée de vie de ce groupe californien important dans l’histoire du rock et surtout dans celle légendaire du San Francisco Sound, né au milieu des 60’s dans la baie de Frisco.

L’existence de The Great Society s’inscrit entre la fin de l’été 1965 et Halloween 1966. Si elle est courte, elle est néanmoins très influente sur les groupes de l’Area Bay qui vont s’engager à sa suite, de par son rôle de précurseur dans l’utilisation de sonorités et de rythmes empruntés à la culture musicale indienne et dans sa priorité accordée aux voix féminines.

Great society grace slick

Grace Slick construit sa légende.

The Great Society permet à Grace Barnett Wing, native de l’Illinois, de faire ses armes dans le rock avant de rejoindre Jefferson Airplane et de devenir l’icône de la scène psychédélique américaine, Grace Slick, puis de faire carrière dans le Jefferson Starship et le Starship.

Grace Slick est aujourd’hui à Jefferson Airplane ce que Mick Jagger est aux Stones. Son importance dans le rock ne peut être sous-estimée. Son White Rabbit a  non seulement donner ses lettres de noblesse à l’Airplane, mais il a également défini l’ère acid rock : ce titre est une claque au rock. Grace Slick a redéfini le rôle des femmes dans la musique moderne et c’est dès le Great Society qu’elle construit sa légende de star du rock.

Darby la force motrice.

Grace est à l’initiative de cette formation avec les frères Slick, le batteur Gerald Gerry son mari depuis le 26 août 1961 et son beauf’ Darby, guitariste, à l’été 1965. Darby a déjà une expérience de musicien pour avoir joué dans divers petits groupes locaux ; ce n’est pas le cas de son frère.

C’est pour cette raison qu’on lui confie les tambours, la musique de bohême alors pratiquée avant que folk et rock ne fassent bon ménage, s’accommodant sans problème d’un profil inexpérimenté.

Le bassiste Bard DuPont, arrivé en août 1965 (jusqu’en mars 1966), le saxophoniste et flûtiste Peter Van Der Gelder, grand joueur de sitar, et David Minor, guitariste mais chanteur mineur (il figure sur la version originale de Somebody To Love) intègrent une formation loin d’être vraiment cohérente dans ses premières prestations dans un rock alors qualifié d’alternatif. Sous la houlette de Darby Slick, The Great Society va vite évoluer vers un groupe essentiel de la place san franciscaine.

Matrix, Avallon Ballroom,Fillmore…

En public, les débuts officiels de The Great Society, qui s’écrit aussi The Great ! Society, sont fixés au Coffee Gallery de North Beach à San Francisco le 15 octobre 1965. Le groupe devient progressivement un combo très apprécié sur la place de Frisco ; il provoque l’intérêt de groupes concurrents comme Jefferson Airplane, déjà auteur d’un LP à cette époque, et pour lequel The Great Society ouvre les concerts au Matrix. Jusqu’à sa cessation d’activité en octobre 1966, The Great Society sillonne la Californie où il est très demandé. Outre le Matrix, il se fait régulièrement remarqué à l’Avallon Ballroom ou au Fillmore.

Great society grace slick 2

« La première chanteuse de rock moderne ? Oui peut-être, mais à l’époque, il y en avait beaucoup des chanteuses. Surtout à Frisco. Signe Anderson m’a précédé dans l’Airplane, Janis Joplin était dans le Big Brother. Le Grateful Dead avait une chanteuse occasionnelle aussi ; si ma mémoire est bonne, une femme a chanté avec les Charlatans. Ace Of Cups était exclusivement un groupe de nanas de la place. » (Grace Slick)

Somebody To Love, le sésame.

Les californiens ont un seul single dans leur besace, mais quelle chanson ! Somebody To Love, écrite en 1962 par Darby Slick sous le titre de Mind Full Of Bread et achevée en 1965, est publié sur le label North Beach, filiale d’Autumn Records, sans faire de vague sauf sur le circuit de la Baie.

C’est en passant dans l’escarcelle de Jefferson Airplane, quand Grace Slick le rejoint, que la chanson, dans un habillage plus rock, devient un top 10 national (album Surrealistic Pillow). Haight-Ashbury devient ainsi l’épicentre de la contreculture américaine.

La version d’origine, produite par Sylvester Stewart, plus connu sous le nom de Sly Stone (Sly And The Family Stone) diffère radicalement de celle plus familière de l’Airplane. Doté d’un tempo beaucoup plus lent, l’original a un côté amateur et aventureux.

Great society 3

Une discographie essentiellement posthume.

Sous la direction de Sylvester Stewart, plusieurs pistes sont enregistrées qui ne sont pas utilisées à l’époque, mais qui refont surface plusieurs années plus tard. En 1995, Sundazed compile en format moderne les sessions de la période North Beach sous le titre Born To Be Burned. Deux autres albums sont publiés alors que Grace Slick est devenue célèbre en passant chez Jefferson Airplane : Conspicuous Only in Its Absence et How It Was (1968).

Tous deux sont réunis depuis (Collector’s Item et Live At The Matrix). Ils restituent des sessions live captées au Matrix en 1966.

Columbia arrive trop tard.

Alors que Columbia s’intéresse de près à The Great Society, Grace Slick laisse tomber ses partenaires un soir d’Halloween 1966. Le groupe splitte dans le mouvement, ne pouvant continuer sans elle ; Peter Van Der Gelder et Darby Slick vendent tout leur matériel et partent poursuivre leur passion du côté de l’Inde. Gerry Slick commence alors une carrière dans le cinéma publicitaire. Son épouse va alors remplacer Signe Anderson du côté de Jefferson Airplane et s’épanouir dans la carrière que l’on connaît. (RAZOR©).

DISCOGRAPHIE 60'S .

LP Live 1 - 1968

 

Great society conspucuous only

 

THE GREAT SOCIETY

CONSPICUOUS ONLY IN ITS ABSENCE – 1968  4/5

 

Publié en 1968.

Enregistré live au Matrix de San Francisco.

Produit par Peter Abram.

Durée:38:09.

Label:Columbia.

Genre:acid rock.

 

Fans de Grace…

 

Baptisée ironiquement The Great Society, pour faire un pied-de-nez au controversé programme de politique intérieure mis en place aux Etats-Unis par Lyndon Johnson dans les années 60, le premier groupe de Grace Barnett Wing, devenue la célébrissime Grace Slick, est à l’avant-garde de la scène acid-rock de San Francisco.

Formé en 1965, par Grace, par le batteur Gerry Slick, son premier mari, par son beau-frère Darby Slick, guitariste, David Minor (chant et guitare), Bard DuPont (bassiste) et par le saxophoniste Peter Van Der Gelder, The Great Society fait valoir tout son talent en ouvrant les concerts de groupes locaux plus huppés, comme l’Airplane.

Dans ce berceau du mouvement psychédélique et hippie américain, il est  l’une des formations les plus révolutionnaires de la Baie de Frisco et du rock en général. Leur envoûtant White Rabbit, popularisé lorsque Grace Slick passe chez Jefferson Airplane pour remplacer Signe Anderson (1966), est un précurseur du rock psychédélique. Somebody To Love (par Darby Slick) est également de leur fait avant d’être celui de l’Airplane.

The Great Society,  à la durée de vie toutefois très courte (moins de deux ans), publie un seul et unique album en 1968 (Columbia Records) qui paraît alors que Grace Slick officie avec succès au sein de Jefferson Airplane.

Enregistré live au Matrix de San Francisco, en 1966, pour des raisons commerciales, il se scinde en deux LP réalisés lors du même concert : Conspicuous Only In Its Absence (en écoute intégrale ici) et How It Was. Reconditionné sous un double album et devenu depuis  Collector’s Item (avec  How It Was), Conspicuous Only In Its Absence contient la version d’origine de White Rabbit (qui figure sur Surrealistic Pillow de l’Airplane), que l’on doit à Grace Slick.

Titre classique de l’acid-rock qui fait référence à l’Alice de Lewis Caroll, celui-ci est le premier à s’épancher librement sur la drogue sans être l’objet de censure, fait ouvertement l’apologie du LSD et des champignons hallucinogènes.

Cet album (le meilleur des deux enregistrements live) compte également en son répertoire Somebody To Love, dont la version est aussi croustillante que sous l’Airplane. The Great Society, s’il n’a pas la discipline instrumentale de son illustre rival, n’en est pas moins créatif et intéressant.

Outre les deux normes du psychédélisme antérieurement citées, Conspicuous Only In Its Absence ouvre sur une excellente version d’un Sally Go Round, gorgé d’acid. Le son est typical Haight-Ashbury, brut, rugueux. Cet album envoûtant est une page de l’histoire musicale du San Francisco Sound (RAZOR©). 

 

1. Sally, Go 'Round The Roses.

2. Didn't Think So.

3. Grimly Forming.

4. Somebody to Love.

5. Father Bruce.

6. Outlaw Blues.

7. Often as I May.

8. Arbitration.

9. White Rabbit.

 

Grace Slick:piano,chant.

Darby Slick:guitare.

David Minor:guitare.

Gerry Slick:batterie.

Peter Van Der Gelder:basse,saxophone.

LP Live 2 - 1968

 

Great society how it was

 

THE GREAT SOCIETY

HOW IT WAS – 1968  3,5/5

 

Publié en 1968.

Enregistré au Matrix en 1966.

Produit par Peter Abram.

Durée:29:00.

Label:Columbia.

Genre:rock psychédélique.

 

Grace au Pays des Merveilles 2.

 

How It Was (1968) est le second LP à être extrait des séances d’enregistrement du concert de Great Society au Matrix de San Francisco en 1966. How It Was (en écoute intégrale ici) résulte d’une démarche de Columbia visant à capitaliser sur le nom de Grace Slick, alors que celle-ci fait les beaux jours de Jefferson Airplane.

Comme Conspicuous Only In Its Absence avec lequel il forme le Collector’s Item, How It Was restitue ce que furent les soirées psychédéliques de la scène de San Francisco au Matrix ou à l’Avalon.

C’est un disque essentiel du genre, sans failles, homogène avec de belles prestations, vocale pour Grace Slick, à la guitare pour Darby Slick. Incontournable pour qui en pince pour l’acid-rock et pour Grace Slick. Personnellement, mais ça n’engage que moi, je préfère son devancier chronologique (RAZOR©).

 

1. That's How It Is.

2. Darkly Smiling.

3. Nature Boy.

4. You Can't Cry.

5. Daydream Nightmare.

6. Everybody Knows.

7. Born to Be Burned.

8. Father.

 

Grace Slick:piano,chant.

Darby Slick:guitare.

David Minor:guitare.

Gerry Slick:batterie.

Peter Van Der Gelder:basse.

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