The Idle Race.

BIOGRAPHIE.

 

 

THE IDLE RACE/Birmingham (Angleterre – UK)

 

The idle race intro

 

Actif de 1959 à 1972.

Labels:Liberty Records,Sunset Records.

Genre:rock psychédélique,pop psychédélique,rock,pop,pop-rock.

 

Original, éclectique, fascinant...

Peu après le milieu des 60's, alors qu'il a déjà déroulé du câble sous diverses identités depuis le début de la décennie, The Idle Race reçoit un soutien inespéré de la part de ceux qui animent alors le rock sur les radios, qu'elles soient pirates ou officielles.

On savait les illustres DJ, John Peel (BBC 1), Stuart Henry (Radio Scotland et BBC 1) et Kenny Everett (Radio London) de fervents admirateurs des musiciens de Birmingham, mais on ne soupçonnait pas toute l'influence qu'ils allaient avoir et le forcing qu'ils allaient faire pour tenter de les imposer auprès du grand public.

Dans l'esprit d'Everett, c'est clair comme de l'eau de roche : juste derrière les Beatles, il y a The Idle Race, un groupe fascinant, original et éclectique. Juste retour des choses, celui-là même qui a conduit au succès de Queen en diffusant, dans son émission, 14 fois Bohemian Rhapsody en deux jours, est devenu depuis Président Honoraire du Idle Race Fan Club...

The idle race mike sheridan the nightriders Passé par Mike Sheridan And The Nightriders...

The idle race 1968...The Idle Race furent soutenus par...

The idle race john peel...le DJ  de la BBC 1, John Peel.

The idle race roy woodL'apport déterminant de Roy Wood...

The idle race jeff lynne...puis de Jeff Lynne...

The idle race 3...n'ont pas payé auprès du public de masse.

The idle race the birthday partyL'excellent The Birthday Party.

Le respect de la profession et...des Beatles.

Au delà de cette anecdote, on comprend mieux, à l'écoute des deux premiers albums réalisés par ce groupe entre 1968 et 1969 (The Birthday Party et l'éponyme Idle Race), les raisons de l'excellent accueil que lui ont réservé la presse musicale musicale spécialisée et l'animation radio notamment, ainsi que le respect que lui vouaient ses homologues du genre, Beatles en tête.

Auteur de pop-songs courtes, inventives, bien construites autour de paroles amusantes et fantaisistes et de mélodies brillantes, agrémentées d'une délicate palette d'effets sonores, d'éléments de musique de chambre, de music-hall, produites avec infiniment de finesse et d'intelligence, The Idle Race séduit le milieu du disque, sans toutefois s'affider le grand public, faute de pouvoir signer un tube significatif.

De tubes, il en sera question deux ans plus tard, quand Jeff Lynne, très impliqué à tous les niveaux d'un Idle Race qu'il vient alors d'intégrer, fondera la formidable machine à hits (15 top ten mais un seul N°1, Xanadu, avec Olivia Newton-John) qu'est Electric Light Orchestra (1970)...

Une histoire née à Birmingham.

Le parcours de ce qui va devenir Idle Race s'amorce dès la fin des 50's quand le semi-professionnel Billy King forme les Nightriders en recrutant Dave Pritchard (guitare rythmique), Roger Spencer (batteur), Brian Cope (bassiste) et Alan « Big » Johnson (lead guitare).

En 1962, King passe la main et est remplacé par Mike Tyler, repéré dans un pub de Kings Heath, banlieue de Birmingham, où il chante en s'accompagnant au piano. En intégrant le groupe, ce dernier opte pour le nom de scène de Sheridan et devient le leader et le chanteur principal de ce qui est désormais Mike Sheridan And The Nightriders.

Dès 1963, cette formation s'affirme comme une véritable attraction sur l'échiquier de Birmingham, l'une des plus abouties assurément. Ce constat n'échappe pas au producteur Norrie Paramour, déjà derrière les Shadows et Cliff Richard, qui, venu en juin 63 auditionner une douzaine de groupes beat locaux, retient parmi les 5 finalement sélectionnés, Sheridan And The Nightriders. A la clé, un contrat avec EMI/CBS.

Le partenariat est conclu l'année suivante. Il se concrétise par un premier single, Tell Me What 'Cha Gonna Do/No Other Guy (octobre 63), suivi immédiatement de Please Mr Postman/In Love (décembre 63), puis à l'été 64, de What A Sweet Thing That Was/Fabulous. Brian Cope, à cette époque, est remplacé par Greg Masters.

L'apport déterminant de Roy Wood.

Même si ceux-ci ne s'accompagnent pas de retombées commerciales, ils permettent à Sheridan And The Nightriders, qui a perdu Johnson mais récupéré le musicien confirmé qu'est Roy Wood, de renforcer sa crédibilité, de s'assurer des passages dans des clubs plus huppés et d'ouvrir pour les grosses pointures du moment : les Stones, les Beatles, Them et les Who.

L'apport de Wood s'accompagne, après une tournée allemande, d'un changement de style comme en atteste le 4ème single, Here I Stand/Lonely Week Ends (janvier 65). Mais toujours sans succès.

Le groupe devient alors Mike Sheridan's Lot lequel signe deux singles supplémentaires : Take My Hand/Make Them Understand (septembre 65) et Don't Turn Your Back On Me Babe/Stop, Look, Listen (début 66).

Roy Wood quitte alors le groupe au profit de The Move, laissant la place vacante à Johnny Mann (Carl Wayne And The Vikings).

L'heure de Jeff Lynne.

Au départ de Mike Sheridan, Mike Sheridan's Lot devient The Nightriders (janvier 66) que Polydor abrite furtivement. Johnny Mann l'imite quelques semaines plus tard et ouvre la porte à un autre grand musicien de Birmingham, le petit prodige Jeff Lynne, âgé de 18 ans.

Celui-ci est du seul single des Nightriders (It's Only The Dog/Your Friend en novembre 66). On tient là la première sortie discographique officielle de ce sublime guitariste.

Cette nouvelle mouture (Jeff Lynne, Dave Pritchard, Gregory Masters et Roger Spencer) donne naissance à The Idyll Race, puis à The Idle Race lequel, sous l'influence de son dernier entrant, désormais le point focal de l'écriture, évolue vers une pop psychédélique fascinante et imaginative.

Le contrat avec Polydor devenant du même coup caduque, les premiers pas discographiques d'Idle Race se font chez Liberty Records avec un titre que Roy Wood, passé chez les Move, leur concède après l'avoir eux-mêmes préalablement utilisé comme face B de Flowers In The Rain (Regal Zonophone/août 67) : Here We Go Round The Lemon Tree.

La version (mono) d'Idle Race (My Father's Son en face B) est publiée un peu partout en Europe, aux États-Unis, mais pas en Angleterre où le groupe tient à se faire discret et ne pas apparaître comme un groupe de reprises.

A moins que ce ne soit pour éviter à son auteur, The Move, de se faire ponctionner ses droits, alors qu'il est en plein procès avec le premier ministre Harold Wilson, dans le cadre de la diffamatoire affaire de la carte postale promotionnelle de Tony Secunda.

The Birthday Party ou l'inventivité de Lynne.

En Angleterre, le premier single publié comprend deux chansons signées Jeff Lynne, à savoir Imposter's Of Life's Magazine et, sur le revers du 45T, Sitting In My Tree (octobre 67). Le disque ne sensibilise pas le public mais retient toute l'attention de la presse critique. Il élargit toutefois le panel de ses admirateurs. Il est suivi de The Skeleton And The Roundabout/Knocking Nails Into My House (février 1968), le single étant alors envoyé au casse-pipe pour promouvoir la sortie du premier album du groupe, The Birthday Party, paru en octobre 1968.

Entre The Skeleton And The Roundabout et le 33 tours, sortent également The End Of The Road/Morning Sunshine (mai 1968) et I Like My Toys/The Birthday (septembre 1968).

La plupart de ces singles (The Skeleton And The Roundabout, The End Of The Road, Morning Sunshine, I Like My Toys et The Birthday) figurent sur l'album. 11 des 13 chansons de ce premier LP portent la signature de Lynne.

S'il se place dans la filière psychédélique alors ambiante en Angleterre, il se distingue par son originalité et son foisonnement d'idées au niveau de la production, laissée entre les mains d'Eddie Offord (Emerson Lake & Palmer) et de Gerald Chevin (The Moody Blues, Procol Harum, The Move, Spencer David Group, David Bowie...).

En dépit de la qualité de cet opus, les ventes ne suivent pas mais The Idle Race trouve là l'occasion de fédérer autour de son nom un public underground et de recevoir l'appui de musiciens de renom (The Move, les Beatles, Brian Jones, Cliff Richard, Hank Marvin, Little Richard, Bill Haley, Gene Vincent, Elvis Presley) et de personnalités du monde radiophonique (John Peel, Kenny Everett, Stuart Henry, Hughie Green, Emperor Rosko...) comme en atteste l'illustration de la face intérieure de ce disque très convaincant.

The idle race jeff lynne portrait

« Tout le monde dans le monde s'accorde à dire que nous avons fait de l'excellente musique, mais rien de ce que nous avons réalisé n'a fini dans les charts. C'est la seule ligne qui manque à notre tableau. A la longue, c'en est devenu un frein malgré l'excellent accueil reçu auprès d'un public essentiellement underground. C'est troublant. » (Jeff Lynne)

Bonne réception mais pas de coup gagnant.

En dehors du respect de ses pairs, The Idle Race stagne irrémédiablement sur le plan commercial, quand, dans le même temps, le Move de Roy Wood amasse les succès.

Celui-ci tente de débaucher Jeff Lynne lequel décline poliment l'offre, préférant insister un peu plus dans ce qu'il a commencé à entreprendre au sein d'Idle Race, persuadé qu'il n'en a pas encore fait le tour.

Au printemps 1969, alors que Liberty Records continue à lui faire confiance, la formation de Birmingham travaille à un deuxième opus. Éponyme, il sortira en novembre de la même année.

Dans l'intervalle, deux singles, Days Of Broken Arrows/Worn Red Carpet (avril 1969) et Come With Me/Reminds Me Of You (juillet 1969) viennent enrichir le catalogue sans toutefois entrer dans les charts.

Lynne cède au chant des sirènes.

L'album suit la même trajectoire que le précédent : excellente réception dans les presses spécialisées et auprès des fans, mais aucunes retombées commerciales.

Aussi novateur et créatif que celui auquel il succède, le très bon N° 2 de la discographie manque cependant de l'excentricité et de la folie qui faisaient la force de The Birthday Party.

Le groupe, frustré, s'en trouve dés lors très affecté, Lynne en tête qui alimente le disque de 9 titres sur les 11 alignés (Pritchard signe Someone Knocking et Reminds Me Of You) et prend en charge, avec talent (pour lui c'est une première), la production ici.

Le manque de réussite dans les charts devient un frein à l'évolution de The Idle Race et de son leader et maître à penser, lequel accepte finalement la proposition de The Move de le rejoindre (janvier 70).

Le départ de Lynne est un choc pour les membres restants, mais ils soutiennent le guitariste dans sa démarche. Pour lui, c'est une réelle opportunité de faire fructifier son énorme potentiel et de concrétiser sa grande ambition.

Pritchard, Masters et Spencer recrutent alors d'autres brummies. Mike Hopkins reprend la guitare et le chant, tandis que Dave Richie Walker entre à l'harmonica.

La nouvelle mouture enregistre deux singles, In The Summertime de Mungo Jerry/Told You Twice (1970, sauf au Royaume-Uni) et Neanderthal Man/Victim Of Circumstance (1970), toujours chez Liberty.

Un mystère troublant.

Ceux-ci précèdent leur troisième LP, Time Is (Regal Zonophone/mai 1971), très différent des deux albums de l'ère pop excentrique de Lynne, mais très crédible pour autant, Pitchard ayant entraîné ses partenaires dans des eaux plus folk-rock et prog.

Time Is sonne le glas d'Idle Race qui subit alors des mouvements de personnel puis les départs de Pitchard et de Spencer. Masters tient la boutique jusqu’en février 1972, date à laquelle Idle Race passe entre les mains de Steve Gibbons et se mue en Steve Gibbons Band.

Culte pour beaucoup de férus de rock, cette formation, plébiscitée par la critique mais boudée par le public, reste encore aujourd'hui un des plus grands mystères de la musique pop des 60's/70's. Au regard du rôle important qu'elle a tenu dans l'histoire pop-rock britannique, je vous invite à en percer le secret sans tarder (RAZOR©2020).

DISCOGRAPHIE 60'S.

LP Studio 1 - 1968

 

4755131

 

THE IDLE RACE

THE BIRTHDAY PARTY – 1968  4/5

 

Publié en octobre 1968.

Produit par Eddie Offord,Gerald Chevin.

Durée:31:36.

Label:Liberty Records.

Genre:pop psychédélique,pop,pop-rock.

 

L'heure de Lynne.

 

Publié en octobre 1968, The Birthday Party ouvre le catalogue d'Idle Race, constitué de trois albums. Celui-ci, un éponyme sorti un an plus tard (septembre 1969) et Time Is, datant de mai 1971 quand Jeff Lynne a quitté le groupe pour enfin répondre aux appels du pied permanents de Roy Wood, un ancien de la maison Idle Race, et de The Move.

L'album, d'obédience pop psychédélique, est alimenté pour 11 des 13 titres qui le composent, par l'écriture du jeune mais déjà talentueux songwriter qu'est Jeff Lynne. La critique et les presses rock spécialisées réservent un accueil favorable à ce travail flirtant avec le conceptuel. Moins le public de masse...

A l'image du Sergent Pepers des Beatles, la pochette intérieure arbore une flopée de personnalités du monde britannique réunies en une photo-montage montrant des festivités d'anniversaire fictives telles que définies par le titre du LP, The Birthday Party.

On retrouve, pêle-mêle, parmi ces guests, les DJ qui ont poussé derrière Idle Race pour le populariser auprès du grand public, Stuart Henry, Kenny Everett, Tony Blackburn, Alan Freeman, Jimmy Young et John Peel (et de nombreux autres animateurs radiophoniques), les membres de The Move (Ace Kefford, Roy Wood, Bev Bevan...), ceux d'Idle Race, leur manager Ray Williams et leurs producteurs Gerald Chevin et Eddie Offord, des designers comme Paul Whitehead, des politiques comme Lyndon Johnson, des professionnels proches du groupe, des artistes comme le regretté Little Richard, John Lennon, Hank Marvin des Shadows, George Harrison, Paul McCartney, Brian Jones, Stevie Winwood, Buddy Holly, Gene Vincent, Elvis Presley, Cliff Richard, Bill Haley, Fats Domino... et même le comique Oliver Hardy.

L'album propose donc un lot de chansons signées Lynne, pour l'essentiel, et le moins que l'on puisse dire sur son écot au disque est que son écriture, très mélodieuse, flirte parfois avec l'étrange, sans que ce constat soit pour autant porteur de la moindre connotation négative. Au contraire, c'est délicieusement bizarre. Rappelons que Lynne, à cette époque, a à peine 20 ans sous la toise...

Produit par Eddie Offord et Gerald Chevin, ce premier jet se situe dans la tranches des bons disques de pop psychédélique qui animent les bacs de la fin des 60's.

Du travail bien fait. Original (à l'image du titre d'ouverture The Skeleton And The Roundabout), excentrique, inventif fourmillant de bonnes idées, à la prod' notamment (Happy Birthday/The Birthday)... autant d'arguments qui seront reconduits sur le disque suivant, l'éponyme Idle Race mais que l'on ne retrouve plus sur celui qui clôt le catalogue, Time Is. Et pour cause, Lynne n'est plus dans la maison.

I Like My Toys, Morning Sunshine, Sitting In My Tree, Follow Me Follow, On With The Show, Lucky Man, Pie In The Sky, End Of The Road sont dans un moule identique et contribuent à faire de ce disque le joyau du catalogue d'Idle Race.

Lynne livre ici une copie mémorable qui le situe déjà parmi les grands créateurs du moment. Son indéniable talent et son intelligence méritent autre chose que de faire du rab dans ce format. Il a besoin de mieux pour s'épanouir.

Move l'a bien compris qui cherchera à débaucher plus d'une fois le génial Lynne avant finalement d'arriver à ses fins. Ce marchepied mènera à Electric Light Orchestra, mouture dans lequel Lynne va donner sa pleine mesure (RAZOR©).

 

1. The Skeleton And The Roundabout.

2. Happy Birthday.

3. The Birthday.

4. I Like My Toys.

5. Morning Sunshine.

6. Follow Me, Follow.

7. Sitting In My Tree.

8. On With The Show.

9. Lucky Man.

10. Don't Put Your Boys In The Army, Mrs. Ward.

11. Pie In The Sky.

12. The Lady Who Said She Could Fly.

13. End Of The Road.

Jeff Lynne:guitare,chant.

Greg Masters:basse.

Dave Pritchard:guitare.

Roger Spencer:batterie.

1 vote. Moyenne 5.00 sur 5.