Vanilla Fudge.

BIOGRAPHIE.

VANILLA FUDGE/New York (U.S.A)

 

Vanilla fudge

 

Actif:1966 à 1970,1982 à 1984,de 1987 à 1988,1991,de 1999 à 2014.

Genre:hard rock,blues rock,rock psychédélique,acid rock,heavy metal.

Labels:Atco,Rhino,WorldSound,Escapi.

Site officiel:www.vanillafudge.com

 

Le cuirassé psych-rock.

Dans le grand livre du rock américain, Vanilla Fudge est la pièce qui fait la liaison entre le psychédélisme et le heavy metal. Après que certains pensionnaires des Electric Pigeons (Mark Stein, Tim Bogert et Joey Brennan) aient procédé à sa cessation d’activité et considéré leur avenir sous un autre horizon, le groupe de Long Island éclot en 1967 après avoir récupéré au passage le guitariste Vince Martell.

Vanilla fudge 1

Vanilla fudge 2

Vanilla fudge suiteToujours actifs.

La formation new yorkaise, encore en gestation, est alors cantonnée dans un répertoire de reprises ; elle signe quelques démos convaincantes, avant qu’Atco, la filiale d’Atlantic, ne conclue un accord avec elle, à la condition qu’elle change de nom. Vanilla Fudge est officialisé, ses desseins sont ambitieux.

Le poste de batteur n’y résiste pas, Carmine Appice éjecte du siège Joey Brennan jugé trop limité pour répondre aux aspirations nouvelles du groupe, orientées sur des reprises, mais par n’importe quelles reprises, du Beatles, du Zombies, du Sonny & Cher.

Précurseur du heavy.

A ce stade de leur parcours et de l’avancement du rock, une question vient spontanément à l’esprit. Vanilla Fudge a-t-il un précurseur dans sa démarche qui consistait à s’approprier une chanson, de la parer de nouveaux arrangements puis de la restituer sur un tempo généralement ralenti par rapport à l’original, d’y adjoindre des chœurs et d’entortiller tout ça autour de l’orgue de Stein, le tout baignant dans une lourdeur impressionnante ? Je ne le crois pas.

Toujours est-il que c’est avec ces arguments plutôt gonflés que le quatuor Stein/Bogert/Martell/Appice avance ses premiers pions discographiques.

Vanilla Fudge, l’album éponyme par lequel la formation ouvre sa collection regorge de ce type de performances.

C’est tout simplement stupéfiant de voir avec quel aplomb Vanilla Fudge tord le cou à des classiques, voire les rend difficilement identifiables pour la plupart, carrément méconnaissables pour d’autres. C’est le cas de She’s Not There des Zombies pour lequel il m’a fallu plusieurs écoutes pour le relier à son auteur. Et je ne parle pas de l’adaptation qui est faite du classique de la Motown You Keep Me Hangin’ On que les Suprêmes ont porté au pinacle le 19 novembre 1966.

Vanilla fudge appice

« Vanilla Fudge était un big band influent de son temps. Beaucoup de groupes nous ont écoutés et nous avons influencé beaucoup de groupes. Comme Yes, Emerson Lake & Palmer, Led Zeppelin, Deep Purple et j’en passe. Nos débuts étaient vraiment excitants. » (Carmine Appice)

Préfigure l’excellent Cactus.

Ce créneau musical si unique ne génère pas de retombées immédiates, pas plus qu’il ne déchaîne aussitôt les passions ; la tournée engagée pour promouvoir ce qui est alors une intéressante curiosité va corriger le tir et coaliser les artistes et un public recruté pour l’essentiel chez les hardeux et les Stoner. L’album finit, malgré tout, disque d’or et au sixième rang du Billboard, preuve qu’il y a une clientèle pour ce style. Je m’en exempte.

Vanilla Fudge enchaîne par The Beat Goes On (1968), Renaissance (1968), Near The Beginning (1969) et Rock And Roll (1970). 1970 marque leur fin d’activité, exploitée par Bogert et Appice pour s’en aller former Cactus, une expérience autrement plus intéressante que Vanilla Fudge dans un registre similaire. Vanilla Fudge est toujours en vie en 2014, avis aux amateurs. (RAZOR©).

DISCOGRAPHIE 60'S.

LP Studio 1 - 1967

 

Vanilla fudge lp 67

 

VANILLA FUDGE

VANILLA FUDGE – 1967  3,5/5

 

Publié en août 1967.

Produit par Shadow Morton.

Durée:42:41.

Label:Atco (U.S.A),Polydor (U.K).

 

Courageux et gonflé.

 

Vanilla Fudge, pour ses débuts chez Atco, la filiale d’Atlantic d’Ertegun, relève la gageure de placer son premier LP éponyme (en écoute intégrale ici) dans le top ten du Bilboard et ce, avec un répertoire composé de reprises de morceaux empruntés aux Beatles, Zombies, Sonny & Cher ou Suprêmes.

Vanilla Fudge jouit d’une belle popularité sur l’American East Coast et son premier jet y contribue fortement, de par son originalité et sa lourdeur. La particularité de ce LP réside dans la façon dont Vanilla Fudge traite les titres repris, en les étirant, en les ralentissant et en les dotant d’arrangements surprenants.

Dominé par l’orgue de Mark Stein, ce disque éponyme permet de prendre un premier contact avec une section rythmique anthologique, certainement la meilleure et la plus technique qui ait jamais existé dans le rock. Elle est constituée de Tim Bogert et de Carmine Appice, les futurs Cactus et les 2/3 du Beck Bogert Appice qui suivra.

Le projet de détourner des œuvres pop comme Ticket To Ride et Eleanor Rigby des Beatles, pop baroque comme Shere’s Not There des Zombies ou, mieux encore, R & B comme le classique de la Motown You Keep Me Hangin’ est ambitieux, pour ne pas dire culotté.

C’est osé mais, au final, les adaptations se révèlent plutôt gagnantes même si l’enchaînement de ce répertoire lourdingue et parfois discutable (Bang Bang) s’avère, au bout d’un moment, redondant et limite casse-burnes.

Les chœurs sont parfois surabondants, l’orgue est parfois trop omniprésent et les reprises exagérément étirées ; c’est parfois pesant mais, pour un premier album, c’est courageux et créatif. C’est ce que je retiens en priorité (RAZOR©).

 

1. Ticket to Ride.

2. People Get Ready.

3. She's Not There.

4. Bang Bang.

5. STRA (Illusions of My Childhood—Part One).

6. You Keep Me Hangin' On.

7. WBER (Illusions of My Childhood—Part Two).

8. Take Me for a Little While.

9. RYFI (Illusions of My Childhood—Part Three).

10. Eleanor Rigby.

11. ELDS.

 

Carmine Appice:batterie,chant.

Tim Bogert:basse,chant.

Vince Martell:guitare,chant.

Mark Stein:chant,claviers.

LP Studio 2 - 1968

 

Vanilla fudge the beat goes on

 

VANILLA FUDGE

THE BEAT GOES ON – 1968  2/5

 

Publié en février 1968.

Produit par Shadow Morton.

Durée:49:16.

Label:Atco.

Genre:rock psychédélique,rock expérimental,heavy metal,hard rock.

 

Raté et ennuyeux.

 

Je ne vais pas vous le cacher plus longtemps, vous l’avez certainement deviné dans mon propos liminaire sur les new yorkais, mais Vanilla Fudge n’est pas vraiment ma tasse de thé. Autant ce qui suit, avec Cactus et Beck Bogert Appice, m’intéresse, autant je n’en pince pas vraiment pour ce groupe dont je lui reconnais la particularité d’être alors le seul à opérer dans un registre de reprises aussi torturées. C’est sa marque de fabrique et convenons qu’elle a le mérite d’être couillue. Il semblerait que ça plaise puisque Vanilla Fudge se constitue rapidement un panel de fans assez conséquent.

En classant The Beat Goes On (en écoute intégrale ici), son deuxième album de 1968, au dix-septième rang des charts, Vanilla Fudge enfonce le clou. Sa musique est ambitieuse, mais séduit. Pas tout le monde, je ne me sens personnellement pas trop d’affinités avec ce style expérimental déconcertant, brodé autour de l’orgue de Stein, rehaussé de chœurs parfois gonflants et sur un tempo qui favorise l’endormissement à court terme.

Avec The Beat Goes On, je ne suis pas loin d’avoir été confronté au pire album de cette année 1968. Quand on connaît le talent et l’histoire de ce groupe, on en arrive à se demander à quoi rime ce collage de sons, de voix des grands dirigeants de ce monde, ce mélange prétentieux d’hommage aux Scarabées, de musique classique, ces partitions de sitars, tablas et autres, ces récitations de mantras et de réflexions.

Accordons à ce groupe une imagination débordante et de l’ambition, mais en l’occurrence,  le projet, sorte d’album-concept, est pompeux. Cette délirante et confuse combinaison de pop, rock, psychédélique et classique entrecoupée de discours historiques (Churchill, Roosevelt…) et scindée en 4 phases, est incontestablement ratée et n’offre rien de réellement intéressant à se mettre sous la dent. Si ça, c’est ce qu’ils ont fait de mieux, alors je rentre dans les ordres… c’est d’un ennui et d’un mauvais goût, j’vous dis pas. L’expérience est à oublier au plus vite. Chez Vanilla, y a mieux ! (RAZOR©)

 

Face 1.

1. Sketch.

2. Intro:The Beat Goes On.

3/a. Eighteenth Century:Variations On A Theme By Mozart:Divertimento No. 13 In F Major.

3/b. Nineteenth Century:Old Black Joe.

3/c. Twentieth Century:Don't Fence Me In.

3/d. 12th Street Rag.

3/e. In The Mood.

3/f. Hound Dog.

3/g. The Beatles:I Want To Hold Your Hand/I Feel Fine/Day Tripper/She Loves You.

4. The Beat Goes On.

5. Beethoven:Fur Elise & Moonlight Sonata.

6. The Beat Goes On.

 

Face 2.

1. The Beat Goes On.

2. Voices In Time.

3. The Beat Goes On.

4a. Merchant/The Game Is Over: Vince.

4b. Merchant/The Game Is Over: Tim.

4c. Merchant/The Game Is Over: Carmine.   

4d. Merchant/The Game Is Over: Mark.       

5. The Beat Goes On.

 

Carmine Appice:batterie,chant.

Tim Bogert:basse,chant.

Vince Martell:guitare,chant.

Mark Stein:chant,claviers.

LP Studio 3 - 1968

 

Vanilla fudge renaissance

 

VANILLA FUDGE

RENAISSANCE – 1968  3,5/5

 

Publié en février 1968.

Produit par Shadow Morton.

Durée:40 :59.

Label:Atco.

Genre:rock psychédélique,acid rock,hard rock.

 

Pas la peine d’en faire des tonnes.

 

Rien à dire contre le premier album, Vanilla Fudge installe son style audacieux. Oser est payant et cette audace me plaît, bien plus que l’effet qui en découle. Mais dans l’ensemble, c’est jouable. The Beat Goes On, plus expérimental et pour lequel le terme d’album concept est avancé, par contre, c’est le flop total.

Trop pompeux comme si Vanilla Fudge s’était vu soudainement pousser une couille supplémentaire, il est plus un laboratoire pour tenter quelques hardiesses. Résultat des courses ; il est raté de chez raté. On pardonnera volontiers à ce quatuor de tenter, même si c’est souvent brouillon et qu’il s’avère que le costume est trop grand pour lui.

Renaissance (en écoute intégrale ici) est le troisième étage du développement des new yorkais. Psych à donf, il paraît, en juillet 1968. Le constat qui vient immédiatement à l’esprit : c’est leur meilleur. Pas besoin de sortir de Saint Cyr pour s’en apercevoir. Sur ce disque, les reprises s’effacent au profit d’une écriture collégiale. Signe que les reprises de Pierre Paul et Jacques, ça va un temps mais à la longue, faut se hausser du col et passer à la vitesse supérieure. Progresser, grandir quoi.

5 des 7 titres de Renaissance vont dans ce sens, mais pour une fois, l’une des deux pièces reprises Season Of The Witch (Donovan) a mes faveurs, ce qui n’était pas le cas dans les œuvres précédentes. Le répertoire ici collecté s’écoule décemment jusqu’à ce dernier titre qui tient incontestablement la vedette ici.

The Sky Cried/ When I Was A Boy, ainsi que l’introspectif Thoughts figurent parmi les autres bonnes surprises du disque. Les autres pistes ont de la qualité, mais pas suffisamment pour porter Renaissance au-delà de 3,5/5. Pour une fois que l’album est cohérent sur toute sa durée, c’est dommage.

Par contre, les musiciens ne surprennent pas : Vince Martell est bon guitariste, la rythmique implacable, et Stein, un organiste aux doigts experts. Renaissance est bien le meilleur jet de Vanilla Fudge, mais pas non plus un produit digne de 4 ou 5 étoiles comme j’ai pu le voir (RAZOR©).

 

1. The Sky Cried / When I Was A Boy.

2. Thoughts.

3. Paradise.

4. That's What Makes A Man.

5. The Spell That Comes After.

6. Faceless People.

7. Season of the Witch.

 

Carmine Appice:batterie,chant.

Tim Bogert:basse,chant.

Vince Martell:guitare,chant.

Mark Stein:chant,claviers. 

LP Studio 4 - 1969

 

Vanilla fudge near the beginning

 

VANILLA FUDGE

NEAR THE BEGINNING – 1969  3/5

 

Publié en février 1969.

Produit par Vanilla Fudge.

Durée:44:10.

Label:Atco.

Genre:rock psychédélique,hard rock.

 

Ne décolle jamais.

 

La pochette ne trompe personne. Les quatre membres photographiés individuellement sur scène annoncent la couleur : il y a de la vie dans Near The Beginning (en écoute intégrale ici), sorti en 1969. De la vie, du live quoi. Du live et du changement en ce sens que Vanilla Fudge publie un album hybride (studio/live) et que, pour le changement, le style passe de rock psychédélique à rock pur et dur.

Côté studio, trois pièces. Martell, Stein, Bogert et Appice y font étalage de belles dispositions techniques, envoient un gros son et développent une musique d’une belle intensité (Shotgun, Some Velvet Morning, Where Is Happiness), mais dépourvue d’imagination. Sans la petite parcelle d’originalité attendue à chaque instant et qui ne vient jamais, ce Vanilla Fudge s’écoute mais ne s’apprécie pas vraiment. Comme le travail en studio précédent, Renaissance, il ne décolle jamais.

La face live est occupée par un titre de plus de 23 minutes, Break Song, qui a pour seul intérêt de faire mousser son batteur part dans une prestation nombriliste, vite chiante et qui, à trop vouloir montrer les muscles, sombre dans un ennui total. Pourtant, le titre qui sert de vitrine à Appice, également à l’écriture ici (Where Is Happiness), a de la gueule dans son ensemble. A l’heure du verdict, Near The Beginning prend place parmi les meilleurs LP de Vanilla Fudge. Pas compliqué compte tenu de la passabilité de son catalogue (RAZOR©).  


1. Shotgun.
2. Some Velvet Morning.
3. Where Is Happiness.
4. Break Song.


Carmine Appice:batterie.

Tim Bogert:basse.

Vince Martell:guitare,chant.

Mark Stein:orgie,claviers,chant.

LP Studio 5 - 1969

 

Vanilla fudge rock roll

 

VANILLA FUDGE

ROCK AND ROLL – 1969  2/5

 

Publié en septembre 1969.

Produit par Adrian Barber.

Durée:60:11.

Label:Atco.

Genre:hard rock,rock psychédélique.

 

Plus dure est la chute.

 

Dernière marche discographique avant que Vanilla Fudge ne se sépare et que, dans la foulée, naisse Cactus avec la présente section rythmique (Bogert/Appice), formation autrement plus juteuse que celle qui nous réunit une ultime fois, Rock And Roll (en écoute intégrale ici) traîne beaucoup de casseroles.

Vous avez vu sa pochette ? Damned ! Dans le rock, elle compte parmi les plus simplistes, du genre de celles pour lesquelles le graphiste peut se gratter pour se faire payer. Non mais, allo quoi ? T’es un graphiste et t’as pas d’idées ? Faut vraiment être un zinzin de Vanilla Fudge pour s’arrêter sur ce truc. Le mieux, c’est que Bogert et Appice ont dû faire appel au même branquignol pour pondre la couverture de leur seul LP studio sous Beck Bogert Appice (1973). NAC ! Nulle à chier.

Le titre, Rock And Roll, en dehors du fait que l’équipe créative ne s’est vraiment pas foulé des masses pour l’accroche, a au moins le mérite d’annoncer la tonalité du disque, dès fois que…

Remarquez, elle est à l’image de son contenu, guère plus inspiré. Seul un inconditionnel des new yorkais y jettera son dévolu. Et encore, pour compléter sa collec’.  

Le LP précédent annonçait, dans son titre, être près du début (Near The Beginning). C’est plutôt près de la fin qu’il faut positionner celui-ci. Près de la sortie, de la fin de cycle. Ce disque est négligé et passe complètement à côté du sujet

Il faut dire qu’à cette époque, Bogert et Appice pensent plus à fonder leur « supergroup » avec Jeff Beck et ont visiblement mieux à faire que de consacrer à ce Rock And Roll. Martell et Stein, les laissés-pour-compte du Vanilla Fudge en sont à s’inquiéter de leurs avenirs respectifs.

Aucun indicateur n’est donc au vert au moment de l’enregistrement de ce cinquième album (septembre-octobre 1969) en deux ans, lequel ne marque pas les annales du rock. Il renferme toutefois certaines chansons écoutables, pour rester courtois. Mais l’on en a vite fait le tour.

Le rock Need Love, au rythme trépidant, sans être génial, parvient à tirer son épingle du jeu. Martell y sert le plomb au chant. Lord In The Country ne révolutionne rien, mais a le méride d’exister. Il manque une étincelle à la reprise de Carole King, I Can’t Make It Alone, pour vraiment sortir la tête de l’eau. Street Walking Woman est du bon rock mais aux relents de réchauffé. Finalement, The Windmills Of Your Mind (de Michel Legrand), dans son enrobage grunge-hard rock, est celui qui s’en sort le mieux. Mais il sonne Rare Bird, ce groupe qui a sorti Sympathy cette même année 69.

Soyons sérieux, il n’y a, ici, pas de quoi fouetter un chat. Triste sortie d’un groupe populaire un peu trop aventureux, qui, malheureusement, ne fait rien pour le Rock And Roll dans ce qui est leur affligeante dernière copie. Aucun intérêt donc (RAZOR©).

 

1. Need Love.

2. Lord In The Country.

3. I Can't Make It Alone.

4. Street Walking Woman.

5. Church Bells Of St. Martins.

6. The Windmills of Your Mind.

7. If You Gotta Make A Fool Of Somebody.

 

Carmine Appice:batterie,chant.

Tim Bogert:basse,chant.

Vince Martell:guitare,chant.

Mark Stein:chant,claviers.

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