Writing On The Wall.

BIOGRAPHIE.

 

WRITING ON THE WALL/Edimbourg (Ecosse)

 

Wrting on the wall 69

 

Actif entre 1968 et 1973.

Labels:Middle Earth, Ork, Akarma records.

Genre:rock psychédélique,heavy metal,rock progressif.

 

Quand l'Ecosse bascule dans le heavy psych.

Writing On The Wall, entre 1967 et 1973, a été un digne représentant du heavy rock psychédélique britannique. Pas loin de toucher à la célébrité en raison de l'attention que lui portait le DJ en vogue du moment, John Peel, pour avoir ouvert pour les prestigieux Cream et Black Sabbath et joué aux côtés de Wishbone Ash, des Byrds et d'Arthur Brown, le groupe originaire d'Ecosse a tout connu en six ans : les radios, les plateaux de TV, les salles pleines, les tournées internationales, les studios d'enregistrement et même le mythique Marquee londonien, dont il occupa la scène à deux reprises.

Writing on the wall 2Lourdeur, tenues extravagantes, théâtralité...

Writing on the wall 1Writing On The Wall : 1968/73.

Writing on the wall meadows festival 68 69Au Meadows Festival 1968.

Writing on the wall now jimmy wullie jake billDe franches retrouvailles.

2015 : The Rockfield Sessions.

Hélas, en 1973, alors que le groupe joue au Kentish Town de Londres, il est victime du vol de sa camionnette chargée de tout l'équipement. Writing On The Wall ne s'en remettra jamais.

La perte de son matériel referme l'histoire de ce groupe qui, faute de moyens pour racheter instruments et amplis, se voit contraint de mettre la clef sous le paillasson.

Pire, deux semaines avant ce vol, les scottish enregistrent une maquette de 7 titres, mais les bandes en question disparaissent aussi. Heureusement elles ont depuis resurgi du fond d'un grenier pour être éditées en 2015 sous l'identité de The Rockfield Sessions.

Auteur d'un seul album studio durant son activité (The Power Of The Picts – Middle Earth/1969), Writing On The Wall est très apprécié et très suivi chez lui à Edimbourg.

Il est un des rares groupes écossais à avoir tenu son rang sur la scène anglaise en développant un rock psychédélique lourd et prog, un peu comparable à Cactus, mais malheureusement de qualité très inégale.

Sur les cendres de The Jury.

Le groupe prend initialement le nom de The Jury (1966) où il évolue dans un style soul, avant de prendre la direction de Londres et d'opter pour une approche plus lourde, psychédélique et progressive avec son passage sous l'étendard de Writing On The Wall, au début de l'année 1968.

Il se constitue autour de Linnie Patterson (chant), décédé en 1989, de Willy Finlayson (guitare) auquel succède Robert Smith (1969), de Jake Scott (basse), Jimmy Husch (batterie) et Bill Scott (claviers).

Le sulfureux Middle Earth.

Son déménagement dans la capitale lui donne l'opportunité de fouler la place underground londonienne et de se produire régulièrement au sulfureux mais influent Middle Earth, club hippie de Covent Garden tenu par Paul et Brian Waldman, où John Peel officie comme DJ jusque mi 1968.

Brian Waldman devient alors le manager du groupe. Avec David Howson, celui-ci fonde également un label, Middle Earth Records.

Une session est alors enregistrée fin 68 à la BBC (une autre suivra en 1971) où règne le même John Peel. Ces enregistrements sont complétés par une démo live destinée à promouvoir le groupe et à décrocher un contrat d'enregistrement.

Gros potentiel scénique.

Le label mis en place par Waldman lui permet de donner le jour à The Power Of The Pics, LP qui, mal produit, n'intéresse pas vraiment le public anglais mais qui trouve un écho favorable auprès des fans écossais.

Ce qui n'enlève rien aux qualités de cette formation au potentiel scénique avéré, au regard de son originalité, de sa théâtralité, de ses tenues extravagantes, de sa lourdeur et de son énergie et restée populaire auprès des anglais. Ses atouts en public lui permettent de durer quelques années et de compenser un répertoire peinant à se renouveler faute de nouveaux originaux.

Writing on the wall jake scott

« J'ai de grands souvenirs de l'époque Writing On The Wall. Nous avons réalisé ce que nous voulions faire alors, même si nous n'avons pas gagné d'argent. Cette expérience nous a permis de voir du pays et sans le groupe, qui aurait pu imaginer aller au Brésil un jour ? » (Jake Scott)

De 1968 à 1973.

Writing On The Wall s'essouffle alors et les quelques turn-over commencent à affecter la stabilité du groupe lequel revient à un line-up classique : celui des débuts sous The Jury. Un second LP est enregistré en 1972 qui reste lettre morte, puis un ultime single, Man Of Reknown/Buffalo, l'année suivante pour Pye Records.

Le groupe est alors victime du vol évoqué par ailleurs au bout de 5 ans de carrière et dont on connaît les conséquences. Depuis, grâce à la numérisation, Writing On The Wall est réapparu (2007) dans les bacs des disquaires dans une version CD élargie et complétée par des titres inédits, dont la qualité corrobore tout la belle impression que les scottish ont laissée entre 1968 et 1973 (RAZOR©).

DISCOGRAPHIE 60'S.

LP Studio unique - 1969

 

Writing on the wall the power of the picts 69

 

WRITING ON THE WALL

THE POWER OF THE PICS – 1969  3,5/5

 

Publié en 1969.

Produit par Dave Howson.

Durée:42:05.

Label:Miggle Earth Records.

Genre:heavy metal,heavy psych.

 

Dans l'esprit de l'époque.

 

Dans le genre groupe des 60's oublié, Writing On The Wall se pose là ! Les écossais d'Edimbourg ont été une des belles démonstrations de hard rock/heavy metal/heavy psych du Royaume-Uni. En Ecosse, ils avaient pignon sur rue mais ont eu la malchance de se faire taxer le matos alors qu'ils s'étaient préalablement saigné comme des malades pour s'acheter le minimum syndical techique.

Produit et enregistré avec des petits moyens, le seul album qui leur est crédité, The Power Of The Picts (en écoute intégrale ici), sorti en 69, tient la dragée haute à bon nombre de productions vyniliques sorties de ce temps-là. Sans faire preuve d'un génie qu'ils n'ont pas, les membres de la formation scottish n'en sont pas moins pourvus de beaucoup de bonne volonté et de talent.

Originaux, créatifs, drôles même, ces nordistes grands-bretons décochent ici une salve blues-rock psyché remarquée mais pas unique puisque dans le ton de que que font alors les groupes british de la fin des 60's. Ajoutez-y quelques dérives prog et un son qui s'installe alors mais qui se cherche encore, et vous avez le profil de ce à quoi Writing On The Wall vous convie ici.

Obscur et parfois un chouia ambitieux, emmené par une guitare furieuse et par un Hammond sauvage et qui se montre (les Doors et Traffic font des émules), par un chant un peu trop théâtral, ce disque souffre surtout de l'absence de mélodies mémorables et d'un son fadasse. Les ambitions de départ font vite pschitt. Dommage.

The Power Of The Picts ne m’a pas fait grimper aux rideaux, ce que son démarrage pouvait laisser espérer. On se contentera de bon album de rock pour qualifier cette publication qui échantillonne bien l'esprit de l'époque.

Mrs Cooper’s Pie, Ladybird, Aries et Bogeyman, tous placés en tête de wagon, sont les rescapés d’un LP qui n’a rien de révolutionnaire mais qui s'écoute (RAZOR©).

 

1. It Came On A Sunday.

2. Mrs. Cooper's Pie.

3. Ladybird.

4. Aries .

5. Bogeyman.

6. Shadow Of Man.

7. Taskers Successor.

8. Hill Of Dreams.

9. Virginia Waters.

 

Jimmy Hush:batterie.

Willy Finlayson,Robert Smith:guitare.

Linnie Patterson:chant.

Bill Scott:claviers.

Jake Scott:basse.

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