Big Jim Sullivan.

BIOGRAPHIE.

 

BIG JIM SULLIVAN/Angleterre.

 

Big jim sullivan

 

Né James George Tomkins, dit Big Jim Sullivan.

Né le 14 février 1941 à Uxbridge (Angleterre).

Mort le 2 octobre 2012 à Billinghurst (Angleterre).

Actif entre 1958 et 2012.

Guitariste,arrangeur,musicien de sessions.

Genre:rock,pop,pop-rock,jazz.

 

Le session-man le plus porteur du rock.

Non seulement il a passé toute sa carrière à jouer pour les autres, mais il a surtout tout joué. Guitariste de sessions, l’anglais Big Jim Sullivan a contribué, à raison de quasiment trois sessions par jour, à tout ce que le rock stocke de genres et de styles dans sa soute, basculant du rockabilly  au jazz, du jazz à la country, de la country au blues, etc…

Big jim sullivan 1

Big jim sullivan 2

Dans un parcours professionnel commencé en 1958 et à l’âge de 16 ans, alors qu’il n’a que deux ans de guitare derrière lui, James George Tomkins, dit Big Jim Sullivan pour sa surcharge pondérale, a pris part à plus de 1000 chansons.

Dans cet impressionnant lot de titres, plus d’une cinquantaine de ces enregistrements ont fini en tête des charts dans les années 60 et 70.

Bowie,Page,Faithfull,Zappa,Gainsbourg...et Johnny.

On retrouve Big Jim Sullivan dans le giron de David Bowie (Space Oddity), de Shirley Bassey (Goldfinger), de Tom Jones (What’s New Pussycat), de Dusty Springfield, Marianne Faithfull, Mary Hopkin, avec Johnny Hallyday, Alexis Korner, Georgie Fame, les Everly Brothers, Little Richard, Del Shannon, Jimmy Page, sur les LP de Donovan, Marmalade, des Tremoloes, de Long John Baldry, de George Harrison, Amazing Blondel, sur Melody Nelson de Gainsbourg ou 200 Motels de Zappa.

Un pionnier de la technique.

Jusqu’à la mort d’Eddie Cochran en 1960, celui que l’on surnomme le Monstre Electrique a collaboré avec le légendaire rocker.

Avec Gene Vincent aussi.

Il a tourné avec Tom Jones entre 69 et 74, enseigné la guitare à Ritchie Blackmore (Deep Purple), a été un pionnier de la wah-wah (1961) et un des premiers à utiliser la talkbox, voies dans lesquelles se sont engouffrés notamment et grâce à lui, Keith Richards et Eric Clapton pour l’une, Jeff Beck (reprise de She’s A Woman sur Blow By Blow) ou Peter Frampton (Show Me The Way et Do You Feel Like We Do) pour l’autre. Par ailleurs, avec les musiciens en pointe du moment, Pete Townsend, Ritchie Blackmore et Jimmy Page, Big Jim Sullivan n’a cessé de bouger l’entreprise d’amplis Marshall pour qu’elle développe les meilleurs produits.

Big jim sullivan 3

« Nous faisions 3 séances par jour, jour après jour. Je n'ai jamais passé un Noel à la maison pendant une dizaine d’années. Je n'ai jamais pris de vacances pendant des années. Chaque jour était comme un jour différent, mais pour les autres, pas pour moi. Je travaille maintenant pour moi et je profite de chaque minute. » (Big Jim Sullivan)

Actif jusqu'à sa mort.

Arrangeur pour le Tommy orchestral des Who (1972), celui qui fut ami avec le King, après sa période Jones, a fondé une compagnie de disques (Retreat records) sur laquelle il publie une poignée de LP solos entre 68 et 74, puis trois autres sous Tiger, très bon groupe de blues-rock anglais monté avec Les Walker et Nicky Moore.

Le big band allemand James Last Orchestra lui permet entre 1978 et 1987 de vivre décemment de la musique avant qu’il ne devienne un compositeur de musiques de films et de jingles publicitaires. Quelques concerts par ci, par là le font rester actif jusqu’à sa mort en 2012, des suites d’une maladie de cœur et de complications dues au diabète (RAZOR©). 

DISCOGRAPHIE 60'S/70'S.

LP Studio 1 - 1968

 

Big jim sitar beat 1967

 

BIG JIM SULLIVAN

SITAR BEAT – 1968  4/5.

 

Publié en 1968.

Produit par Lou Reizner.

Durée:30:42.

Label:Mercury,RPM Records.

Genre:rock,pop,jazz.

 

Le session-man le plus demandé du rock.

 

C’est bien connu : les enterrements rameutent la famille autour de la dépouille. Celle du rock ne diffère en rien des autres. Il aura fallu son décès début octobre de l’année 2012 pour que le guitariste de sessions  anglais, Big Jim Sullivan, pas le plus connu auprès du public malgré un pédigrée impressionnant que l’on a tendance à oublier, fasse reparler de lui.

Big Jim Sullivan, dans les années 60/70, aura été le « session man » le plus sollicité du rock. Plus de 1000 chansons, dont 55 décrocheront les lauriers suprêmes, lui sont associées. Des Kinks (You Really Got Me), à Marianne Faithfull (As Tears Go By), en passant par Tom Jones (What’s New Pussycat), David Bowie (Space Oddity), Donovan (Catch The Wind), le thème de Goldfinger, le James Bond interprété par Shirley Bassey, ou en passant par Gainsbourg, James Tomkins (ou Tompkins) pour l’état civil, est un des guitaristes les plus influents du milieu et l’un des pionniers de la talkbox, de la fuzzbox et de la wah-wah dans la musique.

Il est connu pour avoir été l’instructeur de Steve Howe (Yes) et surtout de Richie Blackmore (Deep Purple), mais aussi pour être, à cette époque, un des seuls musiciens à pouvoir pratiquer à haut niveau le sitar. Dans un emploi du temps consacré essentiellement aux autres, Big Jim Sullivan sort sous son nom trois albums dans les années 60/70 : Sitar Beat (1968), Sullivan Plays O’ Sullivan (1971) et Big Jim’s Back (1974).

Sitar Beat (en écoute intégrale ici) vaut plus que les deux autres dans la mesure où il dévoile magnifiquement la maîtrise technique incomparable de l’artiste britannique dans le maniement de cet outil musical d’origine indienne.

En revisitant à sa manière (et en incluant quelques compositions de son crû), au son de son seul instrument, les chansons en vogue à cette période (She’s Leaving Home, A Whiter Shade Of Pale, Sunshine Superman, Within You Without You…), Big Jim Sullivan popularise et crédibilise la pratique du sitar auprès d’un public alors sceptique sur sa transposition dans le rock.

Ok, je vous l’accorde, ça fait un peu « old fashioned » aujourd’hui, mais à l’heure du souvenir et du recueillement, il convient de garder en mémoire son incroyable parcours et que, si ce type de précurseurs n’avaient pas défriché le terrain, le rock n’en serait pas là aujourd’hui. A prendre donc, comme il se doit. Avec respect, même si ça semble dépassé (RAZOR©).

 

1. She's Leaving Home.

2. Sunshine Superman.

3. A Whiter Shade Of Pale.

4. LTTS.

5. The Koan.

6. Tallyman.

7. The Sitar And The Rose.

8. Translove Airways (Fat Angel).

9.  Within You Without You.

 

Big Jim Sullivan:sitar.

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