Bonnie Bramlett.

BIOGRAPHIE.

 

BONNIE BRAMLETT/Illinois (USA)

 

Bonnie bramlett intro

 

Née Bonnie Lynn O'Farrell, le 8 novembre 1944 à Granite City (Illinois).

Dite Bonnie Bramlett ou Bonnie Sheridan.

Active depuis 1965.

Labels:Stax,Elektra,Atco,CBS,GNP Crescendo,Capricorn,Refuge,Raven.

Genre:rock,blues-rock,funk,soul,R & B,southern rock,folk-rock,pop-rock,jazz.

Site Internet:www.bonniebramlett.com

 

Une femme qui force le respect et suscite l'admiration.

On connaît mieux Bonnie Bramlett pour son parcours en qualité de membre du duo Delaney & Bonnie, groupe constitué avec son mari, le légendaire Delaney Bramlett, et ce, bien que cette formation ait souvent été mise sous l'éteignoir par les amis prestigieux qui ont contribué à ses projets : Eric Clapton, George Harrison, Dave Mason, Leon Russell et Duane Allman.

Ce que l'on sait moins de la dame, c'est qu'avant d'en arriver à évoluer dans ce monstrueux band du rock des 60's/70's, elle était d'abord une Ikette. En intégrant les choeurs du sulfureux Ike Turner et de sa Tina, la native de l'Illinois devient aussi la première femme de race blanche à être enrôlée par une formation noire. Pas longtemps certes, mais au milieu des 60's, Bonnie Bramlett fait néanmoins partie, pendant deux semaines, de la tournée des Turner, en remplacement de Jessie Smith.

Elle a alors 16 ans et une voix déjà remarquable. Cet argument si spécifique ne laisse pas insensibles les gens du milieu qui se pressent pour enregistrer avec elle. Dont Keith Richards, qui bien que n'ayant jamais travaillé à ses côtés, dit à son endroit que, s'il n'était pas déjà marié, il épouserait cette voix unique. Pour le mythique guitariste des Stones, les gens doivent entendre ça, tant c'est beau. Bonnie Bramlett force le respect, suscite l'admiration et l'amour des siens et de ses proches qu'ils soient stars ou non.

Aujourd'hui encore, malgré l'avancée dans l'âge, les fatigues et abus accumulés par sa vie très rock and roll, Bonnie défie encore droit dans les yeux les chanteuses de la nouvelle génération. Il se pourrait bien que, pendant encore quelques années, elle leur donne toujours quelques leçons, tant la passion continue à l'habiter à chacune de ses sorties...

Bonnie bramlett soloUne femme qui mérite le respect.

Bonnie bramlett nowPlus que jamais active...

Bonnie bramlette et delaneySa rencontre avec Delaney Bramlett...

Bonnie bramlett friends...en fait une des stars du rock.

Bonnie bramlett solo 2Une carrière solo après Delaney & Bonnie...

Bonnie bramlett 1...menée de main de maître.

Bonnie bramlett lpOn Tour, une oeuvre majeure du rock des 70's.

Chanteuse dès l'âge de 13 ans.

Venue au monde à Granite City (Illinois), ville industrielle à une grosse vingtaine de kilomètres au nord de St. Louis (Missouri) et en bordure du Mississippi, Bonnie Bramlett y passe aussi son enfance au milieu d'une famille où le chant et la musique tiennent toute leur importance.

Ses premières influences sont familiales, sa mère notamment qui ne s'opposera jamais à ce que sa fille devienne aussi chanteuse. C'est d'ailleurs ce que la jeune Bonnie a alors en tête, influencée en cela par ses expériences initiales à la chorale de l'église de Granite City, ses premiers chants, pieds nus (on la surnommait alors Barefoot Bonnie), dans la taverne où, à 12 ans, elle accompagne son père métallo, et par les apparitions sur le petit écran de Mahalia Jackson, reine du gospel, et de Pearl Bailey, star de Broadway.

Elle lance sa carrière musicale alors qu'elle affiche à peine 13 ans. Seule, avec d'autres ou avec des figures du blues déjà bien établies. Son école, c'est la rue et les terrasses des cafés, les tavernes, les restaurants et cabarets du quartier animé de Gaslight Square (Central West End/St.Louis), foulé par les Kerouac et Ginsberg et par lequel les Miles Davis, Barbra Streisand ou les Smothers Brothers passent aussi. Son apprentissage, elle le fait le soir dans les clubs d'East St.Louis où l'ado va d'abord commencer par soutenir les légendes du R & B que sont Albert King et Little Milton ou la chanteuse locale de soul, Fontella Bass.

D'Ikette à Miss Bramlett.

Puis elle croise la route d'Ike Turner dont elle intègre les Ikettes au milieu des 60's. Bien que réticente, la maman donne son accord pour que Bonnie, histoire de dépanner et de remplacer au pied levé la démissionnaire Jessie Mae Smith, parte en tournée quelques jours dans le Sud avec les Turner ; Ike se montre très paternel avec sa protégée et lui apprend le métier, mais ne la conserve toutefois pas dans son effectif. Elle revient un temps chez elle avant de repartir sur Los Angeles, persuadée que c'est en Californie que se situe son avenir professionnel.

Pas faux, parce qu'après avoir tenté sa chance seule, puis en duo avec Sam The Soul, elle va y rencontrer Delaney Bramlett. Sa carrière et sa vie vont alors radicalement changer.

Employé à animer les soirées du Palomino Club de North Hollywood, ce dernier vient d'être contacté par Jack Good, producteur de télévision britannique, pour intégrer, au sein des Shindogs, un spectacle télévisé pilote (Shindig) pour American Broadcasting Company.

Les Shindogs sont alors le groupe-maison de ladite émission TV, pré-enregistrée au niveau de la musique et chorégraphiée (par les Shin-Diggers) selon les besoins, les artistes invités cherchant eux à synchroniser au mieux leurs mouvements de lèvres avec les paroles (play back). Tout le gratin pop et rock du moment transite par cette émission culte qui, pendant deux ans, occupe quotidiennement un créneau télévisé en prime time.

Au sein des Shindogs, présents sur tous les épisodes à faire semblant de jouer, on retrouve des musiciens qui vont marquer la musique et devenir des acteurs de sessions légendaires du rock comme Larry Knechtel, James Burton, Glen D. Hardin, Chuck Blackwell ou Joey Cooper (voire Leon Russell et Billy Preston).

Le guitariste et auteur-compositeur Delaney Bramlett vient compléter un groupe maintenu jusqu'à l'arrêt de l'émission (janvier 1966). Les Shindogs sont alors de véritables stars et décident de profiter de leur popularité sur les routes américaines.

A l'occasion d'un ultime concert au bowling Carolina Lanes d'Ingelwood (Los Angeles Airport), Bonnie Lynn O'Farrell fait la connaissance de Delaney Bramlett (1967). Celle-ci se produit au même concert sous l'identité du duo Sam The Soul and Bonnie Lynn. Quelques jours plus tard, le couple est marié ; Bonnie Lynn O'Farrell s'appelle désormais Bonnie Bramlett (1967).

Une des plus belles pages du rock s'annonce alors.

Leur union, bien qu'éphémère (6 ans) et peu exposée dans les médias, génèrera une des plus belles et des plus intéressantes pages du rock. Au côté de son homme, elle contribue à tisser une musique et un son pour lesquels Eric Clapton en personne va littéralement fondre.

L'anglais, subjugué par l'approche de Delaney, dépouillera même les Friends de Delaney & Bonnie de certains de ses éléments pour monter Derek & The Dominos (Carl Radle, Bobby Whitlock, Jim Gordon). Cette histoire prend naissance chez Stax Records, Delaney & Bonnie étant du même coup le premier groupe blanc à intégrer un label noir.

Leurs débuts discographiques passent par l'album Home (mai 1969), enregistré courant 1968, pour l'essentiel à Memphis, avec des musiciens et une matière qui portent l'identité de la maison Stax. Par cet excellent disque, de ce fait plus soul que rock, Delaney & Bonnie (enceinte de sept mois) imprime déjà sa patte soul-rock, une dominante dans la discographie qui suit.

Les grandes chansons sont déjà légion et Delaney Bramlett y fait valoir d'indéniables talents d'auteur-compositeur. Si le succès ne vient pas, l'album, un peu trop ancré dans le style Memphis/Muscle Shoals, lance parfaitement le partenariat conjugal, mais pas avec Stax qui ne sait pas trop comment s'y prendre pour promouvoir des artistes blancs. L'avenir s'appelle donc Elektra, avec lequel le duo peut envisager une orientation artistique plus personnelle et moins contrainte.

Delaney & Bonnie : une attraction majeure.

Celle-ci s'opère dès Accept No Substitute (juillet 1969), appelé aussi The Original Delaney & Bonnie & Friends, en référence au groupe nouvellement constitué avec un noyau d'amis comme Leon Russell, Carl Radle, Bobby Whitlock, Jim Gordon... Cette deuxième publication se montre convaincante, fédérant autour d'elle public (175 au Billboard) et critique. Jamais album blanc ne s'est alors autant approprié la soul ; cerise sur le gateau, sa chanteuse, Bonnie Bramlett, n'est pour une fois pas noire.

Le duo se met les fans dans la poche et George Harrison par l'entremise duquel le couple, via Apple Records, touche l'Angleterre.

Les Bramlett sont définitivement lancés, ils sont désormais une attraction majeure, ouvrant la tournée américaine de Blind Faith, évoluant aux côtés de monstres sacrés du rock (Clapton, Allman, Mason...) et enrichissant leur catalogue discographique de pièces incontournables (On Tour With Eric Clapton/mars 70, To Bonnie From Delaney/septembre 1970 et Motel Shot/mars 1971, toutes les 3 pour Atco).

D & B Together, prévu pour être un 4ème album Atco de rang, est publié en retard. Comme il ne correspond pas au talent démontré dans les LP précédents par les deux artistes, alors perturbés par de sérieuses tensions personnelles au sein de leur couple, le producteur Jerry Wrexler, très proche d'eux, l'écarte et revend les droits à CBS (il sort finalement pour ce label). C'est l'ultime œuvre (avec le Best Of) créditée au duo qui, finalement, se sépare professionnellement et divorce la même année.

Une carrière solo à son avantage.

Les Bramlett prennent alors des voies divergentes. Alors que Delaney rebondit comme musicien de session, Bonnie s'installe en Géorgie et se lance dans une carrière solo qu'elle aborde en sortant pour CBS et en 1973, un premier opus personnel, le dénommé Sweet Bonnie Bramlett.

Elle est, en l'occurence, soutenue par les écossais de l'Average White Band, promus aux Etats-Unis par le directeur de tournée de Clapton. Bonnie s'y montre à son avantage, chantant ici particulièrement bien (elle a une des voix les plus puissantes de la soul) et ne semblant pas souffrir le moins du monde de l'absence de son ex.

Bonnie bramlett portrait

« Un groupe monstrueux. Voilà ce qu'était Delaney & Bonnie & Friends. Quand ils ont sorti, en 2010, le coffret de 4 disques On Tour With Eric Clapton, j'en ai pris réellement conscience. Je l'ai écouté plusieurs fois et j'ai été époustouflée par le mélange et par l'intemporalité de la musique. Nous avions un groupe monstrueux. » (Bonnie Bramlett)

Soul, rock, blues, funk ou latino, l'interprète s'en sort très bien, ce qui lui vaut d'être parallèlement sollicitée sur d'autres projets (Little Feat, Allman Brothers Band).

Son remarquable deuxième LP, It's Time (avril 1975), produit par Johnny Sandlin, est enregistré dans le temple du Southern Rock, à Macon. Chez Capricorn Records, elle bénéficie de l'aide d'artistes-maison comme Gregg Allman, Butch Trucks, Chuck Leavell (Allman Brothers Band) ou comme Randall Bramblett (ne pas confondre avec Bramlett), Big Bill Stewart ou Clydie King et Shirley Matthew.

Malgré ce soutien inestimable et en dépit de la qualité du disque dans sa globalité, It's Time ne capitalise pas comme il se doit en son pays. En Europe, où le nom de Bramlett signifie déjà quelque chose, elle fait un carton à l'occasion de la Straight Southern Rock, une tournée commanditée par Capricorn, avec Marshall Tucker Band et Grinderswitch qui, non content d'évoluer sous cette identité, est également son groupe de soutien.

La petite sœur Allman...

Dans l'album qui suit en 1976, Lady's Choice, l'artiste renoue avec l'ambiance Capricorn. En s'appuyant sur ses propres textes mais aussi en privilégiant les reprises comme celles de James Brown (Think About), de Sam Cooke (You Send Me), de Dylan (Forever Young) ou de Jimmy Reed (Ain’t That Lovin’ You Baby), Bonnie Bramlett s’affiche ici dans divers duos.

Tour à tour s’invitent à ses côtés, Mickey Thomas, Bobby Whitlock, Jimmy Hall, Dobie Gray et surtout Greg Allman (Two Steps From The Blues) tandis que Chuck Leavell , Tommy Talton et Dicky Betts viennent également y faire une petite pige. De quoi rendre la prestation convaincante, une fois de plus...

Bien qu'encore estampillé Capricorn, son dernier album de la décennie, Memories (1978) est beaucoup moins pétillant que ses devanciers. Bonnie lève un peu le pied, se met quelque temps en marge de ses projets personnels et se rapproche de Stephen Stills (tournée à la Havane), de Dickey Betts et de Greg Allman avec lesquels elle tourne respectivement.

Fini Bramlett, désormais c'est Sheridan.

Plus que jamais considérée comme la petite sœur Allman, elle ne fait alors parler d'elle qu'en de rares occasions, sauf quand Elvis Costello prend le poing de la dame en pleine figure pour avoir tenu des propos racistes à l'endroit de Ray Charles et James Brown. Faut pas la chercher, en scorpion qu'elle est, la strong woman a du caractère.

Au début des 80's, Bonnie retourne vivre du côté de Los Angeles et se consacre surtout à la musique gospel, n'enrichissant sa discographie que du seul Step By Step (1981/Refuge/Benson) et à soigner sa dépendance à la cocaïne et à l'alcool.

A la fin de la décennie, elle ne s'appelle plus Bramlett mais Sheridan, pour s'être remariée avec Danny Sheridan (1988), musicien, songwriter et producteur (mort en mai 2016), dont le soutien l'aidera à dompter son accoutumance à la drogue et à la bouteille. Elle en divorcera 5 ans plus tard (1993), après avoir chanté dans son groupe Bandaloo Doctors.

La strong woman n'est pas finie...

Les 80's de Bonnie sont surtout marquées par le cinéma. Bien qu'ayant connu une petite expérience dans ce milieu au début des années 70 (Vanishing Point de 1971 et Catch My Soul de 1974), elle obtient un premier rôle majeur dans la série TV Fame, en 1987, avant de jouer celui d'une serveuse dans The Doors d'Oliver Stone (1991) et de contribuer au succès de la comédie Roseanne (1991/1992). 15 ans plus tard, elle figure encore au générique de The Guardian (avec Kevin Costner et Ashton Kutcher).

Elle revient à la musique en 2002, en publiant son premier album depuis plus de 20 ans et Step By Step. I'm Still The Same confirme qu'à peu de choses près, elle n'a pas changé. Elle prouve que, même si voix n'est plus aussi puissante qu'hier, elle a encore, en s'appuyant sur un registre allant du jazz au blues, la faculté à tordre les notes, à les étirer, à maîtriser son vibrato. Bref, à faire vivre comme avant ses chansons. La diva n'est pas finie, qu'on se le dise...(RAZOR©).

DISCOGRAPHIE 70'S DELANEY & BONNIE.

LP Live - 1970

 

Delaney bonnie on tour clapton 70

 

DELANEY & BONNIE & FRIENDS

ON TOUR WITH ERIC CLAPTON – 1970  5/5

 

Publié en mars 1970.

Produit par Jimmy Miller, Delaney Bramlett.

Durée:42:35.

Label:Atco.

Genre:rock,soul-rock.

 

Very Exciting !

 

Les Bramlett, à savoir Delaney et Bonnie, ont ouvert le tour américain (à guichets fermés s'il vous plaît!) de Blind Faith, le supposé supergroupe dans lequel Clapton a précédemment évolué en compagnie de Stevie Winwood, Ginger Baker et Rick Grech et qui prend fin en octobre 1969 après leur retour des Etats-Unis.

Décu par les attentes non exaucées de Blind Faith, cette tournée conduit Clapton à s'interroger sur son sort de rock-star, sur la suite à donner à sa carrière ; son analyse personnelle lui dicte de s'effacer un peu plus, de rentrer dans le rang quelque temps.

Mal dans ses baskets, Eric Clapton a l'attention du couple Bramlett duquel il se rapproche pendant les quelques semaines qu'ils passent ensemble (du 12 juillet au 24 août 1969). Le couple a une autre philosophie de la musique ; il ne se prend pas la tête et fait les choses simplement, librement, naturellement. Avec plaisir.

On est donc loin de ce que l'anglais, élevé au rang de légende de la guitare, vit personnellement après des débuts réussis (Yardbirds), leur confirmation (Bluesbreakers) et la consécration (Cream). Clapton y repense quand Blind Faith est sur le point de se séparer et quand la tournée européenne de Delaney & Bonnie s'annonce, il reporte son intérêt sur le couple. Il va pouvoir souffler et se fondre dans un collectif. Il y occupe le poste de simple guitariste et se met volontairement en retrait. Cette tournée donne lieu à un album de Delaney & Bonnie, le dénommé On Tour With Eric Clapton (en écoute intégrale ici), publié en mars 1970.

La collaboration va pourtant s'avérer de courte durée du fait que Clapton cède à nouveau aux sirènes de la gloire, en répondant un peu vite aux invitations de ses amis Beatles et notamment de Lennon et d'Harrison (le fameux l'Angelo Misterioso du disque).

Une série de concerts est planifiée avec l'accord de Robert Stigwood, manager de Clapton, mais c'est celui du Fairfield Fields de Croydon (7 décembre 1969) qui sert de cadre à ce disque. Y prennent part, autour des Bramlett et de Clapton, des musiciens comme Dave Mason, Carl Radle, Jim Gordon, Bobby Whitlock, Bobby Keys et Jim Price, ainsi que la chanteuse Rita Coolidge.

Mélange de country, de blues et de gospel, l'album implique des acteurs que l'on retrouve sur le premier album solo de Clapton sorti à la même époque et nourri des mêmes influences musicales. Comme tout le monde est en grande forme, on tient là un des très grands disques live des 70's, le meilleur pour le compte des Bramlett. Ironie de l'histoire : le noyau dur du groupe des Bramlett est débauché par Clapton pour les besoins de Derek & The Dominos. Very Exciting ! (RAZOR©)

 

1. Things Get Better.

2. Poor Elijah-Tribute to Johnson Medley.

3. Only You Know and I Know.

4. I Don't Want to Discuss It.

5. That's What My Man Is For.

6. Where There's a Will There's a Way.

7. Comin' Home.

8. Little Richard Medley.

 

Bonnie Bramlett:chant.

Delaney Bramlett:guitare,chant.

Eric Clapton:guitare,chant.

Dave Mason:guitare.

Bobby Whitlock:orgue,claviers,chant.

Carl Radle:basse.

Jim Gordon:batterie.

Tex Johnson:percussion.

Doug Bartenfeld:guitare.

Bobby Keys:saxophone.

Jim Price:trombone,trompette.

Rita Coolidge:choeurs.

LP Studio 3 - 1970

 

Delaney bonnie to bonnie from delaney

 

DELANEY & BONNIE

TO BONNIE FROM DELANEY – 1970  4/5

 

Publié en 1970.

Produit par Tom Dowd.

Durée:42:18.

Label:Atco.

Genre:rock.

 

Chaud patate !

 

To Bonnie From Delaney (en écoute intégrale ici) est, à mon sens, largement sous-estimé. Ce troisième album studio n'a jamais été considéré à sa juste valeur et la raison de sa sous-évalutaion tient pour beaucoup dans le fait qu'il est généralement admis que, quand Clapton a cessé de collaborer avec le duo, les Bramlett n'ont plus été que l'ombre d'eux-mêmes. Facile !

Comme si Delaney et Bonnie, animés par le seul plaisir de jouer, avaient attendu après Clapton pour faire de la musique, l'anglais représentant alors tout ce qu'ils détestent. C'est plutôt le second qui s'est inspiré des premiers, ne serait-ce que déjà pour ses Dominos. La discographie solo du guitariste, après son expérience Delaney & Bonnie & Friends, est d'ailleurs fortement imprégnée du mélange soul-rock que les californiens d'adoption étaient quasiment les seuls à pratiquer.

Cet album, le premier pour Atco, a de la gueule à l'image du populaire Shake Out, de The Love Of My Man sur lequel Bonnie livre une prestation vocale d'enfer, du honky tonk de et avec Little Richard au piano, j'ai nommé Miss Ann, du medley Come On In My Kitchen/Mama, He Treats Your Daughter Mean/Going Down The Road Feeling Bad, de They Call It Rock & Roll Music, d'Alone Together ou de Living On The Open Road.

Parmi les musiciens invités, les Friends comme on les appelle: l’exhubérant Little Richard sur son Miss Ann, Duane Allman à la slide, ce qui rend déjà l'album particulier en lui-même et une raison supplémentaire d'accorder du crédit à ce disque. Il y a aussi Sneaky Pete Kleinow (steel guitare), King Curtis, le batteur Jim Gordon, Kenny Gradney (qui a tenu la basse de Little Feat), dont les noms éveillent les grandes heures de la musique sudiste. Les motifs ne manquent donc pas pour réévaluer ce travail auquel Bonnie Bramlett apporte une dimension supplémentaire ; c'est, il me semble, sa meilleure performance en studio (RAZOR©).

 

1. Hard Luck And Troubles.

2. God Knows I Love You.

3.Lay Down My Burden.

4. Medley:Come On In My Kitchen/Mama,He Treats Your Daughter Mean/Going Down The Road Feeling Bad.

5. The Love Of My Man.

6. They Call It Rock & Roll Music.

7. Soul Shake.

8. Miss Ann.

9. Alone Together.

10. Living On The Open Road.

11. Let Me Be Your Man.

12. Free The People.

 

Delaney Bramlett:guitare,chant.

Bonnie Bramlett:chant.

Duane Allman:guitare,slide guitare.

Mike Utley:piano.

Jim Gordon:claviers.

Sneaky Pete Kleinow:steel guitare.

Little Richard:piano.

Jim Dickinson:piano.

Charlie Freeman:guitare.

Ben Benay:guitare.

Kenny Gradney:basse.

Bobby Whitlock:piano.

Ron Tutt:batterie.

Sammy Creason:batterie.

Jerry Jumonville:saxophone alto.

King Curtis:saxophone ténor.

Darrell Leonard:trompette,trombone.

Sam Clayton:congas.

Wayne Jackson:trompette.

Jack Hale:trombone,trompette.

Alan Estes:conga,percussion.

Jerry Scheff:basse.

Tommy McClure:basse.

Ed Logan:saxophone ténor.

Andrew Love:saxophone.

Frank Mayes:saxophone ténor.

Floyd Newman:saxophone baryton.

LP Studio 5 - 1971

 

Delaney bonnie motel shot

 

DELANEY & BONNIE & FRIENDS

MOTEL SHOT – 1971  4,5/5

 

Publié en mars 1971.

Produit par Delaney Bramlett.

Durée:45:46.

Label:Atco.

Genre:country-rock,folk-rock.

 

Un régal !

 

Quand une bande de potes et de bons soldats du rock revient aux fondamentaux, dans le seul souci de se faire et de faire plaisir, on obtient un superbe enregistrement récréatif, informel et spontané, comme ce Motel Shot (en écoute intégrale ici) de 1971 attribué à Delaney & Bonnie & Friends.

Concentré de bonne humeur, de bonheur, de fraîcheur, d’humilité et de décontraction, cette réunion communautaire de stars venues pour le fun est une véritable cure de jouvence qui revisite les racines : country, rock, blues, folk, soul et gospel.

Parmi les plus connues, Duane Allman, Stephen Stills, Joe Cocker, Bobby Keys, Jim Keltner, Dave Mason, Kenny Gradney, John Hartford, Bobby Whitlock, Gram Parsons, Carl Radle, Leon Russell, Clarence White entourent les époux Bramlett.

Ils sont les initiateurs de cette session de fin de soirée fiévreuse, ceux qui donne l'impulsion, essentiellement acoustique et improvisée (l’histoire dit qu’un attaché-case a servi de support pour battre), autour d’originaux comme le très connu Never Ending Song Of Love, Sing My Way Home, Long Road Ahead ou Goin’ Down The Road Feelin’ Bad, de chants traditionnels (Talkin’ About Jesus, Where The Soul Never Dies, Rock Of Ages) et de reprises comme Faded Love (Bob Wills), Don’t Deceive Me (Chuck Willis) ou Come On In My Kitchen de Robert Johnson. La musique que j’aime, elle est là et nulle part ailleurs. Alors… (RAZOR©)

 

1. Where the Soul Never Dies.

2. Will the Circle Be Unbroken.

3. Rock of Ages.

4. Long Road Ahead.

5. Faded Love.

6. Talkin' about Jesus.

7. Come On In My Kitchen.

8. Don't Deceive Me (Please Don't Go).

9. Never Ending Song of Love.

10. Sing My Way Home.

11. Goin' Down the Road Feelin' Bad.

12. Lonesome and a Long Way from Home.

 

Delaney Bramlett :guitare,chant.

Bonnie Bramlett:chant.

Duane Allman:guitare.

Stephen Stills:choeurs.

Ben Benay:guitare.

Joe Cocker:choeurs.

Kenny Gradney:basse.

John Hartford:banjo,violon.

Eddie James:guitare.

Jim Keltner:batterie.

Bobby Keys:saxophone.

Dave Mason:guitare.

Gram Parsons:guitare,choeurs.

Carl Radle:basse.

Leon Russell:piano,claviers.

Clarence White:guitare,choeurs.

Bobby Whitlock:choeurs.

Jay York:choeurs.

DISCOGRAPHIE 70'S SOLO.

LP Studio 3 - 1976

 

Bonnie bramlett lady s choice

 

BONNIE BRAMLETT

LADY’S CHOICE – 1976  3,5/5

 

Publié en 1976.

Produit par Johnny Sandlin.

Durée:36:35.

Label:Capricorn Records.

Genre:Blues-rock,country-rock,country-blues,southern rock,pop-rock.

 

Un joyau de l’Amérique.

 

Loin de moi l’envie de m’attirer les foudres de notre ministre des Droits Des Femmes qui pourrait m’objecter de ne pas respecter la parité hommes/femmes dans mes écrits, et, pourquoi pas par les temps qui courent, me foutre aux fesses les Brigades de l’Intérieur afin de me passer la muselière. C’est de l’humour, vous l’aurez compris…

Pour rétablir un tantinet l’équilibre scriptural disproportionné entre les sexes, permettez-moi d’exhumer des cartons, le temps de lui mettre au passage un coup de plumeau (j’entends par là dépoussiérer), Madame Bramlett (dire Bramelette pour éviter tout quiproquo), la Bonnie du mythique duo Delaney & Bonnie des années 60/70.

Fille de l’Illinois et d’une famille de chanteurs, élevée sur les bords du Mississippi, première Ikette blanche, modeste actrice mais vraie jalouse de Janis Joplin à laquelle on prêtait alors le titre de meilleure chanteuse de blues depuis Billie Holliday, amie très proche de Gram Parsons, Bonnie Lynn O’ Farrell, ex-épouse de Delaney Bramlett dont elle a gardé le nom de famille, est une figure essentielle du southern rock, un espace musical traditionnellement réservé aux rednecks et difficilement accessible aux dames.

Partenaire professionnelle du Clapton de sa période défonce, son héros comme elle le définit, petite sœur de l’Allman Brothers et des groupes rock sudistes de la juteuse période Capricorn, Bonnie a toujours été très respectée du milieu. Le cas échéant, elle n’hésitait pas à distribuer des pains pour s’imposer et se faire respecter, Elvis Costello, ivre et manquant d’égards envers la dame née sous le signe du Scorpion, peut en attester qui a mangé, en public et gratos, un direct de cette strong woman.

Incroyable interprète de blues, à l’organe distinctif, tant auprès de Clapton et de Delaney (5 LP), qu’au sein de Delaney & Bonnie & Friends, en soutien d’A.B.B ou qu’en qualité de choriste pour Joe Cocker, Carly Simon, Little Feat, Bonnie, révélée par Albert King et Little Milton, entame une carrière solo en 1973 en signant pour Capricorn Records, dont elle fut un des premiers artistes signés.

Légende du rock, trésor national US, Bonnie écrit ses propres textes et s’en sort plutôt bien dans l’exercice, même si, dans l’album que j’ai levé pour vous, Lady’s Choice de 1976, elle s’approprie, au hasard, du James Brown (Think About), du Sam Cooke (You Send Me), du Dylan (Forever Young) ou du Jimmy Reed (Ain’t That Lovin’ You Baby).

Lady’s Choice, placé en troisième position de son catalogue personnel, est le reflet parfait de l’ambiance régnant dans la maison de disques qui voulait que chacun participe ou contribue au projet de l’autre. D’où la raison pour laquelle Bonnie Bramlett s’affiche dans divers duos. Tout à tour s’invitent à ses côtés, Mickey Thomas, Bobby Whitlock, Jimmy Hall, Dobie Gray et surtout Greg Allman (Two Steps From The Blues) tandis que Chuck Leavell , Tommy Talton et Dicky Betts viennent également y faire une petite pige. De belles unions en perspective…

Seule ou accompagnée, Bonnie assure une prestation convaincante, sa voix blues forte s’accommodant de toutes les situations et des répertoires repris. Le seul bémol que l’on puisse opposer à ce disque, c’est le choix des titres sélectionnés qui s’avèrent un peu éculés et pas toujours dignes d’intérêt pour rendre le programme complètement croustillant et ce, malgré l’apport des meilleures pointures de Muscle Shoals. Quelques unes de ses compositions n’auraient pas déparé dans le contexte (RAZOR©)

 

1. Think (About It).

2. Hold On I'm Coming.

3. You Send Me.

4. Never Gonna Give You Up.

5. Let's Go Get Stoned.

6. Two Steps From The Blues.

7. If I Were Your Woman.

8. Ain't That Lovin' You Baby.

9. You've Really Got A Hold On Me.

10. Thrill On The Hill (Let's Go, Let's Go, Let's Go).

11. Forever Young.

 

Anita Ball,Dianne Davidson:choeurs.

David Hood:basse.

Roger Hawkins:batterie.

Dickey Betts,Johnny Sandlin,Ricky Hirsch,Tommy Talton:guitares.

Barry Beckett,Paul Hornsby:claviers.

Gregg Allman:orgue.

Chuck Leavell:piano.

Harvey Thompson,Randall Bramlett,Ronald Eades:saxophone.

Charles Rose:trombone.

Harrison Calloway:trompette.

Bobby Whitlock,Dobie Gray,Gregg Allman,Jimmy Hall,Mickey Thomas:chant.

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