Dr Hook And The Medicine Show.

BIOGRAPHIE.

 

DR HOOK & THE MEDICINE SHOW/Union City (New Jersey – USA)

 

Dr hook and the medicine show 2

 

Actif entre 1968 et 1985.

Labels:Columbia Records,Capitol Records,Casablanca Records.

Genre:rock,country-rock,southern rock,soft rock,folk-rock,pop-rock,americana,blues-rock.

 

Une des belles réussites des 70's.

Dans les années 60 et 70, la réussite d'un artiste ou d'un groupe se mesure à certaines expositions médiatiques incontournables : la TV, les salles de spectacles légendaires, les maisons de disques majeures, les festivals en vogue et la couverture des magazines spécialisés.

Paraître en une de Rolling Stone Magazine relève alors du nec plus ultra; cet honneur suprême est souvent réservé à une élite, il concrétise généralement une carrière annoncée comme prometteuse ou ponctue un parcours mené à son faîte.

Même apparaissant sous les traits d'une caricature, Dr Hook & The Medicine Show peut se targuer d'avoir relevé cette gageure de faire la couverture du prestigieux support rock, le 29 mars 1973 (N°131) et d'y donner une interview. Si cette distinction n'a rien d'usurpée au regard du talent du groupe originaire du New jersey, elle n'est pas pour autant dictée par les motifs évoqués précédemment.

Dr hook and the medicine show 1Un groupe plus qu'original...

Dr hook and the medicine show 3...une belle réussite des 70's...

Dr hook sawyer...emmené par Ray Sawyer (l'homme au bandeau)...

Dr hook et billy francis...Billy Francis...

Dr hook cummings...ainsi que George Cummings.

Dr hook cover rolling stoneLa couverture de Rolling Stone Magazine.

Dr hook and the medicine show sylvia s motherSylvia's Mother, 1er succès mondial.

Dr hook and the medicine show dr hook 72L'album Dr Hook (1971), initiateur d'une belle carrière.

La couverture de Rolling Stone Magazine...

Même si la formation suscite alors des commentaires élogieux et des espoirs fondés en raison de son originalité, de sa capacité à alterner les ballades émotionnelles avec un rock plus énergique et à manier subtilement l'humour et l'ironie, c'est contraint par le succès du single satirique et insolent, The Cover Of Rolling Stone (écrit par le poète Shel Silverstein, un auteur avec lequel elle a longuement collaboré), que le populaire magazine rock san franciscain accède à la demande telle que formulée dans les paroles du titre. Il prend au mot l'irrevérencieux Dr Hook & The Medicine Show quant à sa solution pour faire la une de son journal et lui donne l'opportunité de la mettre en pratique.

Ce coup de pub installe le single dans le top 10 du Billboard et booste Dr Hook & The Medicine Show jusqu'à la fin des 70's qu'il aura marqué de son empreinte en signant une palanquée de hits dont plusieurs top 15 comme Sylvia's Mother et The Cover Of Rolling Stone (1972), A Little Bit More (1976), Sharing The Night Together (1978), When You're In Love With A Beautiful Woman (1979) et Sexy Eyes (1980). N° 1 dans de nombreux pays, il fut sans conteste une des plus belles réussites de ce temps là (plus de 60 disques d'or et de platine).

Des Chocolate Papers à Dr Hook and The Medicine Show.

A l'origine de Dr Hook, trois musiciens sudistes : Ray Sawyer (le chanteur au bandeau sur l'oeil), Billy Francis et George Cummings. Sawyer est natif de l'Alabama (Chicksaw), tandis que Francis (Ocean Springs) et Cummings (Meridian) sont originaires du Mississippi.

Chacun d'entre eux a une solide expérience du circuit des bars et clubs pour arpenter, depuis la première moitié des 60's, celui du Midwest. Membres de Chocolate Papers avec Bobby Dominguez, Popeye Phillips et Jimmy Allen, ils sont très populaires dans les états voisins, du Mississippi à la Caroline du Sud en passant par l'Alabama.

Au Mississippi, The Chocolate Papers est le groupe résident du célèbre Guy Stevens Restaurant de Biloxi, réputé dans les 50's et 60's pour avoir accueilli le gratin des artistes de l'époque.

Les Chocolate Papers se dissolvent quand le groupe déménage sur Chicago mais son noyau dur, Sawyer, Cummings et Francis se reconstitue dans le New Jersey autour de ce qui va conduire à Dr Hook & The Medicine Show (1968). Cummings et Sawyer en sont les véritables initiateurs, Francis les rejoignant plus tard. Dans un premier temps, le duo recrute le régional Dennis Locorriere comme bassiste.

Débuts officiels en 1968.

C'est sous cette forme (sans nom, mais avec Popeye Phillips, puis Joseph Olivier comme batteur) que le line-up se retrouve pendant quelques années à faire le tour des lieux de rock du Midwest.

Sans identité, sa programmation et sa promotion pose problèmes aux organisateurs ; aussi, quand un propriétaire de club doit annoncer le passage du groupe dans ses murs, il enjoint celui-ci à trouver un nom pour l'accoler aux affiches promotionnelles.

Spontanémént, il lui est proposé Dr Hook & The Medicine Show : Tonic For The Soul, Hook étant inspiré du Capitaine du même nom dans Peter Pan, tandis que Doctor et Medicine Show réfèrent aux charlatans du Far West. La première mouture de Dr Hook & The Medicine Show devient officielle quand le batteur John Jay David remplace Joseph Olivier au poste en 1968.

Haffkine et CBS.

Il lui faut toutefois attendre 1970 pour attirer l'attention du milieu de l'industrie du disque. Ron Haffkine, producteur et directeur musical pour le film Who Is Harry Kellerman ? (1971 avec Dustin Hoffman), est le premier à donner sa chance à Dr Hook and The Medicine Show en l'engageant pour tourner une scène de ladite comédie.

Il a entendu le groupe dans un bar d'Union City et, séduit, lui offre la possibilité d'enregistrer deux titres pour le film (The Last Morning et Bunky And Lucille). Malgré le succès mitigé de Who Is Harry Kellerman ? (aujourd'hui culte), Dr Hook & The Medicine Show est engagé par CBS. Haffkine devient alors manager et produit tous les enregistrements à venir.

L'apport déterminant de Shel Silverstein.

Un premier LP est réalisé en 1971 : l'éponyme Dr Hook & The Medicine Show, rebaptisé Sylvia's Mother après le succès du single (il ouvre l'album en question), repris en français par Sacha Distel (le Père de Sylvia).

Shel Silverstein, un poète devenu songwriter, tient une part prépondérante dans l'écriture de cet excellent disque folk-rock/country-rock/pop-rock qu'il alimente de 8 titres sur 11 (+ 2 en co-écriture). Le LP, vendu à plus d'un million d'exemplaires, est le point de départ d'une longue et fructueuse collaboration entre Dr Hook et Silverstein.

Ce partenariat accrocheur est reconduit pour Sloppy Seconds, deuxième levée gagnante du catalogue, publiée à la fin de l'année 1972. Par ce LP pour lequel le guitariste rythmique Rik Elswit et le bassiste Jance Garfat complètent le line-up, Dr Hook & The Medicine Show signe le meilleur disque de sa carrière, porté par le titre cité en introduction The Cover Of Rolling Stone. Mélange de folk, de rock, de country, voire de pop, Sloppy Seconds est un concentré d'énergie, de bonne humeur et de douceur.

S'il y en a pour tout le monde ici, on relèvera plus particulièrement Carry Me Carrie, une des plus grandes ballades des 70's, magnifiée par la voix rauque, tendre et pleine d'émotions de Locorriere, Freakin' At The Freaker's Ball, Queen Of The Silver Dollar, Staying Song, The Things I Didn't Say, I Can't Touch The Sun et le tube qui lui vaut de faire la une de Rolling Stone. L'intégralité de l'écriture de Sloppy Seconds (aussi vendeur que son prédécesseur) est encore assurée par Silverstein.

La faillite avant Dr Hook...

Sloppy Seconds et le coup de com' Rolling Stone génèrent des attentes élevées de la part du public. Dr Hook & The Medicine Show n'en finit plus de tourner et de manier l'humour et l'impertinence dans ses compositions. Celles de Belly Up, troisième album (1973), derrière lesquelles se profile toujours Silverstein, maintiennent la qualité des lots précédents. Belly Up se vend bien mais les apparences sont trompeuses. Tout n'est pas si huilé que ça et la suite s'annonce plus compliquée pour le groupe.

John Wolters remplace Jay David alors que, dans le même temps, le groupe, après avoir tutoyé la célébrité, se déclare en faillite (1974). Le choix du nom de Belly Up (se planter) n'est donc pas anodin, il est même plutôt prophétique. Le contrat avec CBS est cassé et le bal des turnovers commence.

Cummings est le prochain à quitter la formation, suite à des divergences artistiques entre lui et ses partenaires (1975). Le nom de Dr Hook & The Medicine Show est réduit à Dr Hook, passé chez Capitol Records, pour lequel il signe, la même année, l'album enjoué, mais un tantinet redondant qu'est Bankrupt.

Dr hook dennis locorriere

« Nous étions tous des amis et dépendions l'un de l'autre. La route nous a liés. Nous étions tous si différents, mais un lien commun nous unissait. Comme à l'armée. Peu importe vos origines quand les balles sifflent au-dessus de vos têtes. Nous sommes fiers de notre carrière. J'avais 34 ans quand nous avons effectué la tournée d'adieu. Depuis l'âge de 19 ans, j'était impliqué avec ces mecs. Le moment était arrivé de mettre un terme à ça. Ce fut un bon choix. » (Dennis Locorriere)

Rik Elswit apprenant qu'il est atteint d'un cancer, le groupe prend la décision de ne pas le remplacer dans l'immédiat. Bob Willard Henke de Goose Creek Symphony n'entre que deux ans plus tard quand Elswit, rétabli, réintègre également l'effectif. Les deux musiciens doublonnent jusqu'en 1980, date à laquelle Henke se retire, suppléé par Rod Smarr.

Disque d'or bien tardif...

Pleasure And Pain (1978), premier Lp du catalogue à faire disque d'or et Sometimes You Win (1979), porté par les succès des singles Sexy Eyes (N°5), de Better Love Next Time (N°11) et de Years From Now (N°51) achèvent la discographie 70 du groupe.

Désabusé par l'orientation commerciale prise alors par Dr Hook, Ray Sawyer quitte la formation en 1980, juste avant Henke. Le combo passe désormais chez Casablanca Records (Polygram), label à vocation disco, sans que cette nouvelle collaboration ne fasse quoi que ce soit pour relancer une carrière alors déclinante.

Si les tournées sont encore porteuses, les albums suivants (Rising/1980, Live In The U.K./1981, Players In The Dark/1982 et Let Me Drink From Your Well/1983) perdent en crédibilité. Dr Hook ne tourne plus que dans le nord des Etats-Unis ; il tient le coup jusqu'en 1985, date à laquelle il dépose le bilan.

Locorriere, héritant du droit d'exploiter le nom au cours des 90's, pérennise depuis Dr Hook sur toutes les scènes internationales, histoire de rendre une dernière fois hommage à tous les membres aujourd'hui décédés (John Wolters/1997, Robert Garfat/2006, Billy Francis/2010, Shel Silverstein/1999) qu'il a cotoyés et ayant contribué à son succès (RAZOR©).

DISCOGRAPHIE 70'S.

LP Studio 1 - 1971

 

Dr hook and the medicine show dr hook 72

 

DR HOOK AND THE MEDICINE SHOW

DR HOOK – 1972  4/5

 

Publié en 1972.

Produit par Ron Haffkine.

Durée:33:02.

Label:Columbia Records.

Genre:soft rock,country-rock,rock.

 

Ici et maintenant.

 

Venu tout droit du New Jersey, d'Union City plus particulièrement, DR Hook And The Medicine Show était le prototype même du groupe nonchalant et désinteressé qui faisait les choses sérieusement sans jamais se prendre au sérieux. La déconne et l'humour décapant étaient une constante des spectacles et des travaux d'un groupe qui avait pour lui deux choses : les compétences de ses acteurs et une collaboration très étroite et suivie avec le poète chicagoan Shel Silverstein.

Pour les ceusses qui ignorent tout de ce dernier, rappelons qu'outre l'écrivain célèbre (plus de 20 millions d'exemplaires vendus, deux grammies, un Golden Globe et une nomination aux Oscars) qu'il fut (dessins animés, livres pour enfants), il fut un talentueux compositeur de chansons très sollicité par le milieu de l'industrie du disque : Tompall Glaser (Put Another Log On The Faire, Loretta Lynn (One's On The Way, Hey Loretta), Johnny Cash (25 minutes To Go, A Boy Named Sue), The Irish Rovers (The Unicorn), Waylon Jennings (The Taker), Bobby Bare, Marianne Faithfull ou encore Emmylou Harris.

Mais incontestablement, c'est avec Dr Hook and The Medicine qu'il a connu ses plus belles heures dans la musique. Pendant une dizaine d'année, le temps de la traversée des 70's, non content de signer les paroles de la plupart des chansons du groupe, il le manage aussi. A charge pour les Locorriere, Cummings, Sawyer (l'homme au bandeau), David et Francis de les pimenter pour les doter d'une identité vraiment propre à cette formartion.

Silverstein écrit tout le premier album de Dr Hook and The Medicine Show, premier jet de la trilogie royale du groupe : Dr Hook, Sloppy Seconds et Belly Up. Ce premier disque, qui réunit Dennis Locorriere (guitare,basse,harmonica et chant), George Cummings (guitare et chant), Ray Sawyer (chant, guitare,percussions), Billy Francis (claviers) et John jay David (batterie), abrite Sylvia's Mother (plus d'un million d'exemplaires vendus et top 5 en 1972), le premier gros succès international du groupe et dont Sacha Distel sort, en 1976, la version française, Le Père de Sylvia.

Marie Laveau, Hey Lady Godiva, Four Years Older Than Me, Makin It Natural sont les autres centres d'intérêt d'un album diversifié, accrocheur et bien équilibré. Il donne le ton d'années 70 qui vont être bénéfiques pour la formation d'Union City qui, à la fin de la décennie, va se voir gratifier d'un disque d'or (Pleasure and Plain/1979).

L'époque était alors au disco et Dr Hook and The Medicine Show, raccourci en Dr Hook suite à sa faillite en 1974, n'est alors plus le groupe si attachant de l'album ici dépeint. C'est donc ici et sur les deux Lp qui suivent qu'il faut être (RAZOR©).

 

1. Sylvia's Mother.

2. Marie Laveau.

3. Sing Me A Rainbow.

4. Hey, Lady Godiva.

5. Four Years Older Than Me.

6. Kiss It Away.

7. Makin' It Natural.

8. I Call That True Love.

9. When She Cries.

10. Judy.

11. Mama, I'll Sing One Song For You.

 

Dennis Locorriere:guitare,basse,harmonica et chant.

George Cummings:guitare et chant.

Ray Sawyer:chant,guitare,percussions.

Billy Francis:claviers.

John jay David:batterie.

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